AILLEURS_COMME_UN_APPEL___PUNTA__MAIORI__CRIS__SOLO

Au loin, le chant des vagues tourmalines que je connais pourtant  si bien,  pour l'avoir si  souvent sussuré, en silence et rejoint, tant appelé de mes voeux !

Hier, je ne l'ai pas écouté ; cela ne se  reproduira plus jamais, j'en fais le serment,  sur l'autel de la Mer. Là-bas, vieillir   n'est pas de mise ; mais de mourir à la mer originelle, palingénésique et non  au tribut d'une modernité dévoyée. Le temps appartient au temps et ne se modèlise pas. Antan, il y a plus de 40 ans, je vivais la mer et le ciel et les regardais, les écoutais, les ressentais jusqu'au bout de mon âme 

!

 

Laissez jouer la Harpe ... Vers l'eau, le vent 

 

 

La Mer ne  se vit pas sans le chant qui  accompagne et qui borde  les rêves ! Elle offre l'horizon, l'imprécis  du temps,  cet " Eau- Delà "   que l'histoire des  Gens de Mer  relate  et offre en partage, entre  ultime  beauté et violence, liesse et  tragédie, unicité et aventure ... 

J'y associe ces vents forts qui  enivrent  et poussent au seuil  de la folie, de la clairvoyance, de la prémonition ! 

Et je m'en veux d'avoir si  souvent failli, dernièrement. J'ai  porté au premier chef  et  contre la liberté que le grand espace  engendre sans  fin ni limite,  l'information numérique qui pollue et entrave l'esprit, s'impatronisant la raison et le chiffre,  commandant au   dictamen de la conscience qui pourtant  me conduit et me mène depuis des décennies.

Ô Solo, rivages  et vagues  de nous partagés, j'arrive, je reviens,  je  renoue   et renaîs à  nos anciennes alliances ! 

Hier, je doutai et, pourtant, que n'avais - je  pas  assez vu clairement la mise et  la donne généreuses des vents, des vagues,  lorsque je gréais la petite aile qui  m'eût tant  et si loin emmené en voyage ! 

Rien n'est encore perdu  qui  m'éloignerait du chant de la mer  immense, des vents, fussent - ils violents ;  je reviens ! Je t'écouterai à nouveau,  Mer ! J'interpréterai à toujours  tes beaux  signes comme  les messages des ciels. Haut -  merveilleux  ciel inversé préludant les champs de  l'au-delà ...

Tant que la poésie tisse le filigrane de l'embrun, tant que les vents  entonnent sans rimer le sonnet de la Mer, tant  que l'artifice  ne dévoie et ne trompe  guère le cours du temps, je garde espoir 

!

 

_  MARIN  _  

Confessions 

1 ère Ecriture  le 08 Février 2022 

 

_______________________________