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Rivages  du Gabon, Serge  EBEZA Photographies

 

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A l'instant qui peut être, qui  souligne la beauté, la beauté authentique  qui se meurt là où croit l'emprise systémique, industrielle et financière.

A la beauté que nos " mondes  " modernes travestissent et menacent au nom de la cupidité.

Vigilance absolue 

L'Île de Corse en décline encore et toujours  mille et  un pan, d'ouest en Est, du Nord au Sud, pour le meilleur et non le pire

 

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Evoquer  les  milles et un détour de la beauté. Esquisser, souligner en volant les préciosités, les raretés de la Mer, des Océans et  des  grands espaces. Tant de vires, de  hautes lices et  de balcons rejoignent le plain -  azur houleux de mon enfance africaine.

L'apothéose des montagnes s'y prête, les rivages  ouvragent  sans fin autant d'horizons et de fenêtres que les ciels confondent et marient au gré  des noces du soleil et de la terre latérite  rougeoyante .

La poésie  coule de source   librement et s'invite ; ainsi et là-bas  tolérée, espérée, toujours recommencée. Point de lieu commun ni de cliché, de verrues rapportées aux finistères insulaires, aucun  artifice éphémère mais, la pleine Nature des caps, des étraves minérales,  belle et  entière, authentique et vraie, fidèle et pure comme ses nuées d'embruns et de brumes des songes. 

Un jeu de lumières crues, diaphanes, évanescentes louangent la chevelure des vagues translucides qui voyagent  et donnent  vie ; vers un " Eau-Delà " de tout !

Et si la tempête rudoie, engage, expose, elle n'en demeure pas moins et aussi  aux antipodes  de la violence, de la tragédie, si près de l'ineffable beauté des éléments, de l'harmonie, des grands équilibres.

Fresques minérales  que parfait  la suite des montagnes. Tableaux  de Maître intouché  où se décide parfois le sens  et la portée d'une vie, le retour apaisé que l'aventure et l'extrême conditionnent à l'aune de la  fusion, de la symbiose ; ressouvenance amniotique ! 

Les mots viennent à manquer de vérité, d'intensité. Comment relater au plus près des choses et  des métamorphoses, à l'intime de soi,  le  vécu, le ressenti, l'expérience  que l'être duel rencontre, qui l'exposent, parfois,  aux maux de  l'existence, lui  fussent-ils  exogènes, distants, passés... 

La mer  et l'océan   recouvrent et réunissent  tous les oxymores possibles et inimaginables. Leurs rivages  revêtent les charmes  immémoriaux que les sens  réfugient au plus profond de l'âme. Nous les  reconnaissons et les  ressuscitons  à bord de quelques pratiques  profondément informationnelles, prodigues de révélations.

Quel plus beau  livre lire que celui de la Nature en beauté, l'ouvrage des mondes que nous décryptons et  lisons à la fois si vite et si lentement afin d'en espérer, d'en quêter  la  quintessence des signes, du message essentiel, existant - ciel !

N'aurais-je, -  en ce vécu mémoriel avant que d'être  posthume -,  jamais assez  de mots, d'images, de pensées et d'allégories. Ainsi et maintenant,  de me poser lentement, de côtoyer  le mirage d'un regard océan à jamais pareil, d'oser vivre et décliner le fil -  harmonique d'une vie, le crépuscule d'un échange, sur la voie de la lumière et du temps sublimé qui  destine vers l'écriture et le poème des grands espaces.

Au temps dont je ne suis que l'humble et infime passeur, parmi l'infinitude des possibles

!

 

-   MARIN   -  

Eperduement Marin 

1 ère Ecriture le 16 Février 2022  _ En cours 

2 ème Ecriture le 20 Avril 2022  / En cours 

 

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