IL_NE__ME_RESTE__QUE_LE_VENT_

 

 A LA SAINE DERIVE 

 

Je viens de quitter  les arcanes 

d'un  journal de bord 

prodigue de détails

Guise de témoignage

Message à  la Mer et  au  Vent 

des Îles en partance 

 

____________________ 

 

L'inspiration        le sain  souffle  fauchés       

Ô  semblant d'aile  brisée

je vais  à l'aveugle  en voguant

 exténué    

sans foi   ni dessein

dans le labyrinthe de mes  futurs frimas

 

A l'appel du vent fort   je réponds

sans trop y croire 

 glissant  hagard     sur la pente félone  du  déchoir 

que le virus infecte et la maladie

dictent 

 

Plus rien ne va 

tout prend  ces accents de gageure

d'heurs et de  malheurs  

qui s'appliquent à infester   le corps

la destinée

de plein fouet 

 

Mes  sens  rompent  aux attentes 

des ciels   et de   si belles vagues

Je vois  lointainement 

s'envoler ces  pans de rêves 

que l'insouciance accorde 

au large d'un poétique penser  

 

Et la mer et le  vent  se font  rudes et durs 

inhospitaliers

impitoyables

D'Elle     

je divorce     malgré moi 

ne répondant      de gré  ou de force

qu'à la cognée  d'un esquif  qui m'échappe et blesse  l'Azur 

 

Que le Grand Bleu     passe vite 

Comment repartir à sa recherche

Puisse  ses appels  me  raccrocher

me ramener   encore et encore 

sur le fil  harmonique 

d'un champ de  vagues perses 

 

_______________

 

J'y  vois comme les prémices 

le corridor  de la fulgurance

à  laquelle je m'habitue  et  fais  allégeance

avant que de renaître   à  jamais 

 infime  poussière 

dans quelque  vague  nuage  

d'embruns 

 

 

- MARIN  - 

A la Recherche du Temps 

1 ère Ecriture le 18 Septembre 2022

sous l'emprise d'un "  Virus Jaune " mondialisé et pré-fabriqué depuis l'Empire du Milieu, un virus qui me  file la haine, outre le déchoir  prématuré,  pour tout ce qu'il  aura  engendré, selon la volonté des dominants et des affairistes cupides