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Ils parlent de la mort 

comme tu parles d'un fruit... 

Jacques BREL  

Les Marquises 

 

Je me suis " inspiré " d'une réflexion de Sylvain TESSON qui dessine des pendus et des suicidés dans son dernier ouvrage : " Noir " et cela, depuis plus de 30 ans !
J'ai écouté son émission sur la 5 ... Nous nous rejoignons, depuis longtemps. De cette existence duelle où la vie et la mort se coudoient, tout est permis. Mais l'on ne peut évincer la réalité de la mort de l'existence, un bonheur incessant sans la probabilité de la mort imminente, quel que soit la saison de la vie, c'est ainsi ! Je me serai souvent approché d'elle pour en parler ainsi, ne serait-ce que lors de mes Solos en mer irraisonnés. Ecrire après, mais c'est pour vivre deux fois. Pour l'instant, je suis gagnant ; peut-être qu'un jour je perdrai au jeu de la vie, de la mort, de la violence, là-bas. Mais c'est aussi ce que je souhaite, ce à quoi je m'attends pour m'y rendre si souvent. Prélude à l'éternité. Ici-bas, visions d'immensité. De tout cela résulte des écrits tourmentés, sombres, mais jamais irrévocables : au loin, la liberté, l'immortalité ou l'éternel retour auxquels je crois ... Merci, Joss, pour ton commentaire, Cristian !

 

***

 

 

Quand  la mort  use de tous les maux 

comme elle parfait  les innombrables  visages caves

de la vie 

 fauche  tel un couperet     instille le chancre

signe toute fin  terrestre

 

Point d'ouverture     

le néant     

le   grand noir tumulaire 

 sans retour

Appareiller  mais  l'on ne sait  où  

 

Que lui adjoindre   d'autre   si ce n'est son  penchant masculin

quantifié   substantifié 

Mort 

qui sonne creux   anonyme

 les funestes  adjectifs  qui  l'escortent 

mortifères  et mortifiant  à l'envi

ces masques inexorablement mortuaires   

L'acte meurtrier lui donnant  l'accolade 

Innombrables  estocades

 

D'aucuns s'en remettent  à la fulgurance du corridor 

à  toute autre  cosmogonie palingénésique 

à l' éternel retour des âmes

à l'antique immortalité 

 

Le corps conférant à l'éphémérité de la matière

au pensum   au credo  irrévocables 

d'un bonheur périssable

en substance et qui ne saurait   pourtant  demeurer 

de passage   orphelin  

 

Ainsi  de la vie

de ses chemins de traverse

de l'essence    de l'existence duelle

de son inséparable  compagne de passage 

ici-bas

qui  ne s'en déprend jamais 

vivifiante à souhait

vivace comme un radieux  printemps 

 

Au  vaste Tout qui participe  du vivant 

de l'eau vive     du vitrail

de ces   meurtrières   de ciels vitales

Que je puise  à la source 

de l'arbre de vie

 généreusement   convié     ivre de vent

 

Aux côtés de la mort    je survis

j'aurai vécu  deux fois 

Et si je gis peu à peu ma vie 

en partant

qu'il en soit alors  un peu plus près du Ciel et de la Voie

 

Car j'emporterai   

Eau-Delà 

 

nulle part ailleurs

un merveilleux viatique

 

 

- MARIN - 

Confessions 

1 ère Ecriture le 12 Octobre 2022 

En cours avant de partir 

 

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