Le choix de cette photo n'est pas anodin :  Verlaine et  Rimbaud, deux géants de la poésie ! Les Poètes maudits, leurs Illuminations, cette transpoésie numineuse emplie de merveilleux, de rêve, d'un  mal être si profondément éprouvé et rendu... Mais avant tout une époque si riche où la poésie décolle pour ne plus jamais suspendre son vol, au-delà des mots, l'image et le chant, le vers libre, qui avec Apollinaire, trouvera sa consécration ! Nous aurions décidé d'étoffer cette Catégorie afin de rencontrer sur notre route ces auteurs, ces êtres de génie qui auront eu pour Muse, pour source d'inspiration la Mer, le Large, l' Eternité, l'Ivresse des grandes étendues et du sentiment vrai. Tellement de textes en prose, de poètes jalonnent notre mémoire collective ... Et puis, chacune, chacun d'entre nous percevra et recevra ces vers, ces extraits du plus profond de son âme pour voyager, migrer, partir on ne sait où, on ne sait quand, déjà sur l'autre rive.

A tous les Internautes, nous vous souhaitons bonne lecture, bonne traversée

Verlaine et Rimbaud-001

dimanche 14 mai 2017

UNE JARDIN SUR LA MER !...

Peinture Henri MORET   St-Guenolé - Pen March . . . . Je sais un lieu de haute lice Où la livrée du matin joue À robinsonner sous les lys Près des falaises d’amadou Où le déhanchement des îles Grise la Manche qui s’exile Sous son chapelet de Corfou . Je sais un lieu de haute sphère Où les sternes vont poinçonnant Le nonchaloir évanescent D’un archipel bagué de mousse Où la veine bleutée du vent Sur les voiles des barcaroles Jette la clé de ses vingt ans . Je sais un lieu d’étreintes folles Où... [Lire la suite]

jeudi 4 mai 2017

SI PRES DE LA DÉLIVRANCE !...

. . . Ferme les yeux et perds toi dans l'obscurité sous le feuillage rouge de tes paupières. Enfonce-toi dans ces spirales du son qui bourdonne et tombe, et rêve là bas, lointaine, jusqu'au site du tympan, comme une cataracte assourdie. Plonge ton être dans les ténèbres, noie-toi dans ta peau, et plus profondément, dans tes entrailles ; que l'os, livide éclair, t'éblouisse et t'aveugle, et entre des cimes et des golfes sombres qu'ouvre son panache bleu le feu follet ; Dans les ténèbres liquides du sommeil ... [Lire la suite]
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vendredi 31 mars 2017

MER ROUGE ?...

    .   Les yeux ensanglantés de pourpre et de carmin, Cette nuit j'ai noyé le spleen qui me consumeDans les flots cramoisis d'un océan de vin. J'ai bu. Pour me soûler j'ai bu jusqu'au matinLe bourgogne entêtant dont la vapeur embrumeLes yeux ensanglantés de pourpre et de carmin. Et voici qu'ivre-fou, liquide pèlerin, Mon corps danse au hasard, fouetté de rose écume, Dans les flots cramoisis d'un océan de vin. Point de bords. Un ciel rond qu'interrogent en vainDans la viduité de sa vaste... [Lire la suite]
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vendredi 17 mars 2017

SIGNES D'EAU !...

 Je me retrouve au coeur de cette Folie, de ce poème azuré   qu'il me semble partager... Folie si souvent évoquée, soeur de ma solitude ! Ah, signes d'eau, que de fluidité  dans les mots _ ô  infinies caresses d'eau !   PHENICIES     Je découle de l'arithmétique du poisson : l'eau fut mon empire,  le sel mon alter égo. Longtemps, je fis chambre commune avec la  mer et j'eus vocation de faire jouir l'azur grace au double jeu de ma  présence et de son reflet. Il m'arrivait de... [Lire la suite]
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lundi 27 février 2017

L'ODE AUX VENTS D'OUEST !...

EXTRAIT  Ô sauvage vent d’ouest, souffle même de l’automneÂme sauvage qui te meus par tout l’espaceÔ destructeur et vivificateur, écoute, ô écoute !Ô irrésistible ! — Si seulementJe pouvais redevenir ce que j’étais dans mon enfance,Camarade de ton vagabondage à travers l’espace,Alors que surpasser ta vitesse célesteSemblait à peine une folie, jamais je ne me serais débattu,Jamais je ne t’aurais supplié comme je fais dans ma détresse,Oh ! soulève-moi comme une vague, comme une feuille, comme un nuage.Je... [Lire la suite]
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dimanche 1 janvier 2017

JEAN LAVOUE !...

Au bout du ponton, il y a le large, l'évasion, la liberté cosmique...   A tous les Visiteurs qui passent en chemin par ici, sur cette île, parfois sans la fouler mais en l'aimant comme on s'attache au dernier rêve paradoxal, ce poème, cette allégorie au temps fait d'eau et de pensées fleuries... CSC...GO56 Cette eau sauvage et pureTrésor que tu n’as pu garder entre tes mainsAbandonne-là au torrent de la vieEt garde au fond de toi son secretSois complice de son silenceDe sa fraîcheur de sourceDe sa lumière... [Lire la suite]
Posté par marin56 à 10:29:00 AM - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 8 novembre 2016

POÉSIE / ÎLE MAURICE ...!

LA SAISON DES MOTS  ...  Quand sur le front lisse de l’Ouessantle soleil-tika rouvrira ses portes d'écumeau large du pas de mermes pieds largueront les amarreset traverseront les quatre océansderrière le paille-en-queue en quête de prières…et quand sur le front lisse de l’Ouessantle soleil fermera ses portes d'écumela nuit profilera sa lueurau large du pas de meret proue à l'estpar-dessus latitudes et longitudes décroiséesje voguerai sur les vents sorciers...VINOD RUGHOONUNDUN
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mardi 26 juillet 2016

MER DE VERRE / POESIE !...

      Tu as dit   " Mer de verre ",  Seigneur, et c'est là ce que je désire ;  une mer qui te reflète dans toute ta grandeur,  au dessus de laquelle toi, la lumière, l'étoile - tu marches  pour voir, translucide, la tristesse du monde.    Tu as dit mer de verre, un cristal sans biseau  ni fissures, d'une seule et unique pièce;  et dont la surface reproduit fidèlement l'image  de l'heureux qui rit ou de celui qui étouffe un sanglot.    Et cette... [Lire la suite]
Posté par marin56 à 05:36:51 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 26 juillet 2016

ET LA MER DISAIT !... POÉSIE

Comme une autobiographie dont on serait conscient, mais dont les inclinations s'avèreraient  ô combien salvatrices, certainement, comme un refuge où le silence apaise le brasier, errant de maux  en mots ... Marin ! La mer roulait ses vagues, l'amour creusait son gouffreEt la mer disait :On ne peut pas t'aimer puisque tu ne veux pas aimer,chaque seconde te fera chuter plus encore,le silence des autres te tueracar tu n'écoutes pas  ... Et la mer disait :Tu demandes trop :tu n'auras que le vent dans ses... [Lire la suite]
Posté par marin56 à 05:20:45 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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mardi 12 avril 2016

MARIS STELLA ! POÉSIE

  Sous les coiffes de lin, toutes, croisant leurs bras Vêtus de laine rude ou de mince percale, Les femmes, à genoux sur le roc de la cale, Regardent l'Océan blanchir l'île de Batz.Les hommes, pères, fils, maris, amants, là-bas, Avec ceux de Paimpol, d'Audierne et de Cancale, Vers le Nord, sont partis pour la lointaine escale. Que de hardis pêcheurs qui ne reviendront pas !Par-dessus la rumeur de la mer et des côtes Le chant plaintif s'élève, invoquant à voix hautes L'Étoile sainte,... [Lire la suite]
Posté par marin56 à 11:23:12 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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