dimanche 7 juillet 2019

DE RIMBAUD A BRASSENS ! ...

    " ... Impression, pré-monition " clarteuse ",  proximité de la fin - que je ne provoque pourtant point - se profilent souvent, évanescentes à souhait. Qui auront accordé l'aile du ciron Pascalien aux voiles de la Faucheuse.  Serait-ce, vivrais-je comme   l'anti-chambre du néant, du vide, le  purgatoire du vivant, qu'un- pénitent,  mécréant en surcroît, traverse à l'instar du Stix, sur  les vagues nautonnières  ? S'exposer, vaciller, s'abîmer  ? ... [Lire la suite]

samedi 28 juillet 2018

CAVEAU D'EMAIL !...

    Au cyanure du soir se creuse la marée,Que des draps de satin ourlés d’enluminures,Couvrent de gouffres flous griffés d’éclaboussures,Où la voile arrachée épousera la fée. L’ampélite de l’eau d’une lame effleuréeAu souffle vagabond de rêves en boutures,Efface le dessin des profondes voussuresQue le marin toisait de son âme apeurée. Le silence invisible aux murmures des vagues,Hisse un velours de brume aux plis d’un catafalque,Dont les ganses de moire affranchissent les dagues. Au premier franc frisson du bois... [Lire la suite]
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mercredi 25 juillet 2018

TERMITIÈRE / THÉODORE MONOD ...!

Gustave DORE / Gravure _ La Tour de Babel     Tout noyé de soleils, Zeus, aux balcons du ciel Penché, voyant flotter le globe termitière, Écoutait, évadé de l'ordre planétaire, Le sourd bourdonnement à l'Être essentiel.   Vers l'impossible dieu montait et le latin Du moine en sa cellule et l'argot de la fille, Les cris du torturé, les sanglots à la grille Du tombeau neuf et les " tu viens ? " de la putain,   Les pleurs de l'enfançon, au bois les hurlements De l'animal chassé, les fracas de l'usine. ... [Lire la suite]
dimanche 25 février 2018

DE POLYNÉSIE !...

        OÙ EST-IL    LE CHEMIN ?Où est-il le chemin Que chacun de nous suit ?Il me faut y passerY pousser ma pirogue.D’autres avant toiEn effet sont passésMais la merDerrière euxA effacé leurs traces.Je n’ai plus de repèresJe n’ai plus les AnciensPour me guider en mer.Je n’ai plus qu’à passerQu’à pousser ma pirogueEn faisant mon chemin.  § Flora Aurima DEVATINE  Au vent de la piroguière __________________________________________________________________
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mercredi 21 février 2018

SERGUEÏ ESSENINE !...

  Nous vous épargnons les images de la souffrance animale, de l'infecte  corrida aux abattoirs, en passant  par les travers contre-nature de l'engeance humaine en guerre  contre le principe de paix et de sérénité. Manger de la viande repose sur un mythe devenu juteux : l'argent coule à  flot au diapason du sang, jusque dans les guerres  dont nous traversons toutes et tous l'horreur, sans jamais plus arguer du fait que la civilisation, des ordres aux pouvoirs  du désordre,  ne saurait... [Lire la suite]
mardi 28 novembre 2017

CHANT VENU DE LA MER !...

" ...  Il tombe lourdement du clocher beaucoup d’heuresparmi leur profondeur ainsi que dans la mer ..."  RM RILKE  - Clair de Lune  - Extrait      Souffle antique de mer,__   vent de mer, nocturne :tu ne viens pour personne ;__  quelqu’un veille-t-il,qu’il sache la manière__  dont l’on te surmonte ;souffle antique de mer__ soufflant pour la seulesemble-t-il roche antique__  espace sonore,déchirure à l’approche… __   Ô qu’il te ressent,__     le... [Lire la suite]
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lundi 20 novembre 2017

LA FIN SE LÈVE !...

      La fin se lève. Qui a parlé. Moi, un inconnu, un fantôme. Nous habitons une terre féroce où les « Droits de l’homme » sont au mieux notre misérable butin. Dans la mort qui monte, j’entends tourner les roues maléfiques qui broientvictimes et bourreaux, pêle-mêle.Le flanc percé d’une lance longue et fourbe, l’homme saigne.La lumière a rétréci dans notre regard jusqu’à épouser la dimension de la plus minuscule piécette d’argent.La fin se lève ?Mais  nous  n’avons ... [Lire la suite]
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dimanche 12 novembre 2017

PENSÉES ...!

       AU PRINCE     Si le soleil revient, si le soir descendsi la nuit a un goût de nuits à venir,si un après-midi pluvieux semble revenird’époques trop aimées et jamais entièrement obtenues,je ne suis plus heureux, ni d’en jouir ni d’en souffrir ;je ne sens plus, devant moi, la vie entière…Pour être poètes, il faut avoir beaucoup de temps ;des heures et des heures de solitude sont la seulefaçon pour que quelque chose se forme, force,abandon, vice, liberté, pour donner un style au chaos.Moi... [Lire la suite]
mercredi 1 novembre 2017

AVEC FEDERICO GRACIA LORCA !...

    "   Je veux dormir un instant,un instant, une minute, un siècle ;mais que tous sachent bien que je ne suis pas mort ;qu’il y a sur les lèvres une étable d’or ;que je suis le petit ami du vent d’Ouest ;que je suis l’ombre immense de mes larmes.      » Federico GARCIA LORCA . . . Ne laisse plus la durée disposer    circonscrire  arbitrairement l'horizonElle fausse comme elle fauche  le chant de l'éternelSois   des-accords incessantsqui des... [Lire la suite]
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mardi 24 octobre 2017

AVEC LES MOTS ou D'UN AMER ! ...

          IL  Y A  DES JOURS COMME ÇA     On attend le frissonà nos pulsations agrippéou terré plus loinquand la paroleéchappe. On attend le soufflele balbutiementla note perduela voix vagabondant Il y a des jourscomme çaoù rien ne vient.On attend le poèmele chant puren équilibreentre deux mondes.On attend le silencel’écriture du silenceou son illusion.On aimerait être prochede l'immense.La rage au cœuron attend l’espace étroit.Un rythme alterneforce à s’immobiliserà... [Lire la suite]
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