mardi 10 octobre 2017

AU DÉTOUR ADMIRABLE DE LA POÉSIE !...

  Oeuvre  : Eward MUNCH / Le Cri  - 1895 -        Je ne sais ce qui me possèdeEt me pousse à dire à voix hauteNi pour la pitié ni pour l'aideNi comme on avouerait ses fautesCe qui m'habite et qui m'obsèdeCelui qui chante se tortureQuels cris en moi quel animalJe tue ou quelle créatureAu nom du bien au nom du malSeuls le savent ceux qui se turentMachado dort à CollioureTrois pas suffirent hors d'EspagneQue le ciel pour lui se fît lourdIl s'assit dans cette campagneEt ferma les yeux pour... [Lire la suite]

dimanche 11 octobre 2015

UN JOUR, UN JOUR !...

Marine / André SALOMON    J'ai demandé au poète, au musicien, au peintre, au danseur : " dessine-moi la mer "  !  En vain...! Tous essayèrent, avec talent et génie, certes, mais d'aucuns ne rendit le juste reflet  de la vérité. La mer et la vérité ne se conjuguent  pas au présent  mais s'ouvrent libres au-delà du temps et de la fin,  donnent sur l'instant, l'éternité, comme le premier cri, le premier regard volant  à la rencontre de son double. Ainsi de la fascination qui  me... [Lire la suite]
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lundi 25 mai 2015

J'ETAIS ALLE SI LOIN DANS LA MER !...

  DESSIN : MOEBIUS  - ILLUSTRATION DU ROMAN DE PAULO COELHO / L'ALCHIMISTE ...     J’étais allé si loin dans la mer que je me pris pour une barque J’avais si bien couru le vent que j’étais feuille de micocoulier J’avais tant aimé l’amour que je m’étais égaré par les îles Je ne savais plus où donner de la tête avec ce parfum térébrant des térébinthes En un mot c’était un temps d’aubépine et de caroubes Je me suis assis dans la lumière ainsi qu’un disciple perdu ... [Lire la suite]
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dimanche 22 février 2015

PROMETHEE - EXTRAIT ARAGON !...

    ... La mer La mer Immensité de la souffrance et de la mer Lumière à perte de vue en moi mourante et morcelée Ce qui ne finira jamais m'habite et me tourmente Et que m'importe la variation de l'heure des saisons  Si ce n'est qu'elle m'apporte  l'épouvante des oiseaux  ou l 'emporte L'abominable est de savoir qu'il n'y a rien d'autre à attendre Même l'invention du malheur m'est interdite Que ne donnerais-je pas pour une petite nouveauté dans la torture Je suis le prisonnier de l'avenir et son... [Lire la suite]
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lundi 11 juin 2012

LA MER ET LOUIS ARAGON ...

  C'est une Poésie sombre, le bout de la route dirait-on pour cet Homme du Siècle passé. La Mer vient au secours de ce texte orphique réconcilier l'homme en sa profonde nature duelle...! §   Voilà donc où tu perds malheureux la lumière qui s'achève Cette dernière braise de ton coeur au foyer dispersé Voilà donc où tu courais  Le couronnement de ta pensée Quand tu n'as pas plus le temps de rien voilà pourtant ce dont tu rêves   Tu vois la forme et la limite et déjà tu touches l'horizon Pourras-tu finir... [Lire la suite]
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samedi 8 août 2009

APPARENCES ...

    "  Ces plages de l'inconnu et du frisson, toute notre matière mentale les borde. Toute la faune des imaginations et leur végétation marine, comme par une chevelure d'ombre . " Louis ARAGON   _____________________    Perpétuelles métamorphoses, circonvolutions minérales, fantasmagories  et paréidolies  !  A l'aplomb  des flots, la nature boucle et  achève  son périple terrestre, ose, audacieuse et primitive  en figeant l'immémorial en bestiaire. Face  à... [Lire la suite]