mardi 21 décembre 2010

BUNIFAZZIU OU LA CITE DES FALAISES

J'embrassais du regard une île, la fille d'Eole, inondée d'azur. Les vents et les vagues entonnaient, esquissaient partout leurs rimes pétrées et opalines, les songes dévalés et diluviés des plus hauts abrupts     Entre les dernières phalanges de la terre, les Bouches de Bunifazziu et le Détroit, retiennent des fragments de siècles. Les fonds s'illuminent avec l'onde comme s'ils eussent été éclairés des abysses par d'antiques lampadophores, le jour comme les nuits qui s'illunent ...  Sur les rochers... [Lire la suite]
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samedi 13 novembre 2010

L' ALLEGORIE DU NAVIRE - SAINT -EXUPERY

  IV " ( ... ) Et si j'ai su bâtir ma demeure assez vaste pour donner un sens jusqu'aux étoiles, alors s'ils se hasardent la nuit sur leurs seuils et qu'ils lèvent la tête, il rendront grâce à Dieu de mener si bien ces navires. Et si je la bâtis assez durable pour qu'elle contienne la vie dans sa durée, alors ils iront de fête en fête comme de vestibule en vestibule, sachant où ils vont, et découvrant au travers de la vie diverse, le visage de Dieu.Citadelle ! Je t'ai donc bâtie comme un navire. Je t'ai clouée, gréée, puis... [Lire la suite]
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samedi 13 novembre 2010

PENSEES D ' ÎLE - SAINT - EXUPERY

" ( ... )  Au large des mers il est des destinées brûlantes vouées à une île qui n'existe pas. Ils chantent, ceux du navire, le cantique de l'île et s'en trouvent heureux. Ce n'est point l'île qui les comble mais le cantique. Je ne demande donc même pas, Seigneur, que cette demeure soit quelque part  ( ...)Prière de la SolitudeCITADELLEPage 305 Édition/  Gallimard / nrf 1949
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samedi 17 juillet 2010

CITADELLE, EXTRAITS

  Je te veux dessiller les yeux sur le mirage de l'île. Car tu crois que dans la liberté des arbres et des prairies et des troupeaux, dans l'exaltation de la solitude des grands espaces, dans la ferveur de l'amour sans frein, tu vas jaillir droit comme un arbre. Mais les arbres que j'ai vus jaillir le plus droit ne sont point ceux qui poussent libres. Car ceux-là ne se pressent point de grandir, flânent dans leur ascension et montent tout tordus. Tandis que celui-là de la forêt vierge, pressé d'ennemis qui lui volent sa part... [Lire la suite]
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jeudi 8 juillet 2010

LA MER ET LES PEINTRES TABLEAUX

BESSIE HOOVER WESSEL 1889 - 1973   En marge de l'Album Photos consacré à la Mer et aux Peintres, situé à Droite, dans le Site Blog, voici un florilège de toiles hautes en couleurs, évocatrices et surprenantes d'Artistes des deux siècles passés. C'est une ode à la pensée et à l'Art qu'elle enfante, qui habite dès lors l'humanité et révèle en images et sans le détour de l'âge les sentiments nobles que l'homme éclairé exauce du bout de ses dix doigts. Il parvient merveilleusement à cette expression palpable, malléable et... [Lire la suite]
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vendredi 4 juin 2010

MAURICE BARRES EVOQUE LA MER

" Cette souplesse et le ton salubre d'une atmosphère perpétuellement agitée, analogue à celle que l'on peut respirer dans la haute mâture d'un navire, donne une divine excitation à notre esprit, qui nous dégagent, nous épurent, nous disposent aux navigations de l'âme."Maurice BarrésLa Colline inspiréeÉdition Poche   La Boudeuse - Goélette - §
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jeudi 4 mars 2010

LE ZERO ET L'INFINI

  «  Roubachof marchait dans sa cellule. Autrefois, il se serait pudiquement privé de cette espèce de rêverie puérile. Maintenant, il n'en avait pas honte. Dans la mort, le métaphysique devenait réel. Il s'arrêta près de la fenêtre et posa son front contre le carreau. Par-dessus la tourelle, on voyait une tache bleue. D'un bleu pâle qui lui rappelait un certain bleu qu'il avait vu au-dessus de sa tête, une fois que, tout enfant, il était étendu sur l'herbe dans le parc de son père, à regarder les branches de peuplier qui se... [Lire la suite]
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mercredi 3 mars 2010

EN MER AVEC L'OISEAU

  Les Photos sont de : Emmila   Le temps était incertain, menaçant. On sentait poindre le grain à la naissance redoutée de ces rues de nuages instables remontant d'Afrique ; l'orage devenait imminent. Les volutes blanches s'enroulaient dans le ciel, butaient et s'amassaient contre les montagnes ou bien filaient à grande vitesse vers le grand sud en bombes déchiquetées. Elles disaient la véhémence des rafales sous le vent de l'Île et les pluies à venir par le Sud-Est, sur l'autre versant. Puis les oiseaux apparurent. Des... [Lire la suite]
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vendredi 19 février 2010

ALESSANDRO BARICCO

L'Océan s'est réveillé / l'Océan a déraillé / l'eau explose dans le ciel / elle explose / elle dégringole / arrache les nuages au vent et les étoiles / il est furieux l'Océan / mais jusqu'à quand / personne ne sait / un jour entier / ça finira par s'arrêter / maman ce truc-là maman / tu ne me l'avais pas dit / dors mon enfant / c'est la berceuse de l'océan / l'Océan qui te berce / tu parles qu'il me berce / il est furieux l'océan / partout / l'écume / et le cauchemar / il est fou l'océan / aussi loin qu'on peut voir / tout est noir /... [Lire la suite]
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samedi 13 février 2010

FEVRIER...

Northern Lights - A Posteriori (Advance) - Enigma     Un mois d'hiver profond et cru, presque lourd tant le vent du Nord plisse, contrarie et marque les traits au visage de l'éternel. Une bise glacée qui redouble d'ardeur dans les rafales et qui zèbre la mer, qui semble l'empeser ; c'est là son baiser de sels... Ce n'est pas la montagne ni les étendues blanches et gelées, figées de la Mer de Glace mais ici, le froid s'envole, mouille, recouvre et pénètre insidieusement par le moindre interstice, l'infime négligence et... [Lire la suite]