ESSENCE - CIEL ! ...
IMMERSION
28 JUILLET 2025
GO - PRO 4K UHD CRIS
( Grand écran obligatoire )
Sur une mer formée, j'eus tant de mal à guider ce Troisième Oeil, en commandant à la petite boîte magique : lâchers de mains incessants, ouvrir, fermer, interrompre la séquence. Que d'occasions de passer par - dessus board
!
Droit dans le sillage, le chant des vagues. Aux champs hyménéens, qui vont, obstinant l'âme à la mer ! ... Délicieuses perpétuités. Des sets à près de deux mètres déroulent ici leur descente d'écume et de neige ...
A la Vague qui régénère, qui sublime la beauté et la profondeur des Grands Espaces. Elle qui est mouvement, vie, essence, qui encense et comble les - sens : magnificence !
Ces images embarquées, ces regards portés si loin du visible, qui, des sillages aux longues traînées d'hyménée soulignent les noces, l'été, tant de rivages chers à Camus.
Les mots, les pensées, les images fluent, abondent.
Que les songes et le coeur débondent
!
Marin
Lent ballant, bercement chaloupé d'un solo, tout près de la foule ! Qui l'eut imaginé ? Sous le dais des nuages : la déclinaison des ondes opère, entre lumières, couleurs et divins accords ... La vague, en cet instant, me dit : " Es-tu prêt, Cris ? Car je vais t'envoyer aux ciels de nos rimes, de nos stances " ...
2 secondes après, me voilà, tout en haut de cette lame, au-dessus d'un sec. Mât au vent, de la main arrière, l'aile soulagée, la planche courbe réactive, me voilà emmené dans un Backside Hack au mélodieux " cor d'eau " ! ...
Ce ne fut ni tempête, ni jour d'exception ! Mais un temps fort fabuleux, en cet été de vagues et de pics de chaleurs incessants, alors que nos vents dominants périclitent... Je revins à mes jeunes et folles années de Windsurf
!
Je partageais avec les nuages de longues heures de rêveries. Ils abondaient, accouraient, coiffaient la haute chaîne de Cagna, coloriaient çà et là des pans de mer magnifiques, si densément variés.
Les ciels, alchimistes de l'instant,
- que l'on oublie si souvent de regarder, de lire, de décrypter, d'interprêter au fil des heures, au gré des signes, des messages des oiseaux marins -
, semblaient renaître, revenir du siècle passé, comme régénérés ! Une ombre portée m'accorda un long moment les extravagances de l'éclipse solaire. Je vis alors les vagues par une toute autre fenêtre. Ecrins délirants, irradiant entre blancheur et clarté serties de tourmaline, de béryl. Sublimités minérales qu'il me faut rapporter
!
Une vague vient de traverser la passe. Le rouleau pétille, longuement moire et guipûre ; on y lirait l' avenir... Glisse feutrée. Je flotte et plane suspendu au-dessus de la poudreuse ! La mer accomplit le cycle de l'eau. Quelle vitalité ...
Et je sus les fonds complices, lorsqu'ils peignirent les flots en vert, ce vert viride et dense qui contrasta sur les ciels profondément azurés, parsemés, eux aussi, de gros moutons blancs.
Symphonie des silences ou comment mieux combler, fulgurer le sens et l'essence d'une glisse convenue. Honorerais - je, ici - bas, jamais assez l'harmonie et la beauté que les Îles encore veillent et préservent, loin de tout, si proche de l'Alliance
?
Lors de cette échappée, je me suis muni d'une caméra embarquée et promis de porter le regard vers tous ces horizons en fuite, fugaces, surprenants, brasillant alentour comme une invite soutenue, insistante. Un au-delà des songes que je livre, éminemment libre, aujourd'hui, si loin de tout, comme un incompris, un des " maudits " du XIX ème.
Mais " Le Vent l'Emportera "
!
Je quittai un moment l'été et revins en hiver ! Février, mars m'eurent si souvent appelé, convié... Je répondis toujours à ces attentions, envoûté que je demeure par le vent fort, violent, qui lève des lames énormes, ubiques, soudaines et si rapides.
Et de n'avoir de caps et de routes que l'attirance lénifiante pour la pente, le tremplin, le soyeux et le glassis de l'eau que les vagues étirent à la semblance du souffleur qui ouvrage le vert - verre en fusion.
Et la métaphore fait ici son chemin, hallucine, sidère, émeut ! Quoi de plus naturel, authentique ... Lorsque les vagues cristallines, les encres de la mer et du ciel teintent un palimpseste à jamais " recommencé ".
Quand j'assiste à la soudaine disparition des masses liquides que les profondeurs happent sans bruit, comme par magie, pour les ressusciter quelques dizaines de mètres plus loin, sous le vent, encore plus fascinantes, généreusement ourlées, et - va naissantes
...
J'ai souvent évoqué le chant, le champ des vagues où les étoiles de mer crépitent au zénith du soleil, au solstice d'hiver, sous Orion et le grand Charriot, la Polaire, immutablement rivée à sa compagne : l'éternité ! " en allée ".
Embruns innombrables que les rafales lèvent et rabattent dans l'euphorie, d'une courbe folle, d'un virage serré au plus haut d'une lame, d'une envolée euphonique au-dessus d'un parterre de dalles mordorées, de failles, de prairies marines ondoyées
!
Je promets de ballader à nouveau ce Troisième Oeil, plus souvent, surtout hors saisons, droit dans la lumière des vents qui emportent l'âme du temps plus loin que la durée, vers la prose poétique et la pérennité des mondes sensibles, si fragiles, solennellement beaux
!
Que je sois reconnaissant, que je manifeste ma grande gratitude vis à vis de la pleine Nature et des grands Espaces lénifiants, régénérants, sources de vies précieuses et de partages incessants.
Puissent les messages passer, voyager, transhumer, voguer le plus loin possible et semer, moissonner ce que Mer - Océan diffuse, infuse, encense
!
Il y va de l'existence, du pacte d'Alliance, du Contrat Naturel, du " Pacte Naturel " des Îles, tous garants de la survie de toutes les formes de saines descendances.
Ecrire, relater, témoigner, tant qu'il est encore temps, diffuser et partager, agir au nom de l'essentiel, de la souveraineté vitale de la Nature.
__________________
Ici, en Corse, je sais cet espace et ces pages censurés ! Ce n'est pas agir et jouer en faveur de " KALLISTÊ " ...
Bien au contraire, c'est la tuer, à petits feux. Ici - bas, comme ici, ne pas accorder de lumière et de crédit à ce qui brille et qui ne rapporte rien d'autre que des mots, des pensées. L'imaginaire, les rives d'un rêve à ciels ouverts n'ont jamais eu de prix.
Je parle seul ! C'est fréquent car je rejoint Schizofrère, mon ainé, qui " Brille comme un Diamant Fou " ! Je ne relève pas encore de la sénilité ... Et j'affirme, qu'il est des fois où le cycle circadien des circonvolutions marines ouvragent et parfont cette osmose qui me lie aux éléments lointains, fusionnels, au cirque minéral qui initie et mène à toujours au ballet des ondes lumineuses, au sacré.
Cela relève du domaine de la vision ! Je me sens " toléré ", sans plus ... Les signes me préservent, me guident à travers un dédale, un labyrinthe immergé ! Tracer des arabesques sur le ciel _ danse, Marin, sois du ballet, de la symphonie des silences complices...
J'écris ce texte, au fil des verres de LA NOIA que je bois et lève pour servir et combler les alcools poétiques.
A la santé d'André. A la tienne, Ami ! Toi qui me ramenas, des côtes de Provence et des guarrigues, du Terroir, un nectar enivrant. Dive bouteilles au graphisme éloquent. Cépages mûris aux sels d'écume du vent Marin, à l'instar de nos crus Cap ' Corsins. Que tu en sois, ici, sincèrement remercié
!
Pour son attention et ses mots qui vont droit au choeur de la poésie des vagues, ces mots et ces images d'un Monde à part qu'il appréciera, certainement, car il est le seul navigateur solitaire qui relâche dans le port Corsica ... Go56, pour y déposer un message, à l'attention de la Mère de nos folies
!
André BOTTI ! Un très beau Jibe par vent de terre, full speed planning ... Site / A Tunara, Isula di Corsica _ " KALLISTÊ ", le 08 Juillet 2023 ! Image : " Emmila "
Un jour, une lunaison me rappeleront à la désinence, à l'inflexion cosmique des choses, des métamorphoses. Qui sait, là - bas, ici - bas, là où je fus si souvent de ces errances lumineuses, à l'orée du sacré, où le regard finit par se perdre à l'horizon des possibles, de l'insensé, " Eau - Delà " d'un tout périssable.
J'ai nommé une destination, ce Solo dressé contre la mésaventure humaine, l'aventure qui échoue sur les rives d'une Île, de passage.
A la vie, à la mort, comme un roman de Nikos Kazantzakis, ; Alexis Zorba, pourquoi pas
!
Pour continuer à danser sous les étoiles, près de la cabane du pêcheur auréolée de bleu. Rire enfin de ce qui advient et qui sera, qui serait ... Mais qui saura ? sinon Mer- Océan, qui n'est que Mémoire, universels versets
...
C'est une glissade éperdue ! Le glassis est parfait et l'entredeux ondes : éloquent ; à toi de jouer, soliste d'un jour...
Que la chute, t'élève, Cris ! Sans elle, point d'aventure, d'imprévu, d'inhabituel, de renouveau, d'épiphanie, de souvenir. Au solo, qui colle à la peau !
MARIN
CORSICA ...GO56
Catégorie du Site
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Et surtout, continuer, ne rien dire, c'est sympa !
" EMMILA " & CRIS
!
Le 30 Juillet 2025
!


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