Elan

Elle vient du grand large orner le rivage, s 'étire et tombe comme une larme amère et salée, supplique versée dans un dernier regard 

 

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Elle restera solitaire, fidèle à ces  lieux d'uniques beautés et, qui sait,  à partager un jour,  peut-être  !  

 

 

Vague qui  termine son périple en élongeant la côte safranée. Destinée, allant  au gré des vents, entre tourments au large et la  longue houle que les îles aiment à  cacher. Un nom  qui  emporte avec  elle son histoire. Offrande et bleuité précieuses  à la terre des rivages aux multiples visages, trajectoires mélodieuses  que traversent tant de vies éphémères.

Le temps ici se décline entre palingénésie  et lyrisme ...  La mer en chaque vague ne meurt pas. Elle renait de leurs fards,  évanescente et parfumée. Promesses pour l'aventurier de l'extrême, apothéoses, révérences à la terre, pourquoi pas ! 

Vagues solitaires, Sylphides ou  Muses, c'est ainsi qu'elles se révèlent parfois à l'intrus. Et de la craindre, redouter toujours n'être que l'infiniment  petit  venu enrayer, avec quelques  artifices,  la fluidité du monde vrai !

Sur la plaine immensurable et bleue de la  quiétude, des grandes solitudes,  percevoir à quel point l'homme, comme la vague, sont de passage, éphémères.

Expression diverse  d'un voyage, voie  perdue dans l'immensité de l 'Univers et du Cosmos. Re-naissance, ultime envol  avant le grand saut !  L'allégorie vaut  réminiscences que le temps et l'espace enchâssent dans un corps,  humble vaisseau parti  à la dérive de l'existence.

L'âme est  vagabonde qui aime se  livrer  livrée aux hasards, à l'imprévu, aux beautés spontanées ; gages de vérité, sans doute, peut-être !

MARIN

- Pensées en Mer -

En cours d'Ecriture -  09.18

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