Corsica...Go56

29 janvier 2012

LE TEMPS DES DUNES

 


Millénaires ô linéaments figements
Abreuvez la mer de tous les ciels
Aux sacres tutélaires des montagnes

Les aquilons empruntent vers l’azur
Vos dévalements ravinés et les tombants
Que la lumière et l’errance comblent

Il est en ces mondes recommencés
Au seuil du néant et de la multitude
Quelques desseins souverains

Entre la dune et la vague solennels
Dispersant à l’infini perpétuelle
La prosodie argileuse des vents

En l'instant après la tempête
S’épanche le parchemin des monts
L’assise des nimbes et des sommets

Et la mer conquérante se répand
Efface et modèle à sa guise
Un songe de torrent de fragments roulés

Il me semble atteindre mille ans
J’entends le pouls de l’univers
Sourdre du grain de sable ondé

Quand les poussières par myriades
L’embrun et le nuage convolent
En la feue et prodigue destinée

Les vents vaguent à l’âme de l’azur
Esquissent les dunes en bruissant
Où tant d’espoirs naufragent

Et pour sempiternel linceul
Au glas incessant des vastités
Eclot un silence de printemps

Immutable seing des cieux
Arrimé au balancement des astres
Marées dont je suis engendré

Aux paupières cillées de la terre
Qui s’en retourne des saisons
La mer psalmodie à perpétuité


§


DSC03676_1__1



Posté par marin56 à 19:39 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , ,


ROTATION / POSER SON FORWARD LOOP

Forward__Front_M56_1_

Ici, en 5.2 m2, c'est plus Hard ! il vaut mieux évoluer entre 4.2 et 4.7 m2, les sensations sont meilleures, moins d'Inertie, plus d'élan et de contrôle, d'espace pour gérer le placement du Matos ... M56


La Vague est molle, ronde, la vitesse insuffisante ou le vent mollit, le Flotteur au Pin Tail étroit fend la vague sans trop générer d'appel au saut, Etc !... C'est la galère et le découragement, un fait mais le premier point !

Ne pas se laisser impressioner, il en est un que seuls les habitués respectent et maintiennent à chaque saut, à chaque Forward Loop, le voici :

Dès l'Appel, le Rider élève son Centre de Gravité dans l'Abattée de telle sorte à dominer et à emmener l'ensemble bien au-dessus de celui-ci ; cela est Capital !

Si le corps reste en dessous, la Rotation n'obtient pas assez de Vitesse angulaire et ne parvient plus à son terme, le Rider chute et ne pose plus. L'envol n'induit plus la Rotation !


VIGILANCE

 

Si ce Principe Fondamental et incontournable prévaut lors des Rotations Avant de Hauteur Moyenne - Maxi une Hauteur de Mât au-dessus du Niveau de la mer et non au-dessus de la Vague que l'on saute, il est encore plus vérifiable lors des Rotations du Type Forward, Late Forward ou High Jump Forward, Stalled Forward Loop.

Le seul Paramètre qui changera sera le Moment, le Timing précis lorsque le Rider décidera dans son Placement d'engager franchement sa Rotation dans l'Espace.

Attention, nous ne parlons pas ici de Front Loop, qui est tout autre Chose. Lors du Forward Loop, si l'on devait décrire ou tracer, visualiser la Course du Centre de Gravité, on verrait très bien qu'elle s'inscrit dans une elliptique assez couchée, bien plus Linéaire dans le déplacement. Le Front, quant à lui est une Bascule par l'Avant de l'ensemble Matos / Rider que celui commande !

Alors Rider, vous qui n'osez toujours pas franchir le pas vers l'Avant, abattez franchement vers un petit Tremplin, dès l'appel, prenez de la Hauteur sur votre Matos et emmenez-le, Planche bien sous le Vent, Spatule basse et Tail bien haut, le reste suivra.

ENTRAÎNEMENT

A mon sens, le Speed Loop à l'Abattée - Bâbord et Tribord -  sur le dos d'une crête, d'une petite vague, ou tout simplement de face sera le meilleur des compromis pour Envoyer !

Dès le Saut à hauteur raisonnable, bloquer un moment l'Abattée et sur ce point d'appui dynamique, laisser tourner, se laisser emmener !

Pour illuster ce Propos, voir le Fichier image ci-dessous ; le Rider s'incrit parfaitement dans cette éllipse et semble tourner "  autour de son Harnais "

 

FORWARD_LOOP_ALAIN

 

§


20090103040252_2_

La Rotation se poursuit et pourtant le Rider qui a emmagasiné énergie et Précision dans sa trajectoire ne descend pas et cela quasiment jusqu'à la Réception ! Rider : ALAIN H

.

Posté par marin56 à 12:52 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , ,

VIDEO RYTHM & MUSIK


Rythm & Musik par testarella


CHOISIR TOUJOURS LE MODE HD -   Full 1080 P -  pour ce Fichier MPEG4 ET UNE MEILLEURE RESOLUTION. PEUT ÊTRE LU SUR GRAND ECRAN


§

 LES VIDEOS DU SITE

 

Powered by Dailymotion
 
 

Posté par marin56 à 06:27 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,
26 janvier 2012

METEO FRANCE - PARUTION

 

 

 Voici un excellent Ouvrage réalisé par METEO FRANCE, un précis de Météorologie très bien fait et surtout illustré. Tout pour comprendre et vous aider à percer les secrets d'une Science livrée aux imprévisibles caprices du temps. Marins, Navigateurs, Riders, avant une session, une traversée, cet ouvrage peut aider à trouver la bonne destination ...

 

DSC03692_1_

Posté par marin56 à 16:07 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , ,
23 janvier 2012

WINDSURF IMPRO !!!

 CIMG7280


IMPROVISER !

C'est possible ... Mais,  Vigilance et Sécurité sont de mises ! Aller tout simplement au fil du Rivage, des Baies et des Anses chercher la vague qui autorisera tout, sans risques ni dangers avérés de submersion ( Petites Conditions )

L'été, voire le printemps seront propices à ce type d'échappées et parfois, le détour très long en vaut la Chandelle. Regardez ces Clichés pris ailleurs que sur Sites Connus, la qualité aussi de ces petites vagues où tout pourrait passer ou presque, en accord total avec le Milieu environnant ... C'est déjà de l'Aventure Windsurf, Wavesailing et on peut d'ores et déjà affirmer que de telles destinations son légions autour de notre Île, très loin de tout, dans le dénuement le plus complet.

Prudence, Observation, Équipements Complémentaires ( Casque + Flottabilité + Signalisation) sont indispensables


VERS_BRUZZI_


VERS_FENU


Un Double Clic ci-dessus - Images Archives 2005 - Sun7 Single Board 2.54 x 0.54 m 72 Litres  + 4.5 Voodoo .

Dans ce type de Condition, vers ces Rivages ouverts au large, les fonds proches et le vent génèrent une onde qui s'amplifie directement près du bord. Ailleurs, le jour n'affichait pas de houle significative, aucune vague à exploiter !


§

Posté par marin56 à 17:31 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , ,




21 janvier 2012

L'HOMME - NATURE / ENVIRONNEMENT

 L'adepte du Tao, en prenant conscience de la beauté parfaite de l'univers, atteint la compréhension. 

LAO TSEU

Le progrès, c'est là notre chimère, il est le rêve de notre siècle tout comme celui de la résurrection des morts était celui du X è.

Arthur SHOPENHAUER

 

DSC03669_1_


L ' IMPACT DES PRATIQUES ET DES SPORTS NATURE, DROITS ET DEVOIRS DES ADEPTES DE L'EXTRÊME

 

C'est une Libre Opinion - ENVIRONNEMENT - que je tenterai de développer ces jours-ci dans le but d'apporter une touche personnelle, une contribution à la préservation, à la protection de notre environnement d'une part, sans omettre d'autre part tous les corollaires inhérents à cette démarche : la beauté et l'authenticité des sites, évoquant par là aussi leur légitimité souveraine et remarquable !!!

La conduite à tenir, la prévention, la mise en valeur aussi qui seraient en phase avec l'essor des pratiques sociales et culturelles restent un vaste chantier, un challenge essentiel, la problématique environnementale de demain si l'on souhaite transmettre aux générations futures ce que nos anciens nous ont légué par le passé :

in i tempi landani, in Corsica Tandu

!!!


EN PREAMBULE


La pratique des Activités en pleine nature seraient-elles l'expression d' un éveil, le ressouvenir d'expériences ancestrales ancrées dans le phylum génétique, codés comme l'information le serait au fil de la chaîne ADN interminable qui nous oriente ? D'où proviendrait cet attrait irrésistible vers l'extrême, le beau, l'authentique, ces espaces dénués de toutes autres vies hormise celle de l'animal, l'ancêtre antérieur à l'hominidé ? Quelle est cette énergie, cette détermination qui meut des centaines de milliers de citadins lors des ruées estivales vers l'or bleu, vert ou blanc propre à chacune des saisons ?

Comment ce besoin d'arpenter ces espaces vierges naît-il en nous, ciblant mille destinations et espaces dont on rechercherait les dernières parcelles de vérité, de cet état de nature primitive où l'homme enfin se ressource, imagine la vie sous d'autres aspects, revenus à la simplicité, au dénuement ou à la satisfaction la plus élémentaire de ces besoins fondamentaux qu'il sent vibrer en lui dès la plus tendre enfance.

L'enjeu est de taille, il lui faut faire face au milieu devenu inhabituel, parsemé d'imprévus tandis que croissent incertitude, risque, goût de l'épreuve, le jeu, la mort aussi que l'on défierait au fil des risques encourus et surmontés.

Ces épreuves vécues au cours de l'existence, choisies aussi librement et en conscience se doivent de cadrer avec les richesses intouchables de l'état originel de nature ; en effet qui s'autoriserait sans faillir à son éthique à dégrader le milieu, l'environnement à l'origine de ces ébats éthérés lui offrant quelques heures de délires et de dépassement de soi ? Entre passion et motivation, entre amour et fraternité, l'homme trouve à l'encontre du terrain d'aventure l'occasion d'accompagner les desseins originels de la nature, du moins y tendrait-il, reconsidérant ses rapports aux mondes sous d'autres auspices...

D'autre part, ces appétences envers le milieu originel ne sont -elles pas aussi l'occasion de réhabiliter la légitimité de l'Environnement avec la force de persuasion des médias actuels afin que de tels engagements constituent une prise de conscience accrue du Milieu menacé par le progrès. Si là n'est pas le but recherché au premier abord il n'en constitue pas un moins un excellent moyen pour y parvenir.

En ce sens, ces pratiques culturelles et de consommations des biens spécifiques s'avèrent être d'importants leviers sur la voie de l'écologie, de l'adaptation de l'activité humaine aux exigences de la Nature, de l'avenir.

Il serait souhaitable, qu'à travers l'univers illimité de ces pratiques, il se dégage une Charte du respect de la Vie et de l'Environnement, dont chaque adepte en observerait tous les principes directeurs, chaque point essentiels capable de les organiser

...

LE CHALLENGE


Un Défi Économique et Éthique pour l'Homme et la Nature au niveau de la Société de Consommation et à celui du Pratiquant


_ En effet, l'essor de ces pratiques a pour corollaire l'explosion d'une Industrie des Macro-Mollécules, des Composites et de divers produits très polluants de l'Industrie Chimique ; comment en limiter les Impacts, accélérer le recyclage des déchets ?

_ Que faire de tous les matériels obsolètes ou hors d'usage abandonnés par leurs détenteurs ?


 _ Comment concilier ces Pratiques et la Préservation, des Terrains d'aventures cibles à grande échelle, sachant que tous les moyens mis en oeuvre pour y parvenir présentent des risques pour l'Environnment ?

_ Garder à l'esprit que ces Pratiques constituent aussi de véritables intrusions dans l'univers sensible du règne Animal et Végétal et comportent donc des dangers, des risques à son encontre ...

_ Enfin, et cela se vérifie chaque jour un peu plus, ces pratiques s'avèrent être de véritables moteurs de l'économie et de la diversification des biens de consommations de loisirs ; le marché est bien là, qui l'atteste, tentaculaire et toujours plus alléchant.

Nous le voyons bien, sous les meilleures auspices et dispositions à une Vie Pleine Nature recouvrée, le pratiquant s'inscrit dans une chaîne infernale, malgré lui, de Production / Consommation / Pollution / Dégradation de son propre Environnement ...

 

Enfin, la démocratisation et l'accés au plus grand nombre à ces formes de loisirs actifs représentent un cumul et une exacerbation de toutes les formes nuisances portées à l'Environnement, du pôle Macro-Économiques à celui du Pratiquant sur le terrain !


COMMENT SORTIR DE LA CRISE DE CE DILEMNE INFERNAL ?


Il serait envisageable et même souhaitable de s'inscrire dans une Charte des Droits et des Devoirs de la Société et de l'Adepte capable de circonscrire et surtout de prévenir toute ingérence néfaste à l 'Environnement. Bien entendu, ce qui prévaudrait ici, le serait tout autant à tous les niveaux de l'organisation et de la production de nos sociétés de haute consommation. Mais il faudrait aller plus avant, plus en profondeur, toucher davantage l'Individu en tant que Maillon essentiel de cette Chaîne de la Solidarité envers la Nature, en tant aussi qu'éclaireur sensible des dégâts que tout un système porte et afflige à notre cadre de vie, conscients que nous sommes souvent mais tout autant et péniblement impuissants.

Il est vrai, qu'en des circonstances d'oubli de la vie trépidante et quotidienne du labeur, il est difficile de se voir grever de telles préoccupations, de telles inquiétudes supplémentaires plus que défaitistes au sujet de l'Environnement, mais sans cela, toutes les tentatives d'alertes, tout changement de mentalité et d'approche du milieu naturel seraient vains ou resteraient plus que limités, inopérantes.


Nous évoquerons Droits et Devoirs dans cette dialectique incontournable qui les fondent et les rendent indispensables, complémentaires, impossible les uns sans les autres !

Pourquoi ?

Il ne suffirait pas d'imposer des Devoirs sans Droits ; nous irions à la Révolte et l'exaspération. Les Droits sont aussi constitutifs d'une certaine notion de la Liberté que ces pratiques véhiculent en leur essence même, leur raison ou cette déraison d'être.

La Nature est ce jardin fantastique que la création orne et pare sous nos pieds, elle est cette invite incessante vers la beauté, l'authenticité, l'étant de pureté qui engendre et encense la vie ...

Quant aux Devoirs, ils découlent tout naturellement de cette prise de conscience, de cet attachement viscéral envers la Nature et que nous louons. C'est un Pacte duquel découle une allégeance sans faille à la Préservation, l'intégrité, la souveraineté, la légitimité même de la Réalité Environnementale.

Et là,dans ce domaine, celui ou celle qui s'aventure porté par la maîtrise d'une pratique de pleine nature, s'avère être le garant, le témoin, le défenseur de tous les devoirs qui nous incombent !

Ils peuvent aussi peser très lourd dans la balance des enjeux économiques, des choix de société en matière environnementale et ne pas demeurer dans les sphères individuelles et limitées d'une simple consommation hédonique d'un bien culturel ou d'une mode prisée ...

Posté par marin56 à 21:14 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , ,

ROTATION / CONDUITE DU FLOTTEUR

17___jump2_0001

Rester longtemps près du Vent, position bloquée, voile neutralisée et ouverte


LA CONDUITE DU FLOTTEUR


La Conduite du Flotteur dans l'espace rend compte de la capacité du Rider à se situer par rapport au vent et surtout à mettre en adéquation ce Guidage du flotteur avec le Type même de la Rotation.

C'est un Point Capital ! Pour argumenter, quelques hautes rotations vécues et surtout réceptionnées sans prétention, - sans toutefois repartir sur le champs, mais après un rétablissement par Waterstart, ou à l'ntrée dan l'eau, lâcher de main arrière en se couchant afin d'éviter des chocs trop violents par contre-temps -

Si je poste cet Article, c'est aussi en fonction de l'analyse du haut niveau, d'un vécu également, de chutes, d'imprévus, de mauvais placements initiaux, enfin de tout ce qui constitue le bagage d'un Rider qui souhaite trourner.

J'évoque ici le Back Loop dans sa version High Jump, Late Back Loop, une Rotation retardée au Maximum vers l'espace arrière. Il n'est question alors - pour ne pas se perdre - que du Guidage, de la Conduite du Flotteur et de son Utilisation à des fins de Placement très précis dans les airs .

En effet, il est remarquable de noter et d'intégrer les points suivants :


 Le premier Envol

- 1

Dès l'appel au Saut, il faut avoir parfaitement programmé ce que l'on peut appeler le Premier Envol, soit cette élévation majeure et verticale à " Côté du Vent " ! je choisis le Travers au vent *** / Près bon plein *

Si la Trajectoire est Perpendiculaire à la Vague, alors ce sera plus facile ! Le Rider peut légèrement lofer sur la Rampe mais sans border et en se fixant un repère dans le maintien de ce premier envol, le plus longtemps possible, le temps de l'ascension, une seule et même droite verticale.

Il se produit un blocage de la position de l'ensemble Gréement / Rider et de la posture du Rider qui permet de gagner en précision de Trajectoire - à l'instar de ces Aérials de Champions qui verrouillent tout en l'air et qui planent, qui ne se désorganisent pas - 

- 2

Pour ma part, j'opte pour un intervalle de temps décompté en gardant l'Angle ( la Perpendiculaire ) Vague / Trajectoire, mais j'intégre aussi  une sorte de repérage dans l'espace relatif à l'éclairage, les hautes Collines qui se trouvent face à moi, un nuage, le soleil surtout que je garde à ma droite ( suivant le Spot, l'heure, etc ...)

Comme dans tout High Jump, la main arrière est reculée, la voile neutralisée.


20081127045940_1_

 

LE DEUXIEME VOL


BACK_JUMP_ON_SHORE_

 

Si la Board est restée bien verticale, maintenue par le pied avant, jambe arrière très groupée, vient à ce moment le point critique ;  j'engage ma planche au vent, très légèrement, en la guidant vers le Haut et Côté Rotation par l'avant, décrivant le début d'un arc de cercle ; à cet instant, l'ensemble Pivote ; alors la re-descente s'amorce, nous sommes dans le Move...


HJBL_Tunnara_c


LE VOL PLANE

 

Encore une fois, je préfère assurer et suivre la Conduite de la planche, accompagner la Spatule vers l'eau plutôt que de fixer un point sur l'eau comme le recommandent les Pros ! Pourquoi ? Tout simplement parce qu'en fixant la Spatule, je finis très vite par trouver ce point sur l'eau et je ne le lâche plus ;

Deuxièmement, il est à mon sens plus sûr de garder le contrôle visuel sur l'ensemble que de le perdre un moment en balançant le regard par-dessus l'épaule ! mais là, c'est une question de choix, de maîtrise, d'acquis, de perfectionnement. Ce dernier point étant du domaine du très haut niveau lorsque le Loop est hors norme hauteur !

Attention, j'évoque ici le High Jump Backloop... Comme photos, des épisodes anciens de Marin sur l'eau.


HJBL_Tunnara_f

Réception de Back sur le Reef de a Tunnara ; guidage de la descente Eau + Spatule, corps extérieur et prêt à encaisser !


NB /

Ces Principes seraient généralisables à l'ensemble des Rotations à conditions de les transposer, d'extrapoller justement au niveau des Séquences de la Rotation considérée. Après maintes études de Moves, tentatives sur le Vivant, on essaie de se rapprocher au plus juste mais sans prétendre à l'exhaustivité, à la science infuse - le Débat reste toujours ouvert - !

Posté par marin56 à 19:51 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , ,
20 janvier 2012

NAVIGUER OUTSIDE / MENTAL ... !

 

20090110040111_3_

Bien placé, le BackSurf permet de mieux lire la Vague !

20090110041338_4_

Attention ! Ne jamais prendre la Fuite comme il y paraît ici ! Le Zoom rapproche ce Rider et l'onde derrière est encore assez loin ... Mais surtout, Anticiper lors d'une dévente et ne pas s'engager sous le Vent d'une lame haute, encore moins dans le premier tiers de l'arc de cercle formé par l'Onde qui entourne l'Outisde ! Non manoeuvrant, on se fait rattraper puis c'est la grosse correction

.


Je  vais associer cet Article à la Dimension, la Préparation " Mentale " relative au Wavesailing. En effet, les vents forts sont de nature à générer de très hautes vagues, dans des conditions de Houle grossissante, en pleine mer ou du moins hors Configurations Côtières habituelles ;

le point essentiel étant la Vitesse de Propagation de ses vagues, par plus grand profondeur d'une part et d'autre part, selon leur masse d'eau en mouvement presque décuplée ! Le Site que vous voyez sur ces Clichés génèrent des Vagues qui peuvent se déferler plus au large, et là, l'Addition est copieuse et salée ! La Vague gagne en Taille et surtout en Longueur, donnant une épaule redoutable que l'on peut suivre en Backside Surf !

C'est le premier point ! Secondo, naviguer Outside n'est pas une vaine expression, dénuée de sens et surtout d'effets relatifs à la Configuration du Site... En effet, si l'on se penche sur la Carte Marine, on s'aperçoit que les Hauts-Fonds sont bien circonscrits et surtout qu'ils sont entourés de zones de profondeurs importantes !

Plus la mer est forte -  le vent de mer s'y associant - plus les lames qui en résultent vont subir les effets de la taille, de leur vitesse sur le fond ( bien plus élevée ) et, entre elles, au sein d'une même série, on trouvera des aires où le vent n'a plus prise sur la pente et cela en proportion avec la hauteur. On aura des creux et des vagues parfaitement lisses.

Enfin, ces Hauts-Fonds sont limités, ils affichent souvent des formes circulaires autour desquelles les Ondes s'entourent ; c'est ainsi que l'on remarque sur les plus grosses Séries, des Ondes, puis des Vagues en Forme d'Arc de cercle dont le déferlement ouvre suivant la déclivité, de part et d'autre de la sonde la plus haute.


BACK_JUMP_ON_SHORE_


LE MENTAL

 

Ce type de navigation forge à n'en point douter les dispositios mentales, ces capacité à évoluer dans les plus grosses vagues de vent au déferlement très particulier et surtout imprévisible.

Ensuite, il faut savoir que les capacités de lecture des Sets et du Line Up sont rudement sollicitées et mises à l'épreuve.

Tercio, à l'aller et au Retour, disons au Surf comme au Saut, il faut composer avec de telles lames, si hautes qu'elles masquent le Vent de Mer, ce qui suppose de s'adapter et vite - Adaptation de la Trajectoire, des Angles rescpectifs du Vent avec la Board, de la Voile avec le Vent et de telles sortes à reconsidérer tous ces repères dans le champs d'évolution du Rider !

D'autre part, ce point est aussi un Atout non négligeable, si l'on sait l'exploiter au Surf, dans la mesure où au bas le vague, dans les 2/3 de sa Hauteur, le vent permet de neutraliser parfaitement  la voile, passant nettement au-dessus de la marche qu'elle constinue.

C'est donc en ces circonstances qu'il convient aussi de s'entraîner dans les Vagues, enrichissant son Bagage Technique de tous les Moves et les Surfs Backside, sans oublier les Transitions qui s'y prettent - Reprises de Vagues Into Planning -

Il faut savoir que de telles Sessions Boostent le Rider dans des Conditions Side Shore. Il s'habitue à traverser sans cesse la Zone Exposée Travers au Vent - ce qui n'est pas rassurant -, il se positionne et doit réagir en fonction de son Placement pour se ménager un cône de Sortie, une réchappe. Quant à la Chute, il faut éviter !

LA VAGUE TIENT SOUS L'EAU, LONGTEMPS ET ELLE CASSE

Taille, Vitesse, Ambiance, Risque et Exposition, Ouvertures spécifiques à la motricité Glisse, Prises de Carres au Vent et sous le Vent, Jumps très hauts près du Vent, sont là quelques-uns des aspects fortement mis à contribution en naviguant Outside, dans la Mer du Vent et le vent fort

!

20090110043128_1_

Dans ce Type de Conditions, surprenantes, de partout, d'une Amure à l'Autre en sillonnant le Site s'offre des occasions d'exploiter le Milieu ; s'adapter au plus vite et sortir le Move qui dénote le moins ...

20090110042609_2_

20090110042609_20_

Ne pas douter sur ce type de Tremplin ; en effet,, par la Reflexion des vagues généré par un îlot proche, il nous arrive souvent des Rampes placées plus face à la Trajectoire de Rider ; apothéose !

20090110042609_16_

Pente extraordinaire pour aller y loger un  " French-Surf ", sous l'autre Amure - Ici, ce sera le Saut ci-Dessus !

Posté par marin56 à 19:17 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , ,
19 janvier 2012

CYCLONES, TORNADES ET TYPHONS

Évocations effrayantes des colères de l'atmosphère ! Entre récit et croyances, Jules Michelet excelle dans l'Art du témoignage... Frissons dans l'azur des marins.


Tombe_9

 Puissante Trombe Marine devant Portu Novu - Extrême-Sud Corse !


 ( ... )

La trombe parfois vous prend en rade. En 1698, le capitaine Langford, au port et bien ancré, vit la trombe venir et sur-le-champ partit, se mit sous la protection de la mer. Les navires plus prudents restèrent et furent brisés.

A Madras et à la Barbade, des signaux sont donnés pour avertir les vaisseaux à l'encre. Au Canada, le télégraphe électrique, plus prompt encore que l'électricité du ciel, fait circuler de port en port l'avis de la tempête qui doit aller de l'un à l'autre.

Pour le marin en pleine mer, le baromètre est un grand conseiller. Sa sensibilité parfaite révèle les degrés précis du poids dont l'orage l'opprime. Muet d'abord, il a l'air de dormir. Mais un léger coup l'a frappé, coup d'archet qui prélude. Le voilà inquiet. Il répond, vibre, oscille ; il se replie, descend. L'atmosphère élastique, sous les lourdes vapeurs pèsent, puis tout à coup rebondit et remonte. Le baromètre a son orage à lui. Des lueurs de pâle lumière lui échappent parfois du mercure et remplissent son tube ( Péron l'observa à Maurice ). Dans les rafales, il semble respirer. " Le baromètre à eau, dans ses fluctuations, disent Daniel et Barlow, avait l'haleine, le souffle d'un animal sauvage. "

Elle avance pourtant , la cyclone, et parfois franchement, s'illuminant dans sa vaste épaisseur de toutes ses lueurs électriques. Parfois elle s'annonce par des jets, des boules de feu. En 1772, au grand ouragan des Antilles, où la mer monta de soixante-dix pieds, dans le noir de la nuit, les mornes rivages s'éclairèrent de globes enflammés.

L'approche est plus ou moins rapide. Dans l'Océan Indien, semé d'îles et d'obstacles, la trombe ne fait souvent que deux milles à l'heure, tandis qu'au courant chaud qui nous vient des Antilles, elle se précipite à raison de quarante trois milles. Sa force de translation serait incalculable si elle n'avait en elle-même une oscillation sous la lutte des vents du dedans, du dehors.

Lente ou rapide, sa frayeur est la même. En 1789, il suffit d'un moment et d'une lame pour briser dans le port de Coringa tous les vaisseaux, les lancer dans les plaines ; seconde lame, la ville est noyée ; à la troisième, elle s'écroule, vingt mille habitants écrasés. En 1822, au contraire, aux bouches du Bengale, on vit la trombe, pendant vingt quatre heures, aspirer l'air, et l'eau monter d'autant. Et cinquante mille hommes engloutis.

L'aspect est différent. En Afrique, c'est la Tornada. Par un temps calme et clair, on sent de l'oppression à la poitrine. Un point noir apparaît au ciel, comme une aile de vautour. Ce vautour fond ; il est immense ; tout disparaît, tout tourne. C'est fait en un quart d'heure. Terre dévastée, mer bouleversée. Du vaisseau, nulle nouvelle. La nature s'en souvient plus.

Vers Sumatra et au Bengale, vous voyez vers le soir ou dans la nuit ( point au matin ), se faire un arc en haut. Dans un moment il a grandi, et de cette arche noire descendent, sur une lumière terne, des nappes de tristes éclairs pâles. Malheur à qui reçoit le premier vent qui sort de là ! Il peut sombrer, être englouti.

Mais la forme ordinaire est celle d'un entonnoir. Le marin qui s'y laisse prendre dit : " Je me vis comme au fond d'un cratère énorme de volcan : autour de nous, rien que ténèbres ; en haut, une échappée et un peu de lumière. "C'est ce que l'on appelle techniquement l'oeil de la tempête.

Engrené, il n'y a plus à s'en dédire ; elle vous tient. Rugissements sauvages, hurlements plaintifs, râle et cris de noyade, gémissement du malheureux vaisseau, qui redevient vivant, comme dans sa forêt, se lamente avant de mourir, tout cet affreux concert n'empêche pas d'entendre aux cordages d'aigres sifflements de serpents. Tout à coup, un silence... Le noyau de la trombe passe alors dans l'horrible foudre, qui rend sourd, presque aveugle... Vous revenez à vous. Elle a rompu les mâts sans qu'on en ait rien entendu.

L'équipage en garde longtemps les ongles noirs et la vue affaiblie ( Seymour ) . On se souvient alors avec horreur qu'au moment du passage la trombe, aspirant l'eau, aspirait aussi le navire, voulait le boire, le tenait suspendu dans l'air et hors de l'eau, puis  elle le lâchait, le faisait plonger dans l'abîme.

En la voyant ainsi se gorger et s'enfler, absorber et vagues et vaisseaux, les Chinois l'ont conçue comme une horrible femme, la mère Typhon, qui en planant au ciel, choisissant ses victimes, conçoit, s'emplit et se fait grosse, pleine d'enfants de mort, les tourbillons de fer ( Keu Woo ).

On lui a fait des temples et des autels. On la prie, on l'adore, dans l'espoir de l'humaniser.

                                                                                                  

       Jules MICHELET ( La Mer )

Extrait de l 'Homme devant l'Océan, Proses de mer présentées et commentées par R. VERCEL - Durel Editeur / 1949

ex_voto_72


Cette peinture, qui représente une goélette du nom de Cariñosa prise dans un ouragan, est un exemple de la collection d’ex-voto marins que conserve le musée de Barcelone. Elle a été conçue par Jose Pineda, l’un des meilleurs peintres maritimes espagnols.

Posté par marin56 à 13:35 - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , ,
18 janvier 2012

NAVIGUER, AU-DELA !!!


HAUTS_FONDS_CARA D' ORIENTI


J'aurais traversé, emprunté un instant la mémoire du vent, des flots, à bord de l'azur !

Marin


Une planche munie d'une voile, d'une aile, un voilier ... Un trait d'union : la mer avec le vent !... Une Traversée Transocéanique ou bien l'audace insensée lâchée au coeur d'une violente tempête, à vivre au large des brisants, seul, au commencement des mondes, en marchant sur l'azur, léger comme la brise !...

Le Navigateur solitaire s'en remet à son bateau et à une somme colossale de compétences tirant vers le même but, de savoirs qui lui permettront d'affronter la haute mer, ses pièges, la distance, l'ouragan et les calmes tropicaux.

Quant à l'esquif qui croise au vent des côtes, à " l'infiniment grand "qui ramène à ses justes proportions le prix de la vie infinitésimale, d'un jour, de quelques heures arrachées au néant, à l'absolu, à l'extrême, il n' y a qu'un pas d'abnégation que seule la distance sépare mais sans en différencier l'intensité ou la nature même de l'épreuve. Est-bien là une épreuve ?

Je le sais qui est mât, bôme, haubans, écoutes, safran ou gouvernail, instruments de bord ...  Lancé au ras des crêtes fumantes, au bas des ondes tonnantes, au sommet des vagues sur le point de déferler et aussi emporté dans les airs, il s'approprie l'étendue ou du moins il s'y risque et se donne sans concessions. Et lorsqu'il lui faut tracer plus au large, appuyer un long bord de près, frôler les écueils et les hauts-fonds pour gagner un terrain d'aventure sublime, la navigation dans le fort coup de vent se vêt des atours et des parfums du grand large. Rien ne saurait être plus exaltant que le bord abattu lancé à grande vitesse dans le creux de l'onde de tempête et de profondeur ; et il en est de même du monocoque, du trimaran glissant en dévalant les lames dans ses geysers d'écume et d'embruns et que parfois l'oiseau marin accompagne dans leurs délires, l'ivresse unitive du grand bleu.

La mer est là, partout, qui expire et dérive au gré des vents et des bourrasques, à l'évent ceignant une terre hyacinthe. Qu'il soit à bord, équipier à la tâche des commandes du voilier ou tout simplement solitaire emporté par la tempête au-delà de la raison sur une si petite planche, si près de la survie, ces explorateurs du vaste temps sont du même sillage, barreurs à la merci de l'azur, au-dessus des abysses ... Ils écrivent et parcheminent comme ils étirent indéfiniment l'instant !

La mer ne fait pas de différence entre le navire et l'esquif et rien dans la démesure fût-elle gigantesque ne pourrait rivaliser avec sa puissance, l'aura des éléments qui l'animent. Elle consacre " l'infiniment petit " !

Mais il est aussi une autre vision de l'aile libre où côtoyer les profondeurs quasiment nu prend toute une dimension cosmique, mystique, bien au-delà du voyage, de l'éloignement, de la course au large ; il s'agit de cet échange essentiel, originel que l'homme entretient avec l'Océan dans ce qu'il aurait de plus mystérieux, envoûtant, fascinant : ce penchant naturel et ô combien recherché de l'osmose, de la symbiose momentanée entre lui et la mer, en l'instant particulier d'une ultime rencontre, lorsque la vague et l'homme se confondent en l'étreinte tranpararente au seuil du vide, de la fin, du gouffre, de l'apothéose. La mer bascule, le monde s'arrête ; flottement éthéré ou révérence lumineuse à la vie l'espace d'une onde, une pulsation auréolée qui passe et scande un autre temps fugace, éternel, beau, si vrai ...! Intense communion entre ces extrêmes, la raison et l'illusion, le partage consenti et dépossédé de tout jugement de valeurs éphémères, tellement vains ... La mer unit, perpétuellement, parce qu'elle sépare trop souvent !

Quand je dis rencontre, j'évoque ce dialogue intérieur, ces pensées rebelles qui germent au fil de l'eau immaculée et que la rafale disperse en tournoyant, en dansant avec les nuages, ess-aimant avec le vent, ces silences convenus et concédés l'un à l'autre comme un pacte sublime marqué du seing bleu et lumineux des ciels ...! Le Ciel ne trompe pas, il accorde les notes du plain chant .

Je sais qu'un bord, une longue distance garde le jour et ses lumières comme limites aux rimes de la folie mais il est des labyrinthes terribles aux prises desquels la côte disparaît, cachée par les collines d'eau que les coups de vents lointains soulèvent. Et dans ce tumulte, ce chaos en mouvement précipité aux rivages, entre grains et cieux obscurs, les violentes rafales et le fracas des lames aux brisants, je grave indéfiniment en moi l'image d'une fin de traversée, de voyage, d'une rupture. Je me tiens tout près de l' impossible retour. Insupportable devient l'impression de faillir près du but, en ce refus de toucher terre et d'échoir vers le monde périssable et aveugle. Je me condamne souvent aux refuges des grandes solitudes

...

Lecture à mes Petits Enfants - Pensées -

1 ère Ecriture le 18.01.2012


20081125030356_1_

20080125014707_3_

Posté par marin56 à 14:24 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
Tags : , , , , , , , , ,