METEO OU CLIMAT ???
Ce sont deux aspect du temps bien distincts ! et pourtant, il est des épisodes, des phénomènes, des dictons populaires et des croyances issues des observations séculaires qui sont aujourd'hui largement dépassées... Les traditionnels Saints de Glace que l'on invoquent courant Mai pour nous préserver des gelées jusqu'à la fin dus moi de Juin ne sauraient se transformer un un Mois quasiment froid, avec des périodes de vents tempétueux, des rafales glacées que l'on assimilerait aux Galernes des contrèes du Nord, voir de la Bora hivernale ! Ceci dit, si la situation perdure la semaine qui vient, avec un redoublement des vents, de la pluie, de la neige en altitude, nous connaîtrions sur toute la France et surtout en Corse, le printemps non seulement le plus extrême connu à ce jour mais aussi le plus pourvu en coups de vent et tempêtes, sans parler de celles et de ceux que nous connaissons depuis l'entrée de l'Automne 2012. Est-ce un signe de changement climatique ? Lorsque l'on sait que des jours de franches chaleurs se produisent en Avril, voir en Mars et, que tout peut basculer en Mai, version frimas inégalés ! Attendons avant de porter non un jugement mais des conclusions ; cela serait-il sérieux ?
Mais des rapports - impartiaux, nous dit-on - affirment la fonte colossale des glaces de l'Artique, de l'Antartique, les effets tout de même redoutables des gaz à effet de serre libérés de plus en plus dans l'atmosphère et d'origines diverses ; ces deux éléments suffisent à déstabiliser le climat de la planète. Il accuserait donc des variantes géographiques dont on ne cerne pas encore les conséquences. Ils se pourrait qu'elles soient dévastatrices, dramatiques sur le cours même de la Nature, des températures moyennes, des phénomènes violents hier plus rares, aujourd'hui en constante multiplication et acuité !...
L'homme est certes très bien outillé pour les quantifier, les nommer, les décrire, les peindre sur ses graphiques et logiciels des plus sophistiqués mais il sera incapable de les endiguer, de les amoindrir ! Ah le Progrès, quelle illusion, quelle gageure, quelle ignorance face aux vérités de l'Etant auxquelles nous ne devions pas toucher ... Aujourd'hui, il serait trop tard, l'argent est sourd, muet ! L'argent profite et pollue, irrémédiablement et ne fera que lutter aux côtés de l'explosion démographique pour l'implosion d'une planète totalement égarée dans les méandres d'une " volonté de puissance " très mal aiguillée ou du moins inspirée !
24.05.2013 // VENTS FORTS ET SAINTS DE GLACE !...
" SAINTES GLACES "
...
360 ° Foiré, ( Ce man ne parvient pas à remonter à temps au-delà de la Perpendiculaire ! le Move serait alors sûrement passer ... il ne saurait tarder ou rentrer, pour le Rider à la vieille Loft Noire !...
Devant la petite passe, la Roche est là ! mais le Back Surf : irrésistible ! alors, c'est l'envol - Ci-Dessous -
Flagrant délit d'Aerial Backsurf ! le vent est très fort, il n'y paraît, la roche n'est plus loin ... Chô, avec un Chronophotos et une Vidéo à suivre !...
Cap sur le 360° , ce sera le Minimum Syndical pour le " Fossile "
Les avantages du Wishbone Haut, ici M56 bosse la Trajectoire et le placement pour un Gros Renvoi ci-dessous !
Aerial Off The Lip : la Quête de la Vitesse, avant tout ! Bien sûr, ces Images seront sur Film afin de les visualiser, en Chronophotos associés à des Posts Très Spécifiques Windsurf dans les Vagues, les petits Trucs de M56? plein d'astuces qui boostent tous les " Riders on the storm "
Je vous dirai le +++ du Wishbone Haut dans les Vagues, et pourtant !...
Raccroche !!!
Photos Numériques / EMMILA
MARINARU
DEMAIN, un Texte, les Saints de Glace ou " Saintes Glaces " ! Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais ont des choses à raconter !
Des jours à part, une contrée perdue, une saison qui ne se reconnaît plus, les caprices du ciel, le règne de l'hiver ne pouvant abdiquer après des mois de tempêtes et de forts coups de vents ! Je continuerai à évoquer ici et pour l' Île, les Vents et la Mer, ces éléments qui font qu'une Terre d'Ex-Île marque à jamais ses Enfants, où qu'ils soient, aillent et rêvent d'aller
§
ENVOL...
EN-VOL
OU DE LA POESIE OCEANIQUE
Et je demeure Migrateur quand au loin tu jaillis
Cascade inépuisable dans l'azur Offrande
Avec tes nues en rouleaux échevelés que tu délivres des monts
A ta guise accourues de l'Orient embrasé du clair Ponant
Tes vents lourds et cardés de l'hiver Voyageurs inlassables
Qui t'élèvent et s'appliquent à louer leur Thébaïde une Légende
Et les hautes vagues exaltent tes cimes d'albâtre L'Aura d'une Histoire
Délinéant à l'infini le jour et la nuit des étoiles un Cantique
Silhouette diaphane et vaporeuse cathédrale de voiles
Te voilà vaisseau dansant sur le parvis de l'Eternel
Et que les flots lentement bercent depuis le Nadir
Jusqu'au Zénith Lorsque tu oscilles autour du soleil
Lancinante A bord du temps Délirons Infiniment libérés
Et je vacille Ombre sur l'onde et les crêtes fumantes Funambule
Déjà absent entre mer et ciels Ultime instant Unique
Maille au filigrane nitescent de la Terre et de l'Univers
Qui tournent et virevoltent Au reflet de la vasque et de la Source
L'insigne orbe des numineuses passions et des vérités inaltérables
Rassérène sans faillir les coeurs blessés tant de réclusions
Il me semble t'être enté A tes complaintes déployer les vallées
Planer sans fin d'une rive à l'autre en regagnant la plaine
Ainsi des Puffins en liesse de l'hirondelle chagrine
Et pareil au montagnard fasciné de vides et de silences azurés
Découvrant le moutonnement incessant presque figé
Des collines et des houles lancinantes que tu déclines au passé
Là-haut tout n'est que complaisance des nimbes
L'envers du décor parsemé du ressouvenir Et déjà demain
Tant de métamorphoses recomposent à jamais
L'arche enfoui de nos alliances et ravive un serment
Une Lyra nous fabule comme un songe d'accords lointains
Muse séraphique compagne des congères et des blanches prairies
Une mélodie des cimes vague mais incessante
Lie l'éternel à l'éphémère du lien multiple de l'iris
Le vaste poème de l'Ether est émulsion recomposée
Où s'accomplit la délivrance des corps transmués
Toutes choses pénétrées des révélations de l'Esprit
...
MARIN
- 1 ère Ecriture le 22.05.2013 -
Texte en cours d'Ecriture ...
MEDIEVAL !...
Lyra Crêtoise
Un voyage dans le temps, vers ces accords éthérés qui nous reviennent de nos lointains passés ; entre Traditions et Musiques du Monde, aux influences très marquées que leur confère une instrumentation spécifique, quasiment disparue aujourd'hui, y aurait-il quelque frontière, une limite qui eût un instant forcé la réserve, l'indifférence ? Non, je ne le pense pas ... La Musique est bien sans âge, une résurgence de la Source, clartés ineffables qui n'appartiennent qu'à l'univers du frisson, à l'océan, enfin à l'âme sans plus de raison pour qui la reçoit et l'accueille !...
Des Confins de l'Afghanistan aux rives de l'Irlande, de la profonde Andalousie aux réminiscences Celtiques des Asturies, des voix Flamenca au Chant Corse et polyphonique, de la Fusion à la Harpe Celtique d'Alan Stivell ressuscitée, voici de quoi voyager sur cette page du Site / Blog Corsica...Go56, avec les vagues, les vents, entre des sommets de Liberté ( s )
...
Viole - 18 ème Siècle -
§
ÉPERDUMENT MARIN ...
Oeuvre Vincent VAN GOGH
Je t'ai cherchée aux nues tonnantes et glauques
De l'hiver Ô silences azurés impitoyables abysses
Et du souffrir de tout exhumant le cauchemar
La déchirure et la blessure de la mer pour sillages
J'allais auprès de toi quêter l'essence du retour
Une mémoire qui eût nimbé de bleu l'espérance d'un matin
Et par-tant d'étendues diaprées ensemble je misais
Ne m'aurais-tu pas ainsi délivré ou peut-être aguerri
Alors de la force de la lumière qui habitent sagement
Le vaincu de la nuit que j'étais sans lendemain
Je vois par toi au loin là-haut devers la passion
L'univers des songes que tes voiles de brume
Évaporent à l'aube Ta chevelure lâchée pour vesprée
Empourprée des augures puissants de la tempête
Où tant de fois nous aurions dénoué de tourments
Et jamais de me lasser par tes chemins de ronde
Tes vires et leurs intouchables tombants de vies
Les sentinelles de tes regards veillant alors ces pensers
Dont d'aucun ne s'abreuve sans l'insigne moisson
De vérités et d'inaltérables transcendances cachées
Si les mots vagues prennent sens et rêvent et dansent
Et virevoltent sans fin à tes côtés comme essaims
Qu'il me soit alors confié ces sublimes récades
Qui eussent répercuté l'écho de tes lointains sibyllins
L'énergie numineuse et ondée des grands espaces
Où la mort et la naissance déclinent et portraient
L'amour en ses métamorphoses insolentes Pactisent
Telles les alliances harmonieuses dont tu te vêts
Les harmoniques inviolées d'une perpétuelle saison
Car c'est là-haut au large ami des multitudes solitaires
Que je te découvre où tu enivres le pèlerin d'un jour
De la voix des choeurs unique et multiple qui fonde Océan
Lorsque le chant me vient de tes clartés d'un puffin
A jamais fidèles et qui m'auront ainsi fait Présent
Ce long cheminement des racines du ciel à la source
Mais que te dire en ce moment de désarroi sans fond
Où le doute et l'émoi n'osent plus s'immiscer
Au centre de l'univers au coeur palpitant du don
Lorsque seuls retentissent les appels virides et redoublés
D'un ailleurs tout proche de l'au-delà sans fards
Je garde le cap et la voie juste de la parole donnée
Un brin de terre frémissant où une dernière foi atterrir
Revenir de l'Autre Rive J'aurais un moment ravi
Marqué le champ d'albâtre des vagues et des vents
Inlassablement Esquissé les contours de l'horizon
De nos panaches et de nos orbes d'embruns insensés
Quand de tes senteurs qui me bercent en enfance
Une île dérive t'évoque et t'encense de nos accords
Du fond du coeur Sans scission De l'absolu
Il serait dépourvu des idéaux de l'idole perfide de l'âge
Élève-moi encore une fois vers les sommets de nos estives
Emporte-moi onde sereine et définitive Plain-Azur
Cueillons le reflet insaisissable d'une rencontre stellaire
Hissée au terme de la longue route pour hasard
L'accomplissement peut-être je ne sais plus je n'ose pas
Mais de nos coeurs battant la chamade au zénith du soleil
En l'apothéose cristalline de ces illusions vagabondes
L'espace d'une éternité où je t'aurais tant aimée
???
Marin /1ère Ecriture le 20.05.2013
Texte en cours d'Ecriture...
Oeuvre Guy ROSE
§
UN AIR DE MELTEM ...
Longue Distance vers Fenu ( au-dessus, de retour ) et navigation entre les secs de " Phikaria ", les ondes d'une houle lointaine de Suroît ... Si petite et pourtant tellement véloce !
Quelques houles vagabondes conjuguent mystères et atours ; elles s'obstinent, accourant contre le vent qui dévalent des golfes et des baies profondes en gagnant le large, en creusant l'horizon ; prenons donc le temps de les regarder dans ces clartés d'Orient que le vent de terre attise.
Dès le matin, le temps est à l'orage, surtout en mer ; il tonne et gronde en emplissant l'infini. Très changeant, imprévisible, avec de lourdes averses soulageant un ciel en étoffes et où les grains s'étirent, semblent flâner malgré les éclairs. Lentement, une petite traîne active touche les rives sous le vent de l'île, donne l'accolade au puissant Meltem de la mer Egée.
Le vent s'établit puis fraîchit ; il hâle le Levant en traçant de belles rues de nuages, souligne sur la mer des ondes oblongues de houle finissante ... près de la côte, mille îlets ; autour, de superbes chevelures nous content ces chevaux d'écume cavalcadant et encerclant le grand sud, comme à la parade !
Alors, allons ensemble, aux senteurs que le souffle disperse sans limites et qui s'évadent en charmant les pèlerins... Nous sommes tout près de " Phikaria Antica " : un lieu saint, presque sacré. Tout proches, des fonts baptismaux d'où s'élèvent encore quelques vagissements de nouveaux nés recevant l'ondoiement et les premières caresses de l'eau, aux premiers siècles de l'ère chrétienne, paléo-chrétienne... Emotions, seuil du recueillement, un Nom qui m'eût généré, que j'aurais ici longuement pleuré sur l'autel dévasté de l'oubli !... je n'en dis pas plus
Sans les vagues de " Ficaria ", il n'y aurait point de baie ni de sablons ! elles confèrent à ces lieux d'outre-tombe toute la solennité que le bâti moderne et puissant alentour saigne et percute brutalement ; ainsi de la Terre arasée, martyrisée, défigurée ... Vous m'aurez compris. Un très long bord vers " Capu Marianon ", et puis prudence ; le vent tire au large, une avarie n'est pas souhaitable, c'est le retour forcé, le vent de terre et ses furies.
Au-dessus des nombreux secs, on sent battre le pouls d'une mer que les vents affolent et apprêtent. Ce sont, un jour, quelques rondes entre les rochers, une quête indispensable de repères qui font de chaque navigation une expérience unique et essentielle à l'errance des marins.
Chatoiements, nuages pétillants, évanescences... Une petite planche glisse sur les flots en survolant les fonds ; il manque si peu de choses pour que la scène se transforme en un merveilleux ballet de vagues et de vent, inépuisable, toujours ravissant.
Texte en cours - Marin - 18.05.2013
1ère écriture le 19.05.2013
Un vent side Off trop irrégulier au bord et c'est le contre temps !
Vers " Testa di u ghjattu ", décor grandiose ; Vintilegna s'évase et gagne le Large ; sous le vent, un écueil redoutable, au plateau garni de secs et de dalles. En remontant vers le rivage, les Îlots teriifiant de A Testa ! Terrifiant, parce qu'ils sont un rempart aux plus fortes houles hâlant tout le secteur Ouest, les jours de fortes tempêtes. J'aurais vu ici, des déferlantes toiser le sommet du grand îlot !...
MYSTÈRES...
Passion Foi
De nous révélées
Amours absolues
Quel azur !
Que m'étreignent
Vos flots absinthes
Rebelle je demeure
En nos ébats
Éternel
Où le soleil
Sabre l'horizon
Harmonie ?
Je m'y hasarderai
En Esprit
Abandonnant aux vagues
Le soin de le rappeler
A leurs clartés
Puissè-je alors
Infiniment bercé
Ramener près de Lui
Cette âme
A la mer E-perdue
Au dessein
Qu'Il aura à toujours
Tant aimé
1 ère Ecriture le 17.05.2013
RELANCE FRONT SIDE / ACCÉLÉRER...
Observez l'inclinaison du Mât au Vent, le déport du Buste qui va booster la prise de Carres et le virage !
Bien souvent, ces Coordinations siéent parfaitement lors des Cut Back, c'est à dire, en cherchant à se replacer en vue d'un autre Roller à suivre, ou lorsque l'on cherche entre temps un Back Surf ...
Un Post qui ne sera pas à survoler mais à approfondir ! en effet, comment accélérer sa Relance Front ou Backside, au Roller dans les Vagues, surtout lorsque sur la Vague, un Rider accuse un léger RETARD, une petite faute de placement !
Difficile équation à résoudre, et Pourtant, il le faut !
A savoir que dans les très grosses vagues, cette situation semble requise, car plus sûre et plus rapide, évitant aussi les pentes verticales et perpendiculaires trop rudes et brutales, surtout si la lèvre jette et déclenche par l'avant... ( Déjà vécue, chô ! )
HYPOTHESES
La Vague Mousse ou écume déjà, elle frise ou alors, trop en retard, on essaie de s'en sortir, mais avec la Ola de l'Onda ! Vous me suivez ? Alors, parlons peu, parlons bien ...
Je parie, je mise et j'opte pour une Anticipation du Gréement bien au Vent qui ne m'obligerait plus à Rapprocher la main arrière décalée, de subir un virage plus lent ; il faut booster de telle sorte à aller plus vite et par surcroît, d'être très vite jeté dans la Relance, accroche amplifiée.
Ici, M56 balance tout à Gauche, main arrière toujours écartée ; la vague est une gauche, il repart en serrant dès la Relanche et cherchera plus loin le Back Surf !
VOYONS COMMENT
Au Bottom Turns, décaler la Main Arrière ; cela, on sait ! Mais à la remontée, vers le Virage et dans le changement de Carre, on ne la ramène pas !
La main arrière reste donc décalée, bien écartée mais l'avant anticipe et replace le Gréement au Vent, franchement si bien qu'il s'incline au vent en traversant l'axe longitudinal de la planche, ( voir photo ) . A ce moment, la planche reste propulsive et rapide, le couple Gréement / Buste ramené dans la Relance agit comme un levier et envoie !...
Bien Sûr, le Corps, du moins le haut a suivi dans la Relance. L'appui carre est moindre et tout va reposer sur le Tail, l'arrière, un instant crucial, afin de bien "raccrocher " avec ses fins.
Sur eau plate, on peut ainsi s'entraîner, en évoluant petit à petit vers les vagues.
Ici, conditions très molles, M56 pousse très avant le Gréement en avançant sur la bord sa ligne d'épaules : compenser la vaugue molle du genoux ou à 2 de tension !...
EVOLUTIONS
Cette Situation est remarquable en ce sens qu'elle préfigure l'Aerial off the lip Front side. Il faudra alors insister davantage sur la Trajectoire ( plus tangente ), l'appel à la rencontre avec le Tremplin tout en emmenant le Gréement un peu plus sur l'arrière, afin de trouver la sustentation !
MARIN
ESSAYEZ, c'est au Top du Top
Combinaison des deux options : main arrière qui revient fort et ouvre, boostant le Couple de Rotation du Flotteur +++ déport max du corps côté Relance : M56 veut exploiter une vague molle et met la sauce pour que lève la gerbe ; considérons ceci comme un Mix formateur ...
A Bientôt, avec les Petits Trucs de M56
§
JARDINIER - QUI ES-TU ?
Clichés : Domaine de A TESTA
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Comment fais-tu pour assortir ces parterres de fleurs et sur de telles étendues, à perte de vue, qui élongent la mer et ses turquoises ? L'embrun, le sel, les brûlures et les morsures des vents semblent ne pas entraver tes desseins mais bien te servir. Je marche et ne sais plus où poser mon coeur ; quelle profusion, tant de diversité, de lumières et de beautés cachées, infinitésimales, chavirent comme les vagues ...
Mai embrase le temps au rivage et les dunes ne sont que champs vallonnés et mélodieux de couleurs brassées par les accords de l'onde ! alchimie du grand jardinier des saisons que nul ne saurait imiter ; car d'entre le chaos, les multitudes en bouquets, le maquis et les rochers, il compose au tout venant pour la rêverie et les songes. Ainsi des immenses tapis de fleurs que tu tisses, des immortelles en bourgeons, des grappes de fleurs et de plantes grasses imitant les coraux rouges des grands fonds qui se détachent dans l'azur des sommets tout proches.
Au diable, les saignées de la roue conquérantes, les miasmes des parc à autos qui jouxtent avec les ordures de telles thébaïdes à ciels ouverts, ces murs de bétons dévalant vers la mer, qui nous ôtent chaque jour les délires d'une nature libre et exaltée, celle de tous les printemps.
Jardinier, entre la liberté et la mort, tu signes le renouveau perpétuel et inébranlable qu'il nous importe de veiller...
§
UN CHOEUR DE TEMPÊTE !...
CORSICA...GO56 - Images Embarquées, " à bord d'une violente Tempête, couché par les vents " -
évoque le souffle d'une Île, sans amalgame temporel
Marin ?
Peut-être, qui eût alors effleuré la tempête comme les vents sculptent aux rivages leurs sentinelles de pierre qui conjureraient les bouleversements de l'acier ! Le gros temps et au sommet des lames, leurs cimiers d'écume, des rafales blanches qui fouettent le visage et forcent au rictus de l'abandon, de la lutte, de la désespérance ; mais, de l'humilité emprunte de respect, sûrement ...
Janvier et ses vents gelés, inégalés, gifles de givre et de grésil ! Un soleil rare que l'on devine à l'arche d'alliance des saisons, comme un arc-en-ciel soulignant le grain, une frange de temps originel au bord de la nuit, en plein jour, ailleurs et nulle part. Sommes-nous irréels, illusions, mirages au milieu des dunes, assoiffés d'absolu, de trop de néant ? Et toi qui est de l'éternel retour, des figements, de la mouvance : souvenances attelées au futur que tu n'as de cesse de reconnaître, de rappeler, de saluer, d'orner et de révéler : qui es-tu vraiment ?
Il fait si froid ! et la déréliction, partout, océanique, labile, affolée que déclinent les solitudes des arènes sidérales... Que fais-tu donc là,
Marin ?
Seul, du moins à la surface, quand dans les profondeurs se blottit la vie, les multitudes balancées ou bercées par la houle profonde et euphorique !...
Et monte de l'azur fluide, des bleuités éthérées un souffle violent, régénérant, telles les montagnes attisant le dévalement des siècles vers le renouveau des lointains horizons ; là est le domaine des anges-Puffins, des petits Albatros de la Grande Bleue qui s'en reviennent tournoyer autour de leurs Îles souveraines, avant que de s'en aller, planant sans faim, vers les Colonnes d'Hercule, esquissant l'Esprit qui vient d'en-Haut, nimbé de lumières !...
Et un instant se coucher, ployer à la Bourrasque, s'aggriper à son esquif en s'abandonnant aux cataractes de la nue sombre qui balaie l'immensité, noie l'oubli et le douloir de tout. Et puis, se retrouver sans le vouloir, réconcilié ; la mer dicte et ordonne ! mais d'un seul regard qui eût circonscrit, embrassé la transparence du monde, ce pacte d'allégeance unitivement partagé depuis les millions d'étoiles et qui nous unit à l'aventure, à la traversée d'un désert, de tous les déserts.
Libre en tout ce que l'âme et le corps de concert octroient et qui oscille, vacille vers les joyaux de cristal d'un coeur. La mer, devineresse joue à sublimer le temps, à chanter. Et la voilà, accompagnant les exhalaisons d'une âme à la mer, l'exaltation de ses migrations, emmenée en ses orbes insensées de vent et d'embrun, dressant ses cathédrales de piété !...
Frissons, révélations, pensées : la voie n'en est que plus lumineuse en plein hiver, en ce choeur de nuit obscur et polyphonique ! Il n'est plus d'heure, d'année, de siècle mais l'unique orage des abysses qui se confondent à travers l'Univers, tel un hymne, un cantique, un plain-chant honoré de vérité et de fidélité
MARIN
1 ère Ecriture le 15.05.2013
Un jour de violente Tempête, vers les Îles Majeures des Bouches de Bunifazziu - Pensées, à mes Trois Petits Enfants, pour l'Après !
Les vagues étaient si hautes qu'il me semblait voir la terre basculer avec elles ! Et cet arc qui les relaient les unes aux autres, illuminant un balet cosmique...




























































































