Corsica...Go56

NEW METEO / WINDYTY.COM

INTERNAUTES MARINS 

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Cette Page restera indexée et " punaisée " en tête de BLOG ; Un seul Clic vous donnera ainsi, et, de manière fiable, les grandes tendances Météo, partout où vous le souhaitez ... Utile, non ? Et puis, cette animation haute en couleur vient à point nommé fondre les outils fondamentaux d'une Météo à faire sur le terrain d'aventure. On peut y déceler les grands centres permanents, l'enroulement général des vents autour, augurer aussi de leur évolution, enfin, beaucoup de choses et un dialogue interactif non dénué d'intérêts.

CORSICA...GO56

 

Windyty wind forecast

 

Le Lien vers une nouvelle base de Prévision METEO !  Toujours très beau ; l'évolution climatique prête moins à s'émerveiller ... Mais on dit qu'il faut courir sur les brisées de son temps ! Alors, soit, et regardons l'animation de ces spendides arbres de Noël, de ces Kaléidoscopes augurant du temps comme la machine à calculer de Pascal jetait les bases du Chaosmos !

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SITE !...

 

 

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26.05.15

NAGE TRACTEE WINDSURF !...

 

MISE A L'EAU SPOT  RADICAL 

 

Si le Rider profite entre deux séries, et par vent vraiment Light, de sortir, en position normale de navigation sur sa planche, c'est qu'il sait le  faire et compter sur ses aptitudes à optimiser dans ces conditions le potentiel de son Matos. Un souffle lui suffit pour évoluer, il en a le temps et se faufile là où il faut, où il  veut. Voilà le premier point...

Mais il est aussi des circonstances, dont le Montage ci-dessous témoigne de conditions de vent quasiment nul, avec de surcroît un fort courant, sous le vent d'une pointe rocheuse où viennent s'enrouler de bonnes vagues, assez puissantes pour qu'elles vous projettent sur les  rochers.

Là, entre deux séries, pas d'autres solutions que de se mettre à l'eau, de se laisser aller en Nage Tractée, plus vite qu'à l'ordinaire, escomptant ainsi passer la zone où les plus grosses vagues claquent et refoulent le Rider.

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SOLUTIONS

 

- Profiter d'une courte risée, s'élancer le plus à plat possible, mimer un Body Drag, voile bien ouverte et au vent, et " pomper ", en Border / Choquer vers le haut, sans jamais étouffer la voile ; 

pour cela, le Rider va beaucoup aider et soulager son Matos, s'alléger aussi en effectuant de puissants ciseaux de jambes, qu'il coordonnera avec ses actions sur le gréement : le pousser sur l'Avant et le Haut. 

- Dès qu'il l'estime opportun, il en profitera soit pour se hisser et partir, soit pour se préparer à affronter une mousse ou une vague sur le point de déferler sur lui : 

A ce stade, le Rider doit absolument réagir et positionner son Matos, se placer de façon spécifique et susceptible d'encaisser sans reculer ni lâcher son Matos : 

* En visant un point le plus haut sur la vague, la mousse : " Crever la lèvre ", le tout en se positionnant bien en arrière, en coordonnant Ciseau de Jambes, ( plusieurs en Rythme, en Cadence ), et poussée sur le Gréement à maintenir fermement, avec le Point d'écoute relevé pour ne pas se faire prendre à contre et rabattre en plantant l'arrière de la voile...

*** ATTENTION / bien évaluer la quantité de Dérive pour un endroit donné et les Conditions  du moment : houle, hauteur d'eau, courant, vent, choix de voilure

___________

 

MISES EN SITUTATIONS 

 

_ Bien sûr, tous les Body Drag, avec plus ou moins de Vitesse ; 

_ Des Waterstarts après s'être laissé tracter ; 

_ Des chutes dans l'eau, situations Inverses, et, se laisser porter en regagnant le Rivage, évitant les dangers ; 

_ En réalisant dans l'exercice des Conversions, c'est à dire revenir, si cela s'avère urgent, lorsque danger est trop grand, le tout, sans mettre la voile dans l'eau !

- Tout doit être fait sur les deux Amures, très très important ; 

_ Reculer vos capacités de Nage Tractée, même si le vent est fort, car cette technique pourra vous permettre de " survoler " une zone de hauts-fonds, de cailloux, après une chute.

_________________

A VOUS DE JOUER DANS LES VAGUES

A SUIVRE

NAGE_TRACTEE

25.05.15

J'ETAIS ALLE SI LOIN DANS LA MER !...

 

LA_LEGENDE_PERSONNELLE_MOEBUS_

DESSIN : MOEBIUS  - ILLUSTRATION DU ROMAN DE PAULO COELHO / L'ALCHIMISTE ...

 

 

J’étais allé si loin dans la mer que je me pris pour une barque

J’avais si bien couru le vent que j’étais feuille de micocoulier

J’avais tant aimé l’amour que je m’étais égaré par les îles

Je ne savais plus où donner de la tête avec ce parfum térébrant des térébinthes

En un mot c’était un temps d’aubépine et de caroubes

Je me suis assis dans la lumière ainsi qu’un disciple perdu

         

A si j’avais pu peindre seulement un tout petit oiseau

       

Si j’avais pu peindre une bouche

Un cheval pie ou mes souliers

N’importe quoi même une mouche

Si j’avais pu

 

§

 

Louis ARAGON

- J'étais allé si loin dans la mer  - 

Extrait de 

Celui qui dit des choses sans rien dire

 

 

 

zao_wou_kisans_titre_1968

 

                       Toile : ZAO WOU KI

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LE MARIN A TERRE - EXTRAIT -

 

Rafael_ALBERTI_

Si ma voix à terre mourait

Portez-là au bord de la mer            

Et sur la rive laissez-là...                                                                                                                                                                         

R. ALBERTI

 

 

La mer. La mer.
La mer. Rien que la mer !

Pourquoi m'avoir emmené, père,
à la ville ?

Pourquoi m'avoir arraché, père,
à la mer ?

La houle, dans mes songes
me tire par le coeur
comme pour l'entraîner.

O père, pourquoi donc m'avoir
emmené ? 

 

*** 

 

El mar. La mar. 
¿ Por qué me trajiste, padre, 
a la ciudad ? 
¿ Por qué me desenterraste 
del mar ? 
En sueños, la marejada 
me tira del corazón. 
Se lo quisiera llevar. 
Padre, ¿ por qué me trajiste 
acá ? 

 

RAFAEL ALBERTI 

 

LE_MARIN_A_TERRE_

 

 

 

 

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ODE MARITIME ... EXTRAIT

VIETNAM_

Le VIETNAM - Paquebot des Messageries Maritimes que nous prîmes, à bord duquel nous vîmes le monde à sa façon, lors d'un voyage nous rendant de Saïgon à Marseille, plus de trois semaines durant, essuyant une queue de Typhon, au large du Détroit de la Sonde ... J'avais tout juste 7 ans, la roue a tourné, le bateau, après plusieurs baptêmes, est retourné dans le vaste cimetière marin des épaves, bien triste à voir, qui comme nous aura plus que vieilli, et ainsi,  de mourir aux souvenirs qui reviennent en vagues.

Marin

 

 

Tout seul, sur le quai désert, dans ce matin d’Eté,

Je regarde du côté de la barre, je regarde vers l’Indéfini,

Je regarde et il me satisfait de voir,

Petit, noir et clair, un paquebot qui entre.

Il vient là-bas très loin, bien net, classique à sa manière.

Dans l’air lointain il laisse derrière lui l’ourlet vain de sa fumée.

Il vient, il entre, et le matin avec lui, et sur le fleuve,

De-ci, de-là se réveille la vie maritime,

Se dressent les voiles, s’avancent les remorqueurs,

Surgissent de petits bateaux de derrière les navires qui sont dans le port.

Il fait une vague brise.

Mais mon âme à moi se tient avec ce que je vois le moins,

Avec le paquebot qui entre,

Car lui se tient avec la Distance, avec le Matin,

Avec le sens maritime de cette heure,

Avec la douceur douloureuse qui monte en, moi comme nausée,

Comme début de mal de mer, mais dans l’esprit.

Je regarde de loin le paquebot, dans une grande indépendance d’âme,

Et au fond de moi une roue comme à tourner, lentement.

 

§

Fernando PESSOA  - Ode Maritime (Extrait, Alvaro de Campos)

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24.05.15

OUVERT SUR LE LARGE !...

 

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Comme un penser vagabond
Allège le coeur        Solitaire
Je vais en ce matin vernal
Courir le flot   doubler un cap
Droit dans la lumière du soleil
Au vent d'une île bouquetière

Voguant par ses champs d'azur
Le large hèle  comme l'appel enivre
L'instant irrépressible beausit
Et nous destine au-delà de tout
A faire humblement cavalier seul
Le vent mugit           la mer tonne

Les petits albatros virevoltent
Les nuages d'embruns donnent
Vainquant le tumulte des flots
Pour que s'en-vole    Ô Ciel     le silence de la mer
Et nous allons légers partageant l'éther
Renaissant inlassablement   aux vagues
Charmeresses des îlets et des caps

L'horizon dévoile tant d'énigmes
Revêt tour à tour autant de visages
Que la terre au loin panse de plaies
Et sourit à la fortune      malgré les Dieux
Et nous ne laissons d'entrevoir ces mondes
Qu'un pendule immuable frappe
Du sceau de la Providence et du Malin

Ainsi dérivent les messages à l'Océan
La mémoire de toutes les mers ceintes
Qu'auréole l'antique  thrène de l'absence
Qu'auront chanté et loué les aèdes
Les sombres hérauts de l'amer maudits
Là où l'abîme  renaît sans fin
De l'Univers fabuleux des métamorphoses

Ouvert sur l'infini   Quel est ce songe étrange
Qui émerge   Le néant hors du temps fonde
L'éternité d'un penser libre et allègre
Que berce l'obstination vague
De n'avoir jamais été   Mais à la source de l'éclair
Illusion passagère   Âme messagère
Souffle dans  un désert foulé par les grandes marées 

Au jeu du labyrinthe  revenons ensemble
Ainsi du jardin d'enfant que l'on ouït
Secrètement en Tout-Choeur-Océan
Qu'entonnent en vagissant quelques rochers noirs
Là-bas sur les rives d'un bonheur perdu       Amers
Incompréhensiblement grevés de douleur

 §

MARIN -  Pensers en Mer - Toujours, hélas, comme une première et dernière écriture, jetée en pâture aux silences de l'absence, que la Large panse lointainement ...!

 

OUVERT_SUR_LE_LARGE_

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AUX SOMMETS POUR LA TERRE !...

 

 

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Le Chott El-Djerid - Grand Sud Tunisien

 

 

 

 

PLANETE _BLEUE


On ôte encore et toujours le sel de la mer
Dans les marais les salines et les Chotts
Mais on entache le bleu du ciel et des flots
Depuis la raffinerie  la plateforme et leurs boyaux de brut
On saigne l'arbre en le vidant de sa sève
Comme on détourne le torrent des montagnes
Au prix de l'asphyxie inexorable de la vallée
On ne racle pas les fonts de l'Océan-Mer
Sans attenter profondément au renouveau
De l'air des forêts et des éléments primordiaux
Et le sang noir de la matière fossile vomi
Des antres titanesques d'acier se répand
L'atome pulvérisé que la science affole 
Jette au coeur de la vie ses funestes vindictes
On ne refait pas ce que l'éternité engendre
Pourquoi charger de poisons le cours des nuages
Les avions en les crevant versent l'acide  Alors
Vois toujours ce que le tout délivre et parfait
Ce plain-chant d'abondance et de mesure
Que la Terre et le Ciel entonnent au nom de la Mer
Aux confins des déserts les plus arides des regs
Panse le rivage la berge et le clair ruisseau
Pour une eau saine et le cantique des oiseaux
Partout où tu implantes le génie de l'outil veille
Veille et respecte le regard que porteront sur toi
Le créé et l'étant en toute chose harmonieux
Sur lesquels repose la traversée qui t'échoit
Perçois-tu le feu de l'eau essentielle et du sang
Qui dans tes veines s'abreuvent à la source
De l'univers  Au point radieux  en " l'Ultime Rencontre "
Et n'oublie jamais que la lumière ne saurait être
Cet ersatz que les hommes perclus de raison
Emprisonnent la nuit-le jour en-ténébrant l'aube
Et les saisons     Le cycle ineffable des métamorphoses
Ne serait-il dès lors  plus que lointaine souvenance et vaine poésie

§

MARIN -  Pour  la Planète Bleue - 

 Les Océans, le Ciel, le Soleil auront choisi, d'un commun accord ! Elle sera Bleue, ou pas du tout, foisonnant de vie et de diversité... Il appartiendra à l'Homme, sans relâche, de guider le grand peuple de la Terre afin que les espèces, entre elles, ne dominent  plus  mais, peu à peu, sûrement et duraberment s'entendent et s'accordent le privillége de rêver la beauté et  la sérenité d'un jardin céleste à nul autre pareil !...

 

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La Mer d'Aral - Asie Centrale - 

 

23.05.15

RENE CHAR - PAROLES D'OCEAN -

 

Un passage, une citation, une pensée de l'Auteur  qui nous va droit au coeur, tellement actuelle, si belle et si profonde. En ces arpents de sombre déréliction que l'homme sillonne, le sillage à jamais refermé du silence, de la mer, nous ouvre les  portes de l'Azur  !  Parce qu'Il évoque l'Univers - Océan, le Silence...   L'Auteur,  le Poète que l'on ne peut ignorer,  garde ici toute sa place...

Marin

RENE_CHAR

 

 "   Dieux, aujourd'hui sans fonction, sans tribu, quel principe nous fait vos captifs? Vous avez cessé de nous protéger et nous nous sommes approchés de vous, vous avez dépensé votre chaleur et notre coeur bat dans votre retranchement, vous êtes devenus silencieux, nous vous entourons de paroles d'océan. "

RENE CHAR - 1961 - 

Posté par marin56 à 01:44:21 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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A. de LAMARTINE - L'ADIEU A LA MER ...!

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ADIEU LA MER 

 

Murmure autour de ma nacelle,
Douce mer dont les flots chéris,
Ainsi qu’une amante fidèle,
Jettent une plainte éternelle
Sur ces poétiques débris.

Que j’aime à flotter sur ton onde.
A l’heure où du haut du rocher
L’oranger, la vigne féconde,
Versent sur ta vague profonde
Une ombre propice au nocher !

Souvent, dans ma barque sans rame,
Me confiant à ton amour,
Comme pour assoupir mon âme,
Je ferme au branle de ta lame
Mes regards fatigués du jour.

Comme un coursier souple et docile
Dont on laisse flotter le mors,
Toujours, vers quelque frais asile,
Tu pousses ma barque fragile
Avec l’écume de tes bords.

Ah! berce, berce, berce encore,
Berce pour la dernière fois,
Berce cet enfant qui t’adore,
Et qui depuis sa tendre aurore
N’a rêvé que l’onde et les bois !

Le Dieu qui décora le monde
De ton élément gracieux,
Afin qu’ici tout se réponde,
Fit les cieux pour briller sur l’onde,
L’onde pour réfléchir les cieux.

Aussi pur que dans ma paupière,
Le jour pénètre ton flot pur,
Et dans ta brillante carrière
Tu sembles rouler la lumière
Avec tes flots d’or et d’azur.

Aussi libre que la pensée,
Tu brises le vaisseau des rois,
Et dans ta colère insensée,
Fidèle au Dieu qui t’a lancée,
Tu ne t’arrêtes qu’à sa voix.

De l’infini sublime image,
De flots en flots l’oeil emporté
Te suit en vain de plage en plage,
L’esprit cherche en vain ton rivage,
Comme ceux de l’éternité.

Ta voix majestueuse et douce
Fait trembler l’écho de tes bords,
Ou sur l’herbe qui te repousse,
Comme le zéphyr dans la mousse,
Murmure de mourants accords.

Que je t’aime, ô vague assouplie,
Quand, sous mon timide vaisseau,
Comme un géant qui s’humilie,
Sous ce vain poids l’onde qui plie
Me creuse un liquide berceau.

Que je t’aime quand, le zéphire
Endormi dans tes antres frais,
Ton rivage semble sourire
De voir dans ton sein qu’il admire
Flotter l’ombre de ses forêts !

Que je t’aime quand sur ma poupe
Des festons de mille couleurs,
Pendant au vent qui les découpe,
Te couronnent comme une coupe
Dont les bords sont voilés de fleurs !

Qu’il est doux, quand le vent caresse
Ton sein mollement agité,
De voir, sous ma main qui la presse,
Ta vague, qui s’enfle et s’abaisse
Comme le sein de la beauté !

Viens, à ma barque fugitive
Viens donner le baiser d’adieux ;
Roule autour une voix plaintive,
Et de l’écume de ta rive
Mouille encor mon front et mes yeux.

Laisse sur ta plaine mobile
Flotter ma nacelle à son gré,
Ou sous l’antre de la sibylle,
Ou sur le tombeau de Virgile :
Chacun de tes flots m’est sacré.

Partout, sur ta rive chérie,
Où l’amour éveilla mon coeur,
Mon âme, à sa vue attendrie,
Trouve un asile, une patrie,
Et des débris de son bonheur,

Flotte au hasard : sur quelque plage
Que tu me fasses dériver,
Chaque flot m’apporte une image ;
Chaque rocher de ton rivage
Me fait souvenir ou rêver...

§

Alphonse de LAMARTINE 

Nouvelles Méditations Poétiques

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