Corsica...Go56

19.04.14

LA PHOTO DU MOIS D'AVRIL ...

En guise de Pensées...  entre le renouveau flamboyant du Chaos et la terrible souffrance qui rampe de par les mondes, ces quelques lignes écrites en chemin, au coeur des  asphodèles qui, cette année, sont particulièrement éployées  et fleuries, si blanches sur l'azur, depuis la mer jusqu'au ciel ... Ces champs d'asphodèles, un parterre de mourons bleus et rouges, de tendres genêts s'envivrent au chant des vagues et de l'embrun, tout près ; fleurs au bord des abîmes, d'un abîme à rejoindre, lien entre le haut et le bas, source d'énergie que les astres distillent en éclairant la nuit... Gigantesques cimetières sous la lune dénombrant  affres et calamités, où chaque fleur bercerait le sommeil d'une âme ...?

 

 

!

 

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Les asphodèles constellent l'Azur de petites étoiles, de petits soleils, par myriades bienveillantes ... Profusion dont la tradition, depuis
l'antiquité, se passerait bien ; ah, les traditions, leurs décalages, tant allusives et exclusives achèvent de troubler la migration des  fleurs, le songe ...!

Une fleur étrange aux atours splendides. Les aléas, le destin  l'auront grevée du chagrin, hélas ! depuis l'absence, au-delà de l'absence et du silence. Et pourtant, n'est-elle pas celle qui inonde le champ
d'un printemps, symbole de renaissance,  qui germe longtemps en terre, racine puis  inflorescence astrale, s'élève ?

Les jardins apprêtés et fauchés à la hâte, au fil percutant de la machine, n'en veulent plus, les dé-terrent, enténèbrent  le printemps ;
les abeilles, pauvres ouvrières, auront été oubliées et ainsi chassées !
Leurs longues tiges au vent délicatement s'inclinent et tracent le chemin. Le chaos, à l'origine du Tout : 
essences, éveil toutes les fois, fascinant espoir d'un heureux hasard ...!

La lavande à toupet a relayé le romarin ; de somptueux reflets mauves
chatoient et le ciste blanc illumine les bouquets, redouble d'éclat aux rayons du soleil. Ces étendues légères ondoient et se balancent à la
brise. La source chantonne à deux pas, parvient au terme du périple, secrète, mélodieuse. Le calychotome embrase les coteaux, parfume l'air
humide et brumeux d'un Avril généreux. Ainsi, errer, dispersant les pensées de l'hiver et s'ouvrir au radieux printemps, à la prodigue souvenance des millénaires

...
Mais vient le rappel, l'instant obstinant du tourment des Mondes, de l'Animal, ces maux sombres qui défilent au pas de l'oie, sans répit ; actualité implacable, bruyante... ces forfaits Ô-dieux, sanglants et blessants, pourquoi tant d'infortunes, tant d'innocents sous la roue, dans les cales de la servitude qui périssent.

Le hasard délivre ici le chant de la Terre, engendre l'accord et le frisson exaltés d'harmonie. Là-bas, il décide de l'étouffer, l'endeuille avec son lot inepte et impitoyable de rudesses et de tourments !

Marcher, marcher, laisser aller à l'unisson de ses pas non un compteur de milles mais l'émerveillemenent. La foi lentement gagne et
fonde le coeur, repousse la raison sanglante. Que deviendrait l'être de matière sans l'éveil aux plus simples choses qu'il  importe de choyer et d'aimer ? 
Pourquoi, comment, encore et toujours, le bien, le mal, la joie et la souffrance, la rupture et l'alliance, la prière et la sentence, splendeurs et hideurs  ? Mais de la vie, de l'après, humblement, à l'instar des quatre saisons qui passent et reviennent, donnant un vrai sens à l'immuable, à l'éternel, fleur épargnée parmi les milliers de myriades ! 

 

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18.04.14

LES QUATRE SAISONS !...

 

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17.04.14

ROLLER _ CUT BACK ou AERIAL ?...

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Sur cette image, a Board est un nouveau Shape, 2.32 m x 0.51 m et 60 Litres, Single, très évolutif, qui réagit à la commande : No Problem, il encaisse toutes les intentions, les plus osées, le tout est de lui faire confiance, elle va vite !

 

Le choix est crucial !  Deux Moves d'Anthologie que le Wavesailing nous livre sans limite !... Deux Options, surtout, dont l'intention ne doit pas trahir le sens de la marche, du Riding Front Side  ; certes, l'Aerial peut également se décliner en "  Kick-Out ", sortie de vague, sans pour autant le replanter devant ; il jette, ça envoie lourd, mais il faut également le rentrer, léger sur la pente. Pour cela, il est recommandé d'y mettre tous les ingrédients de la recette à commencer par la Vitesse et la Trajectoire, pour le Timing Optimum. Sinon, le roller peut devenir une option technique et parfaitement adaptée ; le tout étant de le travailler, dur, sous toutes les coutures.

Mais le Roller_ Cut Back, entendez bien ce Virage sur la lèvre, avec Relance en resserrant au vent, au lof, parce que le Rider arrive au point d'extrême limite ! S' il Relance tout  droit, c'est le Wipe Out assuré dans le creux et l'aspiration devenue concave, la vague est en train de péter sous la Spatule, c'est une sorte de Slab, une vague de roche antipathique au possible ... Seule une grande vitesse peut éviter le pire !

Alors, balancer un bon coup de Tête au vent, engagez vos épaules au-delà, vers le vent ( ici, nous sommes bien Front Side, au Surf Bâbord Amure ) ; 

Le Rider est totalement engagé et ne tient sa relance en pleine vitesse qu'à cet Angle refermé Board / Vague, angle de relance qui d'ailleurs, si la Section s'y prête, lui permet et lui ouvre un somptueux Surf Backside à contre Bowl ; déjà vu et bien réalisé... 

Enfin, on le voit très bien, le moment est juste tangent, le Rider ne décroche pas et pourtant l'amorce du Virage est sur le Top, la Vague déferle, lui avec. Sur le Cliché avec la voile Gun, bleue, le Rider manquant de vitesse Relance dans la pente, perpendiculaire à l Section, il engage dans le galbe, rentre ce Roller, mais se ferra rattraper par la mousse et déchaussera plus loin, dommage, l'engagement était total et solide !

De quoi bien peaufiner vos Rollers, Rollers _ Cut Back et vos Aerial, le tout étant d'être en adéquation parfaite, en phase avec le sens et l'évolutions des conditions de l'instant, du moment ; pas d'hésitation, sinon, c'est la Tôle et la Casse !

MARIN 

 

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Ici, le Custom Single Board est plus ancien, No Nose, 2.54 m x 0.54, très typé Vague, gros Scoop / Rocker, s'avère plus lent, réagit avec moins de radicalité ; M56 ralentit, prend un léger retard, le Roller sera " presque parfait " ; l'Aerial à cet instant eût été trop tardif, sans vitesse et suicidaire ; le Roller étant  encore jouable, il est tenté mais va vinir poussé par la mousse en bas et rattrapé ...

 

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15.04.14

CE VENT QUI NOUS EMPORTE !...

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 Obstinant l'eau des millénaires  rebelle à la pierre
Voici l'oeuvre d'un duel mutique  l'invisible elliptique
Tu creuses comme tu façonnes le visage ossus
De la terre les abrupts et leurs tombants ocreux
Où les pâtres et les errants fondaient leur thébaïde
Au plus profond des tafoni et des mystérieux Orii
Tes bourrasques visitent en hurlant l'orgue porphyroïde
Tant de gueules effrayantes et leurs stridulants râles
Argonautes ou compagnons de légendes en périple
Auront à ces appels abondé la verve des mystes
Ainsi par la magie et l'alchimie des forces impalpables
Confères-tu au silence et au temps leurs charrois
Le cours immémorial des ineffables métamorphoses
Où les arbres en croissant signent d'étranges pantomimes

 

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Léger comme l'air et le vent  papillon  volage
Et fou  mais sans rappeler les antiques Furies
Que ne recouvrirais-tu pas encore inopinément
Ces vocables vides de sens  affublés du langage commun
Mais avant de revenir à tes fabuleux mirages
Aux Océanides et aux Titans aux filles de Nérée
Laisse-moi errer à ton bord  Je relaterai le courroux
Le signe tangible d'un malaise abyssal exhalant
Dans l'air du temps acide et opaque des particules
Par les Océans glauques  l'haleine des fétides vapeurs
Et des atomes dévitalisés que tu charries malgré toi
Envers et contre tout ce que nous fûmes de forfaits
Que l'on ne t'associe jamais aux vents magnétiques
Et solaires dont la foi et le manteau prodigues de la terre
De concert se jouent avec Lui depuis l'Eden et les Hespérides
Tu es le souffle et la vie  sans toi viendrait la lente agonie
Et l'évent stérile de la terre de la banquise aux pôles
A jamais n'éleverait plus aux cieux que funeste litanie

 

 

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N'es-tu pas au large vague galbe horizon de liberté
Et d'harmonie que les sens cueillent à l'envi
Franges de joie où dansent l'ivresse des vastitudes
Des mers emportées aux cimes enneigées tu révèles l'abîme
Et ses transes ailées où obstinément sirènes et dryades
Fabulent en boucles la silhouette déliée d'une rencontre
Tantôt ange d'écume  sitôt évanescence  plain chant
Tu libères l'encens des saisons  leurs exhalaisons de pollen
Partagées d'iode et de myrrhe  Au-delà des rivages fleuris
Par le ciel auroral des monts  Tu dessines une île et destines
L'or des reines au plus fastueux et colorés des printemps
Le long été est aux touffeurs d'une absence remarquée
A ces poussières d'étoiles qui fusent  à travers tes ciels brumeux
Dans le mutisme envoûtant des nuits aux arbres immobiles
Où épancher sans frein l'âme bercée de sommeil
Tu es le magicien des semailles et des moissons
Au geste ondé des vans qui sépare la balle et le grain
Et déjà le pampre fauve s'envole la bogue lourde chute
L'âtre et le tison accueillent les sonnailles avant les frimas
Tu entonnes la plainte le chagrin aux vantaux d'antan
Le regard contre la vitre fige un triste reflet de givre
L'ombre assourdissante et pesante de la longue solitude
Alors dire encore et encore la vêture des ciels que tu charges
De neige et de pluie d'arche et de lumière mélodieuses
Exaltant à toujours la Lyre des aèdes parsemant le chant des oiseaux
Car tu apprêtes les douceurs du Zéphyr de la brise au Ponant
Puis d 'entre les Aquilons et les redoutables Borées  vers l'Empyrée
Par le dessein des mirifiques légendes  tu libères l'imaginaire
Ainsi de l'Auster de l'Eurus qui dardent à l'Equinoxe d'automne
L'illustre Attique aux charmes  des intarissables bucoliques


J'ouïs le cantique du vaisseau l'intarissable légende des siècles
Que tu emmènes à ton bord et le migrateur suit le pèlerin
Le marin jusqu'aux confins de leur rêve iroise de tempête 
En planant en tournoyant depuis l'ode stridente des hûniers 
Un signe d'a-Dieu reconnaissance indicible allégeance
Parce que tu fais comme tu défais le désert un océan de dunes
Ourlant les songes d'infini le parcours des argiles malléables
Que tu imprègnes sur le chemin des étoiles et la voûte
La Voie Lactée par les transparences et la clarté des ciels
Vont inlassablement recomposées fidèles et vraies
Le Zodiaque et les constellations sans nombre forgent
Les augures et les lointains oracles de la destinée  Ainsi
Du voyage des pérégrinations sans limite ni frontière


Retournons ensemble fasciner les chênaies de Dodone
Halluciner l'iris des atolls et les vagues emplies de toi
Lire à travers tous les signes du ciel le grimoire des dictons
Des adages où un moment le matelot recouvre l'enfance
Et ces évocations tant imagées  Les ors du Levant au Couchant
N'annonçaient-elles pas les blanches galernes et les fortes gelées
Le cours immuable d'une existence vouée aux vents de l'éveil
Alors dites-moi sans Lui sans le Souffle que deviendraient les rimes
Le cantique des voiles  ses messagers profus de lendemains
L'âme des flots choyant en cercle l'ombre fraîche et bruissante des forêts
Tout ne serait que  morne figement sans espoir  émaux  vitrail
Scellant à jamais l'océan d'un regard et les paupières du silence

 

§

Marin - A bord du vent de Borée - Pensées aux Petits Enfants - 

 

 

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14.04.14

TERRE DE RUPTURES OU D'HARMONIES !...

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 Entre la Pierre sèche et les techniques ultra-modernes de Taille, la Voie est immensément riche pour le Bâti, ce Bâti aux réels Ors de la Terre " d'Ex-Île "... Corsica...Go56, le Regard de la Mer lointaine vers la Terre, le regard des Monts vers la Mer ; entre les deux Univers l'harmonie des ciels et de l'eau, la Terre, leur fruit.

 

LE  CHOIX

 

Vous chantez, vous louez la mémoire, les lentes et fécondes métamorphoses qui nous reviennent des lointains terroirs. Tels contes et fables, à la lumière du Chant, résonnances des voûtes du ciel que l'eau creuse ...  Que les accords et les voix du Cantu Nustrali rejoignent à l'unisson des vestiges, béant dans le vent des siècles, les témoins sacrés de notre Chemin ! Mais que ne sont-ils pas bousculés, balayés sur le parvis de l'or noir et des forces obscures : Ô éphémères grandeurs, honneurs  des apparats  ...

Aèdes des temps
nouveaux puissent l'ode et le choeur épargner la Terre des racines et des Hommes de toujours parvenue au point d'extrême et d'ultime rupture ! 
L'amour immémorial est une Île que l'hommepartage,  qui dérive et naufrage vers  tant inconnues et de vils écueils de papier glacé.

Que remontent des Coeurs  polyphonies
et liturgies louangeant les seuils éthérés d'une Terre que le métal lourd  et l'acier dilacèrent dans la mort et la déchirure. Combien étaient profonds le
sacrifice et la foi des hommes et des bêtes par ces contrées, leurs champs de provendes et de promission travaillés, tous les vergers en fleurs et chargés de sucs !

La modernité, le progrès démesurés
auront atterré la montagne posée sur  la mer comme ils terrassent son regard sur l'Azur ! Alors errer, se révolter toutes les fois que l'ingrat et
l'indifférent heurte les cimes des pérennelles splendeurs, abandonne à la ronce liane tes arpents de terre grasse et noire, bouscule le tumulte
millénaire de tes chaos pour y jucher l'innommable bâti lisse et gris, ces termitières closes et sans vie durant neuf lunaisons...
Comment emmurer le rivage, raser la protection de la dune, bousculer la montagne,  nier l'hymen de la Terre et de la Mer,  pour lui substituer la confiscation insultante et
l'acquis définitif des constructions jurant au ras des flots, oui, pourquoi  pareil diktat infâmant ?
Que ce don des dieux, de la Providence, visage d'un amour immense, soit encore et toujours déclamé en canons, au son de la Cetera, rappelé
au souffle lourd et grave du lointain Culombu, des ancestrales et rudes  paghjelle ! Que l'au-delà des mots recouvre les contours mordorés de la pierre
et du pampre s'embrasant du couchant au soleil levant ...  Ainsi de la fidélité en route vers la Vérité  !

Puisse renaître de ces hameaux, de ces villages que l'on dit abandonnés une lueur, un
foyer, une sente où l'espoir et le verger, la source perdue convolent aux noces des saisons et de l'habitant, du pèlerin ! Tant de bâtisses, de ruines
n'attendent que le geste qui sauve de l'oubli et des grands froids de l'abandon... Et vous sentiers enivrés des transhumances, voies antiques qui
menaient aux alpages et aux bergeries d'altitudes, ramenez à vous le troupeau et la fête des pâtres, tous les saints qui veillaient l'adage et le
dicton ! S'il est une mémoire pour demain, qu'elle ne distance plus son passé, l'héritage des témoins, les vigies de pierres  de nos anciens qui nous veillent pourtant !

Il est une arche
d'alliances possibles qui ouvre une voie nouvelle emplie de grains et de fruits, un arc-en-ciel à tracer entre les sillons des âges et des
époques dont tout un chacun porte en lui le germe et la semence bénéfiques en guise de couleurs et de nuances...
Mais jamais, au grand jamais,  âme  insulaire,  oublier, se couper, rejeter derrière soi les fondations des temps anciens. Les sentinelles partout jalonnent les
tâtonnements infructueux et attentatoires  à la sérénité,  veillent à la dilapidation des richesses de notre Terre et de nos cieux jadis tellement sollicitées et généreux ...
Comment faire entendre cet appel à la souveraineté de la Terre, au respect de ses élans tutélaires et solennels qui depuis les origines l'honorent
et la servent, y osent les harmonies éminemment spontanées et heureuses, offrandes des cieux !

Comment éviter le chancre galopant et
rampant des rebuts qui envahit les vallées et les plaines comme une pandémie irrémédiable ?

Comment entrevoir un futur qui germerait sur le
socle commun d'un patrimoine exceptionnel et si vaste, divers, tant suggestif et esthétique ?

Aurions-nous perdu le sens historique de la Terre
pour lui préférer les atours surfaits de la ville  exclusive et ses ramifications anarchiques, anachroniques, ces juxtapositions, ces additions de bâtiments sans liens, ce gigantisme  mitant les horizons  ?

Est-il si sensé et raisonné de cliver le temps de vivre et
le labeur dévolus à la ville et à la banlieue pour vouer la terre des campagnes, de l'au-delà des Monts  et des rivages aux seules invasions estivales massives ? Nous les
défigurions à jamais pour les doter d'infrastructures galopantes et si mal intégrées aux commandes de la Nature et de l'Environnement, de l'histoire  
séculaire qui est le nôtre et que nous devons dessiner ? Que l'on prenne le temps de la mûre et sage  réflexion, d'un autre pari afin que la Terre de Corse ne devienne pas et jamais ce déversoir où des millions d'âmes viendraient l'été peupler ce qui resteraient alors après, des étendues de cités fantômes juchées en
bord de mer, à la périphérie des hameaux et des villages, exsangues et terriblement dépeuplées ...
Tant de solutions et d'alternatives existent et pointent déjà à l'horizon, saisissons-les, optimisons-les afin que cette Terre recouvre les bienfaits
d'une énergie concertée et commune qui l'eût pour toujours réconciliée avec le temps, l'histoire, un art de vivre en parfaite symbiose avec les
saisons et les terroirs, les visages fastueux de la terre jusqu'au ciel, dynamisant et réveillant aussi par là la Culture à travers toutes ses expressions uniques, ses manifestations laborieuses et
artistiques

...

GHJORGHJU D'OTA 

 

* U Cantu Nustrali : Chant de la Terre de Corse 

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§

 



13.04.14

UN OCEAN DE BRUITS ET DE SONS !...

 

RECHERCHE 

Sur cette Page du Site Planet.fr, une Vidéo intéressante au sujet des pollutions sonores que la Modernité t le Progrès font peser sur la vie et les grands équilibres de l'Océan ; serait-ce de nature à éveiller la conscience des groupes industriels et financiers afin que  l'activité humaine ne soit pas préjudiciable aux Océans comme elle l'est désormais vis à vis de l'Atmosphère ... Quel est également l'impact de la Recherche sur les cours mondiaux des actions ? Là réside la grande question car aucun Trust, aucune  multinationale, aucun géant de l'économie mondiale ne saurait infléchir sue sa lancer ses stratégies de concurrence et de compétitivité pour le confort de l'Ex-Monde-Du-Silence de J.Y Cousteau !

 

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http://video.planet.fr/

sciences-les-oceans-le-monde-du-

bruit.590693.40564.html

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12.04.14

LAISSE ALLER LA MUSIK !...

Musik Libre 

Rider On The Storm, laisse aller la Musik  libre et fabule un instant ce Push, ce Barrel, cet Air 360 °, ce Front  qui te replante dans la vague, sur l'Onde azurée ! Quel délire, quel délice plus somptueux pourrait t'accorder la pulsation essentielle, la bonne vibration oscillant entre le haut et le bas, aux polarités démentes du genre et des ciels un instant renversés ? 

Marin - Délires à bord de l'Ellipse  - 

 

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LE CIEL CHAGRIN !...

 

A FILETTA 

 

Qu'il fût bleu nuit ou cristallin  de l'aube au couchant
Aux plaintes désespérées des vents  éminemment lavé
Il n'est plus là qu'éphèmère illusion
Je crie au parjure et à la trahison
L'air sensé t'encenser  Ô Ciel n'est plus qu'inepte poison
Teinture acide  particule et immonde vapeur
Noyant les seigneurs dans leurs forfaits
J'abhorre comme je redoute tes figements désormais 
Tes manteaux de grisaille ce mutisme de geôles
Où se débattent et s'entassent sans fin
Les fourmis esclaves des reines et des rois

 

***

Un ciel azur et dense sous les lauzes de mon enfance
Unique clarté des étoiles par les chemins d'errance
Comme un Écrin nitescent que la nuit offrait au regard
Aux prunelles d'un âge merveilleux et serein
Un ciel translucide où les nuages vagues et les névés
Réfléchissaient à midi à minuit la lumière des astres
Du commun accord des vents de vallées et des cimes
Rien n'eût jamais troublé leurs fécondes  allégeances
La solennité des vastités le moutonnement des monts
Ô ciels toutes les fois si profonds l'écho des abrupts
Emportaient les choucas brassaient les mélèzes et la joie
Des marmottes à l'heure des estives et des sonnailles
L'air vif  des édelweiss et des chamois toujours régénérant
Et la Guisane et l'Alp tout là-haut ineffablement délivrés
Entonnaient le plain chant des nues et de l'Océan pers
Que n'êtes-vous devenus ô ciels jadis mille fois déclinés
Ciels ultramarins ultramontains hyperboréens  Ô cieux d'antan
Les chapes opaques recouvrent les fuseaux de la Terre
Les aurores boréales tentent de percer un vaste et unique linceul
La serre infernale sépulcre des saisons et  des contrées enténèbrent
A jamais le cours de nos souvenances  L'espérance naufrage
Un fumet sordide et nauséabond s'est emparé de vos bleuités
Et se répand au-dessus de nos rives le manteau sombre et figé
De la planète bleue qui aveugle et désespère chaque jour
Tant de petites fenêtres au lever du soleil jadis vous louaient
S'ouvraient sur l' instant  L'éternité alors nous était révélée

 

MARIN - Pensées, à bord du ciel des Marins -

 

 

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LA DECHIRURE !...

Une blessure se ressent, longtemps après, elle trône telle la  balafre ! l'âme et l'esprit de la Terre n'aiment pas le forfait qui les eussent blessés et autant atteints ! Comment recouvrer le visage d'antan lorsque celui-ci porte les stigmates d'une Modernité tentaculaire, hybride et anarchique ? A l'instar des Barrages très esthétiques, des vallées et des plaines défigurées, de la moindre des propriétés souillées d'entrepôts, de dépotoirs et de parcs à locations massives, de décharges,  les carrières non seulement prospèrent mais  rampent, à ciels ouverts !..  le Minerai d'Argent aurifère tient les rouages d'une économie suicidaire pour les Terres d'Ex-Île, jadis, non seulement préservées mais choyées tant elles étaient sources d'infinies richesses !  Aujourd'hui est à l'heure de tous les pillages, sans vénération ni gratitude, question de pouvoir et d'autorité, la Terre cède le pas à l'éphémère sans racine, s'appauvrit avant que de finir dans les arcanes de la norme, de la mode, du faire-valoir très en vue ...

!

 

 

 

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Une Montagne dans la mer porte bien son Nom d'Île, de Terre, " Ex-Île ", que les monstres d'acier relient à la  modernité, comme le dernier Wagon au train d'enfer du Progrès, cet Adversaire aveugle et sourd à toutes les défuntes harmonies ! Comprenne qui voudra ... Je dédie à la Terre qui s'en va et s'abîme cette Pensée, le Regard de la Mer orpheline

 

Connais-tu encore l'empreinte limoneuse de la terre
Toi qui te meus sur quatre roues dans les airs
Vers le Haut dit-on ! et tous les parvis rouges
Ressens-tu encore l'appel lourd de l'errance
Toi qui emmuré humes le souffle des turbines
Perçois-tu l'essence de la raison en ses espaces
Ses sphères où la verticale la droite et l'angle obtus
Délinéent sans concession la Nouvelle Grille
Sais-tu combien la Terre balafrée souffre
Lorsque impitoyable tu la saignes et tu la ceins
Des oripeaux infâmes et inanimés des vils duels
Dont tu sors désormais et toujours vainqueur
Aurais-tu un jour accepté qu'elle fût la Terre-Mère
Gaïa qui te mît au monde et te recevra en son sein
Comment oses-tu  Modernité défigurer  la Montagne
Le Massif le déplacer pour lui substituer l'immonde tour
Tarir le chant des sources et les hautes futaies de pins
Écrouler les plissements tutélaires les forêts primaires
Dévier le lit du torrent en le commuant en chaussée
Étêter les collines pour y jucher l'antre vain du lucre
Ainsi la Terre-Mère des mélodieuses et antiques harmonies
Cède sous la poussée de la benne et de l'explosif
Tranchant le lien vénérable qui fit de chacun d'entre nous
Un fruit une fleur un animal louant l'âme des saisons
 Terre, terres  d'Ex-Île tant de carrières à ciels ouverts rampent 
La déchirure est omniprésente  Ton regard meurtri atterre
Celui des Anciens qui ne comprennent plus et dont les maux
Me reviennent ici en boucles toutes les fois qu'elle saigne
Entends-tu l'ami des chemins des murets et des guérets
Le champs ondoyé la cascade emplie d'ivresse et de foi
Les étendues des Rocheuses aux cimes de Cagna entonnent
L'hymne de l'Univers l'ode des oiseaux aux estives fabuleuses
Mais non ce n'est là qu'un songe déchu  La route cynique avale
Dresse la conscience sur une voie aveugle et sourde
Que la seule roue sans fin enrôle en avilissant le temps.

 

GHJORGHJU D'OTA 

11.04.14

LES ANNÉES ZETA / VOODOO II !...

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3.7 Zéta 

 

 

+++ FLOATERS

C'était déjà l'autre Millénaire, il y a un siècle, un jour, une heure !

 

Ne balancez jamais vos clichés, faites-en une tapée ! Voici revues et retouchées quelques perles de la fin du Millénaire arborant ces voiles de vagues, Baston, Béton :  Zéta et Voodoo, qui faisaient suite à la gamme non moins prestigieuse et inusable des Orbital, que nos déclinions  à l'époque des " pionniers ", dans ce Quiver vénérable de tout Waverider en herbe ! Hélas ! aucun cliché sur Orbital Sails ... Et pourtant, je naviguais un jour en 2.6 M2 !!! Énorme ...

Alors, pour cette occasion, voici quelques mémorables FLOATERS Front Side, une Sailboard SUN7 mythique, inégalée à mes pieds à ce jour, un Thrusters mutant pour l'époque en 2.51 / 0.51 et 65 Litres, au scoop et Outline d'enfer, un V et  un Rocker déraisonnables à l'arrière, un Kick indécent, une board à Pedro, insolente et vraie ... enfin de quoi honorer le galbe comme il doit de l'être ! En images, entre Zéta et Voodoo, un  360° air et d'autres délires, délices ! Nous étions en 1999 / 2000, il y a donc 14 / 15 Ans, bientôt, peut-être un peu moins pour certains clichés, en 3.7 Fushia / Bleue.

Et pour l'occasion, de bonnes Vibs de chez MIDNITE DUB SESSION, en attendant la Renverse et la Dérade. je reviendrai certainement pour voir, revoir, analyser le Roller Floater Frontside plus en détail, bien qu'il ait été déjà survolé dans quelques Articles précédents ! mais cela vaut encore le coup, ce Move est magik et libre swell expression. Un grand et lointain Salute à mes Amis de Gros  Temps : Jean-Marc et Paul-No !

 

MARIN 

 

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Un vieux casque de Canyon, le tif un peu plus long, en glisse Floater et 3.7 ; il n'y paraît et pourtant, quel Baston !

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Mémorable Air 360°, Baston et 3.7 Zéta 

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Floater un matin Frontside et baston - 4.00 Voodoo

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Ici en Slash Roller ;  finalement, quel qu'ait été le Matos, on faisait des trucs sympa ...

 

Posté par marin56 à 05:35:00 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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