Corsica...Go56

SPLEENETIQUE !...

URIENTI___CORSE__MARIN___SOLO__COMBO__HIVER_


Pour un vieil atoll sous-marin
un fol écrin
qui dans ma souvenance
fabule lointainement le ballet des îles
sous le vent
Les vagues vont ailées
denses et lumineuses
et dansent
l'évanescence hiémale
du coup de temps
La houle hale
secrète et viride
les terres Eoliennes
Stromboli Lipari
la Forge de Vulcain
Ivresses marines
Ainsi de la légende millénaire
que le souffle de Borée magnifie
en réveillant le mythe
à l'orée de la transe
J'allai
un jour d'encens et de sels
solitaire et rêveur
l'amble d'un vol migrateur
tutoyant
l'Eau-Delà
En l'instant
qui s'entait obstiné
à l'écheveau lanuginueux
des ciels
en cheveux de givre
A l'aventure
Au solo
A Mare Nostrum
où panser
sublimer la déchirure
!
-  MARIN  - 
Eperduement Marin 
1 ère  Ecriture le 24 Septembre 2020 
Images archives ( 1 Mille Nautique des côtes SE de l'Île de Corse  / Combo _ Coup de Vent NE / HOULE _ ESE )
____________________________


JEAN-VALERE BORDENAVE ! ...

 

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" Cultiver votre amour de la nature,   car c'est la seule façon de mieux comprendre l'Art "  

Vincent VAN  GOGH

 

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Cet Artiste Musicien et Multi - Instrumentiste - Surfer pour accompagner ce post, JVB  et le Chant aussi, à découvrir  donc  à l'intime de  cette  pagination  et, surtout, Internautes, Surfers, partagez, car l'Aventure Corse atteint parfois des sommets 

AGRANDIR LES CLICHES   = GRANDS FORMATS  et sur PC, c'est MIEUX 

!

 

 

 

SHAPES__JVB__CORSE_

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1810216195790757&set=t.100004071818364&type=3

 

https://www.facebook.com/photo?fbid=1853438154801894&set=t.100004071818364

 

3 LIENS ESSENTIELS 

 

SES CREATIONS 

http://www.jvb-surfboards.com/

 

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JEAN_VALERE_BORDENAVE_

ENSEIGNEMENT 

 

http://www.stand-up-paddle-surf-corsica.com/l-encadrement.html

 

 

 

 

_  Téléphone  //   06.13.71.36.71

_  L'Ecole de Surf et de Stand-Up Paddle du Cap-Corse occupe deux sites incomparables pour la pratique de ces disciplines.

_ GRISGIONE (  EST )  et FARINOLE ( OUEST ) 

  

LA PAGE FACEBOOK 

https://www.facebook.com/jose.lepaddle/friends_mutual

 

Je tiens à remercier  tout particulièrement Jean-Valère BORDENAVE, Surfer et Shaper, vivant sur l'Île de Corse, ( Cap - Corse  - Grisgione / Farinole  ),    pour le partage de ses sublimes images, l'autorisation  qu'il m'a été donnée, par lui, de publier et  d'agrémenter  cette page  Internet que nous diffuserons égaelement  sur FB, à son attention.

CORSICA...GO56

 

JEAN__VALERE_BORDENAVE_

 INTENSE

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NOTRE  PETIT MOT A JVB

Eclectique,  complet, talentueux, Artiste - Shaper reconnu  en conception de planches de Surf et Stand Up Paddle,  ENSEIGNANT, entre autres compétences que de nombreux sites et magazines  déclinent à son sujet, à son égard, avec force éloges

!  

CORSICA...GO56

Ne peut donc  déroger, omettre  de lui adresser  cette modeste page qui s'impose dans notre espace

WINDSURF et  EXTRÊME

 

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c'est là un honneur de le compter parmi nous, de le recevoir et de découvrir  l'adepte passionné, exigeant, désireux de transmettre  les richesses de notre patrimoine commun, de  Mer-Océan si chers à nos coeurs.

Une démarche  qui s'impose d'autant plus que l'aventure est devenue  pour une grande part insulaire, Corse, ayant trouvé  sur l'Île, le long des 1000 kms de côtes, d'Est en Ouest,  mille terrains d'aventures où  exercer, pratiquer, exceller, enseigner, innover et charger de sublimes vagues.

Un rapport à la Nature prodigue qui va très tôt inspirer ses créations et ses shapes ; l'ellipse est donc  bouclée   

!

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L'île de Corse ! Terre de lumières et de contrastes que  les ciels se partagent entre vagues et nuages ... Je l'aurai déjà évoqué lorsqu'en poésie  j'ose humblement nommer un recueil :  "  Tu ressembles aux Nuages  "   

Une vague, une onde suffit à  en dire la provenance, pour qui prend le temps de regarder la mer et ses perpétuels printemps... Virant du bleu profond au vert _verre dépoli, combien de rêves, de transes - lucides  sillonnent  camaïeux et dégradés, creusent l'horizon d'un temps Proustien, labyrinthique, spleenétique. Allons, ensemble, dans le balancement  apériodique des houles croisées et des vents locaux et mélodieux

-  MARIN - 

***

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L'Île de Corse  recèle de splendides destinations. La vague méditerranéenne réserve des surprises, fascine, subjugue, inquiète souvent tant elle peut  s'élever, massive, belle et si puissante.

Faites un tour du côté de ses créations, de ses shapes splendides, de son atelier, de  ses collections ! On y trouvera les témoignages de  sessions de très haut niveau où ses boards excellent et décrochent des podium à l'international  ! 

Nous nous connaissons pas encore ; mais les réseaux nous ont déjà croisés ! En espérant vous rencontrer un jour, Jean-Valère, sur les routes du Cap, qui mènent vers ces  sites grandioses  que les mers  de Toscane, de Ligurie, de Balagne et Tyrrhénienne arrosent en égrenant  avec les coups de vent  de  sublimes perles marines aux colliers de nos  précieux  rivages.

Voyageur  fidèle à sa Terre, Tel un Passeur, Jean-Valère nous  révèle des pans uniques du  monde de la mer comme il témoigne  des écrins et des joyaux   de notre île, en toutes saisons,  avec en filigrane les lointains de l'archipel Toscan

 

INCONTOURNABLE 

Un site et un Blog magnifiques à visiter, explorer, surfer surtout 

MERCI 

CORSICA...GO56

CRIS

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La Vague Corse, insulaire ou la quintessence de l'instant, féerie que le soleil solsticial  traverse ;  un moment d'absolue vérité, dénuement, langage 

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LE JEU DE LA FOLIE ! ...

 

AVENTURE_

 

 

Tu joues    sur le fil ténu 

d'intenses   rencontres 

L'immédiateté est ce versant  azuré 

qu'il  t'importe d'explorer

et de  comprendre

comme on embrasse sitôt une toile de maître

 

Ainsi en décident ces vagues faits  

de vagues et de vents 

que tu nous rapportes 

qui destinent 

et qui cernent l'au-delà  du rêve 

 

Dans la  quête de l' absolu

vont l'inhabituel et l'imprévu 

des grands espaces 

dessinant sans fin les contours de l'aventure

et de l'extrême don 

 

 A ce jeu de la folie

dont tu y associes   maints horizons pathétiques

livre-toi

Ne laisse jamais  d'en rechercher les signes 

les repères prodigues 

qu'affectionnent   ensemble    le silence    la solitude

 l' oiseau       éperduement

marin 

 

Que ne te vaudraient dès lors  ces voies rapides 

 hérissées  de bolides   conquérants

où caracolent   et pavoisent  les foules pressées

d'en découdre avec l'éphémère

et que  le paraître propulse

en heurtant notre pacte

 

Lorsque le  temps  informe   inexorablement     fuse 

par le chaos respectif des  sillages compulsifs

 

Solitaire

Sois de mes  domaines  vierges 

que l'attente  prémonitoire

et sa compagne       l'intuition  

 immaculées

refusent  aux algèbres déformées

 

Arroge-toi la  prédiction incertaine

du dénouement des choses 

dont  tu  traduis  humblement  le langage 

énigmatique

qui est le mien 

  

Si à l'ultime  alliance   tu te prépares 

saches ménager  en tout et pour  Tout 

cette part de respect  et  de déférence 

que l'on doit aux vérités

   létales de la beauté

 

Tu iras encore  louer le gros temps

En ses perpétuelles mouvances   

voues - toi

à l'observation  à la découverte

qui attisent la curiosité 

et la candeur de l'enfant de toujours  

 

 L'homme  se devine en l'instant 

fulgurant l'onde et l'éveil

  A l'orée

de  tangibles  révélations

Que  ne  participes et ne procèdes - tu pas  assez

insensé 

de la Voie 

  encensée

 

Saches à toujours t'émerveiller

Quoiqu'il advienne

!

 

 -  MARIN -   

Eperduement Marin 

En 1 ère Ecriture le 20 Septembre 2020  dans l'attente fébrile de l'éternel retour 

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ÉGAREMENTS !...

 

 

AUX_INFINIS_

 

" Car enfin qu'est-ce que l'homme dans la nature ?   Un néant à l'égard de l'infini, un tout à l'égard du néant, un milieu entre rien et tout, infiniment éloigné de comprendre les extrêmes. " 

Blaise PASCAL 

Les Pensées - ( 230 - 199 )

 

 

J'évoque souvent les abrupts et l'arbitraire de la durée. Cet espace-temps qui nous est mesuré, décompté et  qui donne et ouvre pourtant  sur  tant d'infinis et,   bien au-delà, sans  que je  puisse  jamais circonscrire la limite probable des possibles, en chaque chose. Vertiges  de raison, énigme para-doxale que  l'imaginaire, heureusement,  emporte en silence,  avec moi...
J'habite comme j' anime l'une des  innombrables  et éphémères manifestations naturelles de l'étant. Que je m'y fonde sans démériter ni attenter  au respect de la Vie ! 
Guises de hasard et de  rencontres improbables où la nécessité et la tentation manquent si souvent à l'appel des alliances souveraines. Tangible sursis, aventureuse ipséité que l'on souhaiterait en harmonie  avec les mondes vrais,  empreints de diversité, de déférence, de prodigues  pluralités...
Que la durée  demeure,  encore un peu,  qui aurait été  parfois à ma portée, périssable et vacillant déjà aux semonces comme  aux prémices de l'âge.
Mais haïssable durée que l'improbable destine tel un maigre espoir alors que l'issue du naufrage hèle et interpelle les  horizons hermétiques de la foi.
Voie mutique et convenue, sans autre stèle  ou cairn sur la voie qui s'élève que l'imminence  hagarde du grand saut vers l'inconnu, le mystérieux   passage de la vie à trépas  ! 
Que j'invoque le Temps et m'y inscrive, vision sur-réaliste, en toute chose, en tout lieu.
Au temps qui fluctue à l'orée de l'Un - connu,  sur  Terre, indéfiniment  tutélaire et souverain, d'avant le temps, sachant que le vide et la mer n'existent pas  ...
Passé et avenir, en l'instant, déclinent ici-bas le récit  des  finitudes perègrines,   procèdent de la co-naissance aux faits   que l'histoire des hommes, hélas ! abandonne en l'état et en chemin, sans jamais en  panser les profondes blessures qui se perpétuent, perdurent et,  qui  endureront  à nouveau, à toujours non refermées ! 
L'aventure humaine  tient  du miracle cosmique. Qu'importe la Source !  Inexorablement durable et pour qui ne le saurait  pas,  bien avant que  le  verdict de la Chute ne confine à la fatalité des contraires.
Être - au- temps qui va,  telle l'ente à l'arbre greffé donnerait toujours    ses fruits. 
Convoler au  sempiternel  essaim qui ralentit  et qui  tente de circonscrire les seuils  connus d'une existence vouée à passer,
le cours  du temps fuit, définitivement, inexorablement,  envers et contre tout et tous...
Au gouffre sidéral qui nous emporte ailleurs, vers quelques lointains multivers, mégavers,
au vide stellaire qu'il m'est donné de cerner ou  de rejoindre seul dans mon délire, que  je leur oppose la clarté  et le penser  bâtis à l'aune de la quête,  en esprit, avec amour, sur le chemin de la  grâce  !
Pascal en aurait évoqué autrement  la Providence et le salut, perdus que nous sommes dans  le Cosmos comme il aurait  cerné et suggéré avec mugnificence  les infinis expansés, dépourvus à toujours de circonférence et de centre et où l'homme sait qu'il ne sait plus rien, au moment de comparaître...
A cette durée qui échappe et qui absente, que je me rappelle  au message  ubiquiste d'un  éternel et perpétuel dessein.
Au temps des choses pérennelles  dont je suis  et qui se fondent, dès lors,   indéfiniment perpétuées et auxquelles  je  souscris les yeux fermés,  pacifiquement, comme au chant de l'harmonie.
Au nom de l'alliance au Tout, allant par-delà  l'oubli faisant le vide,  tout en-durant, qu'il me soit offert,  un tant soit peu, de participer, de procéder de l'éternité
... 
-  MARIN - 
Poème de l'Intranquillité  
(  1 ère Ecriture  le 08 Septembre 2020  ) 

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PEINTRE DE LA MER ! ...

 

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Patrick VON  KALCKREUTH  

 

Il conviendra d'avoir été marin, de le rester au plus profond de son âme  pour peindre la Mer, l'évoquer et , ainsi l'aimer...  Peintre de la Mer  signifie  restitution  fidèle ou transcendée de l'espace marin, du large, de l'eau, des vagues et des  rivages sans fins que les éléments indéfiniment façonnent... On ne saurait y  voir  autres manifestations que celles  que l'océan et  la mer engendrent, subliment, irradient de beautés impitoyables et d'horizons lumineux...

La lumière, ubiquiste, au royaume des ombres et des grands fonds, prévaut,  s'impose, hivernale, hiémale ... Comme un nécessaire et vital  secours,  un appel, un lien  dont le navigateur ne saurait se passer, ne serait-ce qu'un instant et, d'où qu'elle vienne, de la Nuit Profonde, du jour iridescent des lames et des moutons innombrables.

Au-delà d'un réalisme  subjuguant les possibles, ces toiles rapportent l'empreinte de la crainte, initie au toucher, à la vision palpable  de la déférence, la marque, l'intaille du respect, de l'infinie petitesse de l'homme devant océan - mer mystérieux et tant imprévisible.

Le gros temps s'invite plus  qu'à l'accoutumée, témoigne des mystères et des légendes des vastités vers qui le marin se rendait jadis comme l'on s'en  remet  à Dieu, à  la fin des temps.

L'allégorie au départ, à la migration des âmes, à l'autre ciel des marins dont Victor HUGO redoutait la "  bave d'écume " des vagues enténébrées de naufrages. On !  Le commun  des marins et, à très juste titre, affublèrent  la mer   de cette terrible  expression :  " La peau du Diable ", hérissée, hersée, percluse d'ecchymoses

!

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Mais il  y a la Mer, possessive, un absolu où rigueur  et liberté convolent à tout  jamais, gages  d'amour et de fraternité  

-  MARIN - 

Mer et Peinture 

 

http://www.artnet.fr/artistes/patrick-von-kalckreuth/7

 

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SIGNES INSIGNES !...

 

 

TEMPÊTE GRAND SUD CORSE HIVER

 

En ces jours de vent Ponant clairs et lumineux, sur les cieux profondément bleus, par les noces de la terre, des îles et de la mer, j'aurai l'espace d'un rêve convolé  au royaume de l'Eau - Delà, rallié le vol  rasant des Puffins Cendrés, renoué avec les grands espaces de la voile libre, ô  gestuelle insensée ! 

Un solo affranchi  allant par des ciels  d'aubes et rebelles et  que les éléments appellent, auxquels je me dois de rendre humblement ces   mots en prose, afin qu'ils soient et demeurent essentiels, fondamentaux, vitaux, quelque part et silencieusement   révélés.

Je me suis pris,  au hasard  des signes de l'azur et de la solennelle Psyché des âmes,  aux jeux  divinatoires de la prévision saisonnière tout en évitant  par le travers la sémantique branchée des modèles superfétatoires et excessivement virtuels, froids.

Ainsi renouai-je  à chaque bordée  avec l'adage et le dicton d'antan, poétiques à souhaits, tellement apaisants, si vrais.

J'interpréte toujours  le vol des hirondelles, l'échappée lointaine des petits Albatros,   les contrastes saisissants qui  prévalent  aux heures denses du soleil et de la mer argentée,  des risées réfringentes,  des flèches de nuages en cheveux de glace qui  annoncent  encore le grand frais entêté et le Mistral des  Santons de Provence ...

On eût décelé  et recouvré ces horizons  que l'on pressentît  à jamais immuables. Des nuages en ballons  accouraient de l'amont, accrochaient les cimes et cailloutaient un ciel  abyssal, choral, à  peindre, à louer, à chanter

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Comment croire, admettre  qu'il en fût autrement ? Mais la donne a changé et le  cours du temps pressé  bascule de l'autre côté des mondes viables et sereins.

Le souffle du vent, les températures  anormalement  chaudes de la Grande Bleue ont  failli aux promesses de l'été en devenir. Et  en dépit des dernières averses, des grains nourris et parfois violents, le sale temps s'est  à nouveau installé, n'accordant   guère de bons augures pour le dénouement des saisons  et des prochaines lunaisons.

Octobre, jadis, nous gratifiait d'une mince pélicule de neige sur les  crètes et  les sommets surplombant la mer ! Les nuits de septembre versaient  dans une fraîcheur parfois saisissante. Nous écoutions les chants traditionnels de nos villages, après que les oiseaux eussent loué  le soir,   nous allions, chaudement couverts, dès la nuit tombée.

Vers le 15 Août, la montagne Corse,  lentement,  s'endormait sous d'épais  manteaux de brume et de brouillard. Les vergers  et la vigne offraient  leurs fruits et le pampre  roussis enivrant  de la feuillaison. Les hautes  vallées fumaient et fleuraient bon le bois de chêne longuement séché. Le retour de l'estive se faisait entendre. Les sonnailles donnaient et les chiens  bergers cavalcadaient. La  nature émergeait de la   torpeur estivale des bords de mer  parfois redoutée.

Quelque  chose changeait, qui nous emportait  et nous enveloppait, nostalgiques que nous étions de l'été si vite écoulé, passager du temps qui va  et qui revient,  chargé de souvenirs et de souhaits.

On prétend que la neige aurait   déjà recouvert la haute montagne des massifs alpins. Mais la glace  et les eaux  fossiles  turbides nous échappent et nous quittent, à  jamais. Tout n'est qu'apparence aux yeux de qui ne voit plus avec le coeur et l'amour  des sources... 

Alors, que vous rapporter  de ces échappées belles, de cette frénésie de grands espaces  mouvants qui m'habitent et  que l'on pensait à jamais  intouchés,  vierges, tutellaires ?

Une immense consternation, l' affliction  que l'on éprouve face à l'impossible décours d'une  double maladie frappant si fort  à l'âme : la cupidité et la soif de pouvoir ! 

Laissez-moi donc vivre l'ivresse et les alcools spleenétiques d'un sentiment océanique insaisissable, le fil harmonique de l'eau  allant l'amble des  accords  lénifiants de la harpe druidique. 

Il n'est point ici d'images ou d'exercices de styles qui s'imposent à l'étantité  souveraine des choses et  des métamorphoses qui nous échappent.

Que je sois un instant, modeste passeur, croisant sur la voie blanche  et bleue  de la pureté,  respectueux d'un merveilleux, d'un mystérieux dessein de vie  intelligent. Je ne saurai le nommer. J'en pressens comme l'esquisse, solennellement, les prémices, le numineux  prémonitoire de l'émoi.

 

 

- MARIN - 

A la Recherche du Temps  Perdu  /  Prose Marine

En 1 ère Ecriture le 01 Septembre 2020 

 

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TRANSES-INFINIES ! ...

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 Photos cristallines  / " Emmila "

 

LE SOUFFLEUR DE VERRE  

 

 

Je le vis,  un jour de mer étale et étamée, qui  galbait, qui ourlait  la lame et la vague   en soufflant  une eau   de roche cristalline... Je le retrouve en ces heures précieuses de prémices  automnales et de franc Mistral.

Chemins recouvrés, voies  de pierres et d'eau  labyrinthiques où il  fait bon s'enter au chant du rivage, à la poésie de l'adage...   

" Pierreau "  accueille le  silentiaire des eaux  cailloutée d'étoiles et d'écueils. Que de transparentes clartés ! Les fonds irradient de vérités. La mer-veille Palingenesia.

Palingénésiques harmonies que l'on souhaiterait à toujours souveraines  et prégnantes. Invitation au voyage,  illuminations ! Les alcools  oniriques  coulent à flots d'ivres bordées... 

______________________

A cette île  éminemment pétrée, aux noces de la terre  mordorée et des ciels   céruléens, que  j'aille  sans fin, au-delà  des gestes et des mots,  esquisser  la fluence sibylline de quelques  dives échappées,  rejoindre   le choeur  solitaire des  grandes étendues ...

A la montagne dans la mer qui aura tant essaimé et envoûté, aux vestiges  d'un passé que l'aura écumeuse souligne et frange tel le présent des dieux de  l'Attique,

aux pérennelles louanges des oiseaux marins qui virevoltent  dans les airs en croisant un  sillage apaisé et serein, 

à ces rochers habités, à ces paréidolies minérales à l'enfant  qui fabule et qui me seront  un jour de l'hiver :   providentielles  vigies, repères vitaux,  

Aux extravagances  de l'eau de la mer  livrée aux  vents dominants, au souffleur de vie et de verre, je ne rendrai  guère  grâce !

Mais que je me livre à nu, corps et âme !

Au terme  de la route, à bout de souffle, à Lui, je m'en remettrai sans bière, infimes poussières,  poudroiements d'étoiles.

Telle  m'apparaît l'expression d'une  internelle  et perdurable consolation 

- MARIN - 

PALINGENESIA 

1 ère Ecriture le 23 Août 2020 - Pensées en Mer 

 

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EUPHONIE OCÉANE !...

 

STREMU_PUMONTI

 

 

Choeur-Océan

Fascinant prélude 

J'emporte  

ton  plain - chant - univers 

   polyphonique

  à desseins 

tant    euphonique 

 

Je  ne  regrette  rien d'autre 

ici-bas

qui ne  fût  par  toi  accordé

harmonieusement 

Et je pars   comme je  demeure

apaisé   serein  

pour  un Eau-Delà 

à nul autre pareil

 

Poussière     Embrun 

que m' importe la trace 

quand sourd  des lointains 

la  souvenance  de nous 

aux champs 

nomades et   passagers

du  possible

espérant en vain 

"  Terre des Hommes " 

 

Qu'une aile        une voile 

comble   mes élans 

Dernier envol 

vers l'ultime  point 

Oméga

Probables rencontres 

Chemins de vérité

 

 

-  MARIN - 

Alpha Lyrae 

2 ème Ecriture le 20 Août 22

 

En toute première Écriture, ce torchon, en cours, qui tombera  dans les culs-de-basses-fosses de l'oubli et de la dérision ! Le 08 Août 2020, à la Nuit des Étoiles ...

A mes  Trois Petits Enfants de l'Île de Corse dont les Parents ligués, en procession, bénis,   auront dit   de leur Grand - Père :  

_ " Il était fou "  

 

 

LENDEMAIN_DE_TEMP_TE__LE_DE_CORSE__LE__TOURNANT_

 

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AVEC DES VERS ? ...

 

 

MESSAGE_

 

 

 

Que je m'en remette au pays imaginaire

En  mon âme-océan 

sombre l'éphémère 

au terme rendu  du néant 

 

Et de n'être à jamais  qu' à l'image du  temps  

en  renaissant aux mondes 

loin de la bête immonde 

poussière  dans le vent

 

J'habite maints rivages 

que la mer aura marqués 

Au loin  un mirage 

 s'en est emparés 

 

Je ne suis  plus seul 

et  pourtant     en moi    tant d'entités 

de toute éternité 

 déjà m'esseulent 

 

Des rêves que la vie attendait 

je n'en retiens  que les  pans  amènes

Il est des ombres qui s'entent à la haine 

comme aux liens à toujours  brisés    

 

A ce corps  défendant qui capitule 

à l'inconscient que j'aurai tant  hélé

à la mémoire que cernent  les champs ondoyés 

à la pensée d'un amour qui  brûle

 

Que je vous dise le message d'une voile 

Que la mort n'est rien 

Que le   grand départ    attise  le feu  des étoiles 

C'est  la foi  qui revient

 

- MARIN - 

- ÉNIGME - 

Une toute première écriture que mes Petits  Enfants liront,   à l'endroit où auront essaimé dans le vent mes poussières de vies éternelles 

Parce qu'en dépit de la privation, de l'absence, du manque, j'aurai vécu ici-bas, avec eux, dans le coeur, en laissant de profonds sillages sur  la mer de l'intranquillité

Je les emporte avec moi, ailleurs, loin du mensonge, vers ces chemins de lumière, guises de vérité. Le tribut  reste sans appel, le prix fort à payer afin de ne pas   souiller  l'âme

Un Grand- Père

à ses Petits Enfants séquestrés à 10 Kms de la maison, depuis plus de 12 années  

 

__________________________________

 

 

 

 

 

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PÈRE STEPHEN FAURE ! ... UN PASSEUR

ANGE_PUFFIN_ET_MARIN__RENCONTRE_

 

 

Un Écrit chargé, habité, aussi profond et bleu que le silence de la Mer. Oui, Yan, cette attention me touche en plein coeur, moi qui ai traversé les heures, les années, les nuits  sombres de la folie réactionnelle ! Merci pour ces merveilleuses en - volées, Père Stéphen Faure et, Yan, pour ce Partage, qui  me conforte ; splendide choix. Que je découvre à toujours ces rivages où révélation et aventure se marient ... 

 

Tout d'abord, merci Yan. Un texte, des mots, des envolées qui touchent le coeur de la Mer, le silence bleu céruléen de la plus profonde des solitudes à laquelle se confier. Un aller - retour translucide entre mon " Eau-Delà " et tout ce qui pourrait l'animer ; cette part de mystère et de vérité à la Foi ! Magistral écrit. Émotion, rappel, non à l'ordre des choses mais comme un appel de l'inconnu, du temps des rêves où le jeu et la mort convolent, histoire de renouer avec de vieux Messages. Nous ne saurions être seuls, dériver sans but à travers le vaste espace sidéral. Donner un sens à ces Chemins de Vérité que nous empruntons, pour leur clarté et leur innocence pacifique

!

MARIN

Samedi 2 mai 2020
( Hein ? Quoi ? Le 2 mai ? )
Freeride.
« Avis de grand frais à coup de vent. » C’est mon bulletin météo préféré. L’hiver, c’est froid, aujourd’hui c’est très doux. Depuis plusieurs jours, le vent souffle fort et l’Almanarre me manque. Si je pouvais, je chargerais mon matériel dans la voiture et filerais dans ce vestige du monde sauvage. Cette ruine de l’Eden qui m’en jette plein la vue n’est qu’à une vingtaine de minutes du presbytère. Bientôt, bientôt…
Le windsurf est ma plus vieille passion. Cette camaraderie date d’avant les livres. Etre prêtre au pays du mistral n’est certes pas donné à tout le monde. Naviguer à toute blinde (peut-être de blindé, ivre) dans la fluorescence des couleurs varoises est un cadeau inestimable. De même que planer sous des cieux sombres inondant le littoral de teintes larmoyantes, quand à basse altitude se bousculent des nuages aux gueules de pirates.
Dompter la mer, attraper le vent, sentir la force plein son corps et la joie plein la tête, ivre d’embruns et de rafales : quand le Père céleste vous offre le manège, il ne fait pas semblant. Merci pour mon sang chargé d’adrénaline, et pour l’impression grisante que chaque goutte d’eau est alors saturée d’un éclair ! Après une session d’où je sors lessivé, je sais le Père souriant ; on a bien joué et je devine qu’il s’est senti une fois de plus obligé de retenir sa puissance. Heureusement.
J’espère que l’Esprit souffle dans mon cœur comme le vent dans mes voiles. J’ai souvent vu le vent se lever le 15 août sur le golfe du Valinco, et plisser le lourd manteau outremer tacheté d’hermine. Sans doute en l’honneur de Marie, et pour la folle joie de quelques-uns de ces chers fils impatients… L’Esprit ne souffle nulle part plus fort que dans son Cœur et les voiles de la Vierge sont de loin les plus beaux. Marie s’en est allée par Assomption.
Etonnante la place qu’occupent les récits de navigation et les détails concernant l’accastillage dans le livre des Actes des Apôtres. A croire que saint Luc n’était pas médecin mais marin. Sans doute est-ce pour nous apprendre ô combien l’Eglise se doit à l’Esprit et combien la mission est dépendance et docilité au Souffle divin. En temps de paix comme au milieu des forces hostiles. Vous pouvez dire et faire ce que vous voulez, c’est le Vent qui commande. Le meilleur windsurfer du monde ne peut rien faire sans air ; il lui faut ce chahut de la mer et du vent.
« L’Esprit souffle où il veut et tu entends sa voix » (Jn 3, 8) ; prendre le vent, ça s’apprend.
Les gréements sont les étendards de la liberté. Toute voile nous appelle : « Sortez ! Voguez hors des sentiers connus ! Allez où le Ciel en soufflant vous pousse ! »
« C’est le Seigneur qui conduit les pas de l’homme ; comment l’homme connaîtrait-il son chemin ? » (Pr 20, 24)
Les fils du Vent lui ressemblent. Ils sont libres comme lui, ils sont donc originaux. A vrai dire, ceux sont les seul.es à l’être vraiment. Aucune étiquette ne tient, aucun schéma ne les emprisonne. On voudrait qu’ils s’assoient là gentiment, dans la cage, mais on ne retient pas ce qui a l’air d’un violent coup de vent derrière l'idiotie des barreaux. Non, on ne met pas le mistral en boîte. Par contre, chacun peut lui fermer ses fenêtres.
Les fils du Vent parlent haut mais ils restent longuement silencieux.
A celui-celle qui se donne à lui en bloc, Dieu se livre à l’état sauvage.
Almanarre, attends-moi. Aspettami Corsica.
Chère Pentecôte, de toute mon âme je t’espère.
 
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Père STEPHEN 
MERCI 
 
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