Corsica...Go56

LES INCONDITIONNELS DU " RIDER !...

 

 

 

ON THE STORM " 

...

Comme une plage musicale mythique et brumeuse, une porte ouverte sur un univers psyché-délique, voici en quelques lignes,  évoqué et déterminé les bagages du vrai

RIDER ON THE STORM 

 

Dès lors, c'est à vous de voir et de conclure ...

L'équation sera payante, où que vous soyez, mais Amies (s ) Riders On The Storm, très branchés Vagues et Vents, soyez attentifs et retenez tous les éléments de ce cadre d'évolution valant Référents-Ciels  dans le monde de la Glisse Extrême.

 

RIDER   TU DOIS   RIDER 

 

-  Bâbord comme Tribord Amûre ; 

-  Side Off Shore  à  100 % On Shore ; 

- Back et Front Side ; 

-  Surfer Switch Stance jusqu'aux relances dans la vague, voire à contre ; 

- Envoyer des Sauts et des Moves Bâbord et Tribord ;

Et pour couronner le Tout, dans les vents Light, ( Quitte à Gréer 5.7 M2 ),

Mais également dans les vents violents à furieux, ( 3.2 M2 - 3.4 M2 )

...

RIDER /  " LE CIRET " 

Pour

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JIBE FULL PLANNING !...

 

JIBE_FULL_PLANNING__WAVE_

 

Dans la Wave, Svp ! Pour  la "  Old Wave Attitude  " !... Ce très jeune Rider vit sa life  dans la wave et s'engage, du moins en quête-t-il le sens, la logique afin de ne point démériter  sur le sujet essentiel de la fluidité et de la vitesse ...

Un simple Jibe - Gybe, susceptible de procurer aux Riders de pleines sensations de glisse et de transition optimale.

Le but étant de s'engager sur la pente, l'épaule, vers le bowl à fond et de déclencher son Jibe-Gybe dans la Wave,  pieds dans les straps. On n'en sortira plus durant la séquence Wavesailing !

LE PLUS   -  LE PETIT TRUC 

 

Qui fera toute la différence et déclenchera une Ola  sur la dune des parfaits riders en herbe ...! 

" ROBOT SPEEDY ", c'est le gars qui s'est lancé ; il empanne avec  force poussée sa voile, c'est à dire que parvenu grand Largue, il propulse et force l'empannage en envoyant sous le vent énergiquement  sa sail ; 

de là, il se trouve et se projette en anticipation sur l'autre amure, en Switch Stance, toujours à Donf. Le BODY   bien devant son gréement ! Voir la Foto ... Ciré, le gusse ! 

 Wilde Attitude " d'enfer susceptible de booster un Jibe-Gype d'une autre génération que l'on attribue  à  la  : 

OLD WAVE ATTITUDE 

BY  " ROBOT SPEEDY  " VISITEUR 

Pour 

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TECHNIQUE 100  %  WAVESAILING

A DIFFUSER 

 

LA PHOTO DU MOIS DE JANVIER 2018 !...

 

TEMPETE__FIONN__CORSE_2018

 

"  GREYBEARDS  " 

 

La tempête est établie, hâle le Ponant clair et profond des Îles de la Grande Bleue. A l'horizon, un hâle laiteux dissout la mer et le ciel, les confond, les veut voir mariés, unis, en un jour solennellement beau.

La tempête ne tue pas l'humilité, la modestie ; elle en comble et ravit toutes les vires d'où s'élever  vers des sommets d'exaltation et de révélation. 

Le silence, l'écriture, la cécité, la musique et la peinture en restituent quelques pans mystérieux, fascinants. 

Ainsi de ces fenêtres de  ciels qui nous offrent tant d'autres horizons. Que nos sens s'en emparent !  Ils seraient magistralement interprétés,  hors du temps,  par les doigts de fées de l'âme.

Une âme affranchie et délivrée des pesanteurs insanes de l'inexistance, de l'inconnaissance  qui tutoie enfin l'épure du cercle, du cycle de la vie, en  tout accomplissement.

La tempête décline ses  palettes d'ondes lumineuses, de féeriques couleurs. Tout n'est qu'émulsion, nues d'écume pulvérale, arc-en-ciel enté à la crête des lames.

A terre, quelques passereaux volètent  si bas, au ras des arbustes à baies, des myrtes denses valant refuges de fortune.

Dans cet univers éthéré, rochers mordorés et voiles de ciels évanescents  participent de l'éternité !

Nous ne faisons que passer, infiniment petit et grand à la fois pour le dire et penser le souffle animé, l'étincelle de vie, le partage incessant  que nous devrions orchestrer d'entre toutes  les merveilles des mondes, de la petite fleur aux étoiles

!

MARIN - Prose Marine -  Propos sur la Nature - 

 

 

EXTRÉMITÉS !...

 

TOLLARE_

 

TOLLARE 

" ... Est probablement un toponyme d'origine étrusque. Il signifierait " Finis Terrae" = Finis-Terre. Un équivalent du " Limen " Latin = Seuil...

Un grand merci à  A. PAOLI

 

Je l'aurai toujours évoqué, pensé et, tant écrit ! Là-bas, vers l'Île Verte dont l'étrave métamorphique fend flots et lames du  terrible Libecciu. Un vent de Suroît fou et doux mais aussi,  l'hiver,  froid et cinglant.

Oui, certainement, le seuil, un gué  submergé où deux mers de légendes versent leurs eaux d'Est en Ouest et du Levant vers le Ponant ...

La houle s'empresse de combler anses et petites baies abritées des puissantes bourrasques. Dehors, c'est  encore le grain blanc, ces " barbes blanches  " que les anciens Cap Horniers évoquaient, avec terreur !

  Un hameau, un ancien petit comptoir et port de pêche artisanale. Je me suis toujours demandé comment ces bâtisses juchées sur les rochers pouvaient contenir ou ne plus craindre les assauts de la mer en furie !

Sans doute parce que les hommes les auraient toutes  accôtées pour mieux se défendre ...

Les vents qui balaient  le vaste domaine, un bout du monde, ne semblent plus avoir de limites... Aussi violents que la mer peut-être bleue sous le soleil bas du Solstice, ils  coiffent et apprêtent les vagues, ces lointaines messagères du temps qui aura déjà passé et nous revient en boucles mélodieuses.

Et je tente d'en rejoindre le cours, à la recherche, qui sait,  de quelques probables harmonies édéniques, dans un monde trop beau pour être vrai, trop beau  pour  que le mal ne lui résiste jamais et soit enfin erradiqué  des horizons innombrables du cercle parfait.

On trouve une vieille tour de défense datant du XVI ème siècle ; la mer n'eût donc jamais suffi à dissuader dominance, pouvoir et  atrocité ! A ses dépens, qui en souffre toujours et ne s'en remet plus. 

Mais de n'avoir de chemin,  d'autre lointain,  

Que cette ligne de vie dansant à la jonction de nos ciels ineffables.

 

§ 

MARIN - Prose Marine - Au Bout  du Monde 

 

______________________________________________________________________________

ULTIME RÉCLUSION !...

 

 

DELIVRANCE_

 

 

Laisses-toi guider
petit             Suit la Voix  claire  et lointaine
Car au plus profond des coups de temps
sourd un silence aveugle et sans blessure
à toujours ondoyé

Quand tout naît esprit
le corps  demeure  
et ne geint plus
L'âme alors vient à marier
vastes étendues et délivrance

Tu t'en remets aux rudesses
aux froidures de la mer
à l'hiver blanc     ta nuit
en guise de pénitence
en quête d'oubli
Soit

Plus aucun lien ne te retient
en ce vaisseau à la dérive que tu  quittes 
depuis que les maux aux mondes
que nous partageons
enténèbrent dès l'aube
l'effusion de la Lumière

Il te faut croiser           inlassablement
 devers  la tragédie et le parjure
Va vole conquiers  les domaines hermétiques de l'azur
qui entre mer et ciel  à l'horizon
t'accueillent comme ils  t'épargnent encore
sur le fil ténu de la liberté

Tu y vois décliner à la fois l'immensurable
et l'éternité
Une réclusion qui te vaut gage de vérité
l'absolu d'un vide providentiel
Car c'est en vainquant le manque perfide
que tu t'affranchiras
ici-bas
des vils faisceaux de la punition

 

§

MARIN - L'Oiseau Blessé -  En cours,  très long décours  ... ! 

 


VRILLER L'AERIAL BACK SIDE !...

 

AERIAL_BACKSIDE___TWEAKED

 

BY RIDER  "  EL CHUNCHO  " 

 

Voici un Move réalisé parmi  ses nombreuses variantes ! A  balancer dans toutes les conditions ...

Le but étant de marquer un temps d'arrêt, parvenu au sommet du saut, tout en  vrillant le plus possible la ligne du bassin. " EL CHUNCHO " porte  la Board  au vent et part  en fait de dos.

Le move devient bien plus technique, il permet  également de contrôler  la board dans des déports osés qui valident aussi de superbes formes de corps ; nous en avons déjà parlé.

Nous pouvons en fait évoquer, dans le domaine des intentions, un Table Top Bas ... !  C'est une image qui illustre assez clairement les coordinations requises et qui permettent de réussir ce Move très complet.

Nous retrouvons des " schémas moteurs " typiques du Backside Air  dans les Push Loop notamment, lors des phases retardées et totalement vrillées. Cela produit le plus bel effet ! 

Ici, dans une version Tribord, par mer du vent. Le move  convient  évidemment sur tous les spots de vagues  on shore à side shore. L'avantage étant de pouvoir ainsi monter plus haut, de prendre le temps d'ajuster sa board en situation de total équilibre dynamique et de chercher à poser à l'abattée.

L'entreprendre  sous les deux amures, c'est gagner un ticket vers l'aerial dans les vagues, à coup sûr replaqué vers la pente.

Il requiert une grande vitesse d'approche, une belle rampe et surtout, une dose de maîtrise qui autorise le Rider  à amplifier d'une part l'appel du saut en portant la board  le plus au vent possible, donc dans le dos et,

d'autre part de vriller, en  parvenant au sommet du jump, la planche sous la voile. Poser reste dès lors un jeu d'enfant ! A vos boards, Windsurfers et surtout, ridez dans les vagues et non sur eau plate 

!

 

 

 

VIOLENT GRAIN BLANC ! ...

 

 

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"  GREYBEARDS OU BARBES BLANCHES  "  

A lire plus bas 

 ! 

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Des Rafales dépassant 70 NOEUDS

La mer est fumante. Le ciel impérial et bleu régne au-dessus d'un champ de lys immensurable... L'arc-en-ciel s'invite et ravit  l'orbe des crêtes écumantes.

Les anciens Cap Horniers évoquaient  le " grain blanc ", ce terrifiant nuage d'écume, un  nuage blanc  que les navires à voile traversaient lorsqu'il parvenaient au sommet des ondes marines gigantesques qui balayaient jadis les hautes latitudes et les parages du Rocher, du mythique CAP HORN

Les vents y sont si violents qu'ils soulèvent la mer en la pulvérisant vers les crêtes et  les dômes sommitaux  de la longue houle océane. Ainsi de ces ondes dont la distance pourrait atteindre entre deux lames des centaines de mètres, une période, un temps interminable

!

Certes, nous n'y sommes pas ; mais force est de constater que la mer Méditerranée réserve des surprises. Qui ignore le tragique naufrage de la Sémillante ? Ce coup de Ponant, cet ouragan qui jetta le navire sur les écueils des Îles Lavezzi, dérivant, sans gouverne, dans les Bouches de Bonifacio, un certain hiver 1855. On rapporte que les nuages d'embruns couvraient et blanchissaient les étendues  à des kilmomètres vers  l'intérieur des terres.

Nous vous proposons un ensemble d'images intéressantes et assez rares. La nuit demeure secrète ; nous ne disposons pas de documents nocturnes susceptibles de rendre compte de la violence effroyable des éléments. Mais d'aucuns pourront percevoir les limites à ne plus franchir ; rester, marin, à terre et, regarder la mer, la comprendre, l'aimer tout en la craignant.

La nature règne là où l'homme se rend à l'évidence de son infinité, de sa petitesse. Il ne saurait présumer de ses technologies, de son savoir face  à de telles sources d'énergies éminemment propres, essentielles.

Sachons suivre un tel  exemple, tout ce qu'elle recèle de principes de vie  et d'équilibres fondateurs, fondamentaux

!

- MARIN - Prose et Récit - 

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 "... Qui n'a pas fréquenté ces parages ne se rend pas compte de la furie des grains qui tombent si subitement sur les navires, doublant et triplant la violence du vent dans les ouragans. Un grondement rauque et assourdi les accompagne, comme une sorte de ronflement de bête sauvage, et c'est pour cela que les marins anglais les désignent du nom  de " Snorters " ( ronflements ). Sous leur force écrasante, la mer est comme nivelée dans ses ondulations puis les collines mouvantes et glauques presque transparentes se couronnent d'une frange d'écume bouillonnante qui s'envole en flocons blancs. C'est ce que les vieux marins appellent " Greybeards " ou barbes blanches. Sous la pluie glacée et les grêlons énormes qui cinglent la figure, aveuglés par les embruns ou la neige, transis sous leurs cirés humides, les hommes de bordée de quart doivent rester là, heureux si, leurs quatre heures finies, on n'appelle pas les deux bordées pour une manoeuvre..."

Récits du CAP HORN  

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UN TOUT AUTRE MONDE !...

 

GEORGES_NEMO__TEMPETE_

TROUS_D_EAU__TEMPETE_

 

Vents violents. Une mer démontée. Des trous d'eau au large, subreptices. Des ombres fantomales guettent. Il nous quitte, abandonne  le fond des golfes agités pour côtoyer la pleine mer ; ces étendues qui filent sous le vent avec leurs  rapides coursiers d'écume.

Dômes liquides, avalancheux et croisés qui témoignent de la mer d'une violente tempête, des prémices d'une puissante houle à venir. Les profondeurs et les fonds travaillent, modèlent inlassablement des masses d'eau colossales.

Et les puffins cendrés sont de sortie. Il tempête. Les violentes rafales  ne couchent plus les lames mais les affolent, les déforment. Elles en deviennent parfois laides, si loin de l'épure cristalline  et du galbe parfait ! 

Murs d'eau dressés, soulevés tels des nuages d'embruns,  profonds  sillons dont les deux versants déferlent tour à tour et circonscrivent le temps. Le passé antérieur, le futur immédiat caracolent et défient l'essence de l'instant, ce pan d'éternité. Fantastiques métronomes ! 

L'attention  vire à la vigilance extrême. Georges nous confie renaître aux sens irraisonnés de la folie en tentant de capter tous les indices palpables, invisibles, encore irréels.

Ainsi du dialogue  avec la mer, de la hantise des  funestes rouleaux, de la précison empirique du cap à suivre dans un dédale d'ondes croisées, un cirque  mouvant ...

En esprit, il tente de  traiter l'information précieuse ; tout va si vite. Le marin reste humble, craint. Il  lui importe de se situer et de se ménager un vaste espace de manoeuvres et de risques amoindris. N'être sûr de rien :  engranger et observer, seul le verbe d'action importe.

Rien ne saurait être pareil, se reproduire à l'identique ; c'est la mer et son lot inépuisable de possibles, d'imprévus qui dicte et ne prévient pas ! 

Les nuages défilent. Suivant le cap, on passe d'un  jour à l'autre ;  de la pleine lumière, des transparences tourmalines des vagues au zénith du soleil, à la fin ou au point du jour, seules quelques secondes suffisent à bousuler le cours  des heures.

Des flots virides à la mer grisée, " NEMO " va au gré d'un souffle stellaire. L'entendement ne suit plus ! La  solitude abandonne ici ses  pensers douloureux qui affectent l'âme et que l'abnégation convoque hélas ! en pareils lieux  de mort latente, de probable mort subite.

Il est  de ces dialogues étranges avec l'éther, hermétiques... Les éléments exaltés initient au  fil de la voie, de l'extrême tension, vers quelques révélations.

§

 

RÉCIT  -  GEORGES NEMO - 

Pour 

CORSICA...GO56

 

VERS_LES_60_NOEUDS__

TABLE TOP OU SUSPEND TON VOL !...

TABLE_TOP_MARIN_BASTON_ARCHIVES_LOINTAINES_

RIDER  /  " L'ELEGANT  " . A l'époque, il arborait une SUN7  Tri-Wave-Board  / 2.50 x 0.50, 65 Litres, soit  une " Bomba " dans les waves ;  encore merci, Pedro BRACAR 

!

 

Rien n'est plus exaltant qu'un Table Top plaqué aux ciels du coup de vent  voir, de la tempête ... C'est  là un move qui ne démode pas, ne craint pas la Baston. Le rider peut à loisir travailler ses formes de corps vers le haut, l'avant, totalement renversé, en lâchant la main  arrière et en planant, ( Eagle Wing ) !

Bloquer la posture au bénéfice de la hauteur, de l'inertie dans les airs sera du plus bel effet ; sensations et esthétique garanties ...

Le move se réalise même par vent  très fort, muni du bon matos, bien réglé et requiert une excellente tonicité 

!

A SUIVRE  AVEC LES MOVES D'AVANT 

LA CATÉGORIE QUI DÉMÉNAGE 

Posté par marin56 à 07:59:00 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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CIELS GARANCE !...

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Je sais l'incendie fatal, les mises à feu multiples, simultanées ou presque, donc volontairement, délibérément  assassines. Mes pensées, à chaque ligne, que la souffrance et le coeur me dictent, tentent de louer le don du Ciel dont notre Île témoigne, en tout instant, partout ; d'où le sens de ces écrits appelant à discerner l'origine, l'essence des choses, le patrimoine naturel imprescriptible qu'il nous revient de défendre, coûte que coûte, au prix même de la vie du criminel-incendiaire. A terme, il ne restera ici que désolation, arpents de  charbons, noirceurs sans vie, désespérance, territoires défigurés

!

 

DSCN0893

 


Je me rapproche   pas à pas
de la montagne      du noble massif
de ces derniers versants    avant la mer
dont les pentes boisées protègent des vents

Chaque instant     vers le crépuscule
souligne d'étranges métamorphoses
semble illuminer la nuit précoce
accueillir l'aura hallucinant la tempête 

Qui n'est point celle de ce brasier
meurtrier et innommable    qui des crêtes
dévalent et ravagent la terre des hommes
Ana   Bruno  Eleanor ont certes et hélas tué

Mais

La tempête naît de la ronde des années
qui vont    qui viennent et reviennent
en se rappelant à la souvenance
sereine de nos anciens et des terroirs

Des puissantes bâtissent où flambait la veillée
tandis que des champs travaillés  et des vergers taillés  
montaient le chant des sonnailles abritées
les accords fous du quadrille et de la fête pastorale

Ces vents demeurent comme ils habitent
l'attente d'une île-montagne qui s'est perdue 
si hautement plongée dans la mer de nuages
que les vents violents et le Ponant destinent sans fin 

Je vous dis    en ces heures enténébrées
les ciels garance    les lueurs embrasées
qui du Levant vers le Ponant
accueillent le point du jour   sacrent les vertiges de la nuit

Une fresque pacifique    que rien ne saurait endeuiller
là-bas     emmené à bord d'une île fabuleuse
dont les caps se font tour à tour   étrave et poupe
au gré de la marche du temps et des renverses 

Je vous parle de ses  ciels limpides
aux lapis-lazuli jaspées de veines purpurines
Les grands sapins y  dansent à l'unisson
des spires mélodieuses  et des volutes sidérales
sur leurs lits de pierres   vers quelques stellaires  chaos 

Il est un chant que la pénombre lumineuse  délivre
tels un cantique   la promesse apaisante
de l'adage   du dicton   des rousseurs de la nue
augurant la quiétude de l'aube et du matin

Je marche seul   attardé dans le soir des bourrasques
Et me parviennent les pensées que voici
dont je transcris humblement la joie et le frisson
Puisse les signes du ciel rendre aux hommes  la raison

La tempête   la course  des étoiles    Orion 
la Lune périgée   à l'origine des Aquilons
ne pactisent pas avec la géhenne des feux
ainsi la nature veille au  fruit de ses  saisons

§ 

Et nous sommes toutes et tous  fils de cette Terre que la mer berce, que la mer-veille : soit !

- MARIN -

Pour l'Amour d'une  Terre - Une Terre débarassée  définitivement de la Géhenne du Feu !

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