Corsica...Go56

LE TOURNANT DU GRAND SUD !...

CAP_MARIANON_

 Je tiens tant à ce texte, à ces horizons et ses tombants qui m'arrachent toutes les larmes de l'amer 

!

MARIN 

 

 

 


Ainsi     se livrer corps et âme
à l'errance d'un matin d'été
se confier au vent
du Large        là où les îles
lointaines
s'élèvent au-dessus des ciels
et nous ravissent 
en fleurissant        comme tout   un vernal parfum

Deux points sur l'horizon
traçent une route
si distants et si proches
qui s'esseulent
comme s'ils se fussent fondus
au coeur diluvié
d'un univers     d'un bestiaire minéral
 renversant

Une haute balise pour cerner les écueils
 leurs déferlantes avalancheuses
au Ponant
Et vers l'Orient
quel  phare paraphe l'ouvrage
des Titans
le vaste labyrinthe
d'un détroit
Ultime issue de nous       Serment 

Tout deux rayonnent encore dans la nuit
d'un clair éclat
de ces occultations fébriles
qui s'égarent
en guise de message à la mer
Feux dédiés à l'obscurité
juchés au somment d'une tour
sans plus d'empathie
que le regard inhabité
d'un faisceau circonstanciel 

Providentielle et dantesque
présence
Inanimé 
lancinant rappel de l'oubli
lorsque la tempête
nocturne et sauvage
balaie d'un vague revers
l'étrave et le sillage
d'une âme à la mer
que le grain aveugle 

Je les sais aujourd'hui
laissés au ressouvenir 
juste relégués
un peu plus bas
par les baies de verre et l'applomb
de l'histoire conquérante
d'un autre empire
voué à l'étendue du silence
et à l'intranquilité

Alors voyageurs
si vous franchissez le Tournant
nombrez ses sentinelles
entre terre et mer
vous entendrez résonner le cahot des calèches d'antan 
le cri des gabiers ferlant
la misaine et l'artimon
au passage des Moines
des voiliers entonnent comme un chant de délivrance

Sous le vent c'est l'interminable bordée
que dresse le puissant Levant
Cap Marianon des antiques portulans
dévoile son fortin  carré
dans toute la désolation
d'un tombant dévasté par les plus hautes lames
que ne redoutèrent pas  tant de galères
depuis les trirèmes
et l'odyssée des aèdes

Une vieille ruine demeure là-haut sur la colline
aux quadri mordorés par les siècles
Le long d'un chemin qui serpente
telle une ronde
et qui dévale    pavé vers l'azur
Ici  un amer    impavide
et majestueux                juché sur la roche
sacre l'immersion des pèlerins
des marins dans l'archipel
et ses sempiternelles légendes

Vous qui êtes empreints de mémoire
que la polyphonie habite et souvent émeut
qui retenez de ces lieux la marque des cieux
et des hommes    jadis     qui veillaient la Liberté
redonnez-leurs vie l'éclat des splendeurs passées
qu'ils soient et perpétuent la halte prodigue
le partage et la rencontre
D'entre les hommes de la terre et de la mer
il y aura toujours quelque havre
où rêver autrement      de passage
                                                                             en voyage     les féeries d'un océan
d'une île à part
aux charmes des racines du ciel

§

MARIN - Pour l'amour d'une Terre  - 

 

LE REGARD DE CORSICA...GO56 !...

 

 

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Oui, plus que jamais, poser un autre regard sur le cours du temps ! Ces horizons absolument magnifiques qu'une montagne dans la mer offre à l'errance, à  " l'Eternité " ...

Paraphraser Arthur Rimbaud, un instant ! Révélations ?  Non, mais Illuminations ... Poètes,  qui fûtes maudits, je viens ici, maladroit et gauche tenter quelques mots mis bout à bout, sans aucune prétention. Tenterai-je l'amble d'un pas gauche sur la mer  ?  et de me perdre, me confondre comme l'enfant effaré face au mystère qui l'envahit ...  

 

Est-ce-là une image de l'Océan, de ces vagues que l'on ne concède qu'aux Îles lointaines et prisées  ? Non !  Est-ce alors une vague qui se jetterait sauvagement sur les rochers ne laissant aucune chance au nomade, à l'aventurier ? Encore moins ...

Tout en ces lieux d'extrême solitude reste à cueillir, à goûter, à effleurer comme  l'amoureux des saisons s'évertue à tourner les pages d'un conte merveilleux ! C'est ainsi, et tout vient à qui sait attendre, obstinément, quelqu'en fût le prix...

Corsica...Go56 vous livre ici la quintessence d'un Swell rare, radical, qui ne saurait rester vierge plus longtemps ... L'Île de Corse est là qui veille et parfait ces lieux de sublimes métamorphoses où l'âme, l'espace d'une vision, se devine ; nouvelle ébauche

!

 MARIN 

Revu et corrigé le 38.25.65

NEW METEO / WINDYTY.COM

INTERNAUTES MARINS 

***

Cette Page restera indexée et " punaisée " en tête de BLOG ; Un seul Clic vous donnera ainsi, et, de manière fiable, les grandes tendances Météo, partout où vous le souhaitez ... Utile, non ? Et puis, cette animation haute en couleur vient à point nommé fondre les outils fondamentaux d'une Météo à faire sur le terrain d'aventure. On peut y déceler les grands centres permanents, l'enroulement général des vents autour, augurer aussi de leur évolution, enfin, beaucoup de choses et un dialogue interactif non dénué d'intérêts.

CORSICA...GO56

 

Windyty wind forecast

 

Le Lien vers une nouvelle base de Prévision METEO !  Toujours très beau ; l'évolution climatique prête moins à s'émerveiller ... Mais on dit qu'il faut courir sur les brisées de son temps ! Alors, soit, et regardons l'animation de ces spendides arbres de Noël, de ces Kaléidoscopes augurant du temps comme la machine à calculer de Pascal jetait les bases du Chaosmos !

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09.02.16

L'ANGOISSE TROUVE REFUGE !...

 

 

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L'ANGOISSE TROUVE REFUGE

 

Vainc l'angoisse qui vient
frère pèlerin
Les ciels d'en bas
et ses ellipses y pourvoient encore 
Que l'ivresse
entre spires neigeuses des vents 
et galbes safres
défie quiconque
de con-descendre à l'origine
ténébreuse
du létal complot  comme  de l'énigme 
des rocs qui vous honorent


Une lointaine complainte
pour ultime vague
à l'âme
Des nues
archers d'un dolent violon
sur les flots de haines 
apaisent
les brûlures de l'absence
Ô visage
que de jeunes rivages
dans tes yeux à jamais nous lient

L'orbe  sibylline
marin
te réfugie
comme elle illumine
ceux que la réclusion
frappe du commun accord
de la bassesse
et ses certitudes
de-raison

Je vous rejoins    Frère
Antonin et tant d'autres  passeurs
depuis les vires sans issues
de ces mises au ban
que les sans abris   les reclus 
par milliers
éprouvent sans mot dire
en mourant à terre
le coeur fendu
sur le parvis carmin des élites
en cols blancs

Parce que notre  Mal aux Mondes
n'est que de la temporalité des séides
l'Amen des affidés sis
sur les strapontins innombrables
de la vanité et de l'orgueil
toujours
juchés à la droite
des caciques et du clan
Insipides livrées
que ne seriez- vous d'autre

A l'angoisse   je me rive
et m'arrime  Ainsi des charrois de la nuit
sans fond
aux vagues mirages
de nos déserts sans autre horizon
que l'éternité
si vrai si fidèle
Ar-Men
la Pierre diluviée
au-delà de l'enfer des enfers
me guide vers vous
passagers de l'amer

!

MARIN -  Tourments de l'amer - 

 

 

 

 

Posté par marin56 à 09:19:00 PM - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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