Corsica...Go56

WINDSURF /UN INDICE DE FORME ...!

 

 

DUCK_JIBE_RELANCE_PLANNING_SWITCH_

OBJECTIF  /  Sortir   du Move et relancer  à pleine vitesse, ( options switch stance, pieds dans les Straps ou pied avant libéré ) 

 

Entre autre "  spécial ", le  DUCK JIBE  mérite que l'on s'attarde davantage sur lui et,  toute notre attention. Il est d'autres figures - moves, certes ! Mais  insistons plus particulièrement sur   le DUCK JIBE  !  A toutes les sauces, dans toutes les conditions, dans la WAVE, en situation de sur-vitesse, relancé au Planning et, surtout, en Switch Stance, qui permet de renvoyer à nouveau sur la nouvelle vague  qui arrive de face ou 3 / 4 avant. 

Une perle en reprise de vague, si souvent déclinée par la lédende, je veux dire le Robot NAISH ! 

 

INSTANT_CRITIQUE_DUCK__JIBE_

 

INDICE DE FORME ? OUI, MAIS,  POURQUOI DONC 

???

 

Parce qu'il  cumule un ensemble d'acquis, de compétences et de formes de corps  spécifiques du Windsurf !  

Parce qu'il exige  de la précision et de la régularité quant à la maîtrise des fondamentaux de la Glisse tractée par une voile ! 

Parce qu'il   se hisse à  un niveau d'exigence transférable à bien des coordinations majeures dans la Wave ! 

Parce qu'il s'exécute  partout, de force 5 à  force 10 et  qu'il renforce ainsi le potentiel du Windsurder, sur les  deux amures ! 

Parce qu'il ne saurait être sans une relance Full Planning ! 

Parce qu'il se réalise  au terme d'une longue trajectoire, courbe mais aussi  sur le Tail,  board cabrée, soit version 

SINKER DUCK JIBE

Parce que ici commence le panel des ONE HANDED MOVES,  ( Move à une main ) 

Parce qu'il permet la synchronisation  de deux coordinations majeures  entres les  ceintures  scapulaire et pelvienne, d'une part et, d'autre part, parce qu'il coordonne rigoureusement les tâches du bas du corps et celles requises pour la manipulation - orientation  - placement du plan de voilure en rapport avec l'allure, le gréement ! 

Parce qu'il  se réalise de façon + / - radicale  ;  en effet, jouer de l'inclinaison du corps, de l'engagement dans la courbe, de la prise de carres ... Vous aurez - là toutes les mises en situations possibles d'un Move d'exception 

Parce qu'il  sollicite l'engagement de toutes les ressources du corps en actions, au plus près de la gestuelle radicale propre à la glisse ! 

Enfin et, la liste ne  prétend jamais à l'exhaustivité, parce que le DUCK  JIBE  s'exécute  également en version aérienne et, je défie quiconque de le démontrer devant moi, excepté Jean-Marc Orsini, ( AERIAL DUCK JIBE INTO PLANNING ), soit le MUST 

LE DUCK JIBE

 

Ou la fluidité minimale requise pour aborder le sens de la WAVE, de la glisse, de la relance, de la trajectoire, de la prise de carre, du maintien de la vitesse ... On commencera par le Jibe Fulll Planning, très technique également, dans des vents light à strong Wind ...

Voyez-vous, il y a toujours du pain sur la planche courbe ! Et plus l'âge avance, plus il se doit d'être  sollicité afin d'entretenir la " forme et la gnaque " 

!

 

- MARIN - 

WINDSURF  - L'EVOLUTION DANS LES  VAGUES 

DUCK_JIBE___SERRE_

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VERS L'HIVER !...

DUCK_PLANNING_SWITCH_

PREPARER_L_HIVER_

 

 

 

5.3 et  4.8 M2 Wavesails  / Vent Ouest 25 / 35 Noeuds  _ Préparer l'Hiver  @  Contribution STAPS 

 

 

Sur-toilé, sur eau plate, l'onde, sans la vague ! Piètre menu pour  36 noeuds de vent de secteur Ouest, vers TESTA ...  On passe en 4.8 M2 ; toutes les relances devant  sortir full _ planning ! Mieux encore,  bosser ses strandards vagues et envoyer le roller sur eau plate en tâchant de sortir  du  virage en glisse... Une épreuve, trop rapide et trop technique. Travailler  ses Bottom Turns, prendre et gagner du levier pour  envoyer radical ... Un difficile challenge  avec soi-même, qui se veut fidèle aux modèles du haut-niveau. Tout cela ne s'improvise pas, il  faut avancer, ne rien céder à l'âge, à la fatigue, au covid, sans cesse ! 

Une mer croisée, hersée, des ornières liquides, des marches,  des flots  subrepticement dédoublés et au dernier moment, juste avant l'appel du saut ! Vigilance accrue. La planche courbe  fonce, ne touche presque plus les flots. Le wipe out est en embuscade. Le vent fraîchit. Là-haut, aucun relief, obstacle, couvert végétal ne le freine, ne le dévie. La  voile se fait  puissante, lourde, éprouve et sollicite de grandes amplitudes de mouvements..

L'on se dit que l'hiver, bientôt, ne badinera plus avec les aventuriers des vents  forts à violents ! S'y préparer  ? Gageure, impudence ! Mais d'engranger cette dose  d'humilité  et de modestie que la navigation  impose, sans pour cela et autant se livrer à des acrobaties aériennes...

Voici donc une petite planche pédagogique qui relate une session de préparation aux vents forts, dans un premier temps sur-toilé et,  pour conclure, parfaitement équilibrée ; vérifier  et  stabiliser ce gain d'aisance que la voile arisée autorise. Se ménager une marge de manoeuvres en situations de difficulté, au surf dans les vagues.

Enfin, toutes les fois  que cela est possible, affiner  ces coordinations qui mènent à la relance,  dans  des vents bien Side Shore, en bossant  sur les deux amures, dans la  mer du vent qui creuse ou sur eau plate...

Se  mettre en situation  de réalisation des moves opportune, les justifiant, au regard de la lecture du milieu et des conditions momentanées. 

Une session se travaille, s'analyse, se critique, s'amende, se corse ; il en sera selon les dispositions du Windsurfer  et l'offre  de sollicitations.

A bientôt dans les vagues et le vent  violent ; je vous y attends

- MARIN - 

Contribution STAPS pour un Windsurf Insulaire

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BACKSIDE_AIR_

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ECUEILS DES MOINES / RAID AVENTURE WINDSURF ! ...

 

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Arrivée Ecueils aux Moines Nord  

LE_TOURNANT___GRAND_SUD__DOWN_WINDSURF

DOWN WINDSURF "  ULMETU "   Le Tournant 

!

RAID AVENTURE ÎLOTS MOINES CORSE WINDSURF from MARIN 2A on Vimeo.

 

" Une heure de marche et de portage du matériel par les sentiers et le maquis ; le retour, après  cinq heures de navigation, me fait redouter les  quelques dizaines de mètres de dénivelés + / -  à surmonter ... Mais l'aventure se poursuit, jusqu'au terme, comme un rêve "   .

J'allais comme fou,  cinq  heures durant, du matin  10 heures locales à 15 heures, de baies en caps,  découvrir ces champs  aux écumes bruissantes où bourgeonnait et  fleurissait vaguement la mer  ! Sublime Solo ... Rien d'autre que les éléments ne sut en transcender l'extrême profondeur du chant.

A la fin du film, une séquence dans les vagues, sans autre musique que la glisse éthérée et le souffle du vent dans les rafales. A cette planche courbe que je perdis un  jour en mer et qui m'octroya tant d'occasions  de m'évader, de panser de profondes blessures.

Marin-Cris

LA_BALISE_TOUTE_PROCHE__LES_MOINES__

Une échappée, une virée nautique magnifique que l'on oublie pas ! Cap vers le grand bleu en ce jour d'un mois de Juillet que le temps égare en passant.

En route vers deux ensembles de brisants hérissés sur la mer ; écueils mordorés que l'on pense si proches : les Moines, jadis, peuplés de Phoques - Moines...
Une matinée que le Mistral traversa d'Ouest en Est en empruntant le Tournant, vers le Grand Sud d'une île à part. Entre 22 et 32 noeuds devent de secteur Ouest.

Une navigation labyrinthique que veillent à toujours deux sentinelles, deux stylites de granite légendaires : l'Omu di Cagna et u Lione di Roccapina. Deux blocs énigmatiques  qui  dominent l'entrée des Bouches de Bunifazziu et saluent les vents dominants ...
On eût conclu aisément aux clichés touristiques, à la carte postale mais,  vus de la mer et si haut perchés, ils confèrent  à ces lieux de solitudes pétrées et de silence azuré toute la solennité qui eût manquée à l'appel des tempêtes qu'ils toisent de leur regard impavide, impassible.
Une longue navigation parmi les grand et petit écueils d'Ulmetu, le Prêtre, les baies et les anses éponymes, et, surtout, les deux grands  essaims des écueils des Moines, la balise que les marins parent et doublent par le Sud de la zone.
De redoutables récifs, des tombants sous-marins abrupts, un dédale de secs et de hauts fonds  qui affleurent et  exacerbent le délire iridescent  des vagues.
Sitôt à l'eau, il me tint à coeur non de braver l'interdit ou la déraison mais de laisser libre-cours au sens et à l'esprit de la  découverte, à la soif d'imprévu, à la quête de l'inhabituel qui fondent la notion et l'acception d'aventure.
Un raid, oui ! si l'on veut et , plus encore, une expérience de navigation, portée par la longue houle et ces vents traversiers qui animent les profondeurs et les bleuités sublimes de la mer.

Les atours du large rayonnent et s'offrent comme une promesse, une récompense. Le trait de côte brumeux  me parut bien plus éloigné que ne le fussent les Ecueils, depuis la route et les hauteurs du premier petit col de la côte Sud-Ouest de l'Île de Corse.
Goélands, Puffins Cendrés, Cormorans, deux Dauphins me furent de chemins. Je ne me rendais pas compte de la grande distance qui séparent les deux ensembles de cet archipel isolé en mer.
Aussi, il me parut sage de ne pas poursuivre et de  virer la Balise pourtant très proche, eût égard aux sautes de vent, aux courants locaux.
Le Mistral devait s'établir un peu plus tard, en mi-journée, à la faveur d'une rotation du flux au secteur Ouest, plus régulier et orienté dans l'axe des Bouches de Bonifacio ...

D'aucuns affirment qu'elle commencent vraiment au sortir, au débouché de ce Tournant, à l'ouvert de l'entre-deux- Îles majeures, Corse-Sardaigne ? Je le pense ou du moins, tous les indicateurs l'indiquent et le confirment, notamment par gros temps.
J'aurai parcouru en cinq heures de navigation plusieurs dizaines de milles nautiques, sous toutes les allures, tantôt dévalant de longues pentes et de profondes ornières mouvantes, tantôt en remontant longuement vers le vent, au près serré.

J'aurai vu naître sous mes yeux l'aube des couleurs, l'arc-en-ciel s'enter au sillage d'une folle évasion.
J'aurai contemplé de part et d'autres ces rochers que l'on ne voit que lorsque la mer se retire, avant de déferler et de recouvrir hauts-fonds et secs disséminés, cachés sous les flots qu'ils crèvent dangereusement !
j'en aurai admiré la moire et la veine d'eau  infiniment  brassées, purifiées. Inflorescences magnifiées que subliment et parent la profonde mouvance et la radiance perpétuelle des vastités.
Je me suis promis d'y retourner, de tracer de longs bords à travers les hautes  vagues d'un site féerique, certes redoutable mais intensément corse, vrai, intouché, exigeant...
J'entrevis à plusieurs reprises le potentiel VAGUES immense de cette zone marine...
La longueur d'onde et la période de la houle établies que les configurations physiques ordonnent et génèrent. La célérité des ondes se déplaçant  au-dessus de fonds conséquents et  qui se dirigent vers une pointe majeure.
La possibilité d'un certain nombre de réchappes ou de mises à l'eau exploitables  en cas de très gros temps.
Une destination plus que exigeante, qui se prépare et qui se travaille, s'expérimente les jours de vents et de grands frais de secteurs Ouest.
Nous y reviendrons et visionnez jusqu'au bout ! Il y a toujours des éléments importants à déceler, analyser, étudier.
A bientôt, Marin - Cris

!

DEPART_AVENTURE_WINDSURF__LES_MOINES_CORSE_

CAP SUR LES ECUEILS DES MOINES GRAND SUD CORSE 

 

- MARIN - 

RAID-AVENTURE- WINDSURF 

ÎLE DE CORSE 

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APERCEPTION !...

 

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 https://fr.wikipedia.org/wiki/2001,_l%27Odyss%C3%A9e_de_l%27espace

Photo /  2001 L' Odyssée de l'Espace  _  Stanley KUBRICK 

 

 

 Le hasard est la cause par accident d’un événement imitant la nature ou le choix  " 

ARISTOTE 

 

Quand vient le soir, j'ouvre un livre de philosophie. S'interroger, deviser  sur le sens du jour qui tombe et de la nuit  à venir, du lendemain aléatoire et incertain. Se rapprocher  un peu des mondes parallèles qui nous côtoient et nous interpellent tant, durement, depuis les origines. Tenter de comprendre, de réfléchir, de s'ouvrir aux champs des possibles. Aborder les acceptions et le triptyque complexe   évolution   - modernité  - entendement, ces ambiants qui nous déterminent  et nous canalisent en masses interagissantes,  sempiternelles et divines monades,   quoiqu'il advienne, quoiqu'il en coûte ...

Avant l'endormissement, je change de versant, m'en allant  à la poésie, à la littérature, au roman, à cet univers merveilleux où les mots  valsent et dansent, intemporels, à l'unisson d'un plain-chant existence unique, unitif. La vie transcendée  et la mort, inéluctable issue, brasillent au terme  de la route, nous y attendent et engagent, sans que l'une ou l'autre pourtant  ne l'emporte, eût égard aux mystères de  l'au-delà, à la grande énigme. Elles  se donnent l'accolade en tendant vers l'harmonie cyclique et perpétuelle.

On y vague entre  hasard et nécessité, rêve et  substitut  de réalité, deux rives  que l'aperception de Nature convoque, unitivement, parvenu au bout du grand voyage. Au-delà du temps, songer  un autre monde ; saine-essence,  en toute sagesse et humilité. Vivre et mourir,  dignement,  guises d'espoir ! 

Puis vient  l'insomnie au coeur sombre de la nuit couverte, tant lumineuse. Le moment de l'écriture dont il est illusoire de contenir  le flot irrépressible  des maux ; en extirper  à tout prix le fiel  et le venin, le poison sciemment, doctement  distillé  ... Tendre vers l'infini, l'inhabituel, l'incertain, l'inconnu ! 

Transcription  salutaire  qui de l'âme vers les doigts  de la main,  flue,  - comme le torrent impétueux  roule  ses rochers vers la mer et  fertilise  la vallée de limon, de nouvelles semences -, m'évade,  sans jamais me perdre...

Plus près de la vérité, en chemin, sur la voie du Ciel   et de la mer constellés, cailloutés de brisants, écrire comme on se délivre de ces liens  et de ces entraves qui arrachent tant de  larmes à  l'Un-Conscient, à l'être aux Mondes  qui saignent et  périclitent  sous couvert des humanités vaniteuses, aux nom de la civilisation vertueuse.

Lire, écrire, penser au plus près du tourment et du rêve, de l'affect et de l'émoi, là-même  où l'on  souhaiterait que les manifestations de la  pitié et de l'empathie, de la commisération et de la  miséricorde  n'eussent jamais été possibles ou existé. Ainsi d'un monde apaisé, rendu à la quiètude de la quête, partagé avec équité comme  aux libertés d'un Amour incommensurable

Il est  temps d'évoquer le réveil ; renaissance !  Surgir de l'oubliance passagère qui m'eût  au gré de l'obscurité absenté, distancé du tout, de la raison raisonnante et du jugement de valeur,  éloigné de la rumeur in-humaine ! de quoi, demain et  la lumière seront - ils  faits, qui infléchissent le cours de la journée que l'on vit au présent, en l'instant qui se superpose  et se lie  à la durée, et que la relation au réel  commande et guide, emportée  si loin de soi, vers d'autres demeures   ?

J'aurai  longtemps oscillé  entre deux mondes. En l'un, faux et enténébré ;  je my suicidais,  pas à pas,  subissant l'arbitraire et le diktat,  de plein fouet !

En l'autre,  je voguais et naviguais afin de me rejoindre, entité viable et plausible, faisant l'expérience de la compossibilité des choses. Je ne pus jamais  franchir le gué qui les séparait sans verser dans le chasme  bipolaire d'un  mal de terre insupportable. 

Comme si leurs horizons se fussent à toujours refusés, dans la dysharmonie  et le balbutiement cruels  et iniques  de la pensée unique et inachevée, livrée aux désordres des  chiffres, à  la preuve  des moyennes  insultant  la vérité  pacifique de la chose unique qui relie au Tout.

 

L'histoire et ses travers   en marche gardaient  le goût âcre  du sang, des ordures, de la forfaiture, de la dominance parvenue au faîte de la force et du  regard exclusif  de la cruauté  de masse, de la  négation  de la Vie

...

- MARIN  - 

Marin à Terre 

 

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LA BOUTEILLE A LA MER ...!

LA_BOUTEILLE_A__LA_MER_

 

Conseil à un jeune homme inconnu

I

Courage, ô faible enfant, de qui ma solitude
Reçoit ces chants plaintifs, sans nom, que vous jetez
Sous mes yeux ombragés du camail de l’étude.
Oubliez les enfants par la mort arrêtés ;
Oubliez Chatterton, Gilbert et Malfilâtre ;
De l’œuvre d’avenir saintement idolâtre,
Enfin, oubliez l’homme en vous-même. — Écoutez :

II

Quand un grave Marin voit que le vent l’emporte
Et que les mâts brisés pendent tous sur le pont,
Que dans son grand duel la mer est la plus forte
Et que par des calculs l’esprit en vain répond ;
Que le courant l’écrase et le roule en sa course,
Qu’il est sans gouvernail et partant, sans ressource,
Il se croise les bras dans un calme profond.

III

Il voit les masses d’eau, les toise et les mesure,
Les méprise en sachant qu’il en est écrasé,

Soumet son âme au poids de la matière impure
Et se sent mort ainsi que son vaisseau rasé.
— À de certains moments, l’âme est sans résistance ;
Mais le penseur s’isole et n’attend d’assistance
Que de la forte foi dont il est embrasé.

IV

Dans les heures du soir, le jeune Capitaine
A fait ce qu’il a pu pour le salut des siens.
Nul vaisseau n’apparaît sur la vague lointaine,
La nuit tombe, et le brick court aux rocs indiens.
— Il se résigne, il prie, il se recueille, il pense
À Celui qui soutient les pôles et balance
L’équateur hérissé des longs méridiens.

V

Son sacrifice est fait ; mais il faut que la terre
Recueille du travail le pieux monument.
C’est le journal savant, le calcul solitaire,
Plus rare que la perle et que le diamant ;
C’est la carte des flots faite dans la tempête,
La carte de l’écueil qui va briser sa tête :
Aux voyageurs futurs sublime testament.

VI

Il écrit : « Aujourd’hui, le courant nous entraîne,
Désemparés, perdus, sur la Terre-de-Feu.
Le courant porte à l’est. Notre mort est certaine :

Il faut cingler au nord pour bien passer ce lieu.
— Ci-joint est mon journal, portant quelques études
Des constellations des hautes latitudes.
Qu’il aborde, si c’est la volonté de Dieu ! »

VII

Puis immobile et froid, comme le cap des Brumes
Qui sert de sentinelle au détroit Magellan,
Sombre comme ces rocs au front chargé d’écumes,
Ces pics noirs dont chacun porte un deuil castillan,
Il ouvre une bouteille et la choisit très forte,
Tandis que son vaisseau que le courant emporte
Tourne en un cercle étroit comme un vol de milan.

VIII

Il tient dans une main cette vieille compagne,
Ferme, de l’autre main, son flanc noir et terni.
Le cachet porte encor le blason de Champagne,
De la mousse de Reims son col vert est jauni.
D’un regard, le marin en soi-même rappelle
Quel jour il assembla l’équipage autour d’elle,
Pour porter un grand toste au pavillon béni.

IX

On avait mis en panne, et c’était grande fête :
Chaque homme sur son mât tenait le verre en main ;

Chacun à son signal se découvrit la tête,
Et répondit d’en haut par un hourra soudain.
Le soleil souriant dorait les voiles blanches ;
L’air ému répétait ces voix mâles et franches,
Ce noble appel de l’homme à son pays lointain.

X

Après le cri de tous, chacun rêve en silence.
Dans la mousse d’Aï luit l’éclair d’un bonheur ;
Tout au fond de son verre il aperçoit la France.
La France est pour chacun ce qu’y laissa son cœur :
L’un y voit son vieux père assis au coin de l’âtre,
Comptant ses jours d’absence ; à la table du pâtre,
Il voit sa chaise vide à côté de sa sœur.

XI

Un autre y voit Paris, où sa fille penchée
Marque avec les compas tous les souffles de l’air,
Ternit de pleurs la glace où l’aiguille est cachée,
Et cherche à ramener l’aimant avec le fer.
Un autre y voit Marseille. Une femme se lève,
Court au port et lui tend un mouchoir de la grève,
Et ne sent pas ses pieds enfoncés dans la mer.

XII

Ô superstition des amours ineffables,
Murmures de nos cœurs qui nous semblez des voix,

Calculs de la science, ô décevantes fables !
Pourquoi nous apparaître en un jour tant de fois ?
Pourquoi vers l’horizon nous tendre ainsi des pièges ?
Espérances roulant comme roulent les neiges ;
Globes toujours pétris et fondus sous nos doigts !

XIII

Où sont-ils à présent ? où sont ces trois cents braves ?
Renversés par le vent dans les courants maudits,
Aux harpons indiens ils portent pour épaves
Leurs habits déchirés sur leurs corps refroidis.
Les savants officiers, la hache à la ceinture,
Ont péri les premiers en coupant la mâture :
Ainsi, de ces trois cents il n’en reste que dix !

XIV

Le Capitaine encor jette un regard au pôle
Dont il vient d’explorer les détroits inconnus.
L’eau monte à ses genoux et frappe son épaule ;
Il peut lever au ciel l’un de ses deux bras nus.
Son navire est coulé, sa vie est révolue :
Il lance la Bouteille à la mer, et salue
Les jours de l’avenir qui pour lui sont venus.

XV

Il sourit en songeant que ce fragile verre
Portera sa pensée et son nom jusqu’au port ;

Que d’une île inconnue il agrandit la terre ;
Qu’il marque un nouvel astre et le confie au sort ;
Que Dieu peut bien permettre à des eaux insensées
De perdre des vaisseaux, mais non pas des pensées,
Et qu’avec un flacon il a vaincu la mort.

XVI

Tout est dit. À présent, que Dieu lui soit en aide !
Sur le brick englouti l’onde a pris son niveau.
Au large flot de l’est le flot de l’ouest succède,
Et la Bouteille y roule en son vaste berceau.
Seule dans l’Océan, la frêle passagère
N’a pas pour se guider une brise légère ;
— Mais elle vient de l’arche et porte le rameau.

XVII

Les courants l’emportaient, les glaçons la retiennent
Et la couvrent des plis d’un épais manteau blanc.
Les noirs chevaux de mer la heurtent, puis reviennent
La flairer avec crainte, et passent en soufflant.
Elle attend que l’été, changeant ses destinées,
Vienne ouvrir le rempart des glaces obstinées,
Et vers la ligne ardente elle monte en roulant.

XVIII

Un jour, tout était calme, et la mer Pacifique,
Par ses vagues d’azur, d’or et de diamant,

Renvoyait ses splendeurs au soleil du tropique.
Un navire y passait majestueusement,
Il a vu la Bouteille aux gens de mer sacrée :
Il couvre de signaux sa flamme diaprée,
Lance un canot en mer et s’arrête un moment.

XIX

Mais on entend au loin le canon des corsaires ;
Le Négrier va fuir s’il peut prendre le vent.
Alerte ! et coulez bas ces sombres adversaires !
Noyez or et bourreaux du couchant au levant !
La Frégate reprend ses canots et les jette
En son sein, comme fait la sarigue inquiète,
Et par voile et vapeur vole et roule en avant.

XX

Seule dans l’Océan, seule toujours ! — Perdue
Comme un point invisible en un mouvant désert,
L’aventurière passe errant dans l’étendue,
Et voit tel cap secret qui n’est pas découvert.
Tremblante voyageuse à flotter condamnée,
Elle sent sur son col que depuis une année
L’algue et les goémons lui font un manteau vert.

XXI

Un soir enfin, les vents qui soufflent des Florides
L’entraînent vers la France et ses bords pluvieux.

Un pêcheur accroupi sous des rochers arides
Tire dans ses filets le flacon précieux.
Il court, cherche un Savant et lui montre sa prise,
Et, sans l’oser ouvrir, demande qu’on lui dise
Quel est cet élixir noir et mystérieux.

XXII

Quel est cet élixir ? Pêcheur, c’est la science,
C’est l’élixir divin que boivent les esprits,
Trésor de la pensée et de l’expérience ;
Et si tes lourds filets, ô pêcheur, avaient pris
L’or qui toujours serpente aux veines du Mexique,
Les diamants de l’Inde et les perles d’Afrique,
Ton labeur de ce jour aurait eu moins de prix.

XXIII

Regarde. — Quelle joie ardente et sérieuse !
Une gloire de plus luit sur la nation.
Le canon tout-puissant et la cloche pieuse
Font sur les toits tremblants bondir l’émotion.
Aux héros du savoir plus qu’à ceux des batailles
On va faire aujourd’hui de grandes funérailles.
Lis ce mot sur les murs : « Commémoration ! »

XXIV

Souvenir éternel ! gloire à la découverte
Dans l’homme ou la nature, égaux en profondeur,

Dans le Juste et le Bien, source à peine entr’ouverte,
Dans l’Art inépuisable, abîme de splendeur !
Qu’importe oubli, morsure, injustice insensée,
Glaces et tourbillons de notre traversée ?
Sur la pierre des morts croît l’arbre de grandeur.

XXV

Cet arbre est le plus beau de la terre promise,
C’est votre phare à tous, Penseurs laborieux !
Voguez sans jamais craindre ou les flots ou la brise
Pour tout trésor scellé du cachet précieux.
L’or pur doit surnager, et sa gloire est certaine.
Dites en souriant comme ce Capitaine :
« Qu’il aborde, si c’est la volonté des Dieux ! »

XXVI

Le vrai Dieu, le Dieu fort est le Dieu des idées.
Sur nos fronts où le germe est jeté par le sort,
Répandons le Savoir en fécondes ondées ;
Puis, recueillant le fruit tel que de l’âme il sort,
Tout empreint du parfum des saintes solitudes,
Jetons l’œuvre à la mer, la mer des multitudes :
— Dieu la prendra du doigt pour la conduire au port.

 

§

Alfred de VIGNY 

LES DESTINEES 

Au Maine-Giraud, octobre 1853

 

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CLAIR - OBSCUR ! ...

 

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AUTOMNAL

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En guise de journal de bord et aussi, pour  Ange ! Cette évocation  d'une navigation vaguant droit dans le soleil  de la prose marine et des grands espaces intouchés ... !

Point de mesure, d'échelle, de modèle ... Laissons libre - cours à la spontanéité, à l'instantané de l'onde  commuée en vague délire, aux prémisses de l'hiver qu'il nous faudra bientôt  coudoyer, rudement, froidement. 

Il faut dire que lumières et contrastes  se mariaient  avec le jeu des ailes furtives soulignant sans fin les ombres portées des nuages et des horizons que l'on eût crus plus profonds, plus denses !

Clair-obscur féerique  dont  les vagues persistantes semblaient  par intermittences soulager la  virulence, le reflet  intense de l'astre de vie déclinant au diapason de la rotation de la Terre, désormais plus proche du Solstice d'hiver.

 

MANQUE__DE___HAUTEUR___CRIS__BOSSE_

 

 

Il est  vrai que les rais d'un soleil bas et  traversier sublimaient la moindre des ondes  d'une houle lointaine. Radiances liquides et mouvantes, camaïeu minéral ou clarté de source et d'eau vive,

la vague transcendée se devait  d'être esquissée, délinéé, effleurée ; écrin de cristal de roche précieux  que celle-ci  ouvre et libère, en exaltant vents et rafales.

Immense terrain de jeux et d'aventures où la liberté s'exprime dans le silence convenu d'une multidude de bords, de possibles tenus telle une promesse gratifiante et régénérante.

Sur fonds de nuages en ballons  accourant de l'amont et qui sautaient  la  haute chaîne de montagne toute proche, la mer  oscillait entre le jour et la nuit . Une voile  assortie  les révélait, l'un et l'autre, allant à l'unisson d'un ravissant  plain-chant  d'automne à partager

 

- MARIN - 

Prose Marine / Journal de Bord 

1 ère  Ecriture le 13 Octobre 2020

 

CONJONCTION_D__AILES___

 

Aux ailes qui papillonnent dans le vent 

!

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PLAIN-CIEL !...

 

GROS_TEMPS____CORSE__HIVER_

 

 " UNE ÂME  A LA MER  "      ***

Qu'elle te soit vaste parchemin où confier,  verser, solitaire, une infime  larme à la complainte  de la mer.  Un vague chapelet égrenant pour toi  le voyage et la transe - lucide  aurour  des îles  et des archipels lointains ...

Tu vogues et  sillonnes quelque  espace - temps qui  tend  et fluctue vers l'infini de l'énigme. A tes sillages arcs-en-ciels, le Puffin cendré joue et se lie, voltige et tournoie, frôle  crêtes écumeuses  et  fol écheveau  sans battre de l'aile ; brins de vérité que la liberté  emporte dans le poudroiement   des  vents d'hiver et  qu'une  chanson de l'avent  délivre  par  le choeur du  message partagé, de l'amour indéfectible...

Elle est  ce labyrinthe qui lentement étreint et  mène sur la voie de la délivrance. Tu y apprends encore et toujours  à procéder  du  balancement houleux  de la  marée profonde et lumineuse du coup de vent, au gré des lunaisons.

Tu la crains comme  tu l'aimes, immodérément. D'aucuns ignorent la déraison sensée  qui t'habite et t'emmène par ces rudes arpents de solitude, lorsque  l'essence  se  substitue et pourvoie enfin   aux pesanteurs des habitudes et du confort délibérément ancrés !

A cet univers  de rigueur régénérant, à ces horizons à la fois jeunes et immémoriaux qui forcent l'abandon, l'abnégation et le don,  tu vas, sans jamais fuir, éperduement marin,  en  quête de l'inaccessible étoile, du dernier recueil.

Eployez ensemble vos ailes au  vent.  Allez à la beauté  farouche qui se couche aux pieds de la plus belle  des montagnes dans la mer et de laquelle  tu reviens, sans fin, lavé, guéri,  lointainement ex-purgé. Comprenne qui  pourra !

A ce bercement d'astres que recueille le silence de l'amer,  donnes-toi,  sans autre accord qui vaille la bordée  thérapeutique d'une  seule et unique échappée.

Que les mots, ici, revêtent le sens et la profondeur de la relation  saine à l'Azur. Ils ne sauraient côtoyer  les rives de l'artifice,  vaguer sous les feux de la rampe, en haut de l'affiche éphémère ...

Dans le dénuement  extrême de la mer et du ciel, en cette ligne de partages qu'ils s'accordent  l'un  l'autre, sois, de passage, être fragile, part tangible de vie en ce petit univers remarquable que l'indifférence feint d'ignorer.  Deux encâblures seulement  vous distancent, qui suffisent aux  abîmes  sans nom.

Alors, n'écris pas pour moi mais pour le conte de la " Légende Personnelle ", afin que chaque vague et chaque rivage  s'impreignent à jamais  de ces  maux qui te poussent à distancer les mondes avilis

 

*** Que je reprenne en titre l'expression éponyme  de l'ouvrage de Virginie Herriot 

 

- MARIN - 

Eperduement Marin 

1 ère Ecriture le 12 Octobre 2020

 

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APPEL ! ...

 

L_ESSAIM_DE__SAINT_JEAN_

 L'Essaim de Saint-Jean 
La nostalgie, c'est un peu comme la solitude, le silence de la mer ! On croise au large d'un vécu, emporté aussitôt  à bord de ses souvenirs ; le regard divague, comme l'horizon bossué des coups de temps ... Mal de terre ! Mais  en mer  !
.
Avant que la Grande Mer  et les vents ne t'appellent
Alors que le coup de temps se précise
et  te convie solennellement 
à nous  rejoindre 
unitivement 
.
Depuis les sains signes du ciel   
par  l'allant insigne  de l'oiseau marin
va     marin   marche     longe le rivage       distance-toi  
suis le cours embrasé  des nues fantasques 
libère - toi de la contingence bruyante 
.
Vois  le migrateur rendu  à la   terre 
qui  se repose  et qui vit  intensément l'escale
 l'Île     au  tournant de son âme
vole-t-il        déjà  recueilli 
en quelques thébaîdes  lacustres 
.
Tu  feras   comme lui   le  vide    en esprit  
Des sens    aux  yeux clos   viendront  le juste tempo
des arabesques gestuelles que tu destines aux vagues 
ces ellipses aériennes auxquelles tu aspires
comme l'on respire
.
Il  n'est rien à attendre
de la voie  encombrée 
Mais  tant à espérer des mondes  du silence
aux messages blancs et bleus 
profondément empathiques 
.
!
.
-  MARIN - 
Eperduement Marin 
.
1 ère Ecriture le 10 Octobre 2020 
.
___________________________________

LES CIELS DE MAKKENA ! ...

 

LAURENT_TRAVAILLE_LA_VAGUE_

 

SALUT  LAURENT 

Images " EMMILA "  

LINE_UP___STAGNOLU_

 

***

Par ces temps capricieux que  l'on ose si mal prévoir  et paramétrer, configurer, systématiser 

Des confins de l'erreur systématique assénée  avec forces processeurs  contradictoires

En ces contrées  exposées où les nuages font depuis  toujours la pluie et le beau temps

En cette saison jadis  si imprévible et  dont nos Anciens associaient les jours et les nuits aux vieils adages

Nous aurons tout de même navigué vers quelques pans de littoral  ouverts au souffle du large

Que je puisse  évoquer les  dessins d'une aile  et d'une planche courbe qui ont tracé sur l'eau de la baie lumineuse

de splendides  sillages,  de longues courbes oeuvrant  aux maintes rencontres

que les  songes et les rêves  esquissent  en vaguant

 

LAURENT_SE_L_CHE_

CIELS__A_MAMATUS__CORSE_

 

 

Visions  éthérées sur fonds de Mamatus naissant sous le vent  des îles

Lumières et contastes ont   au gré   de l'éclaircie  et du   dais de ciels changeants

La mer, les vagues, les reflets du soleil inventèrent de nouveaux tons 

que je ne leur connaissais point

 

LAURENT_AU__BOTTOM____YES_

 

 

A Laurent, ces quelques lignes en prose marine, à partager et, surtout, 

ces  instants  de quiétude et d'harmonie  hors tensions

qui sait, plus vrais et plus beaux  que nature

Dès lors que l'on prend le temps  d'oeuvrer à la composition des images 

à l'ébauche d'une toile  sur le vivant

§ 

 

CORSICA...GO56

WINDSURF  SESSION

NB 

/

Je dois préciser que partout ailleurs, Grand Sud Corse, excepté Ciantarilla, le rivage est  resté plat ! Quant au vent, l'erreur  aura été  totale sur Côte Sud-Ouest... Cela devient une habitude.

Météo - France,

Revoyez vos modèles, mettez la tête dehors,  regardez les nuages, apprenez à lire la vie de l'atmosphère dehors et non  sur un écran, acceptez au moins  que manquent à l'appel de vos données  les manifestations et  les indicateurs pertinents, évidents d'un dérèglement climatique majeur. 

 

LAURENT_DECHAUSSE_ET_RECHAUSSE_

 

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LA SABLIERE ...!

 

UN_SITE_SE_DEVINE_

Un site  se devine, que l'oyat au premier plan n'ose révéler  comme par  discrétion

 

LA_SABLIERE__GRANDS_ESPACES_

Un après-midi de vent  doux qui hâle le Sud et qui tourne au Sud-Est. Et cette mer obstinant un vert jade et quelques camaïeux bleu-tyrrhénéen. Profondeurs de champs que  se partagent la terre des sables et des dunes, la lumière changeante des ciels automnaux.

 

 

 

La marque, la trace, l'empreinte des marées de tempête 

UN_DOMAINE__VAGUE__AU_LEVANT__QUI_PROMET_

Il n'est là, ici, que dunes et denses végétations, lagune et jonchaie. La présence de l'homme y est devenue  fugace, comme effacée. Elle se confond aux distances d'un long cordon  littoral. Les vagues errent vers quelques bancs de sable indéfiniment recomposés. Et si elles ne sont pas  hautes, le site promet de belles floraisons pour les  conditions houleuses et ventées.

 

 

L'esquisse des bancs de sables et leurs promesses 

Parfums de  " Sablière " équatoriale ! Comme  un ressouvenir qui surgit  de la grande enfance, là-bas, vers les rivages  lointains du Gabon... Echos de Camargue que lagune et  champs  rehaussent en cette période de pluies abondantes et d'équinoxe tardive. 

Que l'échappée en mer ne me voile ou ne m'ôte ces visions  qui s'offrent au regard, à la penée, à l'écriture, telle une fresque  impressionniste que le temps explore, à la recherche de l'unicité de l'instant,  ressuscité !

Il m'est insupportable de côtoyer la laideur des bétons et des crépis qui jouxtent la mer et qui s'invitent à même le sable des dunes, le maquis détruit, arraché, le tuf  du parking,  les roues  dans l'eau, cette route et cet asphalte qui auront coupé  la plage en deux et qui la condamnent à disparaître ...

La relation à la mer, l'appel du large, le chant des azurs ne sauraient  muser  là où le désordre et le mépris auront imposé une loi insane  se subtituant aux vérités de la Nature en beautés, rare, précieuse. 

 

PRESENCE_

Présence

 

Je naviguais pour la  deuxième fois sur ce vaste  domaine marin que des hommes sages auront commué en Réserve intégrale.

Je reviendrai y contempler  les Flamands et les grands migrateurs en partance pour l'Afrique, après une longue escale au pays des rivages lacustres,  guises de mangroves ... 

J'attendrai  que les vents aussi basculent par le Nord des zones et renversent ; paraît-il que les vagues  vont coifées de hautes mantilles  enivrant oyats et jonchaies...

Qu'un soupçon, un brin de poésie flottent et dérivent entre les deux  cornes d'un croissant de lune diurne, à l'ouvert des bras de la terre sablonneuse du Levant, du Grecale,  du Sciroccu, de la  Tramuntana.

Et de ne jamais revenir sur terre sans une moisson de tableaux  à raconter le temps du rêve, ce temps - aborigène inextinguible, inaltérable, inépuisable,  que les vents îliens façonnent à l'orée du désir et de la passion

 

....

 

SIDE_AU_DEBUT_PUIS_TOURNE_SE___SABLIERE

- MARIN - 

A la Recherche du Temps  Perdu 

 

RIVAGES_LACUSTRES_ET__JONCHAIE_

 

Quel jardinier  parviendrait à pareille composition ? Le Peintre  des couleurs et des Nuits aux Etoiles  sublimées

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