UN CHAMP POUR ENVOL 

 

Puissent les accords planants d'une plage musicale, aux reprises  éthérées qui t'étaient  si familières, effleurer les ailes de la liberté profonde, là où en ce moment tu navigues, sans frontières, allégé de tous tes fardeaux de coeur et de chair. A bout de souffle, esclave,  je te retrouve comme affranchi, convolant aux noces des-astres et de la Lumière  !

Une voix, le  message d'un grand ami,  fidèle compagnon de route, sur la mer montent vers toi. Pour nous, le ciel cristallin  de ces nuits liquides, par tant de froides  aurores qui sourient,  lointainement voilées .

Je viens partager une étoile, un songe adamantin qui nous lie depuis  ton regard vaste et complice, au-delà de tout. Si proche, le faîte de l'enfance d'où tu chutas un jour vil, sur la vire d'une heure citadine égarée. Une première fois, tu mourus, démuni de toutes nos histoires, de nos merveilleuses légendes   !  

Toi qui ne reçus plus tard de la vie que le tribut affligeant de l' errance et de ses tourments. Livrée des  champs dévastés de la désespérance, aux  ornières de l'angoisse, à l'ombre lancinante de la folie, sur le front du refus et de l'exclusion des murs :  viens, écoute-moi :  Être ne  saurait mourir une seule fois, n'avoir qu'une seule chance ! nulle part, ni ailleurs car il est toujours une âme qui te rappelle ici-bas et s'émeut de tes iris de diamant ; Image unique d'un Nom chaleureux  qui te perpétue, qui sommeille à jamais quand elle ne revient pas réunir les petits Princes que nous aurions été, après un  long décours sidéral, depuis  nos planètes mélodieuses !...

Nous n'avions pas pris une ride, Michel ! tu étais comme le vol pur de la Colombe qui migre au chant des vérités cachées ... Me suis-tu ?  Comme je pense à Toi, Frère d'une Foi,  aujourd'hui commune ... Que la Mer est vide aux jours nocturnes de la violente tempête, en ses miroirs  si bas et esseulés, aveuglants ! La mer, inexorablement appel du silence, mère d'un silence implacable. La Mer, déesse sombre  de l' a-Dieu.

Ô Mer, épargne - moi de l'amer, de l'écume de la nuit sans fin ;  je t'aime, je t'aimais, je t'aimerai pour sa main tendue, encore une  fois !...

MARIN - A mon Frère, sur la Mer de l'Intranquilité  - 

 

 

 

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