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Pour ces fresques   azurées qui fascinent
l'immémorial commun
ces moments où s'engrave l'existence 
depuis les châteaux de sable
et leurs fossés comblés d'écume
ces lames qui d'écueils en rochers
battent le rappel des hommes libres
épris de vents lointains
chargés d'iode  burinés  de sels
maudits

J'offre à la curiosité d'aucuns la candeur
des songes qui me reviennent
comme vagues ondes safres
les humbles témoignages
d'un " marin à terre "
Parmi tous les autres pèlerins
errant entre deux rives
Puissé-je traduire l'égal reflet
de ces deux ciels
dont l'un n'est que vain décompte des jours
quand l'autre me serait éternité

L'Océan à la fois si proche et si vaste
dont les beautés jouxtent les hideurs
du chaos et des enfers liquides
aura séduit l'homme qui s'éprend
d'amour
comme elles l'emportent
à tout jamais
Quand de ces canons  sourds
qu'encencent la folie  le délire

Monte un plain-chant antique
Ô Pléiades
Que les ciels virides d'Orion
accompagnent le grain blanc
emporte l'hiver qui cingle  la nuit de givre  
outre-tombe vers le Septentrion
Que les clartés de Cassiopée
au-delà de Vénus frémissante
et d'Aldebaran  enfin nous séduisent  
à l'orée des frimas 

De la mer   les terres fument encore
le basalte et l'azur
les roches noires
entretiennent un feu mystique
au tonnerre qui s'unissent
De vagues
en nuages        Neige l'embrun
des sources
retombant en poussières d'astres
iridescents 
De leurs  arcatures éphémères
l'arc-en-ciel partout
scelle l'Alliance sans faille
de l'Homme-Nature

§ 

MARIN  - TEMPÊTE MA NUIT -  

 

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