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Pour ces fresques   azurées qui fascinent
l'immémorial commun
de ces moments où s'engrave l'existence 
Depuis les châteaux de sable
aux défenses comblés d'écume
ces lames qui d'écueils en rochers
battent le rappel des hommes libres
épris de vents lointains
chargés d'iode  burinés  de sels
maudits

J'offre à la curiosité d'aucuns la candeur
des songes qui me reviennent
comme vagues ondes safres
les humbles témoignages
d'un " marin à terre "
Parmi tous les autres pèlerins
errant entre deux rives
Puissé-je traduire l'égal reflet
de ces deux ciels
dont l'un n'est que vain décompte des jours
quand l'autre me serait éternité

Vieil Océan à la fois si proche et si vaste
tes beautés coudoient  les hideurs
du chaos  des enfers liquides
Tu séduis l'homme qui  de Toi s'éprend
 d'un amour infini
et l'emportes
à tout jamais
Quand de tes canons  sourds
vient  la folie    le délire

Et monte un plain-chant antique
Ô Pléiades
Que les ciels virides d'Orion
accompagnent de  grains blancs  et  de sombres  galernes
L'hiver cingle     La nuit givre  
 Au Septentrion
les clartés et les feux  de Cassiopée
au-delà de Vénus frémissante
et d' Aldebaran   séduisent  
à l'orée des frimas 

De la mer   la  terre fume
Le basalte 
les roches noires
entretiennent sur l'azur un feu mystique
au tonnerre des lames s'unissent
et vont de vagues
en nuages        Neige l'embrun
des sources
retombant en poussières d'astres
iridescents 
Arcatures éphémères
l'arc-en-ciel 
scelle l'Alliance 
de l'Homme-Nature

§ 

- MARIN  -

TEMPÊTE MA NUIT 

2 ème Ecriture le 24 Juillet 2022 

 

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