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N'être déjà plus
Renaître
ou avoir été    Qu'importe
Mais depuis l'ouragan
la violente tempête
Par la cime hallucinée des oliviers
que je m'ente une dernière fois
aux spires des vents orangés
aux ciels profonds
de tous les coups de temps
qui purifient le souffle
l'âme des ciels   des monts
et des saisons
En parcourant le défilé
des houles perses
Je survis avec foi
pour une dernière fois

Être
Eau-delà  de la folie
passager de la lumière
de l'azur
Je m'en retourne d'ailleurs
hors d'un temps
légalement parjure
à l'orée des métamorphoses
J'esquisse en passant
les horizons absinthe
d'une mémoire insigne 
et perpétuellement recommencée

Pourquoi  là     maintenant
serais-je moi    un autre
Une illusion   peut-être
que rend l'arpent de clarté
que la solitude met à nu
en chemin     vers la voie et le chant
océaniques
Comment    ou  vers où croiser
si ce n'est aux entours de la mort
allégé
m'en allant destiner au large  l'aura des songes

Existes-tu vraiment     ici-bas
vis-tu
les dernières occultations de la volonté
moins amer ou libéré
lorsque ton attente   à la délivrance ressemble
pour avoir pris le cap vague
des voiles et des vents
évanescents
De la poésie sourd
le verbe encensé
l'essence insensée  de l'éternité
recouvrée

!

MARIN -  Océanique -