Sur une très belle Musique de Hans ZIMMER 

 

PLANETE VIRTUELLE 

A Toi, Planète Bleue, Ecrin de l'Univers, où les mégalopoles  fabulent impunément tes joyaux ... 

Aurions-nous eu pour seuls mérites de laisser, d'abandonner en cours de traversée, comme témoignages louables des beautés passées, la Mémoire, virtuellement fidèle à la Terre et aux splendeurs incommensurables, à jamais inégalées ?

Mais dites-moi, quelle place accorder aux règnes qui nous ont précédés, où sont nos compagnons d'aventures, ne se reconnaîtraient-ils plus en ces images aseptisées et codées aux seules intentions et finalités de l'homme  pour l'homme, humain rigidement trop humain 

Marin

Je remercie CATTAZEN pour ce Lien, Site Windsurf entre autres, dépositaire d'une remarquable  Médiathéque dont voici le Lien et l'Adresse 

 

 

CattaZen.com: Search is EndLess

 

!!! 

L'image numérique en Trois Dimensions - la très haute définition -, fait recette ; elle séduit et charme L'homme moderne qui lui aura donné naissance ; une prouesse technologique aux mémoires fabuleuses et colorées, des données cryptées à l'infini où un seul sigle, un caractère manquant viendrait à fausser le codage de l'information. Saurons-nous un jour émerger de ce mirage, de ces engrenages virtuels et revenir aux miracles tangibles de la création qui à chaque instant se révèlent à nous, partout, sans qu'il en coûte à la Terre les tourments et les effets dévastateurs des débauches pléthoriques d'outils nuisibles à l'Environnement ?

Que l'on songe un instant à ces émissions remarquables qui nous servaient la planète sur un plateau de télévision, ces films aux budjets indécents mettant en balance splendeurs, beautés et atteintes à la vie, à la biodiversité, les reportages remarquables rendant compte de l'évolution des dominantes géo-physiques et thermodynamiques ; il en est résulté une très forte prise de conscience dans l'opinion, certes, mais le flot d'intérêts et de fascinations, la volonté de posséder  et de s'approprier les mondes sans frontières passeront inévitablement par la conquête de ces moyens, de ces espaces devenus plus adaptés aux contingences de l'époque et répondant de plus près aux aspirations d'une ère fortement imprégnée des commandes du système virtuel, accessible au plus grand nombre.
La très haute Technologie et ses transferts d'informations vers les plus petits foyers de la planète sauraient-elle un jour susciter cet éveil, cette prise de conscience décisive qui réhabiliteraient nos espaces de vie sans que le progrès en menace le cours, l'évolution toute naturelle et irréversible ? Un retour aux sources serait-il alors la rançon de ce voyage dans l'univers numérisé et virtuel, sorte d'aparté incontournable de l'intelligence et du génie humain incontrôlable, satifaisant ainsi les extravagances de sa créativité  ?...
Le numérique au diapason des progrés en effet ne saurait se cantonner à évaluer, cibler, mieux cerner les dégâts causés par l'activité tentaculaire et effrénée  de la modernité, des multiples modernités en restant impuissants !

Ce serait là un pari suicidaire, irresponsable de parvenir à quantifier les désastres, l'impact humain au plus près de l'objectivité et à ne traiter les problèmes qu'en surface et de manière illusoire, éphémère comme toute velléité actuelle et pérenne, hélas ! de nos élites et technocrates minimisant les retombées planétaires de l'activité humaine.
Il flotte au fil de ces images d'une précision épurée quelques échos d'un film prémonitoire : 2001, l'Odyssée de l'Espace , où le Terrien oscille entre l'animalité primitive, un os à la main pour outil, et la raison sophistiquée et outrancière, flouant sans ménagement les puretés et les sublimités originelles de l'Etant....
Avec l'informatique, on peut tout faire et arguer ainsi d'une objectivité qui n'aurait d'égale bien souvent que les effets d'annonces et de formes qu'elles projette à l'écran, du moins pour ce qui concerne notre cadre de vie !

Or, il est un constat bien plus complexe que cela ; certes, les technologies de pointe ne faillent pas ou si rarement ; les jets volent et naviguent, entièrement programmés pour cela, sans l'ombre d'une erreur ou alors infinitésimale, aux probabilités démentielles ; nous versons dans le domaine irréfragable du chiffre, des logiques mathématiques, de la logique informatique pure et dure des systèmes assistés et asservis qui ne laisseraient à l'erreur quasiment aucune chance de surgir...
Mais, est-ce ici la contre partie terrible et consternante du progrès, de l'évolution, de ces dominantes millénaires qui ne pourraient être, subsister sans ce cortège infâme de destructions majeures, de négations du vivant dans sa diversité tour autour des Mondes qui nous ceignent et nous enveloppent !
Quelle redoutable équation prompte à fonder un pari déjà perdu d'avance.
La planète suffoque, les grands espaces vitaux se meurent, périclitent, les ordinateurs couplés aux satellites rendent compte tous les jours avec une précision métrique, quasi cynique et froide des ces tâches, ces plaies ignobles blessant la terre : sécheresse, déforestation, désertification, assèchement des mers intérieures et des lacs, recul de la banquises, fonte des glaciers primaires, catastrophes naturelles en progression alarmantes, etc !...
Pourquoi n'incriminer que le Climat lorsque les politiques et les savants, de concerts éclairés, ne se décident pas à porter un coup d'arrêt aux surproductions nuisibles, aux prospectives de marchés se montrant incapables de ré-orienter leurs stratégies de productions mais également les sphères de possibles changements, d'évolution, et selon des priorités d'ordre résolument écologique - dans le seul sens des interactions, des rétroactions : Hommes / Milieu / Nature /  - ?

Adéquation Activité Humaine et Développement Durable / Nature, susceptible de réduire les écarts aux nuisances et impacts défaforables !


Sensibilité aux rêves et à la beauté, aux croisements incommensurables d'un codage numérique exponentiel, assurance insolente des créateurs de l'image virtuelle plus belle que nature et transportée dans chaque intérieur ! L'homme - Dieu s'intrônisant créateur d'un univers sublimé aux seul dimensions d'un planar, d'un portable, d'une plaquette à cristaux liquides dont personne ne doute plus qu'elle surpasse quantitativement le cerveau de l'homme !
Mais de là, un monde sans autre coeur que la pulsation de l'atome, la défragmentation de la conscience, un esprit aux discernement réducteur, devenu intransigeant dès lors qu'il se passe d'émois ou d'états d'âme, la sacro-sainte image cadrée où la forme plaît au premier regard et bouscule le jugement, accélère les a priori, tout cela comporte des dangers imminents indéniables... Allons-nous vers d'autres perceptions, d'autres représentation du réel aux dépens de la Transcendance, de l'immatériel, de l'Esprit ? Ou serions emporté par ces paradoxes, ces logiques contradictoires vers plus de sensibilité aux espaces Nature ? 
Mais il faudra canaliser les pentes impitoyables de ces algèbres complexes ! combien de fois ne sommes-nous pas rappelés à l'ordre de la machine en lieu et place de toute autre considération à visage humain ?
Une sorte de réclusion s'opère lorsque le petit d'homme hésite entre la réalité et la surenchère numérique, réelle ou ludique !
Les mondes à notre portée et qui plus est toujours plus fascinants, si beaux par effets d'annonces et de montages si bien que l'on en oublie les affres qu'ils subissent et qui les frappent à chaque instants.

Le virtuel en serait-il plus beau, séduisant, plus vrai que nature, on y décèlerait pas encore les blessures  ?
Alors, me diriez-vous, pourquoi glisser, si légers sur la mer, voyager, découvrir en se transportant d'une pression sur un petit bouton, voire toujours mieux à l'image et lorsque prévaut le coût de ce confort et de ces services ?
Pourquoi n'accorder de réalité et de véracité aux mondes qu'à travers les prismes puissants et hautement numérisés des technologies de l'information et du multimédia ?
Quelle est cette accélération du temps, spécifique en cette transition de millénaire, et qui nous éloigne inexorablement de ses invites, de ses commandements à ne pas le dominer sans danger ?
Serions-nous parvenu au terme de l'individualité où celle-ci s'approprie d'un geste présomptueux le reflet de la Terre ; d'un balayage d'images bien agencées, l'humanité entière tantôt en guerre, tantôt à l'agonie des surpopulations défilent cruement !
Et si d'aventure nous avions déjà quitté notre planète, depuis déjà  les travaux des champs et le respect des saisons, parce que résolument orientés vers une frénésie de vies et de vivre que l'excés d'informations et de tentations règlent, exacerbent, ne contrôlent plus.

Une sorte de course poursuite vers un futur antérieur exprimant l'éternel ; Ô ineffables vertiges ! vers Qui être reconnaissant de tant d'ivresses et de merveilleuses révélations

?...

 

En cours, Par Marin Numérisé, 1 ère Ecriture le 07.07.2013