On attribuerait la source de ce Texte de Martha MEDEIROS, poétesse Brésilienne,  à Pablo NERUDA ? Certes, la paternité de pareilles déclarations aurait une très grande importance ... Mais après tout, qu'importe la polémique à ce sujet ?   l'adverbe de temps m'interpelle, pas vous ?  " Lentement " ; est-il si obsédant  de mourir, de passer, d'abandonner le vaisseau de la vie qui naufrage ? N'existe-t-il pas, hélas ! une kyrielle de " modes d'emploi ", que la Nature humaine déchaîne, qui nous précipite vers le grand départ, si vite, à tout petits pas, violemment, comme elle s'évertue à le faire avec les animaux et les hommes  ... Malgré tout ce que l'on prétend et qui fonde les certitudes de la science,  l'espérance de vie oscille ; elle aurait ainsi toujours fluctué ! Chaque être est-il égal face à la mort, au cours aléatoire de son existence,  dans le Monde que nous vivons ?  Comment mourir dignement,  pourquoi mourir en signant les erreurs et les forfaitures  des Grands, des Dogmes, des traîtres à la vie ? Voilà la vraie question ... Y répondre vaudrait peut-être de régler durablement les lacunes ici-bas révélées, vivre, tout simplement, libre, avec Amour, le Vrai, en harmonie et non en ayant pour guides les Parques  ! Ainsi de l'instant, de l'éternité, question de mots ... Mercedes Sosa, Joan Baez chantaient ce poème de Violetta PARA, " Gracias a  la vida " ...! 

" La vérité, c'est qu'il n'y a pas de vérité "  - Pablo NERUDA  

 

Il meurt lentement
Celui qui ne voyage pas,
Celui qui ne lit pas,
Celui qui n’écoute pas de musique,
Celui qui ne sait pas trouver grâce à ses yeux.

Il meurt lentement
Celui qui détruit son amour-propre,
Celui qui ne se laisse jamais aider.

Il meurt lentement
Celui qui devient esclave de l’habitude
Refaisant tous les jours les mêmes chemins,
Celui qui ne change jamais de repère,
Ne se risque jamais à changer la couleur
De ses vêtements
Ou qui ne parle jamais à un inconnu.

Il meurt lentement
Celui qui évite la passion
Et son tourbillon d’émotions
Celles qui redonnent la lumière dans les yeux
Et réparent les cœurs blessés.

Il meurt lentement
Celui qui ne change pas de cap
Lorsqu’il est malheureux
Au travail ou en amour,
Celui qui ne prend pas de risques
Pour réaliser ses rêves,
Celui qui, pas une seule fois dans sa vie,
N’a fui les conseils sensés.

Vis maintenant

Risque-toi aujourd’hui !

Agis tout de suite !

Ne te laisse pas mourir lentement !
Ne te prive pas d’être heureux !

 

MARTHA MEDEIROS

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