IVRESSE_

 Il est des destinations que les Tempêtes ouvragent et parfont, de celles que l'Extrême affectionne,  à l'orée frémissante et pétillante de la déraison, de la fin, enfin du chant opalescent de l'amer et des phares, lointainement, dans la Nuit Obscure ... 

 

 RAY MANZAREK  @  ECOUTER EN ENTIER 

Mythique chevauchée Ô hippogriffes jamais fourbus
Un panache azuré défie le quadrige d'Hélios
Mantique ivresse que l'Océan accorde l'hiver
Au seuil tonnant de la munificence infinie
Des flots dionysiaques et des récifs antiques
Les vagues coiffent leur cimiers de neige éternelle
Sous le regard impavide des stylites
Le minéral anthropomorphe veille
Au cap et au sillage précis d'un dessein
Espace scénique que la lumière et le voile
Diaphane composent dans l'évanescence
D'une vision pure au terme de la quête
Il est des théâtres des cirques immuables
Où la lame obstinément tranche et chute
Comme elles parfont paupières d'écume
Palpitant à l'aube d'une renaissance
L'originel cillement qui eût valu être
Va Marin humble et solitaire Métamorphose
Grevée des lunaisons qui distancent
Qui isolent tes derniers pas vers l'Ether
Là-bas l'ivresse et toutes ces folies
Vainquent dans le dénuement de l'harmonie
Et des dieux déchus

§

 

MARIN 

A bord d'une Folie 

MANTIQUE_IVRESSE_II_