PETITS_MIGRANTS_NAUFRAGES_

 La mer est une arène face à laquelle les GOUVERNANTS, aux premières loges  se divisent en boucles, au sommet,  pour  ne pas accueillir les naufragés,   tandis qu'ils se soudent  en refusant de les sauver.

LES BATEAUX DE GUERRE restent à quai, ils ne savent que donner la mort, envoyer des Tomawaks, à prix d'or

***

 

 Écris 

 De ces  lointains
 qui  crèvent le Choeur  
Un vitrail abyssal    au Ciel       bée  sans voix 
Des mondes du silence
montent mille suppliques
L'azur sourd       Qu'un céleste
vertige ceigne le chasme
des-espérances

L'envol est aux oiseaux-migrants
Un conte au pays imaginaire
sommeille      à la dérive
Songe  pèlerin
au sursis de nous retrouvés 
toutes et tous    embarqués
Au large du détroit         Où-suis-je
Aurais-je déjà été       Maudite hère 
Âme en partance     Enfant damné  

Le courant devise
la voie augure l'issue
qui porte et qui sauve
Marin
Tu es  tombé  à la mer     sans esquif      L'horizon
se noie      L'Orient en flammes  vire au drame
La mémoire de la mer  depuis  Gaza  Alep 
est un radeau qui s'égare     l'hiver 
L'ivresse de l'Hermione   ses pavois  ses sabords 
ne sont plus de mise   Le vaisseau fait fausse  route 

La vie s'est tue        qui espérait
Que le port panse       ici-bas
la profonde blessure de l'exil
saisisse la petite  main tendue
et naufragée qui appelle
celle que la peur traque
qui hèle      sans faire de bruit
la nuit  réfugiée  est si noire

Ainsi des îlots de solitude
qu'ensemble nous traversons
toutes les fois livrés
à l'amertume absinthe du flot
que les vents drainent
Traversée    de nulle part      Qui ne saurait plus être 

Larme         deuil      Ô  chagrin 
A l'innocent dont le sang  tranche
les liens et qui ne sait  pas encore  le manque d'amour 
A qui je pense très fort
La Grande mer
se recueille      vaincue
en quelques  odieux abîmes de tristesses
Les rochers relancent  
l'écho des complaintes ondoyées
le cri des étoiles sans nom
des oubliés de l'abîme

L'hécatombe   outre-tombale
a réveillé la Traite
des temps modernes         Alliés 
Les ténors enténèbrent l'azur
l'improbable asile 
entérinent dans la foulée      en livrées  
des-accords brisant  l'Alliance
le pacte de la mer sépulcrale     malgré elle 

Divisés pour accueillir
La richesse demeure con-gratule 
fatalité sans partages de l'Histoire
Et quand ils se liguent         Les Ténors 
chaque frontière alors se dresse   contre le sort et la tragédie

 !

 

-  MARIN -

Mal de Terre Mal aux Mondes

 

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