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Photo /  2001 L' Odyssée de l'Espace  _  Stanley KUBRICK 

 

 

 Le hasard est la cause par accident d’un événement imitant la nature ou le choix  " 

ARISTOTE 

 

Quand vient le soir, j'ouvre un livre de philosophie. S'interroger, deviser  sur le sens du jour qui tombe et de la nuit  à venir, du lendemain aléatoire et incertain. Se rapprocher  un peu des mondes parallèles qui nous côtoient et nous interpellent tant, durement, depuis les origines. Tenter de comprendre, de réfléchir, de s'ouvrir aux champs des possibles. Aborder les acceptions et le triptyque complexe   évolution   - modernité  - entendement, ces ambiants qui nous déterminent  et nous canalisent en masses interagissantes,  sempiternelles et divines monades,   quoiqu'il advienne, quoiqu'il en coûte ...

Avant l'endormissement, je change de versant, m'en allant  à la poésie, à la littérature, au roman, à cet univers merveilleux où les mots  valsent et dansent, intemporels, à l'unisson d'un plain-chant existence unique, unitif. La vie transcendée  et la mort, inéluctable issue, brasillent au terme  de la route, nous y attendent et engagent, sans que l'une ou l'autre pourtant  ne l'emporte, eût égard aux mystères de  l'au-delà, à la grande énigme. Elles  se donnent l'accolade en tendant vers l'harmonie cyclique et perpétuelle.

On y vague entre  hasard et nécessité, rêve et  substitut  de réalité, deux rives  que l'aperception de Nature convoque, unitivement, parvenu au bout du grand voyage. Au-delà du temps, songer  un autre monde ; saine-essence,  en toute sagesse et humilité. Vivre et mourir,  dignement,  guises d'espoir ! 

Puis vient  l'insomnie au coeur sombre de la nuit couverte, tant lumineuse. Le moment de l'écriture dont il est illusoire de contenir  le flot irrépressible  des maux ; en extirper  à tout prix le fiel  et le venin, le poison sciemment, doctement  distillé  ... Tendre vers l'infini, l'inhabituel, l'incertain, l'inconnu ! 

Transcription  salutaire  qui de l'âme vers les doigts  de la main,  flue,  - comme le torrent impétueux  roule  ses rochers vers la mer et  fertilise  la vallée de limon, de nouvelles semences -, m'évade,  sans jamais me perdre...

Plus près de la vérité, en chemin, sur la voie du Ciel   et de la mer constellés, cailloutés de brisants, écrire comme on se délivre de ces liens  et de ces entraves qui arrachent tant de  larmes à  l'Un-Conscient, à l'être aux Mondes  qui saignent et  périclitent  sous couvert des humanités vaniteuses, aux nom de la civilisation vertueuse.

Lire, écrire, penser au plus près du tourment et du rêve, de l'affect et de l'émoi, là-même  où l'on  souhaiterait que les manifestations de la  pitié et de l'empathie, de la commisération et de la  miséricorde  n'eussent jamais été possibles ou existé. Ainsi d'un monde apaisé, rendu à la quiètude de la quête, partagé avec équité comme  aux libertés d'un Amour incommensurable

Il est  temps d'évoquer le réveil ; renaissance !  Surgir de l'oubliance passagère qui m'eût  au gré de l'obscurité absenté, distancé du tout, de la raison raisonnante et du jugement de valeur,  éloigné de la rumeur in-humaine ! de quoi, demain et  la lumière seront - ils  faits, qui infléchissent le cours de la journée que l'on vit au présent, en l'instant qui se superpose  et se lie  à la durée, et que la relation au réel  commande et guide, emportée  si loin de soi, vers d'autres demeures   ?

J'aurai  longtemps oscillé  entre deux mondes. En l'un, faux et enténébré ;  je my suicidais,  pas à pas,  subissant l'arbitraire et le diktat,  de plein fouet !

En l'autre,  je voguais et naviguais afin de me rejoindre, entité viable et plausible, faisant l'expérience de la compossibilité des choses. Je ne pus jamais  franchir le gué qui les séparait sans verser dans le chasme  bipolaire d'un  mal de terre insupportable. 

Comme si leurs horizons se fussent à toujours refusés, dans la dysharmonie  et le balbutiement cruels  et iniques  de la pensée unique et inachevée, livrée aux désordres des  chiffres, à  la preuve  des moyennes  insultant  la vérité  pacifique de la chose unique qui relie au Tout.

 

L'histoire et ses travers   en marche gardaient  le goût âcre  du sang, des ordures, de la forfaiture, de la dominance parvenue au faîte de la force et du  regard exclusif  de la cruauté  de masse, de la  négation  de la Vie

...

- MARIN  - 

Marin à Terre 

 

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