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Je rends à cette Terre tout l'amour et la passion de la vie qu'elle nous aura offerts, délivrés. En aucun cas je ne saurais ni oserais la blesser en l'infime floraison des jours car en amour il n'est point de mesure, encore moins de profit périssable. Bercée de la cime virginale des monts aux rivages précieux, elle donne sans concessions les vertiges ouatés et soyeux des grands espaces ; il n'est pas besoin de voyager bien loin. L'âme s'évade dès les premiers pas et la bordée solitaire gagne ces ultimes instants d'éternité qui perlent comme l'eau des sources, autour d'un cap, là même où se rejoignent la mer et le ciel enlacés, aux horizons flamboyants du levant et du couchant

MARIN