EMMILA 

 

MARIN 

 

 UN SURFER

 

UN REGARD DANS CHAQUE VAGUE

 

Et la mer serait comme
Le choeur de l'azur
Le silence entonnerait
Le chant des baleines
L'ivresse des dauphins
S'en retournant sans fin
d'un coeur lointain
Aux frissons doux
Qui nous reviennent
Depuis l'enfance
Des mondes
De tous les jeux
Ressouvenirs
Bateau de papier
Une aile dans le vent
Que nos rêves d'amour
Embrassent encore

 

Mais la mer aussi
 Désespérément blanche
Souvenance ondoyée 
Des destinées ravies
Et des rives orphelines
La Grande Mer qui
Jamais ne me trouvera
Absent sur les flots
Autour des vagues
Où tant de visages
Esquissent en fusant 
L'envol d'un ange
L'ombre évanescente
D'une présence
Immensurable et bleue
Une foi
Qui nous aurait précédés

 

J'aurais éperdument
Sillonné l'imprévu
Là-bas frolé le probable
Sous les vents fous
D'amont et impitoyables
J'eus espéré le dénouement
De la nuit tragique
Ô esseulement létal
Tes vastités à toujours
Me seront miroir
Reflet de mon âme
Cet autre moi-même
Rappelé à bord
Du même vaisseau
Fantôme 

D'un croissant de lune

Autour d'une île
Si près d'un bonheur
Révélé
J'irai fleurir l'aube
D'une idylle
Ses champs de moutons
Une pensée au sillage
Chagrin de la mémoire
D'une belle histoire
A jamais bercée
De larmes et de joie

 

- Eperdument Marin -

Aux MARINS disparus

 

 

Pour_Pascal_