EVASION_OFF_SHORE_

 

 

 

 

 

Loin   loin   ce vau l'eau de ville heurté
hors de ma vue la certitude  de ses délivres
d'entre les laisses de la mer souillée
qui monte et se dilate comme l'acide
Au-là des pistes tracées faussant
les horizons de l'aventure et tant d'échos

Au plus profond de l'azur   fluide
que j'aille à la rencontre  d'autres ciels 
limbiques  constellés de nuages
 Résilles d'écume  fol embrun
que les métamorphoses  recouvrent

Que je renoue avec l'âge du temps
les marées que d'aucuns entravent
et précipitent sans freins contre la jetée artificielle
au mépris de l'extrême limite
d'un sidéral cocon   privé d'évent

Je n'ai point vu la Lune Rousse
l'éclipse séculaire et la planète Rouge
ceintes  en  leur aura nocturne
que les fumées modernes
 griment à tout jamais

J'attends      comme on invoque l'immensité
le silence et ses clartés vertigineuses
Mais rien ne transparaît
Tout sombre comme un vaisseau
criblé de dettes essentielles et qui hèle

Et la nuit se fuie   Le lourd fardeau
des jours exténués porté à l'acmé
d'un  souffle  torride  vire 
à la géhenne du  feu  La morsure térébrante du soleil
poignarde la solennité de notre céleste traversée

Alors   que je cède    ici-bas     jusqu'à la fin
au pouvoir magique de happement des vents 
au festonnement infini des vagues
à l'hiver   la tempête   mes nuits
passées dans l'alignement des astres
comme un pacte    Indéfectible
Alliance     dans l'éternité

!

- MARIN -

Mal de Terre

 

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