CHATEAUX_D_EAU_URIENTI__1_

Vers la grande passe, la Tramontane d'hiver  lève une barre  liquide phénoménale !  La vague en devient philosophale
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En paraphrasant, Chateaubriand :  " _  Que faut-il faire pour soulager  ses chagrins ?  "  Voici la vague philosophale  !   ( " La pierre philosophale " ) nous dit l'Auteur, dans l'un de ses Essais.
Marin


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" Il n'y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait où il va "
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SENEQUE  
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LA_VAGUE_PHILOSOPHALE_

A ces jours de vents, à la douceur de la brise, aux précieuses fragrances du printemps.  Que ne me rendrais-je  assez compte de la profondeur de ces pans de vie essentiels !  
Tendre  m'apparaît la lumière du jour. Une occasion rêvée d'appareiller toutes les fois, de voguer  à la rencontre du jeune âge  que je  souhaite immarcescible, océanique.
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Réunirais-je les conditions d'une reprise, d'une  grande et belle  échappée menée à travers de labyrinthiques possibles  s'offrant à la concorde, à l'émotion, à l'amour, à la sagesse que les  ans esquissent et  engrangent. Autant de révélations  affranchissent de la durée dérisoire
L' interlude  aura  si vite filé comme l'eau de la source que l'on tente de retenir dans le creux de la main, entre les doigts.  Il y  reste le frisson, l'aubaine mémorielle  de la  soif étanchée, un bonheur incompréhensiblement  revisité.
Puissé-je ne  jamais errer, courir à la recherche des années enfouies dont il me semblerait avoir perdu le fil désespérément linéaire, la trame et la somme vaine de quelque  ressouvenir.
Je  conjuguerais  l'étant, chaque instant,  chaque lendemain, au présent en y traversant toute  dimension libérée de la longue chaîne des  maillons  faibles et des  liens   inextricables.
Rallier,  les yeux fermés,   la concordance des temps, réinventer, dévier la course  folle  du démiurge Temps !
J'entrevois  des horizons insoupçonnés, inattendus, improblabes. Comme s'il importait  de croiser au large, de fluctuer comme  excentré, de mener une perpétuelle aventure.
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On y entrerait  de plein-pied par les voies de la poésie, de l'écriture et du récit, de la peinture, de la sculpture, de la danse et de la musique, autant  d'occasions  qui  bordent la voie spirituelle de  l'émerveillement, de la découverte, de l'action fidèle, éminemment pacifique. 
Fuir, récuser  toute  chronologie qui décline sans relâche, inexorablement, implacablement le  passé, le présent, le futur,  ces dominantes établies  dans un ordre immuable, unilatéral, juxtaposé.
L'unique sens, la voie  sans issue  confinent  à l'exaspération de  la  fin qui n'aurait de cesse d'enclencher les affres de  l'inévitable attente, le sursis, le sordide décompte du naufrage.
!
Quant aux mondes des souvenirs, je les appréhende différemment ; dispositions salutaires !   Nouvelles vires,  balcons d'où s'envolent de précieux choeurs, la polyphonie des mondes intouchés.
Je pourvoie   ailleurs, " Eau-Delà ", déjà,  à  ce défaut de  sérotonine  que le corps ne laissera jamais de  réclamer. Ainsi de mes Alcools, de mon iode et de  mes sels marins, de mes fulgurants  soins palliatifs
Voler, planer, glisser, voguer entre deux ciels, deux océans de vérité et de liberté. L'oubli oscille depuis les frontières de l'avant et de l'après, le préambule et l'épilogue ...
Quelle épitaphe et  surtout,  quel cénotaphe  sieraient au  solitaire qui dit - vague  
?
- MARIN -  
!  
A la Recherche du Temps Perdu 
!
1 ère Ecriture - En cours - Le 29 Mai 2021 
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