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Une petite traîne  diurne pour ce Grecale automnal qui emprunte et  emplit  le vaste détroit, le Parc Marin. Clartés, profondeurs et radiances  tourmalines. Les éléments composent au gré de la lumière qui passe et décline  à l'ouvert occidental des Bouches de Bonifacio.

 

Au prochain " Cantu  di u Libeci ", - Chant du Libecciu -, la Grande Azurée renversera alors  le cours du temps, inondera le lagon de ses vagues messagères nous rappelant à la tragédie d'un naufrage dont  le  cri d'effroi et la clameur  parvinrent  jusque dans la Cité des Falaises, en l'an 1855, dans la nuit  du  15 au  16 Février. On rapporte  que les embruns de la tempête  voyageaient dans les terres, à plus de 7 kilomètres des côtes ! 

  Comme un témoignage, une ode à la Nature, à l'immémorial glacis  minéral qui se détache entre mer et ciel qu'il nous faut inlassablement rappeler, souligner, en vol, de nos ailes, aux termes aboutis d'une gestuelle rare et libre, à jamais rebelle aux carcans, saine et qui ne confine guère !

Voici une série d'images signées " Emmila ", saisies dans le vent frais   et à mains levées.

La Beauté, la Pleine Nature, les Eléménts, l'expression sublimée de la Vie unissant  généreusement et  en esprit le corps et l'âme, les yeux d'un regard  respectueux de la Terre et des Îles :

Un Tout  qui se  partage, s'échange,  voyage,  se ressent de près et de loin, sans frontière, fût-on  seul, là-bas, ailleurs, nulle part, en mer, ensemble... 

Puissent ces images toujours réchauffer le choeur des racines, tel un plain-chant, une polyphonie, la mémoire et le patrimoine communs à ne jamais  bouleverser, dilapider, trahir.

Tels sont et vont  le sens  et la voix d'une démarche ; de l'image au texte gravé en mer et  en totale immersion, poursuivre,  tracer une voie, au  sillage unique, d'une rive à l'autre, sans jamais  faillir au pacte des alliances pour  la Nature et l'Homme, les préciosités de l'existence que l'on voit si souvent  voler en  éclats,  chaque jour qui passe.

Dans les lointains, au-delà des collines ossues, des chaos polis, je distingue une grue, le bras démesuré d'un tractopelle  géant venant à  bout des Îles de la Terre de Corse ! 

 

- MARIN - 

Pour l'Amour d'une Terre 

1 ère Ecriture le 17 Novembre 2021 

 

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