Gen_vrier__dunes

( ... ) Le bois de fer brandit aux ciels et au miroir des siècles ses doigts défoliés, il continue de vieillir sur pieds, après la mort. L'oiseau de passage est venu de très loin se poser et clamer l'inévitable retour, l'indicible nécessité du vestige et des racines.

Entre les bras et les liens desséchés du Genévrier, entre l'ombre obscure et l'or des sables, une branche torve pointe douloureusement la tour de guet meurtrie. Elle dénonce à jamais la barbarie scellée au passé, le coup de hache fatal à la plus haute ramure de l'âme.