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Images de la lune,  prises de Corse du Sud, au premier soir de son périgée !
 
BUVANT SEUL SOUS LA LUNE

Un pichet de vin au milieu des fleurs.
Je suis seul à boire, sans compagnon.
Ma coupe levée, je convie la lune :
Avec mon ombre nous sommes trois !
La lune, hélas ! ne sait pas boire,
Et mon ombre me suit sans comprendre.
Amies d’un instant, lune et ombre,
La joie ne dure qu’un printemps !
La lune vacille à mon chant :
A ma danse, l’ombre s’ébat.
Joyeux, nous veillons ensemble :
Ivres chacun s’en retourne.
Amies inanimées de toujours
Sur la Voie lactée, retrouvons nous

§

 L'un des plus grands poètes chinois de la grande dynastie des Tang, Li-Po, au VIIIe siècle, nous livre à la mélancolie de la Lune que l'alcool commue en complainte, en poésie !

 

 

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Posée sur une écharpe de nuages, la Lune de juillet nous est si proche, encore plus lumineuse, disque parfait en voyage sur son elliptique  ! 

 

MARIA-LUNA 

 

Moment de félicité sous la ramée et l'olivier
Suspend encore un peu la migration de Maria- Luna
La pleine lune de juillet jaillit  large et lumineuse
Aube fascinante   Qui est périgée  L'arbre souple 
Chantonne à la brise de terre  chasse les touffeurs de l'été

Aura du  Soleil de minuit  Âme bienveillante
Corps astral planant comme un vaisseau fantôme
Et le questionnement incessant d'un enfant  Je bée
Aux mystères  à la poésie insensée de l'unvivers

Heureuse compagne  tant de fois louangée
Voici un songe Artemis Séléné Hécate veillent
Aux reflets du miroir envoûtant de Morphée
Ô sibylline lunaison perpétuelle libration éclipses
Un mage entre les nues guide la roue du temps 
Plus douce que le soleil  fidèle esquisse du jour
Calligraphiant dans les ciels un choeur d'astres
Les dieux divaguent en croissant puis s'en reviennent


Par les soirs d'été  inondent  la plaine diaphane
Entre périgée et apogée te révélant  Céleste psyché
Et ainsi des marins des artisans de la terre toujours
Qui se fient à tes messages ponctuant la rare aphélie 
Quand leurs mots rassurent le bon augure et l'adage

Mais je dirai aussi sa chaleur dans la nuit obscure
Cette divine présence sans vie obstinante si familière
Où la foi bien souvent s'égare  tente de comprendre
Accorde aux mythes à la fable et aux légendes
Quelque refuge  Ô délires incessants déréliction
N'est-il pas là étrange épure  plus belle ode à la Lumière
La voie de l'ange gardien au-delà du partir nous convie 

 

 1 ère Écriture le 12.07.2014

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