TWINS PEAK 

 

 

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Un astre mort, la désolation de la pierre à nue, chauffée à blanc, ces cratères et ces plaines à perte de vue criblés de rochers dans le silence sidéral de l'espace,  sans vie apparente ! On y entend presque le murmure des vents solaires, ces vents de lumière surgis de nulle part ...  Imagine l'origine des mondes, la forme ronde et parfaite des corps célestes,  issue des forces gravitationnelles, puisant desseins ... L'invisible lissant ces amas de gaz et de poussières d'étoiles, jusqu'à  l'épure ! Là sous tes yeux, incompréhensiblement, s'élève, comme  se dresse une vague d'eau pure. Apothéose stellaire, le galbe, l'orbe qui ne peuvent engendrer que  le souffle, le mouvement, le vide animé de possible !

En ce temps-là, étaient encore des lieux où la terre et la mer pactisaient. Sans l'ombre figée et ténébreuse d'un  doute, si loin des certitudes de l'argent roi ! Voyez ces rivages et ces émaux que le soleil révèle, de loin qui resplendissent. Ils cachent désormais le tribut insane et perfide du brut, les rejets  entassés des économies ne servant que les trusts et les compagnies pétrolières...

Un jour viendra, un jour de tempête et  de marée noire, une réplique, copie conforme du Torrey Cayon, ( 120 000  Tonnes de pétrole brut ),  maculant la Terre des Îles  et le Détroit d'or noir.

Funeste liseré des terres condamnées à périr sous le joug des soutes de la puissance des profits.

Il n'y avait que l'azur intense des cieux profonds, les vagues, aux antres cristallins rivalisant de beautés et de mystères, la terre pétrée, immensément fragmentée comme un songe de planète où rencontrer le  petit Prince ! Il y  avait aussi des gens pour se foutre des dangers que font peser le brut et, surtout, la chape de la connerie 

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