RIVAGES_ET_POINTES_INSULAIRES_

 

 

Les vagues nous arrivent de si loin, qui tournent, qui obliquent et prennent le chemin de la délivrance ; un feston unissonant d'écume emplit les bleuités vernales d'une Île  aux mille caps...

Ouvrir les yeux, découvrir ce qu'elles cachent ou révèlent indéfiniment ... Qu'une aile s'y aventure, vive et altière  captant dans les airs, au-dessus du maquis  le moindre souffle qui ravisse son pilote.

Et ainsi de s'offrir la quintessence d'une glisse pure, parfumée, au ras des blocs hiératiques que la terre ne laisse plus de rendre à l'azur, dans ses nuances mordorées,  revenus tout droit des mythes et d'un antique  bestiaire.

Les rouleaux brassent, tirent tant d'eau, dénudent  un long moment les petites baies avant de s'engouffrer en grondant puissamment.

La mer houleuse accorde à l'aventurier, au soliste des ondes vagabondes son lot de repères et de signes qui ne trompent point. 

Elle ne saurait trahir, mentir, surprendre car qui s'y confie le fera autour d'un dialogue sans paroles averti, mûr, aux confins du geste fluide et précis, délivrant lui aussi les beautés cachées du cosmos, tout  en  participant de ces harmonies chaotiques inégalées.

Au vent, dans le Ponant, un fabuleux terrain d'aventures languissait, ses hautes vagues hélaient à travers les silences voilés de l'embrun. Ses appels irradiaient  les horizons des vents, saines rumeurs parsemés de blancs moutons et de promesses ludiques.

Une longue pointe, écheveau des vagues scandait inlassablement la marche du temps des rêves

 

- MARIN -  

Pensées en Mer 

 

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