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LA MEDITERRANEE SUREXPOSEE  A DE MULTIPLES DANGERS 

 

 

Le nouveau Canal de Suez élargi et rallongé aurait été réalisé sans les précautions et les recommandations d'ordre international présidant à toute étude d'impact réglementaire. Si l'Egypte,  soucieuse de redorer son blason de Nation tournée vers l'avenir, moderne et entreprenante, a conçu et réalisé cette " extension de circonstance, ce projet pharaonique " grâce à une vaste souscription nationale, elle ne  présente sur la table des marchés, entre offres et demandes,  que des considérations d'ordre social,  économique et industriel. Elle ne peut être et demeurer la  seule interlocutrice à décider et à concrétiser un ouvrage intéressant et concernant tous les états riverains de la mer Méditerranée.

 

UNE LUEUR DANS LA NUIT 

 

On pourrait également arguer en faveur  d'une telle entreprisse en mettant en avant le gain considérable de temps et par voie de conséquence les économies d'énergies colossales que le Canal de Suez autorise sur les trajets maritimes amoindris considérablement. Les conséquences seraient également quantifiées en termes de réduction de gaz à effet de serre émis, sachant que la distance maximale  à parcourir est depuis 120 ans  diminuée de plus de 10.000 Km,  depuis l'ouverture du Canal à la fin du XIX ème Siècle et les destinations les plus éloignées ... C'est là un point tangible et non négligeable à apporter sur la table des négociations. Mais il ne suffit pas, bien au contraire !

Si la prospérité d'une Nation passe par ces pôles économiques, industriels et stratégiques majeurs, il n'en demeure pas moins qu'il faille à tout prix placer la dominante environnementale au premier plan, surtout de nos jours, au regard des menaces que la Civilisation industrielle fait peser sur l'état de la Planète, les Océans, l'atmosphère.

 

 

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ÉTAT DES LIEUX DEPUIS LA FIN DU XIX ème SIÈCLE 

 

Nombreux sont les chercheurs et les scientifiques qui s'alarment et s'inquiètent de l'évolution probable et  alarmante de la plus vaste des mers intérieures, lentement et sûrement colonisée par de nouvelles espèces directement convoyées par le Canal  de Suez  en provenance de la Mer Rouge ! Qu'en est-il exactement ? Il suffit de se rendre sur les Sites Webs spécialisés traitant de ce sujet très complexe couplant les données d'ordre océanographique  aux nouvelles informations que nous possédons relatives aux retombées directes  et quasi immédiates du réchauffement climatique aujourd'hui établi et reconnu.

 

La biodiversité endémique de Méditerranée serait en partie menacée, du moins impactée par l'intrusion de nouvelles espèces invasives et  dominantes, intéressant à la fois les ressources halieutiques et les espèces benthiques et / ou demersales.

Concernant le taux de salinité différent des deux mers  désormais reliées, il y  a matière non à spéculations mais à initier les études requises afin d'envisager, à l'instar du Canal de Panama, une logistique et des structures adéquates réglant un problème majeur de salinité respective... On ne bouscule pas l'ordre et les lois de la Nature, impunément !

Des crustacés aux méduses en passant par des prédateurs de plus en plus nombreux, c'est toute la chaîne alimentaire qui risquerait de se voir déstabilisée. En outre, l'eau plus chaude de la mer rouge et les effets immédiats du réchauffement pourraient être de sérieux vecteurs de prolifération de végétaux marins indésirables et nuisibles pour  nos biotopes spécifiques, parasitant les espèces pélagiques et le phytoplancton.

D'autre part, nous svons les conséquences tragiques qu'entraîne déjà l'ouverture de ce Canal au niveau de la pêche industrielle hors eaux territoriales dont les navires en provenance d'Extrême-Orient  n'hésitent plus à s'aventure rjusqu'en Méditerranée, rasant tout sur leur passage ; le débit décuplé du nouveau canal signe la mort de Mare Nostrum en la matière 

!

 

 

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UN TRAFIC DÉCUPLÉ 

 

Quant à la fréquentation du Canal de SUEZ, à l'ampleur du transit qui doublera dans les deux sens, la Mer Méditerranée paiera très certainement un très lourd tribut dont on ne mesure aucune des probables nuisances : sonores, physiques, chimiques, hydrocarbures, pollution des airs, rejets, déchets, heurts de cétacés,  etc ...

Produits dangereux, porte-containers ( surtout ), commerce de toutes les sources d'énergies sans omettre d'évoquer le volet  nucléaire militaire ou civil, les nouveaux  rails de Méditerranée, le Détroit de Bonifacio, bien d'autres destinations et escales accroîtront  leur trafic et leur capacité portuaire, sans autres limites que celles des marchés de plus en plus saturés.

 

EN MARGE DU DROIT INTERNATIONAL

 

Il est inconcevable qu'une telle entreprise ait été l'apannage exclusive d'une seule nation, sans étude d'impact avérée et multi-systémique préalable, dans le sens où un tel projet ne saurait être appréhendé  que du seul point du vue commerce extérieur !... Il y a là un vide juridique en matière de droit international inacceptable car combien de pays verront aussi défiler ces  convois de navires de tout tonnages, tous les jours de toute l'année, croisant sur une mer intérieure de surcroît sans marée significative ni réels courants et saturée.

Gageons également que tous les bateaux et navires ne sont  ni neufs ni propres ! les occasions de pollutions variées passeront au centuple et la surveillance désormais rendue impossible ou dérisoire. Nous sommes encore moins à l'abri d'une marée noire gigantesque et fatale sur la Grande Bleue

 

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