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Nous comprenons les oiseaux, le Peuple Migrateur ! Tout n'est qu'invitation au voyage, à la transhumance des âmes, pour le Chant Général de la Nature qui nous montre la voie et le chemin. Qu'en aurions - nous fait ?  L'homme tue l'Oiseau, par milliers, tue son prochain, pisse vers l'azur, défigure la Terre  et le Rivage, se moque bien du TOUT qui l'engendre et le fait devenir sans qu'il se souvienne des splendeurs d'antan. Ces Îles sont protégées ; de véritables paradis sur terre ! Rien, en bord de mer n'aurait ravagé les regards partagés de la Mer et de la Terre ... Pérennelles splendeurs ! Et si d'aventure l'homme devait y migrer, alors, il prendrait le soin de ne pas humilier les noces célestes de l'Azur et des ors de la Terre

 

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Que dire d'autre ! ce titre, déjà, aurait l'outrecuidance d'affirmer un état révélé, l'ouvrage des choses de la Nature et de l'Inconnu qui nous échappent totalement ... Mais en ces jours où s'invitent encore nos chers Saints de Glace, l'Ether décide de se montrer encore plus profond, abyssal, vertigineux.

Et ce sont les Îles de l'Archipel Toscan qui en auront élancé, reculé, éloigné les célestielles rives ou limites visibles. Quant aux nues, si variées, elles élançent vers le soleil ou telles de longues pannes, s'étirent d'un bout à l'autre de l'horizon. L'architecture et l'arcature des ciels commandent au temps, à l'éphémère ; ainsi l'espace souligne l'infiniment bleu, un bleu électrique, cobalt inimaginable et magicien.

La mer que les vents froncent et foncent est aux  innombrables moutons qui la parcourent. Sa peau, ses moires  frissonnent.  Tourbillons d'écume et d'embruns parfois l'affolent, semblent encore plus la creuser ; elle  paraît plus basse à nos yeux, comme si les cieux lourdement chargés de volutes semblaient peser sur les étendues immenses.

En chemin, nous marchons, captivés par cet azur créateur des plus solennelles splendeurs que rien ne saurait grimer. A nos pieds, un tapis de fleurs délinée la scène, l'arène marine qui s'offre à l'errance. On entend le souffle du vent, des rafales enivrant les arbres. De l'épaisse frondaison montent les trilles des pèlerins de l'azur. Et le chant des oiseaux s'envolent sous le vent, nous parle de migrations, de parades nuptiales, de longues couvaisons.

Nous avons laissé derrière nous ce que la modernité pond de laideurs et orchestre d'infamies à l'encontre des plus humbles harmonies. Mais ici, n'évoquons pas encore ce qui entacherait une fresque que l'inconnu, le silence, le temps et les infinis ouvragent ; ce qui en définitive nous accorde à ce brin de Sagesse,  qui nous pousse à relater, à tenter de décrire, à conter  l'imprescriptible...!

Voici en images un soupçon d'âme, en conscience, non monnayable, modestement et avec le coeur partagé. Que  soient loués des ciels à la mer, le royaume de l'Ether, indéfiniment bleu et blanc, insigne bonté. L'Indicible s'éploie sans compter, sans raison, touchant aux splendeurs de l'instant, de l'éternité

!

Revu et corrigé le 48.23.2178

" KAOUÏTO "   

pour 

CORSICA...GO56

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KAOUITO_