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Pas un  bruit nocif n'écorche l'âme. Juste le bruissement du vent, le dessein de ces ailes qui murmurent et qui regagnent déjà l'azur... "  Ô temps,  suspend ton vol "  !...

Rien d'exeptionnel, certes, mais l'instant est lumineux, apaisant, harmonieux.  Ainsi, lorsque  l'oiseau plane à l'orée d'un songe, d'une île, d'un rêve.

Et l'on se prend  alors à jubjoter, indéfectiblement attiré vers un azur  onirique dès lors à nul autre pareil, sans fadaises ni chimères qui nous eussent entraînés de gré ou de force, avec foi , à travers tous les paradoxes, les anachronismes d'une existence de mensonges et d'hypocrisies.

Ethéré, oui ! certainement épuré, fidèlement vraie ; cette allégeance à l'azur ne souffre d'aucune duperie. On s'y laisse apprivoiser sans jamais prendre la mer ...

Tout au plus,  nous sentons-nous happés  par le vide, l'immensité, là où unitivement  nous allons, quêtant vide et néant, au terme de toutes sortes de  désillusions, au seuil des vérités cachées, au bout de la route ...

MARIN - A bord de la Folie  -  2 ème Ecriture, en cours, avant le grand départ  ...