CORSE__SOTTA_2_JOURS_AVANT__LA_TEMPETE_HERVE__02__2020_

Lorsque je vis ces ciels recouvrir le Grand Sud  de notre Île, au couchant, deux jours avant la tempête " HERVE "  qui vint balayer l'Île de Corse, je m'attendai sitôt au pire ! Prémices, augures, signes, adages, dictons,  comment nous rappeler à la sagesse de nos Anciens 

 

Un épisode fortement venté  et imminent  est prévu. Le BMS déjà efficient et  à très juste titre annonce un  renforcement  net et nocturne  du vent de secteur Ouest à Sud-Ouest, notamment  sur l'Est de la Corse, du Nord au Sud, avec  les extrêmes habituels. Nous constatons que veilles et traques sur le terrain   ont été initiées et activées : qui s'en plaindrait ? N' était-il pas grand temps ? outre maintes mesures connexes d'acompagnement qui doivent alerter tous les Maires de nos communes et leurs services Sécurité - Civile / Forestiers - Sapeurs, principalement.

 

Si nous avons été partiellement placés en VIGILANCE JAUNE VENTS VIOLENTS, nous réitérons encore et encore notre souci et notre obstination à coupler ce dispositif à celui du Risque Majeur Incendies.

Il en est du même principe qui déterminent la Vigilance Pluies ET inondations ; l'une ne saurait être sans l'autre ! Une évidence...

Maintenant, la VIGILANCE ROUGE  Vents Violents / Incendies reste à déterminer, structurer, accompagner de mesures et de dispositifs spécifiques, en faveur du cadre naturel, de l'environnement, de la fermeture systématique et très surveillée des  massifs, de TOUTES les pistes forestières, sachant qu'elles sont  et restent particulièrement  sous contrôle totale.

La Corse de l'intérieur offre des points remarquables et panoramiques de surveillance ; de très bonnes jumelles suffisent. La population  le sachant, le risque de mises à  feu ou d'écobuages sauvages  sont dès lors  fortement punis et réduits. La veille active  le long des routes de montagnes étant également dissuasive ! 

Nous le savons très bien, une Vigilance Rouge suppose un fort ralentissement des activités humaines, certes, mais il est des cas concrets, des configurations à traiter avec tout le discernement que  requièrent  et observent les unités spécialisés dans la lutte contre les incendies, la traque aux incendiaires  criminels qui mettent notre Île  à feu.

Nous sommes au coeur de l'hiver calendaire  mais rien ne permet de minimiser l'éventualité de feux violents, ravageurs, très étendus. Tant de paramètres entrent en concurrence, aujourd'hui, alors  que les températures, les vents,   les pressions s'affolent, la chaleur tardive de la mer constituant une occasion d'acuitiser les dynamiques d'ordre thermodynamiques.

La Corse  n'est pas la Bretagne où les Dépressions voyagent avec leurs cortèges de fortes pluies, dans un climat très humides. Le Bassin Méditerranéen Occidental  se trouve plus souvent sous l'influence  de grands centres météorologiques permanents, notamment l'Anticyclone des Açore,  de puissantes dorsales  issues de l'Europe de l'Est ou Centrale. Les situations de blocages et de marais barométriques s'enchaînent.

Ainsi nous voyons-nous soumis à des semaines de beau temps et sans pluies. Les dénivelés et les sols aidant,  les frondaisons  sèchent plus vite et constituent une menace non négligeable.

Le contexte de Dépressions Relatives, de  bordure Anticyclonique n'assèche-t-il pas la masse d'air ? 

Il conviendrait d'obtenir plus de précisions quant à la localisation de la Dépression centrée habituellement sur le  Golfe de Gênes, ses sensibles oscillations,  afin de bien situer et matérialiser les vecteurs de vent et le relief, le gradient  isobarique  affectant les  zones marines méditerranéennes. Cela permettrait d'affiner le secteur des vents  tout autour des zones marines insulaires, d'une part et de se prémunir plus activement face à la furie de ces vents de vallées, de montagne, qui dévalent  les versants situés sous le vent de l'Île. Ils nous ramènent, d'ailleurs, à ces vents  dits catabatiques  que l'on  rencontre dans les canaux de Patagonie, - en toute relativité -, car certains d'entre eux ont été mesurés à plus  de 300 Km/h, suivant les  effets des reliefs.

Nous savons pertinemment  que les Cap et les pointes exposées exacerbent les vents, les rafales y deviennent violentes, souvent par effets Venturi  caractérisés. C'est bien au regard de tous ces facteurs qu'il importe désormais de dresser un profil de Vigilance Météorologique.

Généraliser la VIGILANCE ROUGE  supposerait  que le phénomène  s'étendent violemment à toutes les micro-régions de notre Île, menaçant à la fois la grande distribution et les villes, les villages, le réseau router, d'une part et, d'autre part, que d'autres épisodes météorologiques lui soient  associés tels  que la  pluie, les orages, les inondations, le risque de submersion, etc ! ...

Mais une lacune, une fragilité réside  dans le dispositif actuel ! Aucune polémique mais, le fruit de la réflexion, de l'observation, de la modestie et de l'humilité face à la puissance des éléments qui vient sur-dimensionner les accidents,  les effets des vents violents  au sol.

 

- MARIN - 

Contribution CORSICA...GO56 pour la protection  et la  préservation de 

L' ÎLE DE CORSE

 

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