LAISSE___L__ANCRE_

« L'homme le plus heureux est donc celui qui parcourt sa vie sans douleurs trop grandes, soit au moral, soit au physique, et non pas celui qui a eu pour sa part les joies les plus vives ou les jouissances les plus fortes. »

(A. Schopenhauer)

 

***

 

Bouscule le code   qui  affuble 

Sors du carcan       Quitte  le cloaque

et   le troupeau 

L'on y  situe à l'envi      malgré toi 

 

Relève   prends   la barre et         

comme  le marin 

vire l'ancre           dérade

appareille

tant qu'il est encore temps  

 

A l'encre bleue   

en mer     à terre  

en pensées

que  tes  allants caracolent  

au tréfonds de l'oubli 

cavalcadent  sur le désir insoumis 

de tes  planches courbes

tissant le Lien 

 

Dérange  les habitudes 

et le confort que tu  récuses

à la veille du coup de  temps

malgré le faix des années

lâche prise 

les certitudes n'auront jamais été de mise

face à l'imprévu 

les sels de l'aventure extrême 

 

J'entends l'alme choeur-océan

 les éléments vrais

jouent une partition à nulle autre pareille

en  gagnant le large

Musique  une dernière  fois ta vie

l'avenir vire au grand  bleu 

 

Ne me parles  surtout plus  d'addiction

de sombre  paranoia 

Schyzofrère 

mais de sains alcools partagés 

d'une poudre blanche  et pure  

de goutellettes   iodées 

Le   givre et le  prisme enivrent 

éminemment thérapeutiques 

 

Maintiens le cap   

Marin        

Au vide et  au  néant 

de l'arc-en-ciel 

qui  oeuvrent  

solennels

à la fin de la traversée 

 

Qu'importe la  folie

abats  les milles 

et  -  migre 

Le délire adonne 

Lofe

Le solo exulte 

 

Les  hautes vires de la passion 

comme un absolu 

exaltent   le Puffin

Cendré 

Ne vous  guident - elles  pas 

malgré la brume et le grain 

Distance  les  salves glauques  des  menées 

des  piètres  cabales

 

Il est un sens  qui s'ente  

à cet  étrange parcours 

où l'être au temps     un moment  

prend la tangente

divague 

et se devine 

un peu plus près  du ciel

 

A l' improbable  Îlot - Phobie

 des  lames   absinthes 

Je me  nourris comme je meurs  

aux mirages    aux vertiges de l'Azur

de l'Amour

 

Arrive le  moment

Tous les mots se ressemblent

aux concrétions s'assemblent  

et n'en sont pas moins vrais  

que l'ultime  souffle

que l'instant qui fulgure 

en Christ 

au bord du  réel

Saches qu'il est alors  temps de partir  

 

DEGERE  VITAM 

 

-  MARIN  - 

Délires

1 ère Ecriture, qui sait, en cours !  Le 04 Juin 2021 

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