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Go-Pro

Rien d'extraordinaire ; nous l'avons déclinée en deux versions : Go-Pro & Photo appareil numérique  ! Pourquoi ce choix, ce thème du bois flotté posé sur la dune, le long d'un cordon littoral d'une exceptionnelle authenticité ?  la nature a semé encore et pour longtemps  des oyats. De jeunes tamaris jalonnent les sablons, s'isolent vers le rivage. Les fleurs abondent et courent les rondeurs, les galbes de la dune. La mer dépose ses manteaux  d'algues longuement entassés au gré des vagues, des vents et de la houle. Le lido alors  s'étire, infiniment modelé, lumineux, accueillant. Un de ces épais festons de sable crissant sous le pas alenti de l'errance et que souligne inlassablement un liseré d'écume soyeux entremêlé de bois flottés. Quel autre artiste eût ainsi composé pareille fresque  ?  Invitation à la rêverie que le halo coiffe comme l'aura ceint l' icône.

Promeneur solitaire, toi qui dès l'instant cueilli, panse les profondes blessures d'un vague à l'âme ! dis-moi, serait-ce un autre siècle, passé, à venir, un moment commué en éternité ?

Comment oses-tu, l'errant, invoquer l'éternité, l'immensité, l'âme, l'ailleurs et l'après ? ... Je te répondrai, amie ( i ) lectrice, que la pensée, les songes, un seul mot, ne saurait avoir de frontière, de limite, et qu'il en serait ainsi de la révélation des sens opérant à jamais l'alchimie du vivant ; ainsi  du souffle, vers l'âme par qui le Tout vit, meurt et, recommence.

Pendant ce temps, les caterpillars, les gros michigans, enfin ces engins aux roues énormes passent et repassent les plages à la benne, les dépossédant de tout ce que  les saisons leur auront apporté, offert, çà et là, sans aucun autre dessein que celui du temps qui passe et qui ouvrage nûment l'étant. Ces zones aseptisées à outrance accueilleront bientôt des dizaines de milliers de  mégots et, la plage, qui n'a désormais  plus rien du nom, de l'acception, cadrera parfaitement, dans le prolongement des parkings en tuf, bondés de voiture... Ainsi va le tourisme, le consumérisme d'une Nature rare et encore préservée, à la merci de la démesure du commercial et des profits aveugles. Comment passer ainsi et tout raser d'une portion littorale essentielle et commune ? Comment et pourquoi ôter à la dune, au cordon, à la plage les éléments qui les constituent, les préservent, leur assure leur spécificités et aussi leur beauté toute particulière ? Sait-on simplement que le Naturel s'amménage sans pour autant tout détruire et à rapporter au porte-monnaie ! A-t-on mesuré, évalué l'impact de ces dispositions sur l'avenir. Que vaudraient ces plages rendues à termes à toutes celles que des milliers de vacanciers fuient pour avoir été ainsi urbanisées et dépouillées du moindre charme ?

D'une photo anodine, évoquer l'essentiel, la Cohabitation Prodigue Nature_Homme et non Homme_Nature

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