ÎLE DE CORSE ! ...
On ne vient pas en CORSE pour la souiller, camper en lisières de Réserves et de nos Espaces Remarquables ! Déféquer en terrains conquis, passer des nuits sur sites sauvages et protégés en abandonnant les papiers souillés de merde ! On n'inflige pas aux Insulaires ces insultes au respect Mutuel que l'on se doit d'observer face aux lois et aux décrets concernant le camping sauvage ! Nous avons alerté plusieurs fois les Responsables de l'Environnement sans que rien ne soit fait ! Il y a risques de feux, ( Mégots - grillades )... C'est là une infestation, une impossibilité de rester sur zones tant les merdes et le papiers infectent nos séjours, nos promenades ! Et ainsi de tous les espaces non contrôlés, de nos bas - côtés de routes, de chemin, de campagnes, des aires de parkings
" JE NE TE RECONNAIS PLUS "
Occupation nocturne illégale et dangereuse du patrimoine naturel protégé Insulaire ! Certains jours, plus de 15 véhicules stationnent et passent la nuit, sur les différentes aires incluses dans nos Réserves Littorales ! se donnent le mot !!! Il y a des lois, les insulaires les respectent scrupuleusement, que les touristes de tous horizons en fassent autant ...
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Et pendant ce temps, la plus grande zone humide du monde est en flammes
Des incendies massifs ravagent le Pantanal, plus grande zone humide au monde, dans l'ouest du Brésil. Les coupables ? Possiblement les grands éleveurs bovins, qui ont déjà déclenché des feux ...
https://reporterre.net/Incendies-au-Bresil-les-eleveurs-de-boeufs-pointes-du-doigt
Tout, en ce bas monde se tient, se lie, se ligue, pour le meilleur comme pour le pire ! Vigilance, alerte, semonce, anticipation, adaptation requises et vitales ... Pour notre part, plus de viandes depuis des décennies, pour la Planète et pour le règne non humain !
Je ne reconnais plus mon Île, celle que je découvris un jour du printemps 1963 et, sept années plus tard, plus en profondeur, au coeur de l'été 1970 ... Je me rapprochai de mes racines paternelles. Le vieux village et ses hautes maisons de pierres, dont la nôtre, me parlèrent. Un lien indéfectible se noua, qui ne faiblit jamais plus.
Je ne reconnais plus sa lumière, ses ciels, ses horizons, ses pans de terres et ses tombants aujourd'hui souillés, opaques, monochromes et il me faut attendre l'hiver, les forts coups de Ponant afin d'en recouvrer l'essence, la quintessence que les montagnes et les vents, les nuages et les rivages assurent et ressuscitent, hélas ! temporairement en tentant de tout laver.
J'ai souvent et depuis déjà longtemps pointer ce que j'appelle ces " ciels serpillères " ou ramassis de nuées, ces nappes, ces chapes denses où s'agglomèrent et s'accrochent particules et bandeaux de pollutions, de particules fossiles, notamment aux abords et au-dessus des villes, des grandes artères, des gros bourgs. Des ciels délavés, fades, troubles, stagnants. Un air collant, pesant qui me distance des saines clartés d'antan, de juin, de septembre, après de longue semaines de léthargie !
Je ne reconnais plus ses saisons, ses lunaisons, le quadrant si précis de ces heures diurnes et nocturnes cristallines et si fraîches que confortaient les brises de terre et de mer ... Les étoiles que berçait la lune ont disparu !
Et si le vent Sciroccu maquillait un jour durant le ciel insulaire, j'espérais justement le lendemain, la renverse aurorale et le vent soutenu qui en soufflaient la nappe et le voile dense de sable ocreux.
LA CORSE POUBELLE
En chemin, en route, je ne reconnais plus les bords du voyage honteusement salis et maculés de déchets, d'ordures jetées par les fenêtres des voitures, ces abords de villes et de villages que l'on tenait si proprement, ombreux, fleuris et tant amènes que l'on salit à l'envi, sans vergogne, pour mille pans de béton et d'asphalte que dardent les rayons d'un soleil de plus en plus virulent !
On ne s'impatronise pas en Corse en chiant partout et en laissant ses miasmes, en campant en bords de mer, sur espaces remarquables et bords de Réserves, en y laissant des couches
BASTA
Je n'accorde pas à ces banlieues, à ces succédanés d'agglomérations standardisées, uniformisées, hybrides et si mal importées à outrance, envahies de hangars et d'entrepôts, à ces aires dévégétalisées et surchauffées, repoussantes, le statut de patrimoine touristique insulaire et authentique s'emparant de surcroît de l'éponymie ancestrale et culturelle respectueuse des acquis de caractère de nos Anciens...
Je regrette et éprouve la lente métamorphose des jours, des semaines, des moins jalonnant et impactant le rythme et les charmes de nos saisons. La pluie, la neige, puis à nouveau la pluie, et les chaleurs contenues des étés témoignaient du merveilleux ballet des saisons, ne faillant que très rarement ; anochronismes météorologiques que l'on eût jamais imputé aux diverses formes du dérèglement climatique majeur que nous connaissons aujour'hui.
Je ne lis plus les signes de nos ciels, quelle que soit l'époque, je n'y parviens plus ! Il est des micro - régions que les précipitations et les orages abandonnent. il me semble revoir les scènes du pauvre Jean de Florette regardant, consterné, les pluies arroser les massifs alentour sans que ne tombe la moindre goutte sur son vaste domaine de garrigues asséchées ! Nous en sommes là ... Et combien nombreux nous parviennent les témoignages de ces cours d'eau qui se sont déjà enterrés et qui, à l'instar des Oueds, se réveillent soudainement, pour un jour tout dévaster, inonder, avant de tarir à nouveau pendant de longs mois, des années, à jamais !
Je déplore et condamne fermement le manque d'anticipation et de mesure face à ces déficits croissants d'eau, laissant depuis des décennies les flux filer à la mer, sans doter la commune, le hameau, à minima, de salutaires retenues d'eau collinaires intégrées et répondant aux potentiels besoins - nécéssitées d'usages des différents bassins et des communes - hameaux ...
Je ne reconnais plus mon Île lorsque en lieux et places des marchés traditionnels, les villes, les gros bourgs se couvrent de parkings immenses, si mal ou guère végétalisés, captant et réfléchissant dès le matin les chaleurs extrêmes, ces espaces en friches, ces étendues de ciment et de goudron molles et puantes qui érigent sans frein des centaines d'îlots de chaleurs urbains.
J'ai mal à mon Île, une île - poubelles. Il est pourtant des gens qui la protègent, s'évertuent à délimiter et à aménager des espaces d'accueil et de stationnement intégrés, sobres, en bordures de réserves et d'aires naturelles remarquables. L'emplacement est accueillant, authentique, sauvage. Une zone humide, un ponceau en bois en enjambe le cours d'eau. La roseraie se balance au vent de mer. Le parfum des immortelles, si caractéristique de nos rivages, se répand encore à travers le maquis, remontent les tombants surchauffés.
Des cadavres de genévriers émergent de ronciers inextricables, chaotiques, quasi stériles ! L'arbousier ne nous livre plus sa triple frondaison ( Fleurs - Fruits - Feuilles ) ! Les chênes verts et lièges roussissent : sécheresses répétées, déficits d'eau cumulés, les zones sensibles périclitent ! Tragiques tributs des incendies à répétitions qui auront balafré des sites littoraux de toute beauté et si riches en biodiversité. Rien n'aura été fait pour tenter de reboiser, de limiter cette repousse anarchique, anachronique ! Place aux ronciers inextricables, envahissants, stériles ...
La surfréquentation non maîtisée, non contrôlée, l'incivisme notoire, l'irrespect, le mépris y défèquent à l'envi, sur zones, abandonnant excréments et papiers souillés incrustés dans la verdure et les massifs de fleurs printanières, sans aucune honte.
Voici quelques images saisies sur place, un lieu que nous quittons faute de ne pouvoir supporter les fumets nauséabonds des étrons importés de l'hexagone et de l'UE ... Nous pensions déjeuner sur l'herbe !
Et ainsi, de toutes ces plages, de tous ces lieux remarquables que la surfréquentation souille de milliers de litres d'urine, de kgs merdes mal emballées, laissées sur place, comme une injure à l'Île de Corse, à son hospitalité.
En chemin, l'habitacle du véhicule reçoit de plein fouet ces effluves puantes et irrespirables, portées au gré des vents et des brises marines
!
Sécheresse ! Le feu est passé. Genévriers secs, envahis de ronciers qui ont décuplé et tout envahi ... La biodiversité s'en est allée. Un vaste espace quasi mort, que les gens infectent à l'envi : détrituts, papiers souillés, ce qu'il reste de maquis encombré de plastiques. On vient y jetter ses végétaux indésirables qui séchent, près de mégots ! DANGERS ! On y passe la nuit, bien sûr. Nous, Corses, respectons la Loi et les Décrets d'application ...
CORSICA ... GO56
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