WIND _ SURF SAUVAGE / CORSE / VENT VIOLENT ! ...
Tout début de session ! On campe le décor, vers Outside - Reef a TUNARA ; le vent est au Ponant, plein OUEST... En cours de session, il vire par le Nord de la Zone et s'établit ONO, il forcit, encore !
PORTFOLIO
RÉCIT
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Amies.s lectrices, lecteurs, ce récit fait part du ressenti comme des conditions réelles qu'une violente tempête occasionna, en traversant de part en part l'Île de Corse, de plein fouet, du Nord au Sud, avec ses variantes dues aux reliefs, au Détroit, aux extrêmes pointes et caps exposés.
Une grosse mer s'empara des golfes, des baies quand, sous le vent de l'Île, vers l'Est, par déferlement, les valeurs atteintes par ce Ponant affichèrent des records !
Voici quelques images inédites, issues d'un dossier images particulièrement riche en clichés !
Un 31 janvier, je vécus, j'étalais sur une mer démontée, un vent violent. Sans doute l'épisode le plus intense que j'aurai connu depuis que je pratique le Windsurf, sans pour autant en avoir éprouvé les rudesses.
PERTUSATU, le Sémaphore, enregistra jusqu'à 76 / 78 Noeuds, en après - midi, aux relevés de 15 heures TU...
Pour ma part, j'évaluais, durant deux heures de navigation, des forces et des pointes de vent supérieures à 60 noeuds, sans aucun doute : 65 / 68 noeuds, au niveau de la mer. Le secteur de vent établi à l'ONO, ne laissant aucun doute concernant l'efficience d'un écart de 10 noeud entre le Sémaphore de Pertusatu et Vintiligni, au niveau de la mer et selon le secteur.
On remarquera, précisément, sur les images, l'état de la mer, les caractéristiques de la surface, la densité des moutons, des embruns, ces ondes dilacérées par les violentes bourrasques, les nuages d'embruns laiteux, la mer écrasée, soufflée, etc
!
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À terre, au vent, face à la mer, nous ne tenions plus debout ; la veste ouverte, nous demeurions fortement inclinés vers l'avant, jouant ainsi tous les deux avec le Ponant ! Le vent moyen passait régulièrement la barre des 50 noeuds et les rafales atteignirent souvent 65 noeuds, voire davantage, à l'ouvert du golfe majeur du grand Sud de l'Île de Corse. L'embrun fouettait, la mousse volait, les brisants rejoignaient les nuages
...
3.2 m2
Sur zone marine, personne, ne s'échappa, ce jour, par manque de matériel adéquat ! En effet, je dus capeler l'oeillet du bas, à l'écoute de ma 3.2 m2, et, à l'amure, souquer plus que de mesure ; jamais chute n'aura été aussi détendue ; jamais cette toute petite aile n'aura autant vrillé dans les hauteurs et, malgré ces précautions libérant un excès de puissance remarquable, je fus souvent trop toilé. je volais, certes, alors que cette 3.2 m2 " gonflée " jaugeait désormais 2.8 - 2.6 m2, efficaces. Il me sembla garder encore un tantinet de marge, étalant de lourds et violents coups de vent, leurs incessantes gifles d'écume et d'embrun
!!!
Une navigation dans le très gros temps. Le vent violent suppose que l'on ait d'autres " réglages " à son arc, je veux dire des ajustements de type corporels, gestuels et posturaux mais également techniques, ( optimisation de l'usage et du placement du gréement ) ; gérer les composantes latérales que les bourrasques induisent et imposent en surgissant sur une mer déjà blanche
!
En effet, afin de maintenir bien à plat ma " babouche " et ses trois ailerons, j'avançai la plaquette au milieu du rail. Puis, je relevai le wishbone, obtenai ainsi un meilleur levier - couple de rappel mais, également, un pilotage plus fin de mon aile quant au point suivant :
- Il m'était dès lors possible de participer au soulagement de la voile au plus haut des plages de vent, d'obtenir un devers de l'aile accru via le relevage du point d'écoute et la bascule simultanée du mât au vent, le bras un instant verrouillé, restant toujours en écoulement laminaire, sans composantes transversales néfastes, le centre de poussée vélique alors précisément orienté vers l'avant
!
Je m'y étais longuement préparé ! Je sillonnais, durant plus de deux heures d'une navigation extrême, en Solo, au coeur de l'hiver, des conditions rares et fascinante
!
Chaque expérience de la vie se doit d'être un tremplin vers demain, au-delà, ailleurs et, c'est bien ainsi, que j'appréhendai, ce jour, cette fabuleuse envolée à bord d'une violente tempête Corse, en solo " inté - Graal "
!
Je chevauchais les vagues de " Punta TISTAREDDA " que la violence des rafales et des vents déchirait, lacérait ! L'onde subsistait mais quels champs de labours !
Subrepticement, des rampes se formaient, croisaient ma route. Je les exploitai, immédiatement, sans me poser de question et m'élevai, un long instant, suspendu dans un nuage ! L'envol fut au rendez - vous ; et je me sustentai brièvement à ma petite voile - tempête en tentant de me poser...
Au vent, bien plus loin, qui hâlaient l'Ouest - Nord - Ouest de la zone marine, des murs liquides et des rouleaux masquaient l'horizon. Certains d'entre eux auront rivalisé de taille avec la Tour Gênoise d'Ulmetu, la silhouette que l'on devine, dans le fond ! Effarant, incroyable mais vrai...
Et plus nous avancions, en après - midi, plus la violente Tempête faisait rage, régnait. Le vent moyen gagna encore en force et en intensité - rafale. Puis la mer se couvrit d'une pelisse laiteuse d'embruns. Il devint plus ardu de repartir depuis l'eau ( waterstart ) ! J'usais alors d'une technique éprouvée :
WATERSTART
VENT VIOLENT PETITE AILE
- Mât couché et au vent, ( genre aerial ), beaucoup de main arrière mais sans brider la voile, pieds à l'entrée des sangles et, lors du relevage de l'aile, placée bien sur l'avant, la Babouche légèrement abattue, légèrement crantée, je me laissai soulever en choquant rapidement :
Très efficace
!
Quand TESTA dépasse sans doute la Tour d'Ulmetu, ( au fond, au milieu ), en 01 & 02 : effrayant ! une onde qui en rattrape une autre, sans doute ... ! En 03, TESTA barrée par un Line Up à 2 mâts, au moins !
Je sais, plus que jamais, la mer impitoyable, féroce, sauvage, pleine et entière ! Y aurait - il, sur son vaste dos, une place pour la beauté, l'émerveillement, l'émotion, un espace - temps onirique et, les mots pour le dire et relater sans fard, avec poésie
?
Le jeu, si près de la mort, la violence, commanderait sans ambage et de concert aux risques inconsidérés, à la témérité, à ces impudents allants d'une volition et d'une volonté hasardeuses et tueuses à la fois
?
Je ne saurai répondre à pareils cas concrets, à de telles interrogations, si ce n'est sur les flots, en me lançant et me confiant aux dispositions intuitives qui sont les miennes, si fugaces et si fragiles, circonscrites à l'infiniment petit que je deviens, perdu un long moment au milieu des lames, des rouleaux, des barres écumantes, des vastités
!
Et n'avoir de chemin, sans aucune certitude, que l'interprétation ténue, éphémère des signes et des fresques que les ciels délivrent et ouvragent en se régénérant, en se réinventant en se mariant indéfiniment.
Pour un soupçon d'écriture spontanée, ces pensées qui m'accompagnent en mer et qui me tinrent à la fois voulant, vigilant comme éveillé
!
États de la mer, à plus de 60 Noeuds ! En 1, les ondes de " Testarella ", surpuissantes et massives, se déchirent sous l'effet des violentes bourrasques !
MARIN
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" TEMPÊTE CORSE JOURNAL DE BORD " - " SOLOS EXTRÊMES "
Le 01 Juin 2026
Sur des images d'archives réalisées dans le Grand Sud de l'Île de Corse, un jour, un mois de Janvier, seul, en mer, à l'ouvert du grand golfe de Vintilegni.
Un an après, le Covid - 19 nous fauchait, par deux fois et, tout bascula ; les confinements oeuvrèrent, cassèrent la dynamique. Le poison instillé chemina profondément, s'incrusta, comme prévu par les nuls au pouvoir
!


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