100 % SOLIDAIRES ET EN ACCORD ! ...
Une tentative d'Aerial Backside avec lâcher de main arrière ! Réceptionné, mais juste derrière la mousse. Sans doute trop d'envol pour la vitesse acquise à l'appel du saut, soit une composante verticale excessive ... Move jouissif ! Fanatique de Fanatic Quad 2012 / 87 Litres +++ Héro Northsails 4.00 m2 !
Ce site me rappelle les ocres des calanques de Piana et les abrupts de capu Rossu qui font face à Scandula, la prestigieuse réserve minérale et faunistque de l'Île de Corse. Tout y est mais en plus petit. Un endroit que balaie les vents dominants : a Tramuntana, le Grecale et ses vagues massives.
Les plus belles sessions ont été réalisées par beau temps, clair et lumineux. Ces journées aux azurs bleu-roi si profonds. L'île du Toro se détache à l'horizon, vers l'ENE, à l'ouvert du vaste golfe de St'Amanza, dans l'extrême Sud - Est de l'Île.
Et c'est toute les fois un ravissement, bien que d'aucuns tentent depuis des décennies de s'accaparer les tombants et ces splendides balcons naturels qui plongent vers la mer Tyrrhénienne. Reliefs tantôt granitiques, tantôt calcaires et crayeux. Une exception géo- morphologique qui confère à ces lieux le dépaysement que l'on espère trouver et vivre en voyageant bien loin ; et pourtant, là encore, que de surprises et, à la maison
!
À noter, au vent, le Cap Blanc, - Capu Biancu -, qui contraste tant par sa hauteur et ses verticales de craies éblouissantes que par ses vagues redoutables qui viennent briser par gros temps, en survolant secs et hauts - fonds ; pour waveriders exigeants, expérimentés, surtout ! Encore un spot au profit de la Destination Grand Sud
...
Les évolutions du Windsurfer oscillent favorablement. Entre la conduite dans les vagues par vent mer et, aux bénéfices des reliefs tout proches, par vent quasiment traversiers. Et les virages et les relances s'opèrent quelle que soit l'allure, dos et face aux vagues.
Les jours de gros temps, le " petit Piana " lève et accueille de grosses vagues qui s'apparentent à des vagues de pointes. Celles - ci obliquent, diffractent pour s'aligner sous le vent au trait de la côte et, c'est ainsi, que le Windrider ayant entamé une longue série au Surf, ( dos à la vague ), poursuit en les négociant face à elles. Un pur régal au pied des ocres, des pierres safranées, si près de superbes sablons qui sastisfont parfois, dans les vents forts, une pause bien méritée, ces occasions que l'on ne peut ignorer pour reprendre quelques réglages au gré des rudes conditions de temps.
En effet, les vents soufflent aussi en tempête. La mer du vent se fait alors forte. Au milieu du golfe, de hautes pentes, des pentes de profondeur creusent et filent à grande vitesse. Avant d'entrer dans la danse des vagues, c'est une occasion rêvée de s'y préparer, d'enchaîner, de relancer...
Il n'y a là que beauté, clarté, étonnement, émerveillement, à chaque fois ; comment s'en lasser ? D'autant plus que les sollicitations, les mises en situations que le site offre au Waverider sont légions, diverses, au surf comme au saut et, bien entendu, concernant les deux amures.
Ce qui fait de cette destination un moment de choix, de qualité, de pleine nature dont il convient de relater les charmes et les caractéristiques techniques
...
1 - Aerial Backside dans la wave ! 2 _ Off the Lip radical sur " petit Piana " ; on profite d'un révolin favorable pour passer Side !
Voici quelques images de ce grand domaine. Elles ont été réalisées par vent frais à fort coup de vent. Des clichés pris au cordeau, à deux ou trois mètres de la pointe rocheuse, là où la section creuse, radicale et nerveuse... Il s'agit de vagues de roches, principalement des gauches.
Puisse cette contribution avoir évoqué, comme il se doit de l'être, la nature d'un site insulaire particulièrement riche, qui mérite que l'on s'y attarde d'un point de vue environnemental, écologique, esthétique, spécifique ou endémique. Il doit être protégé, préservé. Lui donner de l'avenir, du caractère, ce qu'il est en passe de perdre si l'on continue à l'occuper, à l'investir de béton et de goudron, d'aires de stationnement et de voies d'accès inacceptables pour avoir tant rogné sur la frange littorale ( pontons - route )
!
CORSICA ... GO56
Marin
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" DESTINATIONS " - " SPOTS DE L' ÎLE DE CORSE "
Le 25 Mars 2026
!
Lorsque la main arrière libère le wishbone, je décide de poursuivre cette course vers le point de rencontre ... À cet instant, je vire en mode Surf pur, le corps face à la vague ! Je sais que sans les footstraps, pouvant dès lors replacer mes appuis sur la planche, j'aurais très certainement relancer la manoeuvre... Mais j'eus cette sublime sensation du Surfer placé face à la section. La vague fut si tendue, rapide, tellement énergique !
Pourquoi donc ce titre ? Parce qu'il existe, là - bas, une paréidolie minérale au profil d'une sculpture de Mbigou ***
( Visage en pierre sculptée, à l'instar de la pierre de Mbigou que les artisans travaillent depuis des siècles. Une roche tendre et façonnable au gré de l'imaginaire premier). Mbigou est une agglomération située au centre du Gabon, dans la province de Ngounié )
***
Il y a sur ce cliché, cet instant saisi au vol d'une séquence visuelle réalisée de loin, au vent.
Je ressens toujours cette fascination qu'exerce toute échappée solitaire que le trait de côte découpé de l'Île de Corse, au Ponant, offre aux houles lointaines comme à la mer du vent.
Deux Îles cohabitent sur le même territoire : au Levant et, au Ponant ; tant de choses et d'aspects les distinguent.
A l'Est, les rivages d'Afrique s'invitent par leur étendues de sable. La végétation dense borde de splendides cordons littoraux, les zones humides et les lagunes où reviennent se poser tant de migrateurs ! Une côte qui s'étire Sud - Nord ou l'inverse, ménageant aux extrémités ses atours et ses fards minéraux spécifiques, spectaculaires. Un tout qui destine aux voyages les plus envoûtants.
Quant à l'Ouest, des rivages aux tombants incessants et ubiquistes, l'on ressent l'immémoriale oeuvre du temps, la signature des éléments convoquant sous nos yeux ce que la création recèle d'énergies, de dynamiques, d'étranges synergies quand l'ouvrage souverain porte aux paréidolies, aux bestiaires minéraux, aux folles extravagances de la pierre et de l'eau que les vents travaillent en se jouant de nos durées
!
Et ainsi, je remontais, jusqu'au Tournant, vers l'entrée d'un large détroit où l'horizon s'évase, s'éploie sans autre limite que l'apparence figée, la fixité qui le définit malgré la route et le cap que l'on suit en haute mer.
Je découvrais, au détour de multiples pointes qui s'avançaient dans la mer, ces lames qui viennent à jamais éclore, mourir et renaître du silence et des secrètes vastités, déroulant alors leur longues et hautes pentes sur lesquelles j'engageais de folles courbes, d'enivrantes relances.
Il y avait d'un côté la roche, ces amas de blocs safranés que le soleil couchant tantôt embrasait et roussissait, ces îlots que le zénith de l'étoile mordorait et que les flots indigo cernaient et,
de l'autre côté, ces vagues rapides aux chevelures qui virevoltaient entre les bourrasques et la célérité de l'onde que la remontée des fonds provoque toujours.
Et l'on dit souvent que les vagues de pointes sont les plus grosses ! Je pense que cette observation est juste et souvent étayée ...
Et pour comble de joie, un chant unique et vague emplissait des cirques marins de toute beauté que des oiseaux traversaient, peuplaient, avaient choisi pour campagne de pêche ; goélands, puffins cendrés, cormorans et autres petits voyageurs particulièrement véloces, dont le trille mystérieux et parfois plantif, ajoutait à la solitude, bien que les ciels fussent bleu - roi et les vents : cristallins, tant amènes
!
Voici l'une de ces escapades dont je fus si souvent de chemins, seul. J'empruntais les corridors d'un vent traversier que les navigateurs les plus exigeants recherchent autour des Mondes. En effet, les reliefs et les conditions de temps entraient en résonnances, travaillaient au galbe des vagues, comme si elles eussent été oniriquement configurées, je veux dire avec " Orphée des Mers ", ma Muse
!
Lorsque les vagues submergeaient la pointe aux blocs parfaitement arrondis et polis, l'eau retombait en de pétillantes cascades ; chuintement, bruissement enivrants des sources de vie que mers et terres se partagent encore pleinement, lorsque l'homme n'y attente pas
!
Et il y avait, sur le rivage, un petit point que chaque oscillation révélait ; l'oeil avisé, attentif, faisceau de l'Âme qui suivait mes évolutions droit dans le soleil et face aux vents. Magie de l'instant ; immortalité, certes ! espace - temps fulgurant que vagues et roches gravent dans les mémoires ondées, ondoyées, diluviées, entre froidures et douceurs océanes
...
Le front et le regard vers le ciel, la Paréidolie minérale, la sculpture de Mbigou apparaît, saisissante de réalisme ! Entre nuage d'écume et figements anthropomorphiques : un instant, suspendu, en vol. Des vagues d'une beauté inouie.
MARIN
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" AVENTURE WINDSURF "
Le 23 Mars 2026
!
Ces quelques images, guises de voyages déjà lointains ou d'apprentissages au grand vide qui néantirait toutes les durées prosternées face au Temps, sans lumières ni phares au large !
Écouter, embarquer, voguer vers Giraglia ! Au loin, les bleuités de la Mer de Ligurie ponctuée d'îles toscanes ...
D'entre la musique, la lecture des grands littérateurs, les arts visuels, l'écriture, ( prose et poésie ), la danse, que de lumineux et lénifiants solos je retrouve et revis comme si c'était hier ! Comme aux premiers instants d'un nouvel envol au-dessus de l'azur des ciels denses, des îles évanescentes et poudroyées au Ponant de folles écumes
!
Évocations d'un grand voyageur, d'un passeur ! Huit cents pages de nouvelles, d'évasion, de pensées, de fusions et de liens très forts ... Une écriture sans pareille pour tant de voyages que l'on découvre et lit la nuit, lorsque dormir confinerait à perdre ce temps de vivre autrement. Se fuir, avant tout, rejoindre l'autre et ce qu'il a à nous confier, nous dire, avec maestria, que cela fût en rimes, parfaitement accordé, narré, dansé, figé ; vertiges, fulgurances, un ouvrage dont je redoute la dernière page ! !
" On dirait le Sud " ! Ivresses marines... Entre vert absinthe et indigo, l'ouvert des golfes sidère, irradie. Y laisser comme une trace, un sillage songeur, sitôt refermé, empreinte de silence ...
Alors que je demeure, depuis plusieurs mois, résolument rivé au foyer, flanqué tout contre l'âtre, par déjà marin en sursis sur la Terre que je suis,
à très court terme et inexorablement poussières d'étoiles en devenir, volant bientôt au vent, vers le Septentrion, les eaux marmoréennes...
M'en allant par les choeurs des silences convenus, puissè-je voguer encore, à toujours, souffle et accords de nous retrouvés, en ce grand Tout de vertiges et de visions, d'appréhensions nocturnes et de fragrances marines ...
Aux champs des vagues opalines j'ai vécu l'autre espace - temps, tant de saisons et de sublimes cristallins, sans jamais éprouver ou suivre le piètre et vain rouage de durer.
Je croisais, un peu plus léger, en pensées de joie et de chagrins, tout en m'emplissant du chant des vagues et des vents atteignant parfois un état d'ivresse indicible.
Plérôme de l'être aux Mondes d'où fusaient et convolaient d'étranges révélations. Des tristesses infinies parfois pleuvaient en rideaux de virgas. Fata morgana sur la mer noire, au Levant, tels des maux bipolaires insupportables
!
Ainsi du sens et de l'essence immersives de ces échappées que rien ne saurait voiler, puisque avant de disparaître ici-bas, de me fondre par les moraines comme névé au soleil,
je demeure et rassemble déjà ces pans d'éternité qu'il me fut loisible de traverser si souvent, avant de rallier les rivages solitaires, là où les reflets ne mentent guère et illuminent sans fin.
Je ne cesserai jamais assez de louer la Lecture ! Cette édifiante occasion de s'évader, de s'extraire, de rompre aux atavismes primaires comme aux certitudes que de piètres vérités convoquent et commandent sur l'autel de la pensée unique et du dogme aisés et confortables
!
Mais d'ouvrir d'innombrables fenêtres ailleurs, d'aller à la rencontre d'autres possibles, vers ces passés antérieurs aux faisceaux gratifiants que l'altérité offre en partages incessants.
Embrasser et comprendre ce que la diversité et la différence engendrent de legs prodigues et constitutifs d'une vision des Mondes à réinventer à l'aune de la compréhension mutuelle et de la synergie de généreuses rencontres ...
Être, mais à la croisée des chemins et de la voix qui portent sans frontières vers la transparence du verbe et les clartés du chant polyphonique riche de toute saine évocation, invocation...
Et de penser, prendre librement et enfin conscience que participer au Tout, c'est procéder de ce vaste Tout dont il serait illusoire et désolant d'en ignorer chaque partie, leurs logiques de vie touchant à l'harmonie existentielle et éminemment vraie du vivant, aux élans, aux allants de la renaissance
!
Solitudes authentiquement sauvages, dialogue ou fusion : prendre le pouls inextinguible de la grande Bleue ; la relance y est toujours prometteuse, fût - elle contre les Roches Noires... Ne manque pas ton virage, petit marin !
Que la Musique, l'Écriture, la Lecture, les Arts Visuels ( Photographie ), déposent ici les témoignages d'une vision, d'une cosmogonie que les grands espaces et l'imaginaire abondent en profondeur, en silence, sans fin, depuis toujours.
Constante reviviscence de nous que rappellent l'harmonie, l'alliance, le souci du Pacte Naturel dont la Pensée, l'Esprit sont indiscutablement et pourtant issus. Le chemin qui de la Mémoire à la l'épiphanie de l'Être est si long, hélas parsemé d'embûches et de toutes sortes de faux - amis
_ " Garde le cap, Marin ! ", me souffle tout bas, " Orphée des Mers ", ma Muse. " Car la Mer est avant tout intérieure et c'est à cette condition que tu ne la quitteras jamais plus, fusses - tu sur Terre, puisque tu l'auras tant sillonnée seul et loin, si proche des Mondes ; une longue errance préludant au grand voyage, au lever de Terre depuis toutes les lunes "
_ " Je vais te rappeler au Numineux de l'autre rive et des ciels énigmatiques où tout n'est que souffle, clarté, transparence et lumière, plain-chant d'étoiles. Autant de voies que le fait de passer rejoint, de plus en plus loin et près des choses vraies, des métamorphoses, des autres possibles. Et c'est loin de toi que tu en saisiras les horizons bercés d'éternité, d'immensité, un au-delà des piètres durées conjuguées en réseaux
!
Un songe tout de vert vêtu ... Osmose, recherche chromatique ! En 2, un Solo inoubliable, en partance ailleurs, loin de tout ; mais en revenant, Ô surprise, féerique scansion, noria des houles extrêmes sur fonds de Seppia ( Altocumulus en os de sêche ) !
MARIN
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" ENIGMES "
Lumineuse et petite Tramuntana, toi qui souffles avec régularité depuis plusieurs jours en hâlant les lointains de Ligurie ! Je t'aurai fait défaut, ne répondant toujours pas à l'appel de tes clartés ultramarines et d'îles lointaines
...
Le 20 Mars 2026
Hélas ! un cliché surexposé, mais l'envol est là, bien devant, ambiance. La vague fut bien creuse et jeta loin devant ; Backside Aerial Off The Lip _ Inside " Tistaredda " - Rider / Cris. Dans la phase de la relance ... Un move qui demande une somme de répétitions et de chutes qui pourraient rebuter ! Mais, s'accrocher, persévérer, le résultat sera définitif ...
Et quand on évoque une Rencontre, en voici une, subjuguante de beauté et de profondeur ! À mes lointaines années Africaines, à la splendide balade interprétée par cet ensemble musical ...! Fusion, rencontre, fil - harmonique des voix, profondeurs de champs, tout y est !
L'aerial off the lip est une figure que l'on réalise dans les vagues, lors des bords In, en revenant. Il existe un nombre conséquent de variantes le concernant. Il s'agit de venir à la rencontre de la section, d'engager un appel au saut, au vent ou sous le vent, ( très important ), soit par vent de mer ou traversier, c'est à dire en suivant la vague dans sa longueur ; dans les deux cas, le but est de relancer et de reposer cette manoeuvre aérienne dans la pente de la vague que l'on exploite
!
Je m'arrête sur quelques souvenirs
Fusionner avec les vagues. Quelle que soit sa taille, au meilleur des moments, une fois parvenu au sommet de l'abrupt liquide : prendre mon envol.
Et décoller un instant, se défaire de la gravité, en planant au-dessus du rouleau écumeux que la vague étend jusqu'à se fondre dans l'azur, la moirure des eaux jades, pétillantes et veinées des mers houleuses...
Une rencontre où la maîtrise des déséquilibres subtils et fugaces l'emporte, gratifie sans fin !
Sur les clichés ci-après, il s'agit d'aerials réalisés après une aulofée, une remontée dos à la vague. Cette version de l'aerial n'a rien à envier à son homologue effectué de face ; bien au contraire, il s'agit d'une figure particulièrement exigeante quant au timing à observer, d'une part et, d'autre part, à l'ensemble des coordinations requises juste avant l'appel du saut, jusqu'à la relance.
Des prises de carres millimétrées aux appuis - renvois - gréement, il importe d'orienter l'aerial. À cela deux priorités ou points clés, à savoir
:
1 _ L'appel du saut a lieu à la fin de la prise de carres au vent ; le waverider crante ; il s'appuie franco sur le dernier tiers ou quart supérieur de la vague en orientant la spatule vers la pente. Une action que poursuit le " jeté " de jambe sous le vent, qu'amplifie le groupé de la jambe arrière ; faire corps avec son matos, ne pas se disperser, surtout ! La forme de corps étant caractéristique du move du Surfer...
2 _ Tout en portant son attention sur le gréement ; mis à plat, effacement dynamique, créer, provoquer ainsi le renvoi, un surcroît d'envol venant s'ajouter à l'énergie de la vague qui vient taper la carène ;
L'indicateur de réussite sera justement ce temps de suspension engendré, ce vol plané acquis, ayant pour aile sa voile.
La cinétique faisant alors office d'appui sur l'air, tout le temps que durera le rétablissement du gréement, vers la relance, le waverider se tenant dès lors bien au-dessus de sa planche
!
__________________
Pour les puristes qui recherchent style et esthétique, réaliser ce move en lâchant la main arrière, bras en extension dans le dos et vers le haut, tout en appuyant une main avant sur le Wishbone légèrement décalée vers l'arrière ( réglage subtil - équilibre délicat )
Sur les vagues bien formées, la technique du waverider orientée Surf fera la différence :
Il aborde le haut de la section proche de la perpendiculaire à la vague ( Carving Surf ), retarde donc l'appel du saut, travaille sa forme de corps en déclenchant l'appel du saut, voile sous l'horizontale, têtière au plus bas dans la cambrure de la Wave = résultat du plus bel effet, radical, envol puissant et long à la clé, etc - etc !
À vos planches courbes, Beach Boys
!
De la vitesse, l'envol enivre, le move passe et relance, toujours dans la version Backside, envol dos à la vague... L' on voit bien, sur ce cliché, l'orientation de la planche vers la pente : en effet, ne pas traîner en l'air !
CORSICA ...GO56
MARIN
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" DÉMONSTRATION COMMENTÉE "
Le 16 Mars 2026
!
FACE À LA MER ! Cris, observe attentivement la fabuleuse Droite des " Roches Noires ", un hiver de l'an des " Solos éperdus " ...
" ...
La vie est soudaine
Surtout quand elle s'en va
Mille vagues t'emportent
Mille vagues t'emportent
Mille vagues te renversent
Tu ne connais plus la peur
... "
FEU! CHATTERTON
Labyrinthe
Si j'eus la chance de disposer d'innombrables clichés, images, photographies englobant tous les aspects de mes rapports à l'azur, à la mer, à la gestuelle des pratiques extrêmes, ne le dois-je pas à celle qui m'aura suivi et veillé sur les flots parfois déchaînés, seul et par tous les temps, sur tous les sentiers qui nous menèrent vers quelques destinations splendides que les Îles cachent et semblent protéger de toutes viles spéculations, de tout lieu commun livré en pâtures au paraître, là où la Mer prend vraiment
?
À l'intime des Azurs, je devins, j'écrivis, je pensai profondément le bleu des ciels, du Ciel. Ces destinations qui n'auraient d'équivalent, au long cours du temps, que les durées indéfiniment recomposées qu'il inscrit aux frontispices des rivages, des noces de la terre et des nuées que les Îles accueillent en mûrissant de fabuleux printemps
!
Que je parte à nouveau à la recherche du temps, reconvoque toutes ces durées qui en forgent la longue chaîne et la nappe des souvenirs. Comme des lointains filigranes desquels se détache l'ombre furtive d'une aile, dans les brumes et les voiles d'embruns, vers de si hautes vagues qui s'enrochent en neigeant, aux confluences hiémales des lunaisons et des saisons enivrantes, lactescentes, cosmiques...
Sans tourner les pages d'un immense album qui ne saurait contenir le cheminement onirique d'une vie vouée à la mer, sans ressortir des photos jaunissant de tant vieillir, privées de lumière et de fragrances marines qu'elles en meurent trop tôt,
que je m'immerge dans ce flux désormais inextinguible qui me comble et me rappelle de folles navigations, au plus près des éléments, des vérités des grands espaces que je découvris seul, tant de fois, afin de m'en impreigner davantage, à satiété, sans fin, avec émerveillement.
Et je sais combien les privations de la mort à ce sujet m'affectent, me préoccupent depuis longtemps. Je suis parvenu au terme de la perduration, dans cet espace - temps que ceignent deux dates uniques qui me définissent et me résument en silence, ici - bas. Tel le cillement d'âme que je fus et qui rejoint inexorablement les poussières d'étoiles, après que les rouleaux d'écumes m'aient aussi longuement disposé aux éthers, au dernier couchant qui éclaire d'or l'au-delà
!
La mort, certes ! non redoutée mais, de l'absence d'azur et de lumière ; de ce vide sidéral insensé que la grande faucheuse ose claquemurer, que rien ne justifie après avoir tant respiré et bu la vie, l'existence, l'unicité de l'instant, ces linéaments d'éternel que l'on ne peut embrasser durant cette courte escale, cette fulgurante traversée, autant de migrations qui pourtant siéent à l'imaginaire et donnent sens et vérité à l'immémoriale Conférence des Oiseaux
!
Puissè-je retourner, - sans jamais me rappeler à ces fouillis d'objets que l'on remise sans fin avant de les livrer à la poussière des greniers -, à toutes ces fenêtres que rouvrent mes échappées de vertiges passées, tellement vivaces.
Images et reflets, radiance, luminance rares aux moirures jade et tourmaline. C'est au coeur de ces tournis incessants que vibre à jamais, au diapason du souffle quintessentiel, le vol libre et palpitant des ailes et des voiles vagabondes.
Peu importe où déposer les maux que prose et poésie tentent de panser ! Sillages ou méditation au coin du feu, songes la nuit, le jour, errance et marche dans le silence convenu de nos retrouvailles, c'est toutes les fois repartir, ranimer ces sommets d'immortalité que la durée engrange à bord des coups de temps, un peu plus près du Ciel. À ces vitraux dont je revis les clartés comme une invitation aux voyages toujours recommencés.
Alors, je te confierai, amour, le mot de passe de cet espace et de mes aventures solitaires et insensées vécues sur les mers des migrants comme des grands voyageurs. Qu'importe la latitude quand les vents exultent, quand les vagues pyramident et s'affolent en ressemblant aux nuages, à l'ivresse des cimes que fouettent les nuées qui toupillent.
Je disparaitrai comme casson de miroir. Verre dépoli dont se servent et se nourrissent les ressacs à l'oeuvre des renaissances et des métamorphoses.
" Orphée des Mers " désormais m'amuse
!
Ma Muse qui écoute et qui comprend au-delà de l'artifice, comme elle eût échappé aux logiques binaires de la programmatique et rejoint ce Point de Rencontre qu'un Certain, appelait de ses voeux les plus chers : Oméga ... Énigme ; mais je reviendrai sur la Voie, espérant et empreint d'une foi pacifique, comme l'Océan éponyme, en ces temps abondés de sources lustrales et de sidérantes durées.
Et " Orphée " m'exhortait, me confiait, au tréfonds de l'âme :
_ " Marin ", danse encore un peu, vogue sur le Ciel dense. Car n'est - il pas la Voie, ici - bas, éminement, souverainement Pacifique
?
___________________
Évidemment, " Orphée " ! mais sais - tu combien je souffre, en mer plus qu'ailleurs. Car je vois, sans le moindre obstacle, ce que les bourreaux infligent à mes frères, au Levant, en les massacrant, en ensevelissant sous des tapis de bombes : femmes, bébés, enfants, vieillards, animaux, vergers et sources, ces êtres qui hurlent la peur et grimacent la mort depuis des décennies.
J'assiste depuis tant d'années aux rapts mortifères et violents perpétrés par des colons contre les travailleurs de la terre et de la mer, dans la fureur et dans le sang, en toute impunité. Images insoutenables. La Communauté Internationale des - unis passe outre, feint d'ignorer, se déshonore
***
MARIN
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" À LA RECHERCHE DU TEMPS " - " PORTRAIT "
Le 11 Mars 2026
!
Bottom et Roller à suivre, là-bas, ailleurs, hier, demain. À environ 1500 m, " Emmila ", Photographie, bien chahutée, mode zoom numérique, tente de relater !
OU DE LA RENCONTRE
À bord d'un Solo
Tout semble avoir pris une autre envergure. Des jeux de lumières aux camaïeux de la mer et du ciel, au zénith du soleil, sur les flots constellés, en plein jour. Envols, poursuites insensées ! que la mer se fait généreuse et bonne quand elle ne prend et n'emporte point, aveuglément, impitoyable
!
À écouter, jusqu'au bout, pour le tempo du batteur qui enivrerait même les vagues ! Le casque Hi - Fi s'impose ou alors, un bon Atoll et des Focal ... Un final épostoufflant et, plus bas, la Version Lyrics Session
Relance particulièrement active sur ce bel espace de jeux qui se cachait ! Ce jour laissait les autres destinations bien plates, aux allers et retours lassants ; mais ici, quelle ne fut pas la surprise ...
Chaque solo, échappée, envol ne reserve-t-il pas leur lot de surprises ; et elles ne manquent jamais. Il est vrai que sortir du cocon ferait accroire que l'on se prive de quelque chose, que l'on trahit l'habitude ! D'où cette propension à s'incruster au lieu de s'évader, à tout le moins de temps en temps, voir ailleurs, dans cette durée que le temps distille...
Et de se retrouver d'emblée, dans de lointains bains ondés, où de splendides vagues terminent leur course à l'intime d'une petite baie voire, parfois, d'une anse, d'une crique.
Une Île et ses mystères, ses faces cachées, aux détours de ses centaines de pointes, dévoile ces norias d'ondes que les vents poussent, dévient, canalisent vers des lieux d'ultime et d'unique rencontre.
Ce jour là, je partis loin. " Emmila " devait pour une fois solliciter le Zoom numérique ; le zoom optique ( x 125 ) ne rapprochant pas suffisement le sujet et la scène. Ainsi de passer de 125 à plus de 200, en mode numérique, pour saisir, en plein vent et sans pied, ces clichés forcément troubles, par trop rapprochés, dont la focale densifie et opacifie les transparences de l'air, au zénith du soleil, au diapason des secousses dues aux rafales de vent.
Je ne cessais d'engager la gestuelle en longeant ces lignes et ces rouleaux mélodieux, odoriférant les senteurs des maquis littoraux que les bras de la terre délivraient au vent, en cette fin de printemps particulièrement et densément fleuri.
Au terme de maintes évolutions, les rochers exposaient, engageaient, suscitaient vigilance et juste tempo. J'allais en phase, en accord avec les éléments et les conditions des lieux. Lecture incessante, interprétations que je corrigeais au diapason de cette précieuse synergie : essais - erreurs ...
Et cette si belle parenthèse pris fin, épuisé que je fus, ayant gréé une vieille et lourde voile qui cumulait les années ; ces premiers prix que l'on quête tant les matériels coûtent cher.
Cinq mètres carrés, certes, habillement taillée pour les vagues, mais si lourde, sans pour autant garantir des qualités de robustesse. Je la choisis en conséquence, selon le projet de cette journée qu'il me tardait de mener jusqu'au bout.
Je revins de la première destination pour hâler l'ONO de la zone et retrouver les splendides " Roches Noires ", pour une deuxième session.
Alors, la mise décupla ; on ne se ment pas ! Chaque décision conduit à l'action, quelle qu'elle soit, humble, progressivement engagée mais sous réserve de potentielle réchappe à saisir. La chute ne pardonne plus, elle incruste. Les deux heures passées à l'aval du vaste golfe me mirent dans de solides dispositions.
Ce double Solo fut de nature à combler bien des attentes. Il en resta un quantum d'images que je regarde, aujourd'hui, en écrivant ce texte. Des clichés qui disent combien ces instants de vie intenses éblouissent l'existence. Aujourd'hui, vertiges, émotions, profonde nostalgie, je ne m'en cache pas, lorsqu'il arrive que l'on se prend à regarder de plus en plus souvent la Mer, l'Azur, un peu plus près du Ciel
!
Je sais qu'une multitude de beaux et lointains voyages invitent et sollicitent de merveilleuses rencontres tout autour de cette Île, sans jamais démériter.
Personne sur site ne signifie guère que le domaine, le terrain d'aventure ne soit pas en mesure d'aligner des conditions de glisse exceptionnelles et, de surcroît, à la maison, si près et si loin à la fois du foyer
!
L'originale, au titre tant évocateur ! De la Musique aux Vagues, il y a une infinitude de Voies que le Souffle emprunte ... Vertiges des lointains !
MARIN
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" SOLOS EXTRÊMES "
Le 09 Mars 2026
!