MERS - OCÉANS ! SOMBRES OCCULATATIONS ...
Élagage massif et mesures de sauvegarde de la maison des Ancêtres ! Retrait de la vieille pièce d'eau qui s'est effondrée... Reprise et entretien des ouvertures ; l'eau ne doit plus rentrer.
Un chant, celui de la mémoire, tant de champs et d'aires de battage où l'on vannait amoureusement l'instant, une vie, au gré des saisons et des fidèles lunaisons ! Qu'auront - ils fait de notre Terre ? Quidda di i tempi landani, di a Noscia Tarra, di l'Antenati ... ?
IL FUT UN TEMPS
" LA MAISON DES CAILLOUX "
Que le temps du dernier berger, des transhumances et des estives, lointainement, se perd dans les brumes de chaleurs, là où mer et ciel se confondent à l'horizon bétonnés des littoraux, aujourd'hui, enfumés, pollués, envahis, pris d'assauts ...
Il fait pourtant et encore si bon, au petit matin, sur la route qui mène au col de moyenne montagne, à la croisée des sentiers et des sonnailles perdues. Une longue voie en lacets ponctuée d'émouvants cénotaphes et de stèles franchit combes et vallées. En Corse, le kilométrage n'est pas explicite ; la durée du voyage prime, en impose.
Un intinéraire chargé d'histoires rejoint lentement le village de mes ancêtres qui eut son école, ses dizaines d'enfants scolarisés, avant les grandes guerres et l'ignominie,
a Sottumissione a Francisata
!
Malgré la canicule inédite et tenace qui s'intensifie en juin, les ubacs, les pins, les tombants inondés de forêts gardent précieusement la fraîcheur de la nuit, de l'ombre, de l'obscurité, de ces filets d'eau qui sourdent des profondeurs de la terre éventrée par les engins, les pelles mécaniques à chenilles.
Çà et là, le long des talus, des fleurs flavescentes en bouquets de soleils égrennent ce trajet maintes fois emprunté, celui qui me ramène aux sources, aux origines, au foyer ancestral que je tente de préserver après avoir si longtemps oeuvré à sa sauvegarde ... Il y a tant à faire, à entreprendre et la motivation, les bras ne suffisent plus ! Voilà que je suis devenu vieux. J'ai baissé les bras. Les racines ont tant souffert de la discorde venue du froid, du Nord, de l'exclusive des cons - quérants, des indifférents de la diaspora
!
Mais, surtout, puissè - je ne jamais laisser ce havre de paix, de sérénité, à l'abandon. Revenir et écouter la poésie, les stances d'un gros hameau et de ses ruisseaux où les bâtisses de pierres dures, - a petra bianca - tutoient les ciels, bravent la durée, les saisons, les vents d'hiver effroyables qui remontent la vallée aux cinq torrents d'altitude qui l'abreuvaient jusqu'au siècle dernier
!
L'eau y chante encore et le merle gras croise ma route. La fontaine du village chantonne comme elle n'aura jamais cessé de couler, depuis 1896, fraîche à souhait, désaltérante, généreuse. De la source en amont dépend la survie des jardins en terrasses, des potagers, des vergers, des animaux qui passaient si nombreux il y a qualques décennies.
Je l'entends fluer, chuinter, secrète et tout à la fois confidente, avant de se donner à chaque villageois, parcimonieusement, abondamment ! L'automne et le printemps en décident, toujours. Et la Terre du Commun, ici, semble parfois reprendre tout son sens, libérer comme un souffle nouveau
...
Le hameau occupe un large pan du versant boisé. Un imposant massif sur lequel il s'accote ; coteaux que le couchant colore au diapason de la lente déclinaison du soleil. Au levant, de l'autre côté de la Pieve d'Attalà et du noble torrent, c'est toute la ligne de crête qui s'embrase et rougeoie sur fonds de ciels bleu-roi et profonds ... Le granit dénudés et surchauffés à blanc perdent au fil des heures du jour l'éclat carmin de la roche porphyroide et du feldspath qui les composent. La végétation s'est raréfiée. L'érosion atteint son paroxysme.
Pareil à un tableau de maître, une fresque minérale qu'il me semble avoir toujours connus, immuables, certes, mais si familiers, comme si le temps n'eût jamais eu prise sur le silence pétré du vaste terroir et de ses reliefs, des imposants dénivelés qui dévalent jusqu'au cours d'eau, jadis merveilleux, habité de contes et de légendes.
Je suis comme je viens de l'Alta Rocca. Je ne dirai point de la Terre des Seigneurs mais bel et bien, de tous les pastoralismes aboutis qu'une Île à part aura su mûrir et magnifiés
!
_____________________
Il est dix heures du matin. Je rouvre les portes de la maison ancestrale. Une fraîcheur inhabituelle et odorante m'enveloppe ; fragrance et senteur mêlées de bois de chêne, de châtaignier, de souvenirs ; présence quasi palpables ! Je suis seul. Un silence tombal règne. Je me déplace dans les pièces à l'aveugle, à tâtons en retouchant les meubles. L'électricité a été coupée, depuis si longtemps ! Tout est figé, in - habité, désolé, qui finit par manquer d'avoir tant ignoré l'essentiel qui sied aux mains tendues d'une existence vouée aux racines, fidèle.
À ce qui aura failli à la mémoire, au respect des biens et des savoirs des Anciens ; comme être, faire, penser, agir, protéger, respecter, cultiver, en somme : aimer sa Terre
!
Comment reconvoquer ce qui fut et qui s'égare inexorablement dans l'inconsistance des durées éphémères et ostentatioires, indifférentes et tant oublieuses de soi- même, dès lors que l'on perd le fil d'Ariane des siens qui furent il y a plus d'un siècle, alors que les grandes guerres vidèrent et saignèrent les villages orphelins des leurs, de si nombreux bras et de tant d'âmes et de chants enfouis ayant servi la Liberté, au coeur sanglant de la tragédie
?
Dans la petite frange de terre arborée qui sert de jardinet, qui contourne le chaînage d'angle de la maison, la vigne repart avec ses vrilles, ses bois tors, ses promesses de raisins blancs et d'ivresses montanes. Le bougainvillier renaît d'une coupe sévère qui laissa pourtant augurer un séchage complet sur pied, ce printemps. La vigne vierge, disparue depuis si longtemps, refait surface et s'élance à nouveau à l'assaut de la façade. Le lierre invasif et si tenace ressuscite après avoir été complètement sectionné, alors qu'il tentait de se faufiler sous les tuiles du faîte et des bordures du toit il y a si longtemps refait
!
Des passeraux sont revenus pour y nicher, y abriter la couvée ! Renaissance, énergie palingénésique, régénérescence mémorielle ! L'âme des défunts oeuvrerait - elle lors des longues solitudes que nous leur infligeons, se rappelant ainsi et à leurs façons à notre souvenance, selon le langage des signes et des harmonies passés
?
Des rosiers rasés, sans la moindre goutte d'eau, ont réapparu, jamais plus fleuris que ce jour, délicieusement odoriférants ! Invitation à la méditation, au recueillement. De quelles époques viennent - ils, auraient - ils déjà vécu d'autres existences, traversé de radieux printemps, tant aimé qu'on les taillât afin de resplendir aux jours heureux des attaches, des racines abreuvées d'espoir et d'amour, des retrouvailles dont on n'eût jamais osé douter de la sincérité d'un regard, d'une attention, d'une pensée
?
Voilà si longtemps déjà que je compris, à la sueur de mon front, ce que les racines signifiaient, valaient, transmettaient. Mais j'aurai été profondément déçu, trahi, alors que je donnais, des années durant, force, jeunesse, enthousiasme, goût, temps et foi en elles, alors que je voyais bien que les compromis, le manque de courage et de détermination, complotaient en définitive contre la fiabilité, la fidélité aux liens devenus ténus, si fragiles, après des décennies d'exil, d'absence pour d'autres royaumes
!
Mais de notre petite citadelle ? Qu'advint - il vraiment d'elle, de ses années aux persiennes grandes ouvertes sur les matins joyeux, insouciants. Et ces Noëls réapparus tel le miracle de l'oasis, du refuge ? Dehors cinglait " le vent fou de la Foce ". À l'intérieur, l'âtre crépitait et la soupe odorait dans le chaudron posé sur son trépied en vieux fer forgé
!
Entend - on encore les pas précis des arrières grands parents s'affairant au grenier, en ce lieu de labeur et de moissons, de vendange et de cueillette, fleurant la cuisson du vieux four à pain, une si lourde demi - sphère soigneusement bâtie en briques pleines ouvragées à la main
?
À la remembrance de ces caves terreuses où l'âne et le vin élevé dans un grand fut chêne construit et monté sur place, cohabitaient ...
Je n'ai pas connus mon grand - père, parti si tôt, après s'être exilé " aux colonies " ! Des Ancêtres, il ne reste rien si ce n'est quelques cadres jaunis, écorchés. La maison aura été pillée, après que l'arrière grand - mère disparut un jour, en 1924. Dernière sentinelle d'une immense maison et de ses parcelles attenantes. Le vieux cadastre s'est tu, à jamais, après la guerre ! Qu'en est - il vraiment de la " nouvelle moûture " ? Dieu seul le sait ... J'ai perdu toute trace de la sépulture de mes arrières grands - Parents ! Un silence tumulaire veille sur une information celée
!
Un sentiment âpre, celui des absents, des descendants des absents, cette impression d'avoir tant perdu et manqué, à tout jamais, sans aucun espoir de retour en arrière qui eût ravivé avec force enthousiasme l'esprit des racines que veillent les mânes, celles et ceux qui furent de chemins, ici, vers ce point d'ultime rencontre dont je suis fidèlement le tracé en remontant chaque destinée depuis la plaine orientale et ses touffeurs agressant plus que jamais les cinq mois d'un été mutant
Sursauts, soubresauts, ressouvenirs, l'engagement devient sursitaire, vacille. Tel un dernier rappel, de possibles voix, de lointains échos me ramènent pour la troisième fois auprès des ancêtres. Nous étions au mois d'août, le 15 ! Un feu brûlait déjà dans la cheminée. Dehors, l'été venait de basculer, après deux jours de coup de vent, de fronts pluvieux.
Le ciel et la mer, le linéament des montagnes ne reprenaient jamais plus les pâleurs estivales que nous leur connûmes. Les ciels préludaient alors à l'automne, revenaient, se confiaient fidèles et généreux à la foi de perdurer et de renaître chaque année, à chaque saison et lunaison
!
Le lierre menaçait de soulever le toit, de rouvrir de solides fenêtres de fortune. La végétation invasive affectait une densité de ruines et de vestiges à jamais perdus ! Un sentiment d'abandon reignait. Il fallut intervenir. Nous le fîmes sans compter. Nous redonnâmes un sens au message, au langage, aux secrets des pierres que je jointais profondément il y a plus de 45 ans, sous le soleil mordant de juillet, d'août, un marteau et un burin à la main, voltigeant dans les hauteurs ! Je sauvais la maison de l'effondrement, à la sueur de mon front, sur les trois façades de cette imposante et majestueuse bâtisse ! Cristian ORTOLI ou, la main d'oeuvre à bon marché, qui aura été conchiée ! Nous avons été dans l'obligation de reprendre tout le toit, de réajuster les tuiles déplacées ...
CORSICA ... GO56
MARIN À TERRE
Catégorie du Site
" CORSICA POUR L'AMOUR D'UNE TERRE " - " SOUVENIRS D' ENFANCE "
Le 24 Juin 2026
Pour ressusciter la St - Jean aux prix fluctuant des taxes et des larmes de sueurs ! Les commentaires des descendants, c'est en - dessous, je vous y attends, nous avons à parler rappels
!
La Mer, l'Océan, les Lacs, les Rivières souffriront en silence, en dépit des beautés intouchées ! Le mal est insidieux et rompt aux échos - responsables d'antan, au Pacte Naturel, aux vérrités des Îles. On n'arrose pas une île avec un tuyau, on ne la réfrigère pas, on ne génère ni jardins ni forêts artificielles, on régénère aucune source ! Attention, la Pandémie Géo - Thermique, les bombes climatiques, thermo - dynamiques, ne feront pas de cadeau ... À MÉDITER ... CORSICA ... GO56
AU NOM DU PACTE NATUREL
IMMÉMORIAL
IMPRESCRIPTIBLE
!
La canicule et les vents ne font habituellement pas bons ménages sous nos latitudes, sur le pourtour Méditerranéen
!
Il est grand temps de dénommer ces épisodes extrêmes, ces canicules, pour se souvenir, pour la mémoire, celles et ceux qui auront été emportés dans l'indifférence des faiseurs de guerre et de chaos
!
Nous ne sommes certes pas dans le désert, bien que les températures diurnes se valent actuellement. Mais il n'en est pas de même, la nuit, lorsqu'elles se rafraîchissent densément sous les étoiles, entre les dunes, là où jadis s'étendaient les lacs, coulaient les rivières, s'éployaient les forêts, les massifs boisés
!
Paradoxalement, simultanément, les îlots de chaleurs urbains ne laissent plus de libérer, - dans les quartiers, les banlieues, les zones industrielles et commerciales, au règne du béton et du goudron sans arbres -, leurs touffeurs, de malsaines effluves, des relents nauséabonds, récurrents, écoeurants ; les ressentis y sont insupportables, moites.
Dans l'antre du profit, les tiroirs - caisses tintinnabulent, une musique nasillarde et crispante hurle, sème le K.O, travaille au corps comme à la compulsivité sévère des zombies errants qui se font pomper le budget ; passage à l'Euro, inflation et réduflation obligent, outre le litre de carburant à 2.€25 dont les immenses profits et dividendes ignorent la Transition. La Termitière évoquée par Théodore MONOD, ( Poésie ), surchauffe, sature, s'effondre
...
La mer s'est particulièrement réchauffée, pareillement au mois de juin 2003 ! Quid de Juillet, Août 2026 ? on ose imaginer ... Et la bonace, ces étendues quasi huileuses qui se figent et où les vents faibles semblent se fondre, se mélanger aux eaux de ce qui fut jadis : la grande Bleue, la grande Mer
?
Dorénavant, Les vents signifiront des risques accrus d'incendies, de mégafeux et bien insouciants seront celles et ceux qui n'en prendraient pas conscience, dès lors qu'ils deviennent potentiellement dangereux pour l'environnement, d'autant plus que l' Île de Corse ne connaît pas encore les quotas, ces seuils de fréquentations qu'il faudra bien, un jour, envisager et imposer...
Mais comment naviguer sereinement sur fonds d'incendies majeurs, de terres rougeoyantes, face à la géhenne des feux de forêts
?
Notamment au regard des chaleurs extrêmes, des émissions, des rejets, des canicules à répétitions et majeures comme celle de Juin 2026, voire insupportables pour les secteurs : économique, commercial, touristique, environnemental, faunistique
...
Chaque individu se doit d'être plus que jamais, chaque jour, davantage éco - reponsable, éco - citoyen, à travers tous les gestes, tous les comportements, toutes les mesures objectives de protection, de préservation, de sécurité qu'il importe d'observer afin de générer le moins d'impacts possibles ; tout cela est et reste envisageable, faisable, porteur d'espoir car, qu'attendre de l' État de désordres et de manquements, de prébendes et de collusions qui sévit depuis 1975, au moins
?
Contribuer, informer, partager, adresser, témoigner, relater, observer, se référer, diffuser, alerter, proposer, pointer ou dénoncer haut et fort, régulièrement, signer de justes et légitimes pétitions, tout cela pèsera dans la balance de l'engagement citoyen éco - responsable à l'encontre des politiques incomplètes ayant choisi au premier chef de générer taux de profits et bénéfices indécent, quoi qu'il en coûte partout ailleurs, sans réinjecter le minimum vital qui eût adapté, régulé puis diminué de façons drastiques les miasmes d'une croissance sans limites
!
Il est vrai que les vents, les vagues guident et abondent nos passions vis à vis de la glisse, de la voile et du vol libres ! C'est fondamental. Puissent - elles à justes titres et le plus naturellement du Monde, des Mondes, devenir ce merveilleux vecteur et témoin de la beauté, de la fragilité, de la spécifité durable d'une région, d'une Île, d'un pan de littoral et de ses terroirs, etc
!
Rendre compte de ce qui reste et relève de l'exception, de la réhabilitation des espaces remarquables, de l'accroissement existentiels de ces derniers afin que les jeunes générartions, plus tard, puissent dire de leurs aînés :
_ " Nos parents avaient malgré tout pensé à nous, en nous laissant tant de pans, de territoires et de grands espaces intouchés, authentiques, là où ils prirent un plaisir immense, en vivant au coeur et au plus près de la pleine nature. "
!
Un pari, un challenge, une voie saine et vitale, révélatrice : certainement ! Et, c'est bien là, l'investissement sociétal à l'échele d'une vie ; ne plus voir midi à sa porte, militer, s'insurger contre l'engeance irrespectueuse et la quête aveugle et destructrice des profits, ces inclinations à la prédation, à l'occupation, à la résistance bornée et inconséquente que la prétention et les pouvoirs locaux dressent en s'opposant aux logiques synergiques des éléments qui rétroagissent et bousculent de manières irréfragables les certitudes, les acquis, les positions inamovibles des décideurs
...
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Mettre un maximun de pressions sur les politiques, le secteur industriel, économique, commercial, énergétique, à tous les niveaux, de la ville au hameau ! Les risques sont majeurs pour demain, dès demain.
Nous alertons depuis plus de 15 années
!
Le 28 Juin 2026
Des images d'apocalypse nucléaire ! La cruauté, la barbarie, la souffrance, la terreur en direct, dans l'indifférence notoire des vacances, d'un " gavadisme " forcéné ! Un génocide perpétré par l'état hébreux. des exactions odieuses menées conte les enfants, les femmes : éradiquer, à la source, toute dynamique de régénérescence, toute forme de résilence ! Une impunité caractérisée, patentée, soutenue par l'Occident ! Une hypocrisie sans aucune limite, n'ayant de cesse d'aggraver l'extinction de masse du Peuple de Palestine ! Bonnes vacances, bien sûr, sur fonds de climats éclatés par les maîtres de guerres et leurs valetailles, ces minus aux affaires courantes ! !
Une ombre dense et fraîche, un véritable rempart thermique, une oasis de bio - diversité, un écran total au bénéfice de l'habitat, une humidité constante des sols alentour, ect ! Mais que font ces maires qui laissent bétonner, bitumer, stationner sur des parkings immenses, sans la moindre zone d'ombre, sans le moindre végétal, si près des quartiers d'habitations ! C'est un scandale, la preuve par quatre d'une incompétence notoire ou alors de passes - droits et d'accointances inaccepatables !
/https%3A%2F%2Freporterre.net%2Flocal%2Fcache-gd2%2F2c%2Fc2941def31def74be2dbf54b4983a7.jpg%3F1782365403)
Face à la canicule, arrêtons de couper des arbres en ville
Face aux fortes chaleurs, l'arbre est notre ultime allié mais nous le malmenons. Un moratoire sur les abattages d'arbres en ville est nécessaire, plaide notre journaliste dans cet éditorial.
https://reporterre.net/Face-aux-canicules-faisons-corps-avec-les-arbres
Nous apportons notre témoignage, à la lecture de cet article ; REPORTERRE, toujours remarquable, une référence, le bon sens, les alertes justifiées, les pistes de la prévention, de la protection, de l'adaptation, de l'information juste et objective ! Mieux - être, mieux - vivre, mieux partager avec nos compagnons non humains ! RESPECT DE LA VIE, cela vous dit quelque chose, Mrs les technocrates, les élites, les édiles, les décideurs, les dirigeants, les gros affairistes, les faiseurs de guerres et leurs complices qui se réjouissent de surarmer, de voir chaque jour une raffinerie partir en fumées acides et toxiques ?
POUR LA VIE LA BIODIVERSITÉ
En ces temps extrêmes, de canicule durable, de sécheresse absolue
Ne jamais oublier de déposer de l'eau, au ras du sol comme en hauteur, sur les rebords de fenêtres, les balcons, à l'attention des oiseaux, des animaux : de la bonne eau à renouveler
Partager, faites suivre, diffuser, illustrer
Une contribution et un article remarquables signé
REPORTERRE
!
Canicule marine plus que précoce ! Anomalies de températures de la mer Méditerranée - 26 Juin 2026 ! Qu'en sera - t - il en juillet, en août ? Jusqu'où grimperont - elles ? Nous observons que le long du Maghreb, les températures demeurent tempérées, échappent à ces envolées ! Idem le long des côtes Est espagnoles !
En Crimée, destruction d'une centrale thermique ! Un nuage toxique, acide de 47 kms s'étend ! Cela se répète au quotidien, depuis des années, comme si il ne suffisait pas d'un empoisonnement planétaire civilisationnel ! ... Un désastre, en mer, sur terre, dans les airs aux retombées incalculables. Nous félicitons les politiques aux affaires juteuses !
Il y a l'atmosphère, cette gangue et cette aura de vie merveilleuse et si précieuse qui veillent, qui protègent Planète - Terre
!
Il y a les mers, les océans du globe qui tempèrent Planète - Bleue en y développant et maintenant une biodiversité unique dans l'Univers
!
Il y a les lacs, les cours d'eau, les glaciers, les banquises qui assurent et maintiennent les grands équilibres géothermiques et hydriques, le ballet des saisons, la régénérescence et la perpétuation de nos climats jadis si variés
!
Il y a les terres, les sols empoisonnés, qui subissent les effets sèches - cheveux hallucinants en capacités de brûler, de cramer le couvert végétal sur d'immenses étendues ! Conjonctions de facteurs aggravants les températures pouvant atteindre plus de 60 °C au sol ! On parle de " sécheresse - éclair ", boucles de rétroactions terrifiantes
!
Il y a les grandes forêts, les poumons de la Terre livrés aux méga - feux et à l'éradiction anarchique d'un couvert végétal vital pour la Planète
!
Il y a et, nous le répétons, ces conflits d'intensités majeures que nos politiques entretiennent, exacerbent, amplifient, qui participent d'un écocide tentaculaire
!
Et tout cela désormais entre en surchauffe, bascule sous nos yeux dans un processus incontrôlable, doublé d'une forte valence inertielle, avec une précocité inattendue, surprenante, déroutante, inquiètante
!
À la lecture de cette carte tirée du site Web référent et renommé :
LAMMA MÉTÉO
Au 23 Juin 2026, nous pouvons d'un coup d'oeil constater et mesurer l'ampleur de l'anomalie thermique marine et atmosphérique qui impacte la mer Méditerranée, le bassin occidental, outre le Continent Ouest - Européen et bien d'autres contrées à travers le Monde ( Cf / Le courant océanique El Niño _ El Super Niño version 2026 / 27 )
Un contexte hors - norme de blocage tous azinmuts, multifactoriels
!
Les surcotes sont alarmantes ! Le milieu marin souffre sans que nous ayons passé le mois de Juin ; inimaginable
!
À cette terrifiante canicule marine vont s'ajouter
les millions de litres d'urine que les petits baigneurs répandent tout autour du littoral, des dites " plus belles plages au monde ", déversoirs méditerranéens et des " Îles poubelles" inconsidérément envahies, submergées de monde ; la curée continue de plus belle
!
Nous sommes fixés sur les causes insidieuses et connexes d'un réchauffement polluant intense que la Grande et Belle Bleue subit, du mois de juin au mois de septembre, à tout le moins
...
Dôme de Chaleur et juxtaposition, addition complexes des paramètres, des rétroactions en boucles aggravantes, dont certaines se révèlent pour la première fois, au diapason des intensités relevées ! Nous ne maîtrisons plus rien, l'emballement se confirme, les politiques climatisées euphémisent et balbutient, rotent de concert dans les palais des glaces éternelles ! ...
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" ACCIDENT CLIMATIQUE MAJEUR "
À part cela, tout va très bien dans le meilleur des Mondes dévastés
Entre déclin et décadence
!
On se gave tant qu'il est encore temps, c'est la curée mondiale, le Mondial 2026 lisse la donne vers le haut ; 45 degrés : qu'importe ! Jouissons ...
Ça émet, rejette, jette et défèque à qui mieux mieux. On s'entasse, on envahit, on s'enduit d'huiles et on pisse dans la mer... On roule comme des dingues, pieds au plancher, on balance ses déchets sur les routes par la portière. Dans quelques jours, c'est la grande migration saisonnière, la Terre penche vers le Sud
!
Barbecue.ls sessions généralisées, atrocités animales et abandons massifs, corridas, le sang coule partout à flots !
On est bien, n'est - ce pas ? " On a qu'une vie " ! Oui mais, celles et ceux qui suivent, qu'auront - elles - ils, que vont -ils vivre, que leur laissons - nous, que trouveront - ils en 2075 - 2100
... !!! ... ???
Le 23 Juin 2026
!
Dérèglements, boucles de rétroactions, anomalies, extrêmes, accumulations de GES, rejets et émissions des conflits d'intensités majeures perdurables, de plus en plus étendus, avec leurs terrifiants incendies, etc ! L'hiver peut encore " tolérer - invisibiliser " mais, certainement pas le printemps, l'été, l'automne ! Nous nous précipitons vers des années épouvantables ... Un grand Bravo à ces politiques de clampins !!!
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Rendre les villes plus fraîches ? On sait comment faire depuis des siècles
L'Espagne utilise l'architecture méditerranéenne, et ses techniques traditionnelles, pour faire face aux vagues de chaleur de plus en plus intenses. Des méthodes " dédaignées dans notre époqu...
REPORTERRE ! Toujours au coeur d'une Information digne et objective où le sens du réel et de la clarté prévaut sur tous les travers que le profit et la collusion arcanent à des fins douteuses et hautement préjudiciables au devenir des choses, des métamorphoses, des rouages d'une grille de Civilisation vouée au chaos, aux désordres patentés ! Vous tenez le bon CAP, Reporterre sans Frontière ! ...
DEUX ASPECTS DE L'ACCEPTION CULTURE
1 / La Culture de la Chaleur ou le vrai savoir vivre évolutif et adapté face aux aléas météorologiques saisonniers et, de nos jours, inévitablement confrontés que nous sommes aux manifestations d'un dérèglement climatique majeur
!
2 / La culture de la chaleur, avec une minuscule, résultant de l'incurie et de l'incompérence des pouvoirs en place, de l'état aux communes, de ces gens qui cultivent la chaleur comme on le ferait des champs saturés d'engrais chimiques, arrosés de pesticides, d'insecticides.
Il est grand temps de considérer ces épisodes avec discernement, objectivité, lisibilité, prospective et impartialité ...
PS
Mr Lecornu demande à ses ministres de réduire leurs déplacements ! Vous êtes très, très efficace, u Sgio Ministru, les températures vont revenir aux normales de saisons
!
S'il y eut toujours des épisodes de fortes chaleurs, des canicules sous nos climats, la lecture des cartes météorologiques mettent de plus en plus souvent en exergue des contextes inédits par leur ampleur, étendue, durabilité, intensité, doublée de sécheresse et de stress hydriques phénoménaux, sans flux ni courant si ce ne sont ceux qui alimentent et exacerbent les Centres Météorologiques Permanents qui perdent le Nord
!
Il est urgent de juxtaposer ce qui relève de la météorologie et de la climatologie dans tout ce qu'elles recèlent d'anomalies, d'extrêmes, de précocités, ce qui revient à affirmer, sans le moindre doute, que nous basculons vers un " Accident Climatique Majeur ", à savoir qu'à très court terme, ces canicules à répétitions s'enchaîneront sans quasiment aucun " espace - temps "de répit. Elles pourraient durer plusieurs semaines voire plusieurs mois.
ADAPTATIONS AUX RC - DC CERTES MAIS SIMULTANÉMENT
BAISSES DRASTIQUES DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFETS DE SERRES
ARRÊT IMMÉDIATS DES CONFLITS
À MÉDITER
POLITIQUES AUX AFFAIRES
***
En effet ! De nombreux pays ont toujours connu et vécu des envolées de températures estivales, notamment et pour ce qui nous concerne, sur le pourtour Méditerranéen.
On n'évoquera jamais assez ces astuces particulièrement efficaces qui entourent justement la " Culture de la Chaleur ) : Espagne, Portugal, Maghreb, Îles grecques, Chypre, la Crête, la Sicile, la Corse, la Sardaigne, la Provence, entre autres
!
Et les populations rivalisent d'efficacité, d'us et coutumes, vivant également la nuit, adaptant leurs habitats à ces contextes récurrents sans pour cela relever d'anomalies saisonnieres. Guises d'adaptations opportunes, éprouvées aux fortes températures, aux normales de saison brutes et non soumises aux aléas d'un bouleversement climatique généralisé.
Mais sachons emprunter à ces habitus, à ce tropisme naturel et hautement spécifique des territoires ces mesures qui gagnent, améliorent la vie quotidienne, préservent la santé sans qu'il ait été indispensable d'y adjoindre la technologie polluante ( climatisation ) et autres artifices hautement dégradant pour l'environnement et l'atmosphère, une urbanisation exacerbant les effets de chaleurs, les boucles de rétroactions insupportables dans les villes et les banlieux, notamment au regard d'un urbanisme galoppant, anarchique, catastrophique
!
Ceci dit, en France, nous affichons un immense retard, un manque total de maturité face aux excès des évenemments météorologiques et, principalement, d'un climat qui s'emballe.
À CELA DEUX NIVEAUX D'ADAPTATION
DE PRISES EN COMPTE
DE FINANCEMENTS
S'IMPOSENT DANS L'URGENCE
1
La commune, l'inter - communalité, en tout premier lieu
2
Le Département, la Région et, l'ÉTAT
( Nous reviendrons ultérieusement et en référence à cet article ( Lien ), concernant les chaînes de décisions supérieures, dans une prochaine contribution citoyenne investie, militante, concernée, éco-responsable )
***
Soit une Culture du projet globale et locale, un Projet d'ensemble cohérent, maîtisé, évolutif, sans limites de moyens pour parvenir aux objectifs prioritaires spécifiques à l'amégagement - réhabilitation, ( relatifs aux acquis, aux potentiels, aux ressources des lieux, des terroirs, de l'intercommunalité ), à un premier niveau et, concomitament, un ensemble d'adaptations vitrales aux bouleversements climatiques, du hameau à la ville
!
1
LA COMMUNE L'INTERCOMMUNALITÉ
S'il est vrai qu'elles dépendent des dotations de l'ÉTAT, il est des pans entiers de l'urbanisme, de l'aménagement des espaces communaux et privés ( exploitations - commerces - structures - services publics, etc ) qui maintiennent et exacerbent un ensemble de causes et d'effets préjudiciables à la qualité de vie, à la sécurité existentielle que les fortes chaleurs engendrent.
Outre le fait d'aggraver la situation, ces manquements fondamentaux à la lutte contre un premier niveau de canicule depuis toujours possible, certes moins étendu dans le temps et l'intensité, force est de constater que les élus n'ont RIEN entrepris qui corrige dans un premier temps la donne environnementale urbaine et peri - urbaine existante, en référence à cette " Culture de la Chaleur " mais, bien au-delà de ce constat,
leurs largesses vis à vis de l'industrie, du commerce, du privé, du secteur public, de l'entité communale dans son entièreté, de l'environnement et de ses ressources naturelles ( espaces remarquables, espaces en friches, bétonnisation, bitumisation, stockages insensés des parcs automobiles ), du tourisme roi, confinent non seulement à un état d'indaptation notoire et dangereux mais aussi à l'envolée alarmante des températures, à la multiplication des îlots urbains de chaleur remarquables, insupportables.
Comme si les élus se montraient indifférents, ne considéraient jamais les priorités qu'imposent le changement climatique et ses effets redoutables à tous les niveaux de la vie des communes, des villes, des bourgs et des hameaux, des campagnes ( crises hydriques à répétitions ).
On laisse à répétitions s'accumuler toutes les causes de surchauffes potentielles aggravées et d'intensification des sources de chaleur ; car il y en a, des dizaines, des centaines ! Une étude, un grenelle de l'urbanisation est incontournable, urgent, à tous les niveaux
!
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" Arrête de chouiner " : la canicule, une violence de plus faite aux enfants
Les enfants cuisent sous les fortes chaleurs, dans l'indifférence de l'État, écrit notre journaliste dans cet éditorial. La violence climatique s'ajoute au lot d'obstacles qui pèsent sur les p...
https://reporterre.net/Arrete-de-chouiner-la-violence-climatique-faite-aux-enfants
Il n'y a que les idiots qui ne changent pas, qui s'arc-boutent sur le désordre et l'inadaptation ; butés, psycho-rigides, hiérarchies zélées , peuplent ces bureaux et ces cabinets climatisés lorsque des millions de jeunes étouffent ! Climatosceptiques ? Certainement, c'est moins coûteux... Les enseignants se taisent ! C'est le Monde Éducatif que je connus durant 37 années ! Rien ne change, des circulaires à gogo, sans le suivi sur le terrain. Parler de " violence climatique " dérange au sommet, enfumages de circonstances ! Où va - t - on ?
UNE LISTE NON EXHAUSTIVE DES INTERVENTIONS D'URGENCES À ENTREPRENDRE IMMÉDIATEMENT
PRÉVENTION - SÉCURITÉ - SALUBRITÉ - MIEUX -ÊTRE - MIEUX - VIVRE
HAMEAUX - VILLAGES - COMMUNES - VILLES ET BANLIEUES
_ Interdire les parkings des grandes surfaces et les aires de stockage ( Locations de voitures ), non boisées, non protégées du rayonnement solaire intense, à proximité des habitations
... Moteurs à +++ de 100 degrés C, véhicules garés par centaines, tôles sombres surchauffées à blanc, sur un macadam déjà brûlant :
laisser faire cela est irresponsable, inqualifiable ! Exiger toutes formes durables de protections naturelles, efficaces, dotées de brumisateurs en ville et quartiers fréquentés, si forts excès de chaleurs.
Idem concernant toutes les zones industrielles et commerciales : boiser ces superficies immenses et surtout, contrôler, favoriser la pousse des végétaux en toute saison, entretenir afin de parvenir à un couvert végétal généreux et vital. Ce qui est réalisé sur les ronds - points ( pléthoriques ) doit l'être au premier chef à tous les niveaux de la commune, de la ville, du hameau, avant les ronds- points
!
_ Outre la multiplication des zones piétones et des aires de stationnements en périphérie, desservies par des navettes électriques ( excellentes mesures ), poursuivre plus avant et se concertrer sur les aires portuaires et aéroportuaires limitrophes, les espaces en friches et non entretenus sont à nettoyer d'une part et à végétaliser , - bois, plantations d'arbres - : ( Préemption communale, urbaine, relativement aux manquements des propriétaires de ces espaces, si tant est qu'il y en ait, qui laissent en friches leurs domaines, au coeur des villes, des villages, des hameaux
!
- Zones industrielles et logements en périphéries : nettoyer, boiser les périmètres et les espaces ( lutter contre la pollution visuelle et la laideur galopante ). Des mesures de rigueur qui encourageront locataires et propriétaires de leur.s logement.s à végétaliser leur.s façade.s et balcons - terrasse.s ! Confort, esthétique, biodiversité, humidification des sols, fraîcheur, convivialité, etc
!
- Quartiers commerciaux, marchés locaux ! tendre dans les rues un système de toiles d'ombrages en tissus végétal, doublé de brumisateurs, notamment dans les quartiers vraiment exposés ; multiplier les aires de jeux arrosés et les fontaines d'eau à l'attention des enfants, des personnes fragiles, etc
!
URBANISME ET HABITATS
- Établissements de soins, cliniques, hôpitaux, Ephad, maisons de repos et de retraites : un soin particulier doit être apporté à l'entourage, aux végétaux, à toutes les mesures garantissant aisance et sécurité ... À débattre
!
- Constructions aux normes, espaces et densité de population et de logements : réglementés, îlots de verdure, forêts urbaines dès que possible, chaussées réfléchissantes ( plus claires, meilleurs albédos ) !
- Toits des grands ensembles et des immeubles, des parkings couverts urbains : couvert végétal obligatoire ... Peintures réfléchissantes ; au-vent au-dessus des devantures de magasins toutes les fois où il est possible de les disposer ; le nombre ombrageant toute un trottoir, etc ...! Des aides à ce sujet seraient les bienvenues, une prime à la " substantielles à la Culture de la Chaleur "
!
_ S'occuper des aires de tufs laissées à l'abandon, sales, polluées, surchaufées, poussièreuses, encombrées de rebuts, d'épaves ; une honte
!
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Portraits de visionnaires : René Dumont | INA
Urgence climatique, ressources, pollution... Jamais les alertes sur le futur de notre planète n'ont été aussi alarmantes. Pourtant, déjà dans les années 60 et 70, des chercheurs, des intellec...
https://www.ina.fr/ina-eclaire-actu/video/s859929_001/portraits-de-visionnaires-rene-dumont
À l'instar d'Haroun TAZIEFF, une clairvoyance objective, hors de tout accointance et sans exagération aucune ! Sans compter les milliers de chercheurs, de scientifiques, de cybernéticiens, à l'oeuvre des constats, des bilans, des rapports incessants remis aux politiques affairistes qui les reléguaient sous les piles de dossiers ! Mais l'opinion s'inquiète plus des horaires décalés du France - Irak de Foot - Ball, pour causes météorologiques, que du sujet brûlant du bouleversement climatique planétaire !!! !!!
CORSICA ... GO56
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" ÎLE DE CORSE LIENS PRESSE "
Aux édiles, aux élus de la Corse, aux maires, quelle que soit l'importance de la Commune à gérer :
À MÉDITER
Le 21 Juin 2026
!
Une rencontre, un pas de deux, un azur dense et la danse, quelle danse ! ... Una Libecciata in Cap ' Corsu, solu, solu, u mese di maghju.
AU HASARD D 'UNE VAGUE
Il est des moments que l'on oublie jamais ! Non parce qu'ils rendraient exclusivement compte d'un défi, d'une épreuve, d'une confrontation au plus haut niveau d'une pratique physique et sportive, - j'en étais si loin et n'y aurais jamais prétendu -, mais,
d'une partition, d'une fusion à l'orée de l'harmonie, d'une rencontre, de la sphère mystique, hermétique, du merveilleux qu'un moment rare convie à l'intime de soi, d'une vie, d'un printemps, de la pleine Nature ...
Le Libecciu s'emballait à l'ouvert de la grande Passe ! La mer fumait, emportait à jamais le vent, le temps du large. A Giraglia, l'Île Verte, m'eût certainement ramené au temps des illustrés de Hergé et Gosciny ; mais encore ! Dans les mirages moutonneux, Capraïa, la plus éloignée des îles de l'archipel Toscan, fendait les flots telle l'étrave altière d'un majestueux voilier, toiles arrisées.
Je vécus une échappée solitaire là où je n'avais jamais encore vogué, volé, navigué. Tout ne fut donc que découverte, intuition, lecture, interprétation. Je ne m'appropriais rien, certes !
mais l'inconnu, l'au-delà des habitudes, l'incertitude me livraient avec intensité ce goût et cette fascination de l'aventure.
__________________
Tout ce qui m'éveilla déjà, il y a 55 ans, aux grands espaces, au Gabon, de l'autre côté de l'Estuaire du Kango, vers Pointe Pongara et Gombé ... J'avais 16, 17, 18, 19 ans, 4 longues années 8 saisons des pluies et 8 saisons sèches d'une relation intense aux Mondes encore intouchés
!
L'Océan Atlantique, dont les longues houles oscillaient du Sud au Nord, franchissait la barre et la ligne de l'Équateur comme nous le faisions avec mon Ami, en pirogue, des côtes Sud de la Guinée Équatoriale jusqu'aux interminables rivages sablonneux, peuplés de grumes et de billes de bois que le Kango et l'Ogooué charriaient et abandonnaient aux marées, aux pêcheurs, aux tailleurs de pirogues, après avoir rompu les chaînes qui les liaient à leurs énormes radeaux de bois.
( Dans Souvenirs d'Enfance )
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En cette occasion, malgré un fort courant qui tirait au large, je choisis de m'ailer tout de bleu, de me fiancer à la Mer de Ligurie en optant pour cette voile très propulsive et ses dégradés azurés
!
Au fil des heures, la mer grossit. Les premières ondes d'une houle secrète arrivèrent, brisèrent sur de vastes dalles rocheuses, déroulèrent leur étincelante traîne blanche dans un poudroiement de ciels envoûtant. Je compris à quels points les fonds marins, les vents, leurs orientations et leurs incidences vis à vis des vagues qui rejoignanient la terre, comptaient, déterminaient le sens et les choix de la voile libre
!
Un instant rare que suspendit au vol une manoeuvre réussie, une relance fluide au beau milieu de nulle part, entre deux Îles, au bout de la Terre de Corse, à l'abri de tout regard.
Ivresse, féerie, splendeur de ces grandes étendues. Solitudes comblées de ces beautés que révèle en silence un printemps, le vent dominant qui souffle le plus fort en mer de Corse, en mer de Ligurie, en mer de Toscane : le Libecciu.
La veille, je me familiarisais longuement avec les vagues de Balagna ; une session qui dura jusqu'au soir. Et, c'est au terme d'un voyage nocturne, le long de la façade occidentale du Cap Corse, que j'atteignis l'extrême pointe Nord de l'Île, le petit village de Tollari, vers une heure du matin. Nous trouvâmes où passer la nuit, bercés par les rafales de vent et le chant constellé des lames brisant à la côte, illuminant par intermittences quelques tombants rocheux. Une puissante lentille balayait l'obscurité des lointains, par occultations ; faisceaux vitaux
...
Au petit matin, au réveil, un finistère à part enchantait ( comme une fin de la terre ) ! Mai irradiait. Le dessein sinueux, dentelé du Cap brasilliait. Le maquis coloré embaumait, ondulait au vent des hautes collines et des arrondis verdoyants et ras des côteaux soumis aux dévalements appuyés du vent
!
Le surlendemain, le troisième jour d'une magnifique virée au Nord de Kallistê, les conditions météorologiques sublimèrent un site d'exception, un terrain d'aventures éblouissant. Les vagues surgissaient par séries tant espacées en se détachant nettement sur l'horizon. Elles s'ouvraient et s'accordaient un espace aussi vaste que profond, longeaient le village de pêcheurs, venaient s'enrouler sur la haute dune que domine une tour gênoise dont le sel et les révolins semblaient avoir soudé la pierre emblématique du Cap.
Un Libecciu favorable nous plaçait de telles sortes que nous nous rencontrions toutes les fois que j'embarquais à bord de l'une d'entre elles. Je les entendais qui s'écroulaient en claquant lourdement, puissamment, loin devant ou dans mon dos. Puis elles roulaient, nappaient une mer ocellée, inlassablement brassée, mélangée, recomposée.
J'allais, au diapason des strates shisteuses, du métamorphisme de " l'Île Verte " que la houle soulignait. On eût dit la ligne de flottaison d'un navire, tantôt émergée, tantôt immergée, soumise à un imposant tangage.
De temps à autre, un mur d'eau s'élevait, partait à l'assaut de la forteresse minérale, se pulvérisait et se perdait en cascades d'écumes et d'embruns mêlés. Une Île jouait alors les bateaux ivres, allait sans gouverne, tombée dans l'électrification inexorable des mondes vrais. Les maîtres de Phare, les guides ne sont plus. Le rêve s'abîme. Le Libecciu et ses tourbillons de silence et de solitude nous parlent parfois de la longue veille, tout là-haut, aux confins de " Terre des Hommes "
!
Sous à GIRAGLIA - Cap Corse ! Cris, en 3.7 m2 +++ 75 Litres / Naish Single Waveboard, lors d'un puissant Solo, à bord d'un Libecciu automnal !... Cliché 02, un autre Solo, au mois de Mai, un Libecciu vernal et la Mer de Liguria en beauté prend de la vitesse et de la taille au fil des heures du jour ... Fabuleuses échappées ! Fanatique de Fanatic QUAD 87 Litres, une planche perdue en Mer, dans les Bouches de Bunifazziu, lors d'un Solo Hivernal ( Grande Passe de la Ciantarilla ). On imagine la taille et l'amplitude de l'onde sous le vent de " l'Île Verte " !
MARIN
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" AVENTURES WINDSURF " - " SOLOS EXTRÊMES "
CAIO
Images / " EMMILA "
Le 16 Juin 2026
!
Un ouvrage, une pensée, un cheminement essentiels ! Un livre que l'on ne quitte plus, dont on ne souhaiterait jamais qu'il se termine ...
" Mon histoire avec le livre, le désert et les hommes, c'est l'histoire d'un partage, l'histoire d'un amour vieux comme le monde, l'amour du rêve "
Yasmina KHADRA
Toutes les images du Désert sont signées : Ahmed EL - FAZAZI, Poète Marocain d'expression française, aux ouvrages que l'on oublie jamais ... En pensées, vers Vous, Ahmed, à nos Liens d'Amitiés, à nos partages, que ce texte de Yasmina KHADRA vous rejoignent, dans le Désert ! C-G C...
" Le Désert ...
Ah ! Le Désert ...
_ " ... Et toi, mortel déluré, qui rêve de postérité dans un corps périssable, avec ton génie instable et tes quêtes inassouvies, qu'espères - tu déceler dans mon infortune ? Des pièges à éviter ? Une sagesse pour tempérer tes ardeurs ? Une vérité pour te défaire de tes chimères ? Que cherches - tu dans la poussière de mes entrailles ? Une histoire à te raconter afin d'assimiler la tienne ? La trace d'un ancêtre pour assujetir le doute qui te ronge tel un ver le fruit ? ... Je n'ai pas grand chose à te livrer, sinon l'inconsistance de toute chose en ce monde et ta propre inconsistance. On a beau marcher dans les pas des destinées, suivre à la trace chaque instant sur terre, on n'est jamais qu'une empreinte sur le sable que la moindre brise effacerait en un tour de passe - passe. Une illusion d'optique, voilà ce que tu es, ô singe savant. Tu sais tant de choses autour de toi, mais que sais - tu de toi - même ? Tes prières ? Tes serments sur la montagne ? Tes obsessions de forcené ? Ils ne sont pas toi ; ils ne sont rien d'autres que des trape - nigauds qui te font miroiter des palmeraies que tu n'atteindras jamais, des terres promises qui n'existent pas.
Regarde - moi, toi l'enfant du Verbe et son sujet, et explique - moi pourquoi les lacs doivent s'assécher, et les forêts se pétrifier et les volcans subir le retour de leurs propres flammes ? Dis - moi pourquoi ce qui fut n'est plus, pourquoi ruer dans les brancards quand la mise en bière est au bout des courses éperdues, pourquoi tant de défis pour si peu d'ivresse et tant de promesses quand on est bien peu de chose ?
Quand tu auras la réponse, tu ne seras plus là pour la léguer à tes survivants et tu auras fait de ton existence une grossière diversion.
_ Tu as fait ton temps, dit l'homme au Désert. Laisse - moi faire le mien.
_ Alors, contente - toi de vivre, ô mortel oublieux, ne cherche pas ailleurs ce qui est à portée de tes mains. Sois humble et méfie - toi des tentations, car il n'est pire insolation qu'un rêve de conquérant et plus terrible mirage qu'un voeu d'éternité.
_ Le temps m'est compté, dit l'homme excédé. Je suis venu au monde pour le posséder et je dois me dépêcher. Parce que la vie est courte, je réclame la postérité comme une sorte de compensation à mes efforts arbitrairement interrompus. Je ne mérite pas de disparaître après avoir donné le meilleur de moi-même, moi qui ai régné, sévi, vaincu, espérer sans jamais renoncer. Je veux que les traces de mes pas deviennent des sentiers battus qu'empruntent randonneurs, explorateurs, pèlerins et aventuriers ; je veux que les traces de mes doigts s'impriment sur les livres et sur les toiles des prodiges, qu'ils continuent de veiller sur les fruits qu'ils ont cueillis, de montrer la lune aux insomniaques et l'horizon aux porteurs des libertés ; je veux que mon nom orne mes prouesses, que ma tombe supplante les momuments et qu'on la fleurisse dans la ferveur au gré des générations.
J'étais plus qu'une prouesse, dit le Désert, plus que l'ensemble de tes désirs et l'ensemble de tes voeux pieux. J'étais le sanctuaire des survivances pendant des millénaires, et que vois - tu maintenant ? Une nudité obscène écartelée au soleil, sans pudeur aucune et sans espoir de régénération.
Là où tu crois déceler des réverbérations en liesse, il n'y a que mes lamentations. Je languis de mes mers que j'ai bues avec mes larmes, mes forêts me manquent, le mutisme de mes volcans scelle mes silences et le crissement des dunes ne berce plus mon âme.
_ Tu ne peux pas me comprendre, dit l'homme au Désert. Toi, tu avais tout, moi, je n'ai qu'un rêve.
_ Mais tu n'auras jamais le temps de le rendre possible, ô trappeur de vents.
_ Qu'importe, s'entête l'homme, puisque je suis ce rêve. Il est ma vocation, mon élément, ma nature, ma raison d'être. C'est le rêve qui motive, c'est le rêve qui fait vivre. Je suis venu sur terre pour essayer de réaliser le mien. Ce qui importe, n'est pas d'y arriver, mais d'y croire jusqu'au bout.
_ Au bout de quoi, pauvre prétentieux ?
_ De l'Histoire ...
_ Laquelle ? Mes épopées n'ont pas réussi à préserver mes édens. Toute cette terre déshydratée, écorchée vive, livrée aux fournaises et aux tempêtes, qu'attend - elle des lendemains ? Pas grand chose. Demain n'est que le clone d'aujourd'hui et hier n'a plus de mémoire. Chaque jour me dépossède d'une couche de terre, dévoile un peu plus la pierre tel un squelette défait de sa peau pourrie. Je ne suis plus un monde, je suis un atelier vacant où l'érosion s'érige en artiste, faisant de mon martyre des fresques cuisantes. Regarde ce que les intempéries ont fait de mes cimes, ce que sont devenus mes temples sacrés sous la botte des âges, comment je me décompose dans la curée des saisons. Pour moi, l'Histoire n'est que nostalgie, absence et remords. Elle meuble mes solitudes mais je ne les féconde pas, et hante mon sommeil lorsque je n'en peux plus ..."
_ C'est parce que tu ne sais pas les dire que les choses t'affligent, ô Désert. Tu te crois en train de mourir alors que tu opères une mue. Tu me demandes de regarder là où le bât blesse, mais je ne suis pas obligé de ne voir que ce que tu veux montrer. Si tes fleuves se sont tus, si tes lacs ont disparu, c'est pour que tu fasses peau neuve. Tu renais au temps des ascèses, et tu ne le sais pas. Peut-être le sais - tu en feignant de l'ignorer car il est inconcevable de déplorer le songe quand on est la beauté, de renoncer à l'espoir quand on a survécu aux cataclysmes, de résilier les promesses quand rien n'est tout à fait perdu.
Je suis poète, l'enfant du Verbe et son sujet.
Ne me regarde pas comme ça, contente - toi de m'écouter. Je vais te raconter un peu un conte de fées, avec des princesses aux pieds nus et des sorcières belles comme des houris, des carrosses de poussières tirés par des licornes aux oreilles d'âne pour ne rien rater de tes confidences. Je ferai de tes regrets des ritournelles, de tes absences des fantasmes colorés et je ressusciterai ta légende d'un claquement de doigts.
_ Je t'écoute, ô charmeur de mots creux. Je te sais capable de tous les oracles, avec tes rêves délirants et ton trop - plein d'orgueil. Tu prétends ramener ma magie aux artifices de ta prose ; contenir mes arcs-en-ciels dans un ver chantant, toi qui te dis chantre de mes complaintes et qui penses éblouir le soleil avec ton génie. Vas - y ô merveille des merveilles, raconte - moi et tâche de ne pas être sourd à force de t'écouter parler
!
Yasmina KHADRA
Extraits
Pages 15 à 19 recopiées à partir de l'ouvrage
" Ce que le mirage doit à l'oasis "
Illustrations _ Calligraphies de Lassaâd METOUI
Édition / Flammarion - 2021
__________________
Qui de lui, de moi, l'emportera ? À Soma, ou à celui qui est de plus en plus pesant, atavique, asservissant ? Mais, en attendant, que je lui en fasse voir de toutes les couleurs de ciels, sans qu'il ne puisse demander " grâce " ! Cris, au bout du rouleau, certes ! mais, en route vers " Frère Soleil " !
Expression d'un au-delà qui relance le duel ! Voyage, rivage, mirage, oasis, une Île : la Musique emporte. Elle participe du Souffle vital, allège, apprend aussi à voler et, ici - bas, dans les lourdeurs, les pesanteurs torves de la durée. Convoler le plus loin possible. Que je fasse un tremplin de ce tas d'être mortel disparate que les décideurs auront contaminé ! Au final de cette plage musicale : envol !
Voilà déjà plusieurs décennies que le duel a commencé ! Il s'intensifie. Les manches d'un sempiternel pugilat s'accumulent.
De nature protéiforme, pernicieux, sournois, Soma ne lâche rien. Il prend ! Impitoyable avec sa proie, son ennemi et, surtout, sans empathie ni compassion aucune, il trône et règne, bien au-delà des apparences, s'attaque jusqu'au bout au Souffle : Pneuma, avant de le lâcher
!
Ainsi d'évoquer et pleurer pareillement les terribles semonces qui percutent de plein fouet une merveilleuse Idée de Planète Terre et de ses Îles, livrées aux boucles infernales de rétroactions positives et négatives qui empoisonnent, souillent, ravagent et menacent l'avenir d'un futur imminent, rompant dès lors aux harmonies de l'étant, aux cycles des renaissances perpétuelles, aux révélations de
Palingenesia
...
Déterminismes de la matière, des systèmes, des rouages perfides que le décideur et l'affairiste huilent chaque jour afin que la machine infernale tourne à pleins régimes tout en surchauffant le grand Tout, en exacerbant la fournaise, en officialisant le pillage, en esclavageant la Pensée, en asservissant sans frein ni fin le libre - artibre
!
Mais d'un duel versant dans l'inexorable sentence, qui force la fatalité, bouscule la conscience, le dictamen ! Décrépitude implacable, asservie aux campagnes répétées d'un empoisonnement programmé, d'une part et, d'autre part, parvenu que je suis au terme du rouleau, ici - bas, un rouleau qui se confond à l'immensité des moutons en partance, de plus en plus confinés, contaminés, sursitaires
...
Je le concède, c'est là une lutte violente qui s'instaure et se produit chaque jour entre le corps et l'esprit, entre soma ( en minuscules ), et Pneuma, sachant que je doive au premier, malgré tout, dans ce corps à corps sans frein, le substrat d'une pensée qui vieille encore sur le pont, jusqu'au dernier quart. Quid de l'après, du corps - mort, de ce qui restera au fond du port
?
" Encore un moment "
Écrivit Edgar MORIN, dans un ouvrage éponyme remarquable, si près des 100 ans d'une vie riche de 105 révolutions célestes, de 1260 lunaisons ...
Je comprends ce que le Penseur voulait ainsi dire et approfondir, avec sang froid, recul, sagesse, une immense lucidité, une appréhension complexe des choses qu'il éléva au rang de Philosophie, d'une noble inclination à être, à devenir pleinement aux Mondes.
Qu'Il m'aide et m'accompagne, guide ma réflexion, oriente mon regard au-delà des horizons. Non que je redoute le partir mais, du devenir de tout : qu'en est - il vraiment ? Et de l'espoir ? Pourquoi l'effacement irrévocable, pareil naufrage de la vie à l'orée du grand saut, le triomphe du néant quand Pneuma éclot et fleurit
?
Quels gâchis
!
Je ne suis que semonces, alertes, intenses usures et fatigues, blessures et douleurs récurrentes obstinant et lancinant le réel. La démarche altérée, des crises subreptices, sans qu'aucun traitement ne soit en capacité de régler, d'arbitrer les termes de cette vile confrontation, me voilà en marche, dans la pente, en route vers le chasme.
En esprit, mentalement, je tiens bon le flot et le cap et comme à l'accoutumée, que je le doive à mes échappées en mer, harmonieusement ailé ou voilé que je suis, enivré d'azurs, d'embruns, de vagues, d'ondes et de nuages, autant de refuges sains en mesure d'amoindrir cet état dégradé d'une entité corporelle parvenue à la dérive de la dernière décennie, ici - bas, sur une Terre dont j'ai le mal intense, généralisable à l'extrême finitude de la destinée, de l'éphémère
!
C'est un constat. Je n'ai d'autre choix pour survivre que l'option qui me précipitera davantage, qui me barrera définitivement la route vers le grand bleu infusé d'étoiles en plein jour...
J'ai pris le mal des maux en patience et les ignore dès lors que je plane et vole, même si je redoute de plus en plus souvent, particulièrement, ce pas décisif que je franchis, qui m'ouvre encore la voie vers l'azur.
Si je devais réparer la machine, c'est toute la grosse mécanique et les pièces maîtresses qu'il faudrait changer ! Cela en vaut - il la peine ?
Alors, d'entre les rééducations partielles, les fragiles cicatrisations, les transfusions de fluides opaques et les multiples amoindrissements systémiques qui en résulteraient, que me resterait - il qui vaille la peine et le coup de prolonger en définitive un sursis grevé de quelques mois
?
Je ne suis pas à l'épicerie ni sur le portable débusquant sans fin le dérisoire des rayons, les centimes d'euros de remises qui m'auront été préalablement volés
!
Je vogue sur les flots, dévale des vagues, m'envole si bas, glisse et plane la tête dans les nuages, le regard dans les songes, en partance vers les rêves à ciels ouverts ! Quelle manne, n'est-ce pas ! Qui souffle à ma place, si fort sur les bougies, quel fascinant murmure s'accorde tant à la Nuit Obscure
?
Et quelle ascendance perçois-je sur la faillite de la matière, l'atavisme, le " gavadisme ", le cercle infernal d'une machine que la panse tente d'assouvir en l'imposant entre nous deux ! Que cesse la bipolarité existentielle, l'un de nous deux doit s'effacer et je doute que ce soit soma, le transfuge, le parjure, le traître parvenu à l'acmé de ses ultimes et perfides sursauts ! Que je fasse mien ce réquisitoire avant de quitter cette enveloppe déjà affranchie
!
À ces opportunités salutaires de t'affronter, comme il se doit, avant que d'être rendu à la poussière ou au boulevard des allongés, claquemuré entre quatres planches et dont on soigne le brillant pour mieux flamber jusqu'au bout des illusions, des représentations, de la Distinction
!
Saches que " Pneuma " veille et décide toujours de tout tandis que tu te défais et périclite déjà de l'intérieur. Certes, Soma, passera par trois fois devant le " juge suprême ", le confessionnal, avant de trépasser, de rompre aux exigences de la Faucheuse, de ses sordides affaires, de la bassesse patentée des officiels.
Mais que cela fait du bien d'écrire ainsi, d'évacuer longuement et profondément le miasme sociétal que les arrivés distillent comme poisons des sols, des eaux et des airs.
Dès lors allégé, un peu plus près Ciel, du Tout, à l'orée du vol libre, je crie
Adieu Vat
!
À toute personne qui lit et déclare, sans ambage :
" Mais c'est un gros malade qui écrit ça ! "
Je recommande une relecture attentive, entre les mots, du phrasé. D'entre la chaîne et la trame subsiste un vide, un espace, une ouverture, une échappatoire, l'appréhension apaisée de l'Univers, lorsque Tout procède et participe de l'harmonie, du vivant, hors de la durée
UN AUTRE POINT DE RENCONTRE
EN OMÉGA
***
Envol ! Comme un long et perpétuel apprentissage, des choses, des métamorphoses à bord desquelles voyager, de plus en plus loin ! Un " Eau - Delà " du paraître, une voie, un chemin aussi vrai que Nature et Culture des Mondes ...
MARIN
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" CONFESSIONS "
À SUIVRE
Un magnifique extrait de l'ouvrage signé
Yasmina KHADRA
Ce que le Mirage doit à l'Oasis
Le 12 Juin 2026
!