Du mot, du terme : " GAVADE "
Festin, ripaille, banquet
Afin de circonscrire un terme hybride, " GAVADISME " relevant de l'argot de bouche, qui convient en pareilles circonstances, en tant que faits de sociétés irréfragables, tenaces, contagieux ;
De l'expression comme du verbe d'action en vogue :
" SE GAVER "
***
Il ne s'agit ni d'un jugement de valeur, ni d'une critique mais d'un triste, d'un consternant constat évolutif, à réaliser au niveau sociétal, relationnel, générationnel ( au premier chef, notamment chez les " jeuniors ". On ne saurait l'assimiler à l'Épicurisme, l'Hédonisme, bien au contraire car, celui qui jouit des richesses et des préciosités de la vie sainement ne peut occulter le sens, l'essence des Mondes, les prémices d'un déclin en n'existant qu'à sa guise, qu'à ses aises, en dépit des aléas climato - environnementaux
!
Tel un courant, une mouvance ample et dense, une nouvelle grille à travers laquelle s'opère une forme d'apperception au plus près de la panse, rejetant le plus loin possible ce que la pensée réflexive caractéristique de l'Être aux Mondes estet serait susceptible d'appréhender en s'ouvrant :
empathique et solidaire à la foi, à la compassion, à la compréhension comme à l'appréhension des choses et des faits culturels, naturels, dont l'Humanité procède de concert, en quête d'harmonie et de fraternité.
Demander au " gavadiste invétéré " ce qu'il pense de la " Méditerranée en Feu ", des canicules à répétitions, des soupes plastiques, des écocides générés par les conflits majeurs ... Vous répondra - t - il
?
D'aucuns se reconnaîtront, par millions, au diapason des temps qui courent et qui se précipitent et fuient en avant, jamais plus conscients d'y consentir et d'y adhérer, alors que le chaos, le désordre, les dérèglements et les bouleversements s'insaturent tout autour
...
L'on peut aisément évoquer l'anlayse d'une certaine forme d'hubris démesuré dont les " Gavadistes " ne sauraient plus se déprendre. Un paradigme hybride, une hypocrysie démesurée que la réaction et la réticence aux changements nourrissent et saturent, quoiqu'il advienne, pourvu que la donne et la mise n'en soient point impactées, que la jouissance et le bonheur règnent en maîtres absolus, à l'orée du brasier, des soupes plastiques
!
Les adeptes de la mouvance " Gavadiste " mondiale se caractérisent et se définissent par un certain nombre de non actes, de conduites d'évitements, de dénis, de refus systématiques d'intégrer dans leur cursus vital tout ce qui serait en mesure et en capacités d'attenter à leur bonheur, à leur bien - être, à cette bien - pensance que l'on ne voit en définitive qu'au travers le prisme déformant d'un méga - égo soucieux de vivre le plus longtemps possible, tout en se " gavant ", à l'envi, à qui mieux mieux, en ne se souciant en définitive de rien, selon le tristement célèbre, " quoiqu'il en coûte ", en marche et renaissant.
Du moment que l'on se gave sans frein, lors de cette existence unique qui est la nôtre, le reste ne nous concerne pas et plus ! Ce n'est là ni un excès d'interprétation ni une extrapolation, encore moins une malheureuse digression mais un constat mûri au vol des informations, des témoignages, de l'interelationnel qui déçoit et frappe à tout moment, fussiez - vous dans la détresse ; telle une sorte de malin plaisir à voir autrui impacté. Qui sait, d'une excroissance de la jalousie portée à l'acmée de la méchanceté silencieuse, indifférente
!
On n'allume ni la télé ni la radio, on n'ouvre pas le journal, on se distance comme on s'absente des nouvelles d'un monde au bord de l'effrondrement et dont les dérives dérangeraient les appêtits d'une panse tutélaire et insatiable présidant exclusivement au dictamen de la conscience rapprochée, sélective, exclusive, tendancieuse
!
Car on peut tout à la fois se " gaver "et feindre d'ignorer le brasier, l'incendie qui dévale en toile de fond ou non loin les pans d'un massif classé ! Nous l'eûmes déjà vu et constaté : désolant, révoltant
!
En règle générale, garder le silence, regarder ailleurs, voir midi à sa porte, quoiqu'il advienne, clamer haut et fort en déambulant sur zones comme frappé de stupeur et d'étonnement de soi - même, s'émerveillant de la sempiternelle antienne :
" On est bien, on est heureux ", " c'est la gavade " tristement célèbre ! " Que peut - on faire, c'est comme ça " alors que les nuages au-dessus livrent leur quantum de manipulations humaines perclus de géo - ingénierie ...
Rappelons et chantons en choeur et pour eux :
" La Ritournelle des Gens Heureux "
Comment mieux tremper dans la diversion et le faux - semblant qui posturent, situent, distinguent, tout en se montrant plus ou moins taiseux afin de confiner aux fausses réalités d'un hypothétique et improbable investissement au niveau sociétal
!
Il a été également prouvé et admis que les " gavadistes " abandonnaient le plus souvent leurs animaux ou l'eussent déjà fait, sans aucune vergogne ! Logique implaccable, ce qui ne surprend guère ...
Moult attitudes et comportements s'entent à la personnalité, aux profils nourris de type " gavadiste ", de laquelle le sujet ne saurait se défausser, évoluant ainsi à la hauteur de la culture d'un égo ampoulé récusant toute introspection et projection vers un futur qui ne les concerne pas, déjà plus ...
Le groupe, l'assemblée, le microcosme, la cellule de type " gavadiste " usent en toutes circonstances de cette boulimie de selfies, le sourire béat, la bouche béante, le nez haut, lesquels vous sont envoyés quelque soit l'état du destinataire dont la santé en crise lui est pourtant particulièrement connue, le tout auréolé d'une hypocrisie toute aussi remarquable que les identités algébriques que nous avalions petits, en 5 ème
...!
Et puis, il y a la récupération et l'exploitation pernicieuse de l'absence, de laquelle vous êtes, hélas ! la cible, lorsque le " gavadiste " invétéré et souverain déclare, infatué, au top niveau, que vous aurez tout manqué, que la session fut royale, - sans vous, bien sûr et, sans le moindre appel -, allant même à affirmer que vous " manquiez " aux " amis.es "
!
Tout cela procède de la logique et du cheminement perfides du - des
" gavadistes ", qui prennent de l'ampleur, trônent en se fermant à tous les petits mondes qui ne seraient plus du ressort du leur, qui les empêcheraient de tourner en rond là même où ils se produisent et se reconnaissent, se nombrent ...
Le monde peut s'effondrer : la guerre : ravager. Les feux : dévaster. Les vents : tout arracher. Les canicules terrestres et marines : tout impacter, les soupes plastiques tout polluer, etc !
le " Gavadiste " survole, évince, s'accommode du déjà vu et dénie, pourvu que le quotidien, l'immédiat, l'éphémère, le paraître, la distinction soient épargnés, subsistent, émergent sans le moindre des soucis.
D'aucuns auraient déjà conclu à une part de résilience implicite ! D'autres s'emploient à définir une " nature heureuse " ou un optimisme à toute épreuve ... Soit
!
Si ces dispositions recèlent une part de vérité, convenons que le " gavadiste " va bien au-delà, non de la raison mais de l'état de nature dans l'entièreté d'un dualisme interpénétrant homme - environnement, puisqu'il se ferme à tout ce qui le perturberait, l'empêcherait de memer à bien le cercle des habitudes qu'il s'évertue à entretenir en dépit de tout
!
Enfin, le " gavadiste " serait l'ami de tout le monde, ce qui se traduit par centaines sur les réseaux, sélectionnant à tout va ses cibles, jouant du chiffre et de la représentation quasi nationale, des faire - valoir, fussent - ils humains, à savoir des pigeons placés sur leurs points de chute, locaux de préférence, sur lesquels compter afin de les distraire en vadrouille...
Occupés ailleurs, il ne faut dès lors plus les distraire ; et les " gavadistes " ne manquent jamais de vous le faire savoir ...
Passées leurs aventures, le prisme change d'horizon ! Il et elle se permettent également de ne plus répondre aux courriers mais tout en vous écrivant avant de se pointer du côté de chez vous, pourvu qu'il, qu'elle ne soit pas seul.s ! ... Si l'on feint de se porter aux nouvelles, alors la visite n'est plus très loin, elle se prépare.
Nous eûmes connu tout cela de près, en direct, jamais plus intéressants que lorsque les " gavadistes " sont et demeurent mis en valeur ou propulsés au devant de la scène médiatico - relationnelle et des réseaux.
Mais de la force et de la sincérité des liens, aussi ténus soient - ils qui se répliquent à l'infini, à l'identique, vous faisant accroire à la meilleure des amitiés, pareillement et sans le moindre discernement, multipliée par mille.
La profondeur de champ leur est inconnue et lorsque un sujet, une thématique, l'expression d'une démarche se détachent du commun, étonnent, interpellent, le maître " gavadiste " confirmé tait, cèle, n'en partage pas les contenus, ce qui équivaudraient à leur diffusion et qui apporteraient tant à la réflexion, au débat, au sens du partage
!
" Le gavadiste " signe et déclare souvent, pense tout bas :
- " Crois - tu que l'on a que ça à foutre de te consulter "
Il affiche en définitive, également un climato-scepticisme à toute épreuve, ce qui arrange au mieux ses affaires ...
Le vaisseau Terre peut donc brûler, qu'importe ! si aux pieds des glaciers, l'isotherme zéro flirte avec leurs limites, tout baigne dans le meilleur des mondes et ces mondes, sont cela mêmes qu'ils investissent et resservent sur le plateau des destinations qui distinguent, couleurs locales, si possibles ...
37 degrés centigrades à l'ombre dense du bois, cet après - midi ! 41 ° C pour les ressentis ...
Dans les bouchons, avec plus de 1000 Kms de ralentissements incessants qui rajoutent aux émissions qui surchauffent et empoisonnent, les " gavadistes " se contenteront des 40 ° C qui sévissent depuis des semaines, sur fond de Méga - Incendies. Mais que leur importe ! il demeurent, jouissent, même au coeur des enfers terrestres
!
AINSI VONT LES ADEPTES DU " GAVADISME "
version XXI ème siècle ad vitam aeternam
Adieu Vat
!