IL SÈME AUX CHANTS MUTIQUES DE L'AZUR DENSE ! ...
Dans le temps, je réalisais de splendides apnées, les mains libres ! Après une plongée verticale, je m'allongeais sur le fond sableux à la lisière d'un sublime herbiers de posidonnies. De là, je contemplais la vie marine si riche et si dense qui procédait, en tout, de ces espaces, entre 10 et 25 mètres de profondeur ; des algues épaisses, qui ondoyaient lourdement, au vert franc et lumineux !
" La vie habite la Terre et la Terre se mêle à la Vie "
Michel SERRES
Mais en font - ils autant en s'armant, en tuant, en dévastant, en tranchant, en souillant, en pillant, en massacrant, en incendiant au nom des véritées tracées
?
THERMOHALINE
POINT ZÉRO
Tu t'égares dans la masse La nasse se referme
chaque jour que mille éclipses pourtant ouvragent
ici - bas quand d'aucuns traquent une goutte d'eau
aux hypothétiques confins de l'Univers
Ô chimères
Laisserais - tu une trace une empreinte
un soupçon de sillage
à la traîne des pensées qui naissent en mer
à bord du coup de temps de la solitude
qui te portèrent et t'absentèrent plus que tu ne vécusses
Marin à terre pauvre hère allant à la dérive de son ère
En vain qu'importe la bouteille à la mer
le mot gravé sur l'arène la grève
à l'encre bleue des étoiles qui vaguent
et qui reviennent en deuil sous les lunes de sang
Essaimerais - tu quelques épis pour demain
afin que la mémoire jamais plus ne sommeille
et renaisse à tous les feux du rêve aux éclats de la folie
de tes envolées bipolaires
par trop saines
Transes lucides de nous à l'intime de psyché azurée
allant du commun accord du vertige et de l'ivresse
qui fabulent les nuages un mirage
en chaloupant vélivoles du Levant au Ponant
entre deux Îles depuis le Tournant
nos extrêmes
Ainsi des milliers de messages précieusement recueillis
sur tous les rivages des alliances harmoniées
que Data immensurable Cloud brassent et compostent
à jamais si elles ne sont partagées diffusées lentement lues
Viendra le jour de l'extinction d'une infime lentille
un phare veilla dans les ténèbres sans autres horizons que les brisants
les orages les tornades de feu la submersion des lames des rivières
où la beauté déjà se consume sombre à toujours et s'abîme
en noyant des larmes de sable et de cendres mêlées
Mais par les choeurs de la poésie
qu'entonnent les musiques de tous les Mondes
l'Îlot demeure et jamais ne meurt d'avoir tant aimé
la mer l'océan l'eau les champs ondoyés et fleuris
de nos ciels aujourd'hui tragiquement grimés
Une Île un atoll souffrent en silence et cela se voit
des arbres défolliés et jaunis au mutisme des passereaux
sur les terres irradiées de soleil immergées
Comment marcher pieds nus sur la Terre Sacrée
Je fuis les flots encombrés de grande Bleue incendiée
taisant sa détresse en vomissant à contre - courant
les soupes de plastiques
Grande Mer aux températures insupportables
Grande Mer des herbiers vitaux des prairies marines
inflorescences jadis denses et si peuplées
Quelque chose s'est brutalement rompu
Mais que je dise et affirme sans ambage
Ils ont Tout brisé en chaque chose tutélaire
de BioGée
Ainsi de ce nouvel aparté de son humble phrasé
que l'on feindra d'ignorer au diapason des panses gavées
jamais plus seul qu'à deux pas des amitiés torves
quand elles con- finent à l'étroitesse de la rumeur
Écris en conscience et sain d'esprit
sur tous les fronts de la déconvenue du parjure
de la trahison à l'encontre d'un pacte que l'on eût pensé souverain
Le Pacte Naturel qui manque cruellement et qui hèle
depuis les innombrables desseins de la Création
!
CORSICA ... GO56
Catégorie du Site
" MARIN À TERRE "
Le 14 Août 2026
À bord, malgré nous, de la 5 ème Canicule, qui n'en est plus une, en fait, puisqu'elles font le pont depuis celle du mois de Mai 2026, en toute désinformation et tous les mensonges habilement distilés
!


/image%2F1294098%2F20260814%2Fob_6881b2_herbier-posidonie.jpg)