LA PHOTO DU MOIS DE JANVIER 2011
Je vous ai souvent parlé de ces contrées marines isolées où la vague et la roche s'unissaient en une ultime étreinte aux parfums d'île! Voici, dans un univers de tempête, l'une d'elle, une destination hors du commun juchée entre la craie et le granit mordoré. Exposition plein sud, au pays des oiseaux et de 'embrun, un monde où les vents hululent et creusent les pierres, sculptent des rochers à la gueule hallucinante...
La houle et ses vagues n'apparaissent que dans le cas d'un avis émis et avéré de très fortes vagues. Sur ce cliché, nombreuses et colossales sont les forces de la mer qui dressent vers la pointe une onde quasi pyramidale. Les courants secrets gagnant le large, accélérés dans leur course silencieuse et cachée percutent le pouls du coup de vent. Le heurt est frontal, rude et l'eau se hisse comme un rempart. Il n'y a pas d'échelle, mais pour qui côtoie l'univers des vagues, le mât de notre esquif serait ici bien dérisoire. La masse avance, haute et la poussée est là; les blocs et l'avancée rocheuse résistent, cette solitaire double la taille qu'elle aurait eu au cœur des flots.
La houle , au large, signait WSW, tandis que le vent s'engouffrait bien calé à l'WNW. Ce jour-là, je tentais en 3.7 m2 de me rapprocher de ces lieux, croisant au large...! Je dû renoncer, des vagues et des creux déferlaient en pleine mer sur des hauteurs considérables, m'exposant aux chutes et au bris de matériel quasi fatal. Je découvrais alors une mer démontée, très grosse et je voyais s'enfuir, je sentais glisser sous mes pieds la mer de tous les vents. Qui dessinait les rivages inaccessibles d'un ciel à portée de l'aile des anges
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