RIVAGES

La mer est d'encre, comme figée. Elle est aussi froide que l'azur profond de l'hiver ou de Borée ; cet azur que les sommets des montagnes et la crête des vagues délinéent, à l'infini.
Le regard s'habitue à ces rivages, aux rochers étonnants qui les habitent et qui s'invitent, métamorphoses juchées sur le parvis du temps. Ainsi de nous joindre à l'errance, aux délires, à l'imaginaire enfantin, tellement surprenant !
Surgis des eaux, ces blocs grenés révèlent la vaste pantomime des éléments naturels, un univers aux mondes multiples et sans frontières qui tendent vers d'absolues beautés. Ne déroulent-ils pas à nos pieds la ronde des saisons, signant la marche silencieuse des lunaisons, ce tout inombrable !
Il me semble parfois arpenter quelque arcane ; l'éternité alors consent à livrer un brin de lumière ! Et puis, être du voyage perpétuel, en conscience, ce passager des mots et du verbe que Dieu aurait insuffflés afin de dévoiler et d'évoquer les splendeurs de l'Univers
!
2 ème Ecriture le 15.02.2012
3 ème Ecriture le 29.12.2014

