SUR-ENGAGEMENTS LITTORAUX ...
L'URGENCE AVANT LA DESTRUCTION MASSIVE
Le sujet est sensible, mais rien n'indique qu'il faille l'occulter et se taire !
Lectrices et Lecteurs, ne voyez en ces pages et ce propos aucune polémique mais une tentative d'oeuvrer, de réféchir vers le bon sens, la sagesse, la prévention, le respect de la NATURE, avant que le contexte nous dépasse, irrécupérable, et, que l'Environnement à jamais ne disparaissent en ces aspects de toujours et de stricte originalité !
Nous le savons, l'Île de Corse reste un Territoire sensible, fragile et quelque soit le milieu à travers lequel nous évoluons, résident des loges et niches écologiques de tout premier plan ; en outre, rien ne dit qu'il convienne de tout geler, fermer, condamner sous le principe exclusif que l'homme dans la Nature ne saurait y avoir sa place et, surtout y jouer un rôle prépondérant et éclairé de cohabitation parfaitement régulée, intelligente, soucieuse des grandes harmonies de l'univers insulaires, de ces mondes si variés, si beaux et vénérables !
La Culture de la Nature, la Culture dans toute son acception aurait-elle prise en ces temps dits modernes, louant un culte au paraître et à l'éphémère ?
Le torrent aura charrié toutes les ordures de la terre ; déversé là, en cet espace Lacustre remarquable : un cordon lagunaire magnifique et souillé, des barraquements de béton à l'abandon, l'eau a tout creusé, par endroit enlevant jusqu'au socle terreux et pierreux, plus d'un 1.50 m de sable et de dune déjà malmenée de l'intérieur ... Esapces à l'agonie, à l'Incurie !
L'ALGORYTME INFERNAL NATURE / DEVELOPPEMENT
En effet, de nos jours, avec les progrès et les avancées de nos outils technologiques, de nos connaissances, faisons en sorte que jamais plus n'éclatent sous nos yeux le triste spectacle de la destruction massive, du chamboulement, de l'arasemment des collines, de l'excavation quasi totale de dunes et cordons littoraux, de collines entières, de l'appropriation outrancière et injurieuse de rivages, - dans les limites et zones littorales naturelles proprement dites -, ce qui s'avère tout simplement révoltant et scandaleux !
On sait l'occupation des sols être un problème délicat et majeur ; sachons le prendre à bras le corps afin de dégager des alternatives qui iraient dans le sens du développement, des marchés, de l'activité commerciale et touristique, mais tout cela devant se réaliser au préalable dans le respect absolu des priorités d'ordre naturel et écologique. Le domaine maritime et la Montagne, le milieu rural sont à différents titres concernés, dans la mesure où subsitent encore des espaces spécifiques, des entités biologiques rares, un creuset naturel, porteurs d'avenir.
CONSTAT ALARMANT / L'ANARCHIE
Si l'on devait exposer à l'écran les forfaits gigantesques que l'homme inflige à la Terre de Corse, - du niveau même de la propriété privée à celui d'une organisation collective se propageantr comme une gangrène-, nous ne finirions jamais de proposer des exemples affligeants .
La terre s'en va, éclatée, souillée, investie sans aucune mesure de préservation ni d'intégration - si ce ne sont ces quelques espaces attribuées aux organismes spécifiques actuellement sollicités et en charge de la protection, l'Île ne serait que béton et destruction. Et même, si la prise de conscience, nous dit - on, était efficiente, gageons qu'elle ne touche qu'une frange bien mince et attentive de la population... Considérons à ce sujet le silence des médias et des politiques, l'absence d'analyse de fond... Plutôt que de centrer l'image sur ce qu'il resterait de Nature viable et protégée, entreprenons l'inverse, faisons un peu le bilan de la destruction, des blessures, des souillures à la terre et vous conviendriez que la donne n'est plus la même. Seule la caméra au poing serait capable et susceptible d'éclairer l'innommable, l'impensable qui nous eût mis sur le pied du refus, de la contestation et de la colère, de la réaction. Il faut savoir ouvrir les yeux et dire, relater, sans pour autant polémiquer : il y a dangers, de gros dangers de voir la Terre s'assimiler à tous les rivages de l'actuelle Europe du Sud, baléarisés, Côte-d'azurisés, Yougoslavisés, sans plus aucun cachet culturel insulaire !
Laisser-aller, laisser-faire, le béton, les égoûts, l'eau surie ... Partout, tout autour de l'Île, cet exemple navrant ! Quand ce n'est pas l'appropriation, c'est la colonisation du rivage, des espaces limitrophes : engins de chantiers, carcasses, débris, détritus, remorques inusitées et épaves d'autos, décharges ponctuelles, entassements multiples, murs ignobles d'agglos... Quant aux exploitations, partout qui fleurissent, aucun arbre, aucune haie ne vient cacher un temps soit peu cet étalage de productivité et d'avoirs, d'engins et de matériaux : regardez votre Terre, un jour qui deviendra un entrpôt à ciels ouverts de Grande Surface, à l'échelle d'une Île ! Voilà le pari ; on peut développer, mais sachons rester de bons et loyaux Locataires vis à vis de Notre Terre, de notre Île, de ses atours, de ses beautés ...
LES ÉLÉMENTS RÉAGISSENT ET LE DISENT / LE CHAOS
Tous auront remarqué que les dernières inondations, puissantes, inégalées, on pourrait presque avancer séculaires, ont mis à jour des tranches, des portions immenses de Littoraux dont les éléments naturels, radicalement, circonscrivent et redéfinissent leurs droits et leurs espaces de toujours.
Lits des torrents, embouchures notamment où l'on s'apperçoit que les hommes ont outrepassé les bornes, voyant leurs édifices construits sur l'ex dune et les cordons alluvionnaires, comme si ces limites, cette frontière entre la terre et la mer leur avaient depuis toujours appartenues !
Il faut savoir que cela n'est qu'un début et que la montée des eaux de la mer, les précipitations et les crues associées iront considérablement affouiller les berges et les sols au point de tout emporter : sable, végétal et dunes .
De là, une redéfinition radicale et sans concession des zones à laisser totalement vierges pour leur lente reconstruction, leur nouvelle édification, si tant est que la NATURE parvienne à recouvrer ses grands équilibres tutélaires...
Vous regarderez ces photos, qui ne sont qu'un exemple parmi des dizaines de milliers, tout autour des Littoraux, lorsque les lois des hommes autorisent et laissent faire tout et n'importe quoi, ferment les yeux, délaissent les ruines, abandonnent à l'oubli l'idée, le projet même d'embellissement, d'équipement, d'aménagement avant les grandes ruées de l'été !
On voit des pelleteuse chavirer la Dune, sur des espaces éminemment remarquables pour y implanter des entreprises ! Scandales, irresponsabilités ! Il en est de même de ces montagnes que l'on vous fait sauter à la mine pour des carrières en plein-air, à la vue de toute la vallée, de tout un golfe alors qu'il eût été si simple et plus heureux d'exploiter une dépression, l'entre - deux collines, sans vue aucune. Et que dire lorsque Oyats, dunes, matelas de posidonies valsent et sont chahutés, entassés à des dizaines de mètres, modifiant définitivement le visage de toute une baie, les contreforts des collines et des coteaux...
LES RISQUES / IRREVERSIBLES
A quoi ressembleront nos terres, à terme, si ce n'est à ces banlieues urbaines de bords de mer où les rivages associeront de perpétuelles décharges, des chantiers jamais finis, des zones d'entrepôts, des lotissements au ras des flots, des murailles jusque sur les sables, des zones lacustres complètement détruites et recouvertes de tufs et de gravas, des espaces lacustres barrés et bouchés par des routes sur digues ( Ventilegna ) où pourrissent des millions de tonnes d'algues, sans plus aucune oxygénation ...
Pour le marcheur qui s'en va et quête en bord de mer des images, la moisson est terriblement édifiante, consternante ! Où va-t-on, ainsi ? Que laissons-nous faire en des lieux sublimes de parfaites et possibles harmonies Homme _ Nature !
Que suffirait-il de faire et d'observer ?
L'Insolence ! l'Architecte dit avoir intégré, à moins de 10 mètres, dans les Blocs, cet habitat pour nantis ... Souillure, au coeur d'un Parc prestigieux, opprobre à la Terre ... Un autre exemple de colonisation par le Béton ! de l'autre côté de l'Îlot, toutes proportions gardées, c'est l'Urbanisme futuriste de Palavas les Flots !
DES MESURES / UNE DÉMARCHE
En premier lieu, que les politiques placent le cadre de vie, l'environnement, l'écologie, l'aménagement du territoire, la conservation intégrale du Trait de côtes, du milieu rural et montagneux au premier rang de leurs préoccupations électorales ; en effet, ce point du cadre de vie nous concerne toutes et tous, à égale hauteur et sans prébendes ...
D'autre part, que toutes les alternatives de développement, d'aménagement, d'exploitation soient prises en compte, étudiées, avec mesures d'impact afin de laisser à la ré-appropriation Naturelle, par les éléments, une zone imprescriptible et souveraine en bord de mer - tolérant des aménagements d'accés et de jouissance parfaitement maîtrisés et prenant en compte les activités dites culturelles des populations.
En quelque sorte, établir une frontière au-delà de laquelle plus aucune constructions, aucun édifice, aucune industrie ne soit en mesure de porter atteinte à l'Environnement, à cet interface richissime que sont les portions littorales et de surcroît , les nôtres, dans leur extrême diversité !
Les solutions existent, avec avantages sûrement, dès lors que la Collectivité oeuvre dans l'intérêt de tous ! car, que signifie le littoral, à plus long terme, si ce n'est un attrait touristique colossal qu'il ne faut plus dégrader et massacrer ni laisser à l'abandon pour ses portions déjà tant endommagées et souvent injustement appropriées ? Une propriété ne peut s'arroger jusqu'aux flots d'une frange de littoral privative, avec mur d'enceinte bâti sur la roche, c'est absolument insupportable !
Voici un exemple de portion Littorale protégée, pourtant accessible, et, n'empêchant absolument pas l'activité professionnelle et culturelle, laissant à la terre, à la mer leurs plus beaux atours et attraits : un pacte pour le futur, de la mer, jusqu'aux sommets !
EN GUISE DE CONCLUSION
Voici quelques pistes que devraient emprunter de front les Collectivités, l'Opinion, les Associations et la Tutelle Insulaire représentée arborant habituellement moins d'initiatives que l'éparpillement des pouvoirs et la pression des intérêts ne l'autorisent actuellement !
Tout est affaire de volonté claire et surtout de mise en avant des priorités ; un devoir de respect envers la terre, de mémoire en qualité de Locataires que nous sommes de ce patrimoine immense. Gageons donc que les politiques adaptées et réfléchies de l'Environnement ne s'enliseront pas dans les méandres des avantages, des passe-droits, des yeux fermés ! Qu'elles seront celles du futur, de la Prévention, du Respect des Espaces Naturels et du Cadre de vie, de la beauté qui vêt si simplement nos terres, de la mer vers les plus hauts sommets d'une Île vraiment menacée de contagion bétonnée, d'anarchie architecturale, " d'OPA " à l'encontre de pans entiers de tombants sur l'azur, de confiscation tout azimut de toutes les libertés de pouvoir jouir d'un patrimoine commun, sources de vies et de renouveau perpétuel.
Sans évoquer la Loi Littorale - aspect juridique et technique si pointu et sujet à discordes - accordons-nous à définir les Limites Naturelles des Grands Milieux :
_ Aquatiques, Montagneux, de Moyennes Montagnes et de Plaines ;
_ Qu'il soit défini à leur égard une frontière, une sorte d'Interface vierge où se développerait la vie sous toutes ses formes ; ( L'exemple des Rivages Lacustres est édifiant, véritable Niches écologiques et environnementales ) ; ainsi, de la mer, des dunes, du cordon littoral : n'admettre aucune construction dès lors que les vents, les marées, l'érosion offrent un devenir naturel mêlé et un habitat spéciquement durable et riche ! Songeons un instant à la Dune remarquable de la Baie de l'Erbaghju, de Barcaghju ...
_ Savoir que les hauteurs - en Zones Maritimes - sont moins sujettes à l'érosion, à l'humidité, et, plus ventilées ...
_ De telles sortes que notre Littoral redevienne ce qu'il était avant, ce splendide feston de côtes et de rivages, de dunes offertes à l'errance, à la promenade, au plaisir des yeux, à la liberté que la beauté confère dès lors qu'on la respecte et qu'on l'apprécie.
CORSICA...GO56 & LA MER







