ENTRE DEUX ONDES !...
ANTIMATTER
Il est des lieux où l'espace-temps joue à se cacher ! Un intervalle complice, comme un Ami perdu qui viendrait panser le chasme d'une folie ... Y retrouverais-je toutes les fois le charme chaloupé des lames et des sirènes ? Mais l'infiniment bleu, un instant, ceint d'écume et de blancheur océanes. Voici quelques fragments, ces faveurs de l'éternel, là où les messagères safres destinaient à l'infini leur mélancolique et nostalgique errance.
Charmes clarteux Vagues mues
Et cette peau si nue aux galbes
Soyeux d'écume qui se couchent sur l'azur
En comblant les vents Ô chatoyant Ponant
Ivresse de nos blancs allants
A ces immensités lustrales qui m'étreignent
Pour un vertige d'épaule
de lèvre esquissée Tendre baiser
De la mer à l'enfant Enfin exuvie
Jouons ensemble à fasciner l'instant
Inlassablement
Ineffable rencontre
Allons l'amble de l'onde
Comme l'oiseau le Puffin
Ranimons le silence de la communion
Si humble si fragile
Éclos à l'orée du jour
L'univers des métamorphoses empreintes encloses
Délivre l'éternité
des harmonies engravées
Paraphes sur l'azur
Mirage
Qui danse inextinguible à l'horizon
Le jour l'aurait livrée
Aux promesses de la nuit affranchie de l'obscur
MARIN - 1 ère Écriture le 19.02.2006
2 ème Écriture le 28 Mai 2020
- Toujours en cours ...
Que ne serais-je d'autre, par ce rai unique et au cadran solaire, qu'une pensée, un regard embrassant le Tout ouvert sur l'éternel ? Une onde qui va entre deux ondes ?... et mourir à l'encre d'une obsinante folie maintes fois qui m'aurait livré le secret du soleil ! ... Ô Energie, insaisissable, impalpable harmonie, que ne seriez-vous d'autres que le souffle de la Foi ? Ce petit Être posait là, sur un rocher délité et nous regardait ; à quelques pas, la mer déclinait son chant, euphonique et parfait : l'oiseau était serein, parmi les immortelles, pensée à la nôtre égale et si pure !



