VERS UNE SYMPHONIE DES HASARDS...!
MERCI
Qu'il nous emmène sur les bords de l'âme
au-delà des images
toujours en partance
loin des artifices
animant les sens
jusqu'au bout de la Vie
Quel art dévêt autant la pensée
Toutes les fois
immersion à l'intime
de l'un de l'autre
plus que la foi
sans distinction
Qu'être éclose
partition du choeur de la foule
L'apothéose couve
à l'unisson d'un sublime boléro
aux fresques symphoniques
naissant sur fonds de voyages
de rencontre vraies et de diversité
Un tout à demeure intact
fuse à la vitesse de l'éclair
Précieuse unicité dignité silencieuse
telles sont les sentinelles
du temple personnel cet écran
où prendre enfin pitié de soi
L'Homme lit dans les pensées
de nous revisitées
Il en devance le cours
Rivière sans retour
tantôt paisible sitôt impétueuse
ou chaque chose en toute humilité
en leur véracité paraphe
l'inattendu l'imprévu l'inhabituel
Révélation
Rite initiatique
auquel s'abandonne l'interprête
qui donne tout du soleil
Le Septième art a trouvé un guide
qui n'a plus d'âge et ne vieillit point
une source claire une manne
à qui s'ôte des yeux la poutre qui l'aveugle
les boulets que l'on traîne
irrémédiablement perfides
Il est des pans et des scènes
à jamais saisis indélébiles
qui marquent profondément
l'univers des larmes
la plénitude d'un sourire
celés en passant
dans la souvenance commune
de l'émoi et du frisson
Et de n'avoir de cesse
de poser les vraies questions
aux réponses qui rapprochent
parce qu'elles sont inclinations
à l'amour au désintéressement
Renversantes dénégations
qui ébranlent l'éphémère
la durée percluse de faux - pas
ses faux-jeux
à sens unique sans issue
D'aucuns pour toujours
s'en reviennent autrement
étrangement troublé
comme s'ils avaient ouvert
une fenêtre à la lumière intense
d'un jour nouveau plus proche
de soi Etonnante perméabilité
que ces fragilités aux délicatesses
de l'existence du message
retrouvé
Il est et aura été
comme le ruisseau
va à la mer et dévoile
le dessein de l'océan
sur lequel traverser
serein Pacifique
Un seul nom suffit
rayonne élève et transcende
nos rapports aux mondes
quand ressusciter blottit
sa joue apposée contre le coeur
empli de bonté
d'une promesse de rédemption
battant à l'unisson
de la symphonie des hasards
Garder l'empreinte
la fulgurance du moment
ces détails d'une vie
furtive que l'on aurait
depuis résolument remisés
de raison désespérément
inimaginable
Et dansent et virevoltent
obstinants et lancinants
les notes des-accords
oniriques Ultime transhumance
aux mille visages
du destin
Puissé-je une seule fois
convoler à la semblance d'un heureux hasard
!
MARIN - Apha Lyrae -
__________________________________________________________________


