L'ENVERS DU DÉCOR !...
Comme un outrage à la solennité des lieux, l'occupation massive de zones remarquables : jusqu'où et jusqu'à quand ? On ne peut, sous la pression de la masse touristique en très forte augmentation, laisser ainsi en friches et comme un terrain vague un pareil espace naturel de près de 3 Hectares, en bord de mer, à proximité de domaines Réserves et préservés. Nous espérons voir ce domaine recouvrer toutes ses richesses naturelles, sachant que l'on très aisément concevoir un dispositif capable d'accueillir le public, en aménageant avec goût et soucis des paysages sur Zones adéquates et en retrait
?
EN GUISE DE PROSE A - MARINER
Je quitte le port saturé de la ville, une ville dont on dit tous les sels ! Rivages lacustres uniques et Port Commercial et de Plaisance font de gré ou de force bon ménage !
Effluves nauséabonds, plan d'eau huileux, miasmes malodorants des urines et des eaux usées, rejets et particules plastiques en guise de fonds marins, à deux pas de l'hôtel... Un tout graissant à souhait le tiroir-caisse-portuaire-communal.
Tout baigne aux jours prisés de la grand-messe estivale, sur fonds de canicules et de pics de chaleurs torrides, de parkings noirs de bitume surchauffés et de caisses métalliques qui serpentent.
Le commerce nautique bat son plein. Je peine sur les pannes à deviner les soubassements des pontons, à voir le poisson. L'eau glauque, sous la risée du petit matin, ne frise pas, lourde, pesante, visqueuse ; aucun frisson clair et sombre que nous lui connaissions jadis ne la parcourt. C'est un peu comme si le marin avait filé de l'huile pour amoindrir l'effet des lames déferlantes, à son vent !
Je regagne l'un des golfes légendaire de nos côtes du Grand Sud ; je ne le citerai point ! Il est déjà tard dans l'après-midi. La mer, les étendues marines virent aux périphériques urbains. Quelques verrues agglomérées, juchées sur les rochers rouges défigurent le paysage séculaire, millénaire, trônent sans scrupules ! Anachronismes urbains révoltants.
D'entre le tumulte des bateaux à moteurs et le vrombissement des jets-ski lâchés en hordes, l'eau de la mer croisée se hérisse, heurtée, inlassablement déchirée. L'onde des vents n'est plus que marches, dômes sillonnés des champs de labours. Les vapeurs de mélange, d'essence sans plomb parcourent les flots et se mêlent à la brise renforcée, tellement chaude.
Et dans ce théâtre irréel, désagréablement désenchanté, des dizaines d'esquifs se déplacent à la voile sur un rail, sans bruit, en se suivant, en boucles de sillages lancinants, repassant obstinément sur la trace du suivant, craignant d'être suivis de trop près.
La chaleur est accablante malgré le vent qui fraîchit en grand frais de secteur Ouest. L'horizon demeure, confondu, opaque, sans contraste, dépossédant la déclinaison du soleil et les vents droits de la mer de la jeune fraîcheur du soir. Ces allers-retours fabulent déjà l'immensément suicidaire des grands axes routiers des vacances en partances...
La journée se termine, comme l'été météorologique. J'accoste dans une toute petite anse, quelque part sur les pourtours du Golfe du Grand Sud, d'une Île pourtant et vraiment à part... Peu à peu, vers le vaste terre-plein jadis verdoyant, parcouru de résineux, d'arbustes odoriférants et de maquis littoral,
esplanade de terres damées, jonchée de parterres d'immortelles piétinés par les allées et venues des véhicules, je compte, je dénombre ces maisons roulantes blanches qui arrivent, l'une après l'autre, comme si leurs conducteur avait loué et réservé les lieux.
Ils s'installent, s'étendent, avant de passer la nuit sur site, les roues dans l'eau ou, poussant le végétal pour forcer un emplacement discret. Vision pénible, nature bafouée, laisser-aller révoltant tant la masse et le nombre de ces énormes caisses, bondées d'estivants, travestissent des sites et des domaines de toute beauté, tellement fragiles, grimant alors les souvenirs de nos jeunes années de liberté et de profond respect
!
ANTONU-PASQUINU D ATTALA
Au Conservatoire
A la Territorialité
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