CORSE // NOUVEAU RAPPORT A LA NATURE ?...
EN GUISE D'INTRO / UN SIGNAL D'ALARME AUX ÉLUS
Il est des initiatives heureuses, un bâti et un développement touristique totalement adaptés et intégrés aux terrains, aux espaces insulaires, sis en des lieux qui honorent les paysages et dont les matériaux utilisés confortent la mémoire de notre Île
!
Il en est d'autres qui se révèlent autrement : verrues de bétons, cabanes et baraquements délabrés, propriétés privées encombrées de rebuts visibles sur des hectares, caravanes vétustes jonchant les bords de mer et de routes, des hangars horribles et délabrés, perclus de panneaux de publicités géants, des kilomètres de murs en parpaings dressés sur et contre les paysages d'exception, des parcs en tous genres non ceints de haies et d'enclos verts, etc !
Un ensemble de nuisances insupportables, préjudiciables pour l'image d'une Île qui souhaitent s'élever au rang d'exemple et de curiosité au coeur de la mer Méditerranée.
Mais des zones infectes poussent et rongent la vue, telle la rouille, le règne du fer et de l'acier, du tuf et des blocs de rochers entassés au coeur des ports, aux abords des communes ...
Le secteur privé a le vent en poupe, engendre la défiguration massive de notre Île ... Non seulement les unités de la distribution s'enrichissent mais elles s'étendent, se développent, ferment et cessent leurs activités en s'effondrant dans la durée, tout en pourrissant les paysages, les perspectives et les panorames de nos micro-régions par causes et effets d'entassements, de stockages anarchiques, de décharges à ciels ouverts pour les déchets et les rebuts, de passe-droits inacceptables
!
OUVREZ DONC LES YEUX
Il y a là quelque chose à entreprendre, en urgence, car des espaces naturels immenses et de plus en plus nombreux sont durement défigurés, aux abords des agglomérations et des communes mais aussi dans les campagnes ou le long des littoraux fortement convoités malgré la montée avérée des eaux.
***
Aucun cliché ni témoignage galvaudés que le profit commande, par-dessus tout et à l'encontre de l'acception " NATURE ", domaines et zones naturelles littoraux, de montagne, lacustres ou humides, en plaines et en zones dites rurales, de plaines alluvionnaires et de lacs.
La Nature était bien là, sereine, souveraine et, nos anciens l'avaient bien compris ! Certes, il y eu dans le passé des exactions irresponsables infligées notamment aux vastes domaines forestiers, des dévastations qui auront très largement et durablement impacté des territoires et des biotopes entiers lors du comblement des " marécages ", indésirables, si peu conns à l'époque pour ce qui concerne leurs richesses.
Les temps ont changé et la prospective en matière de Nature, d'espaces naturels majeurs également. Ils sont aujourd'hui fortement menacés de disparition. Les conséquences du dérèglement climatique nécessitent une toute autre approche, à la fois synthétique, discernée, interactive et surtout préventive, transversale.
De telles mesures et prérogatives n'entament en rien le potentiel de développement et d'intégration durable des activités humaines ; chaque projet devant désormais se plier aux exigences d'un solide cahier des charges qui rende compte à la fois du souci paysager et écologique mais aussi des apports effectifs que ces derniers seraient en mesure de développer qui jugulent, contiennent, affrontent les manifestations du changement climatique et géo-morphologigue qui en découlent, quel que soit le milieu.
Le tourisme : ce n'est pas et plus le béton les pieds dans l'eau, l'enrochement des plages réduisant inexorablement les dunes à des peaux de chagrin, l'arrachage d'arbres séculaires qui bordent le littoral, en zones urbaines de surcroît pour y flanquer des parkings dévégétalisés et surchauffés en ville ou les roues dans l'eau, juchés sur d'anciennes petites plages ! Triste exemple pourtant véridique et consternant.
Observons ce que deviennent sur l'Hexagone ces stations de Ski tentaculaires, au coeur de la montagne blanche, où des immeubles cachent les sommets, des villes champignons croissent à plus de 2000 mètres, ôtant ainsi tous les attraits, les atours et les charmes de la montagne en hiver, en été, au printemps !
Dévoilons l'incurie de ces communes qui disposent de zones humides remarquables, de torrents de montagne magnifiques et qui laissent l'industrie ou le mépris s'en emparer, sans que rien ne soit entrepris qui valorise les spécificités de tels milieux, qui fédèrent de bonnes volontés autour d'un complexe de mise en valeur et de préservation - protection des espaces, assortis de visites et de chemins de randonnées pédestres et littorales jalonnés de pôles d'activités de pleine - nature, de découvertes, de sensibilisations multiples !
En lieu et place nous trouvons des décharges, des ordures, des eaux stagnantes nauséabondes, des déchets, la sécheresse de vallées prématurées, dès le printemps, dues à la prégnance de carrières, afin d'assouvir les besoins du bâtiment, tandis que la vallée se meurt de plus enplus haut vers les massifs !
Oui ! c'est ainsi que l'on considère les réalités de la Nature, désormais pourvoyeuse de fonds et de profits juteux, immédiats, éphémères, alors que l'on impacte sous nos yeux des joyaux de biotopes essentiels à la vie, à la biodiversité, à la faune et la flore endémiques de nos régions, la réhabilitation totale et sans concession de sites littoraux et autres qui seront à même de mieux affronter les extrêmes climatiques que nous connaissons de plus en plus souvent.
Nature et développement : Oui, mais de solides garanties sur l'avenir et les spécificités géographiques, géologiques, hydrauliques, floristiques et faunistiques insulaires.
Tout développement de type urbain, complexe touristique devant se faire désormais selon les nouvelles commandes d'une Nature en grands dangers de métamorphoses indésirables, invasives et susceptibles de fragiliser l'ensemble de nos atouts.
Ghjorghju d' OTA
Pour
CORSICA...GO56
CORSICA ... GO56
Catégorie du Site
" INSULARITE ET URBANISME " - " NATURE PROPOS ACTUELS " - " PNC PACTE NATUREL DE LA CORSE "
Le 21 Mai 2025
!

