MALEFICES ! ...
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Combien fallut - il de signes, de semonces, de répliques journalières pour en arriver à cette volonté raisonnée d'écrire et de relater, de parvenir à pareil en - tête
?
Le titre de ce texte est donc à prendre très au sérieux, mérite le détour, s'impose à mon sens comme il bouleverse le dictamen de l'un - conscient qui le rédige. Il évoque ce que l'on nomme ici, depuis des siècles : " l'ochju " - l'oeil " ou plus communément : " Magie Noire " !
Aucune exagération concernant ce propos mais l'innommable récolte et supportation de faits qui font parfois de l'existence un enfer, un labyrinthe, un abîme, un corridor sans fin, ténébreux ...
Il est encore temps, bien sûr, de tourner la page et de ne point se risquer à lire ces lignes, les témoignages, enfin ces généralités qui n'entreront guère plus avant dans les détails.
Mais d'un contexte pesant, aux semonces récurrentes lancinant et obsédant le quotidien, qui ne confine certainement plus aux termes de la déviance psychotique.
Indicateurs, révélateurs, repères, douloureuses étapes et répliques, moissons intarissables de nuisances et de crochepieds que lieux, objets, souvenirs, rappels, similitudes, conjonctions de faits et rapprochements, " famille et liens " : ourdissent tels cent complots contre la fluidité paisible d'un temps enduré, qui relève d'une durée infligée, d'un impossible décours ...
C'est une certitude ! je n'entends plus de voix comme nous nous le confions si souvent entre schizo - frères, mon frère aîné si tôt condamné à l'obscurité d'un mal incurable et moi - même, " " déjanté ", colportait la rumeur !
Sentir peser sur soi, perpétuellement et partout, le poids de l'oeil, de l'invisible et impalpable engeance, du mal que d'aucuns souhaitent à la cible visée !
Le dire, relater, s'en éloigner ainsi avec force prévenance et vigilance, se démunir de tout objet suscitant le doute, la défiance, sans paranoïa aucune, aller de l'avant et ne plus se retourner...
On ne se fait pas " enlever l'oeil " mais, on le vainc, on y fait face. En retourner le faisceau nulle part - ailleurs que vers Eau - Delà ... Comprenne qui pourra, qui voudra, qui ourdira bassement et occit - bas !
Mais revenons au contexte, à la présence suggérée à l'ombre du sortilège, du maléfice qui frappe à plusieurs reprises en un temps record, quelque soit le pan de vie impacté que la volonté, la volition, la nécessité, la liberté engagent , qui se solde par l'échec, la douleureuse blessure, l'amoindrissement de la confiance, la perte de la sécurité et de l'intégrité personne - elle
!
Une atteinte jusque très tard dans la nuit de l'insomnie, de l'obsession psychotique malgré soi et non assistée biochimiquement. Et c'est ainsi que depuis des mois, des années je vis et éprouve les effets de la guigne, d'aléas aux conjonctions défavorables incompréhensibles, inexplicables, un faisceaux de convergences nuisibles chevillé au corps, à l'esprit, allant au devant de toute initiative et projet pourtant longuement mûris
!
L'appréhension règne, le doute sévit, la synchronicité négative s'impose, la sanction devient systématique, inévitable. Actes, intentions et résultats engendrent la chute et sa longue traîne d'effets sordides qui se concluent par l'inexorable déclin, la maladresse dangereuse, des accidents corporels dont l'issue limitée et contenue tant bien que mal demeure le fait que de l'extrême vigilance que je m'astreinds, que je leur oppose.
Combien me faudra - t - il encore le dire, conjurer le sort du " mal et fils " ! Sombrerai-je à toujours dans les arcanes de l'occulte, de ces voies détournées qui mènent à l'irrévocable ?
Un écheveau inextricable de concordances et de faits clairement établis ne laisse plus aucun doute. Je demeure, intensément et perpuellement atteint et affecté dans mon intégrité physique puis morale par une succession disparate et soudaine d'évènemments incontrôlables, non fortuits ni hasardeux et dont l'issue ne m'appartient plus, échappe à tout contrôle ...
Puisse alors la pleine nature m'éloigner de cette persécution extrinsèque, de cette forme d'engeance insupportable ! Puis-je ne jamais plus attiser malgré moi quelque autre affection de type psychotique inconnue face à l'obstination que cette forme de " mal - chance " initie et sème
!
Si j'ai si souvent arpenté les combes de la phobie, les affres de l'absinthe, le chasme de la déréliction, je sais en être pleinement sorti et à quels points de clarté les voies par lesquelles j'ai conduit et mené cette quête, mon existence quotidienne et tant de pratiques extrêmes, m'auront été saines et bénéfiques, une rampe vers l'Eau-Delà de la " merde et de la rumeur ", de ces culs - de - basses - fosses spécifiques du microcosme, de l'engeance et de l'ostracisme venus du froid, de la jalousie, de l'indifférence et du silence au coeur même du lien empoisonné , distillés comme maléfices
!

