" ON DIRAIT LE SUD "
1975 ! Retour du Gabon ; une rencontre essentielle, l'achat du 45 tours vinyl chez le discaire, à Vienne ! Et puis le Sud est entré dans coeurs, nous lia, une Île, retrouvailles ... Ici, magistralement reprise par Feu! Chatterton, dans une interprétation échoïque et renversante. Ci-dessous, plus bas, Le Sud, dans sa version originale ; immersions !
L'éclipse solaire du 12 août 2026 sera exceptionnelle ! Certes, probablement mais, quid des 5 canicules du printemps, de l' été 2026
?
Régions et départements juxtaposent, enchaînent, au
SUD
au diapason des méga-incendies qui ravagent le
SUD
?
Deux fenêtres que l'on rouvre ! La musique remonte de puis le coeur. Lointains filigranes, fraîches évanescences que les mots entonnent aux détours des souvenirs, au Sud, avant qu'ils ne soient ensemble et à toujours travestis, bafoués, orphelins d'une Terre de vérités et de révélations
...
Un immense pan de poésie à la voix chaude, mais tout aussi grave et nostalgique. Ainsi de cette existence que l'on musiquait, de ces étés dont on aurait tant souhaité qu'ils durassent " plus d'un millions d'années " ...
Il y a dans ces paroles et ces accords de guitare autant de moments qui chaloupent, qui odorent, qui songent à la belle saison tant attendue pour qui vivaient le Nord et ses froidures en rêvant de langueurs océanes.
" Et puis il y a la guerre ", sans prémonition aucune, pris dans les tourments de l'incessant diktat des rois, des foutriquets, des maîtres en la matière qui y " mettent tout leur talent ", pour tuer, assassiner le Sud, briser les rêves, comme des " bouffeurs d'espoirs "
!
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AU SUD
Je navigue aujourd'hui vers des aires de chaleurs extrêmes et tenaces qui ceignent et recouvrent, ce qui fut le temps d'une traversée, une merveilleuse " Île Idée ", aux scènes et aux tableaux si profondément évoqués et chantés, dans toutes les langues de l'harmonie et des alliances ...
Un texte magnifique qui jamais ne vieillira tant qu'il restera dans le coeur un soupçon de mémoire, le levain de la lutte, les bontés de l'instant, la générosité du Sud qui vague à l'âme
!
Hier, je me suis hasardé dans le SUD, après avoir passé le Tournant, pensant trouver un tantinet de bien - être, de réconfort, ;
J'ai traversé ce que je dénomme les infectes touffeurs des canicules incessantes, d'une côte à l'autre d'une Île, pris dans l'ondulation de l'immense serpent de fer malodorant ;
J'ai revu la dune majestueuse que cinq torrents de montagne antan ouvrageaient, aujourd'hui aplatie, dépossédée des offrandes régénérentes du massif Corse et des torrents depuis longtemps barrés, coupés de leur desseins, orphelins du cycle tutellaire de l'eau et de la Mer ;
Un barrage, en amont, aura contenu et forcément tari le dessein de la Rivière de l'éternel retour des contes et des légendes ; un Certain, un parolier, un conteur lui en fit poignante chanson
!
Ce qu'il reste d'un croissant informe, de terres et de sables sales mêlés a été réduit à la portion congrue, arasé. Il ne subsiste plus aucun dessin qui le distinguât de sa superbe passée. Une dune mise à nu, débarrassée de ses bois flottés avec lesquels nous bâtissions une cabane de fortune à la lisière des rouleaux, là où nous déjeunions, abrités des vents, des rayons du soleil.
Infinies clartés, le haut cordon littoral culminiat, s'étendait, rayonnait, semblait ondoyer à la brise de jour, comme si l'air marin et les douces chaleurs de l'été délinéaient ces flottements de mirages et d'oasis, ces vagues de dunes vaporeuses que les ergs délivrent en guise d'horizons ;
En cette fin d'après - midi, une eau surchauffée, étonnament trouble, grime les sublimes camaïeux qui allaient en se perdant dans les bleuités bleu - roi des profondeurs et des grands frais au Ponant ;
Il me faudra peut - être attendre l'équinoxe d'automne, le solstice d'hiver pour à nouveau retrouver la noria des houles radieuses, les kaléidoscopes de ces contrastes qui allaient au diapason de la basse déclinaison du soleil, en route vers le Ponant, en attendant le souffle frais de l'en-deça des Monts, l'aure parfumée des aubes et des aurores insulaires envoûtantes, transparentes, se dissipant généreusement à l'ouvert des golfes prodigues et sains
!
Toile Nino FERRER - La Vie chez les Automobiles - 1987 / Acrylique - Support Carton - Toile Site Internet / https://www.nino-ferrer.com/fr/la-peinture/les-toiles.html
1975 / 2026 ! 51 ans, un demi siècle et, regardons, découvrons les qutre voies parcourues ... ! D'aucuns diront : " Il y a les chansons et puis, il y la vie ". Nous disons, il y a la Vie, qui se chante pour ne jamais tuer, l'ôter ; ce n'est pas la même chose, c'est le Sud, le vrai ! Quelle époque de merde ...
MARIN À TERRE
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Le 08 Août 2026
Dans les serres des canicules incessantes, depuis l'Île de Corse, au Sud, au sordides balcons des souvenirs
!


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