DYSPHORIA ! ...
A " Punta Maiori " ! Domaine de TESTA ... Fort coup de vent et Solo inté_graal, au départ de " Campu Mezzanu " Une longue remontée au prés serré, dans une mer particulièrement agitée puis, formée ! ...
A ce poème Baudelairien, son intensité, ce Partage et ce Don inestimables, à l'époque ! Oui ; j'invoque ici et à propos l'amer des " Maudits ; ils étaient six : " Charles, Paul, Tristan, Arthur, Auguste, Marcelline, Stéphane ...
Localement Tempête ! Le site est ouvert au large ! Le vent droit dévale le trait de Côtes SO de l'Île de Corse, s'engouffre dans le Détroit puis les Bouches de Bunifazziu ! La solitude magnifie le moment mais sans jamais fausser la représentation et le rendu du site balayé par de très grosses vagues, sur un front de mer immense ( envrion 2 milles nautiques ) !
DYSPHORIA
C'est un nom chantant, mélodieux mais ô combien lourd de sens, qui se perd dans les arcanes de l'Un - conscient
" Ô sombres héros de l'amer " ( B. Cantat )
***
Que sait - il des solos qui l'auront tant absenté, distancé autour d'une Île à part et guéri de la rumeur, d'un mal de terre incurable ?
Que sait - il des horizons bleus qui lui ouvrent le chemin et la voix sublimés de la rime, du poème de la mer en prose ?
Que sait - il de la densité de ses rapports aux mondes dont il quête et cueille parfois, loin de tout, la quintessence, les fragrances, les jeux de lumières, la polysémie des couleurs et des camaïeux de la mer, de la terre et des ciels ; ce Tout qui solfie et musique la vie, l'existence ?
Que sait - il de ces vingt premières années d'une vie passée partout ailleurs, loin de l'Hexagone, hors du temps, qui m'auront à toujours marqué, orienté, guidé, initié ?
Que sait - il de ces innombrables épisodes où le partage de la Nature ne laissait plus de rivaliser avec la découverte, l'authenticité, les rivages de l'aventure, hors du cocon, loin de tout confort et opulence, à l'orée de la forêt vierge ?
Que sait - il de cette hospitalité et du respect de la vie que nous signifiaient sans frein nos hôtes africains, du Maghreb aux grands fleuves de l'Afrique Equatoriale, de ces relations qui auront forgé et impreigné son âme, pour la vie ?
Que sait - il de l'écriture, des pensées qui en mer montent à bord des vents, des lames, de son esquif vélivole entrant en résonance avec la solitude et la magnifecence des flots en cheveux d'embruns ?
Que sait - il de la prose, de la poésie, du chant, de l'évocation marine et imagée quelqu'ils furent, qui dépeignent ces écrins et ces merveilles que la Pleine Nature et ses tombants offrent si généreusement à l'harmonie, à l'émerveillement, aux lettres, à la Culture et à la sauvegarde des Mondes ?
Que sait - il justement de cette mouvance qui du profond sentiment d'appartenance à la Terre de Corse, à toute initiative de préservation et de protection qui lui revient, devient gages fidèles d'allégeance et de pacte au Tout, du végétal à la personne en passant par des milliers d'îlots de biodiversité, de biotopes endémiques rares et précieux ?
Que sait - il des moissons que ses échappées ravissent à l'azur dans la complètude et la préciosité d'une présence aux Mondes qui ne démériterait que par les courts déplacements qu'elles lui imposent et qui souillent encore l'air ?
Que sait - il des raisons, des motivations, qui le poussent incessament, inlassablement à écrire, tant qu'il est encore temps, en passant de la glisse extrême à retranscription vraie, en immersion, du vécu, du sursis, des menaces qu'il voit peser lourdement sur le cadre de vie, gréver l'environnement, affecter les multiples visages de notre Terre et ses lumineux interfaces ?
Que sait - il, toi ! qui a le jugement aisé, le discernement difficile, maniant le silence et l'indifférence tel un flagrant mépris ? Au-delà de l'incompréhension notoire, il y a le déni, la dépossession, la relégation, la dénégation de tout ce que détient le message, témoignage, le passeur, le voyageur, comme si la vérité et la fidélité et la gratitude que l'on doit à l'étant ne devaient jamais habiter sa personne, être restitué par altérité à l'instar d'une toile, d'une sculpture, d'une symphonie ...
Que sait - il des très nombreuses années qu'il voua à l'étude approfondie des logiques et des secrets inhérents à la gestuelle extrême comme à ses mystères inventifs.
Que sais - tu de la généreuse fruition dont il usa afin d'éclairer et de venir en aide aux apprenants comme aux experts, que l'on retrouve au fil de ces centaines de contributions appliquées, documentées ?
CERTAINEMENT RIEN
Puisque entrer, découvrir, lire, approfondir ne lui arrive jamais ! Défiant ou allergique qu'il serait face aux contenus, aux développements, aux observations et informations qui sont les siennes et qu'il livre en partage en toute sincérité, sans aucun compromis ...
Il était grand temps de faire un dernier point, avant d'arriver à bon port ! Vois - tu, il s'allège du fardeau de durer, de per - durer, recouvre enfin ses horizons et ses champs clairs, semés de pensées comme l'éternité ses étoiles, pèlerin de passage.
Penses - t- il que ses virées en mer de l'intranquillité ne lui soient exclusivement " pur bonheur ", ( pour ne pas prononcer un horrible mot pourtant usité et branché : " gavade " - Car Il ne saurait parler d'une pauvre oie, de l'agneau, du cabri, éventré sur l'autel des faits et des fêtes, des agapes ! )
Il a ouvert ce vaste Journal de Bord, il y a déjà 50 années ! l'abondant, le renouvelant, l'enrichissant, le diversifiant, s' y appliquant, y revenant très souvent, se corrigeant, toujours, humblement.
Il y laisse courir et planer un penser vrai, l'empathie, la compassion, la générosité et maintes formes d'un partage incessant de la beauté, de la souffrance aussi mais, hélas ! tellement incompris et rebutant si l'on considère la ténuité du lien galvaudé, insignifiant, les " amis " qui lui rendent visite.
Il finira par larguer un jour, définitivement, les amarres, sans aucun regret, avec la joie et le soulagement de s'être vaguement confié aux dunes en croissant de lune de l'azur dense, " Eau - Delà ", demain, hier, à bord de ses solos, en écrivant. Il parviendra à bout de souffle en esprit, vers l'âme
!
Alors, lecteur, pèlerin, qui sait ? saurais - tu, un jour, cerner le sens, l'essence, les aspirations et les inclinations d'une âme à la mer et de son Journal de Bord ?
Car, à travers la " Légende Personnelle " qui se décline à l'infini, ( Cf / Paulo Coelho - l'Alchimiste ), il sut recevoir des Mondes coalescents ce " Supplément d'Âme " que la Nature et la Création délivrent en partage à l'Humanité, afin de comprendre et d'aimer
!
Très forte compression ! Houle massive, puissante, vitesse fond extrêmement rapide, vents traversiers atteignant la Tempête dans les rafales ! Conditions insulaires hivernales... Un hors piste d'exeption !
MARIN
CORSICA ... GO56
Catégorie du SITE
" CONFESSIONS " " CORSE POUR L'AMOUR D'UNE TERRE "
Le 27 Mars 2025
!

